Vive l'Eau!


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Published: December 9th 2012
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Le nouveau nable en placeLe nouveau nable en placeLe nouveau nable en place

On a changé le tuyau au complet, ça c'est fait très facilement!
Mardi 4 décembre, nous sommes excités comme des enfants face à la première neige, le « bip-bip » du chariot est pour nous cette fois!!

Et oui, après 22 jours de chantiers, enfin nous allons flotter! Je me demande comment font un petit couple de vieux (elle 88 ans et lui 92), elle anglaise et lui breton mais sourd comme un pot; ils vivent maintenant ici, sur le bateau en cale sèche, durant la saison froide en Bretagne. Cela fait plus de quatre ans qu’ils ne naviguent plus mais reviennent à chaque année. Ils sont les choux-choux de tous les travailleurs du chantier. Vivre ainsi pendant six mois… faut vraiment pas aimer le climat hivernal du golfe du Morbihan!!

Les jours ont finalement passé sans qu’on s’en rende compte. Nous avons pu finalement remettre le nable de pont en place mais avons dû changer le bouchon car il n’était plus étanche. Nous avons réinstallé notre « moitié-nouveau » dessalinisateur; nous l’avions amené avec nous en mai dernier, envoyé réparer aux USA et ramené dans un bagage spécial. Nous avons très hâte de voir comment notre système va fonctionner maintenant.

Le 22 novembre, le safran est revenu enfin avec
Le capitaine prépare l'installation du dessalLe capitaine prépare l'installation du dessalLe capitaine prépare l'installation du dessal

On a bien hâte de voir si ça va marcher
tous ses nouveaux morceaux mais la fibre de verre autour de la mèche est à refaire (la chaleur de la soudure l’a un peu « dérangée »). Le lendemain, Nick s’affaire à nettoyer la fibre de verre abimée et quand il a terminé, je remarque que la mèche a un angle juste sur la soudure. Avec Elvis, on essaie de voir si cette « courbe » est naturelle en tentant de remettre le safran en place; il est évident que la courbe n’est pas naturelle… retour à l’atelier!

Pendant ce temps, l’arbre d’hélice est revenu lui aussi; Elvis décide donc de mettre le nouveau joint hydrolube en place et pour s’assurer de l’alignement de l’ensemble, il décide de remettre l’arbre d’hélice. Ces travaux se font après la journée de travail, vers 17h00 car le chantier est débordé et les hommes passent un peu de temps par jour seulement sur chaque bateau. Cela allonge les délais.

Est-ce l’heure tardive? Mais les gars ont de la difficulté à entrer le nouvel arbre dans l’accouplement de la transmission; au bout d’une heure de frappe sur l’arbre d’hélice, à la lueur des lampes de poches, Elvis abandonne et on laisse le tout
Mon capitaine est tout heureux de pouvoir sertir lui-même ses filsMon capitaine est tout heureux de pouvoir sertir lui-même ses filsMon capitaine est tout heureux de pouvoir sertir lui-même ses fils

la dernière fois il était trop malade pour le faire
en place jusqu’au lendemain. Il est 19h00 quand les gars nous quittent.

Vers 10h00 le lendemain, Nick vient pour sortir l’arbre de l’accouplement. Il y a évidemment quelque chose qui ne va pas c’est sûr, l’arbre n’arrive pas à prendre sa position dans l’accouplement. Il « pioche » donc pendant une heure avec un « puller » avant d’arriver à ressortir le peu d’arbre qui était entré dans l’accouplement. On renvoie le tout à l’atelier!!

En fin de journée, Nick revient avec Stevenson pour refaire la fibre de verre sur le safran. De la haute couture madame! J’ai pensé à Roseline. Plusieurs couches de fibre de verre tantôt du « matte » (fibres courtes mêlées comme les copeaux de bois dans des panneaux d’aggloméré) tantôt du « roofing » (longues fibres tissées) sont d’abord taillées pour s’ajuster à la forme puis superposées et noyées dans de la résine.

