Rome, Vatican, les abrutis et déjà la fin du voyage...


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October 30th 2018
Published: October 30th 2018
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On a finalement décidé de passer une nautre journée et demi à Rome avant de repartir. On a acheté nos billets de train en avance. Le train est à 12:34. Notre Airbnb nous laisse quitter à 11:30. On aurait donc le temps de se reprendre pour le château. On saute dans un taxi. Vous vous rappelez quand je vous parlais d’entubage au premier post du voyage? En voici un autre exemple. Je demande au chauffeur combien ça coute avant de partir. Il me dit 20 euros. Je regarde Genevieve. On n’a pas 10 000 options. Le château étant une des principales attractions touristiques de la ville, un autobus s’y rend... à chaque 2 heures... on n’a pas 5 heures pour visiter le château. On embarque dans le taxi. Je vois que le dude n’a pas parti son compteur. Je lui souligne. Il me dit que s’il utilise son compteur, ça va coûter plus cher. Qu’il me faisait un prix. Je suis dubitatif. Je grommelle. Il part son compteur. On débarque moins de 5 kilomètres plus loin, plus pauvres de 18 euros. Ce qui est quand même 2 euros de moins que le « prix » qu’il me faisait gracieusement. Mais 18 euros pour 5 kilomètres, c’est limite banditisme de grand chemin. Uber ferait le plus grand bien à l’Italie. Et ça remet en perspective les 60 euros payés pour 100 kilomètres (plus le retour, fort probablement vide) de notre ride pour se rendre à San Lazarro.



Bref, la vue du château est époustouflante. On voit la ville tout en bas, les montagnes autour et la mer devant. J’aime les panoramas. Celui-ci est magnifique. Pour le reste, un gros bof. Considérant qu’on a dû prendre 2 taxis, ça ne valait clairement pas 45 euros comme visite.



Arrivés à Rome, on suit les conseils d’une amie et on se dirige immédiatement vers la Piazza di Espana. Romy aime bien la fontaine (encore) et on admire le coucher de soleil sur Rome du haut des marches. On se dirige ensuite vers la Piazza del Popollo, le highlight du voyage de Romy. Il y avait en effet un amuseur public qui faisait des immenses bulles de savon sur la place. Et parfois, des dizaines et des dizaines de petites bulles. Romy courait en tous sens pour les attraper. Du gros fun noir!



Le lendemain, on se lance dans les classiques qu’on avait pas eu le temps de faire au début du voyage. On arrive donc pas trop tard (dans les standards de Romy). Il y a déjà une bonne file d’attente. Je discute avec Genevieve si elle veut qu’on se fasse entuber et qu’on achète des billets coupe file ou si elle préfère qu’on se fasse entuber et qu’on attende pendant 2 heures (dixit le gars qui essaie de nous vendre les dits billets coupe-file) pour entrer dans le Colisée. Genevieve met son véto. Elle refuse catégoriquement d’être pognée avec un guide. On fait donc la file. Après 45 minutes, on est entré dans le Colisée, où on fait la file, à côté des supposés coupe-file, pour passer les détecteurs de métal (tout d’un coup que quelqu’un voudrait détourner le Colisée). #uneautrearnaqueévitée



Le Colisée est vraiment impressionnant. Ça valait quand même la peine de faire la file. Encore une fois, l’expérience est un peu gâchée