On sent que la fin approche et Elvis veut en finir avec nous! (cela a au moins l’avantage d’accélérer les travaux)

Pendant ce temps, tous les jours, je gratte la coque afin d’enlever le plus possible de bases de « barnacles ». Je commence à ne plus sentir
Voilà le "bébé" en placeVoilà le "bébé" en placeVoilà le "bébé" en place

il faut attendre d'être en mer ou dans la baie pour l'essayer
mes bras car il faut presque toujours travailler les bras en l’air; mon pauvre capitaine ne peut malheureusement pas m’aider sur cette tâche à cause de son arthrite. Lui il s’occupe à refaire les éclairages internes, les repas et les courses.

Un jour plus tard, enfin l’arbre revient, tout baigne dans l’huile maintenant. Il est remis en place du bout des doigts et l’accouplement est refixé sur la transmission! Yééé!

Puis, c’est le tour de l’hélice, du premier écrou et du deuxième écrou qui agit comme bloqueur afin d’éviter que l’écrou précédent décide d’aller voir ailleurs… mais ce dernier ne veut rien savoir d’aller à sa place. Elvis ne comprend pas comment le premier est rentré si facilement et pas le deuxième? Je lui souffle à l’oreille que lorsqu’ils ont tenté la première fois de mettre l’hélice en place, quelqu’un dehors a frappé sur l’arbre et le boulon pendant une heure… L’écrou ira donc faire un tour à l’atelier, demain!! vu l’heure qu’il est. Entre temps, notre safran a repris des airs de safran et n’attend plus qu’une couche de peinture antisalissure.

Nous sommes vendredi le 30 novembre. Devant l’avance des travaux, je fais la réservation pour
Le safran à son retourLe safran à son retourLe safran à son retour

La vieille fibre de verre doit être enlevée, on voit que l'Eau a pénétré
la mise à l’eau; ce sera pour mardi matin!!

Cela me laisse la fin de semaine pour sabler la coque avec de l’eau et « unifier » la couche de peinture antisalissure que j’ai grattée pendant 15 jours. Cela aura aussi comme effet de « réveiller » les propriétés biocides de cette peinture.

Lundi midi, l’écrou revient et enfin tout est en place. Nous ramassons tout ce qui traine sur le pont et préparons les amarres. Le safran est peinturé. « Go for it!! »

Donc le mardi 4 décembre au matin, 8h00, on frappe sur la coque, Ricky (le responsable des mises à l’eau) nous annonce qu’ils sont là pour nous. C’est toujours un spectacle fascinant que de voir quatre gars (dont plusieurs en gougounes, la CSST n’en reviendrait pas) manipuler les poteaux, les poutres et les engins avec un synchronisme surprenant. Le chariot s’avance à pas de « fourmi » et s’installe sous le bateau. Transfert du bateau sur les supports du chariot, puis défilé jusqu’au « travel lift » qui attend près du quai de mise à l’eau. Je dis défilé car il y a le chariot accompagné de chaque côté par un homme, le conducteur à l’arrière avec sa boîte de télécommande, nous qui suivons derrière et le tracteur qui ferme la marche. Puis, une fois dans le travel lift, le bateau approche enfin de sa dernière station, l’Eau!! Cela a mis une heure…

JP et moi sautons sur le bateau lorsqu’il arrive à notre hauteur, le bateau descend et entre dans l’eau, toujours soutenu par les courroies. Tous les passe-coques sont ouverts, il faut maintenant faire le tour pour vérifier qu’il n’y a pas de fuite d’eau. Oh, oh! Le tuyau d’évacuation de la toilettes arrière fuit grandement; les gars ont dû l’ébranlé lors des travaux; rien ne paraissait mais le tuyau a pris du jeu sur la valve en Y et il faudra simplement resserrer les bagues. Mon capitaine ferme la valve du passe-coque et l’eau n’entre plus! Notre tour complété, on prévient le responsable qui nous dit de démarrer le moteur. Tout va bien et trois minutes plus tard, Absaroque flotte librement et se déplace allégrement dans l’eau. Nous allons faire un tour dans la baie juste pour vérifier que tout fonctionne bien : moteur, transmission et direction.

Nous rentrons à la marina, trois jours de quai pour
Le safran nettoyé mais torduLe safran nettoyé mais torduLe safran nettoyé mais tordu

on voit bien la mèche qui fait un angle à l'endroit de la soudure
tout nettoyer, mettre l’annexe à l’eau, monter les voiles et remettre le bateau en mode navigation. Encore deux jours de frottage et de ménage mais au moins on est dans l’eau et surtout « ADIOS » les moustiques!! C’est réconfortant d’arriver quelque part et d’entendre les gens vous dire « Welcome back Absaroque! », d’apprendre les changements faits durant notre absence ou encore les petits potins locaux!

Nous dormons littéralement enfin notre première nuit depuis notre arrivée sur le bateau; j’ai pu tuer huit moustiques avant de me coucher!! Dans la journée, il n’y en a pas eu d’autres qui sont entrés.

Nous revoyons nos amis de Méridien V qui nous apportent notre « commande »; nous nous étions tout juste rencontrés à notre arrivée alors qu’ils montaient sur la Martinique pour deux semaines. Ils nous ont rapporté du lait de soya, des lardons et du vin! Merci! Eux et Dame Licorne reprennent la mer vers la Grenade pour les Fêtes, nous nous reverrons sans doute en février. À la marina, il y a aussi Julia IV, et au moins trois autres bateaux québécois dont Argo V dont l’aventure avait retenu le souffle de tous l’an dernier (voir
Le safran APRÈSLe safran APRÈSLe safran APRÈS

il est bien droit maintenant
le Réseau du Capitaine). Nous faisons donc la rencontre d’Édouard et de Mona avec qui nous prenons l’apéro la veille de leur départ pour la Martinique. Il y a une fenêtre météo qui se referme en fin de semaine mais il ne serait pas raisonnable pour nous de tenter de la saisir, nous ne sommes pas prêts.

Monter les voiles s’est assez bien passé compte tenu d’un enrouleur d’artimon saisi et remis en état grâce à un produit prêté par le bateau québécois, C Coquin, notre voisin de quai.

Vendredi le 7 décembre donc, nous quittons la marina avec un bateau tout propre et allons retrouver nos amis de Silverheels (Lynn et Ken) et de Cappuccino (Michèle et Francis) qui sont à l’ancre dans la grande baie de Rodney Bay!!!

La douceur d’être bercé à l’ancre, le vent sans la poussière, la luminosité… ahhh, enfin un peu de bonheur!


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Il faut saturer le tout avec de la résineIl faut saturer le tout avec de la résine
Il faut saturer le tout avec de la résine

Il y a au moins trois couches de fibre...
Le travail terminéLe travail terminé
Le travail terminé

il faut laisser sécher et après il faudra sabler pour rendre tout cela doux!
Maintenant c'est au tour de l'arbre d'héliceMaintenant c'est au tour de l'arbre d'hélice
Maintenant c'est au tour de l'arbre d'hélice

premier essai pas très concluant, il faut retourner l'arbre à l'atelier
Les deux arbres côte-à-côteLes deux arbres côte-à-côte
Les deux arbres côte-à-côte

celui du bas est le nouveau avec l'accouplement de la transmission réusiné. L'atelier n'avait pas remarqué que l'extrémité de l'arbre était plus petite de quelques poussières...
Oups! il manque le contre écrou...Oups! il manque le contre écrou...
Oups! il manque le contre écrou...

Le premier filet a été abîmé lors de l'excès de zèle de la première pose de l'arbre... il faudra le faire "nettoyer" à l'atelier, un autre délais


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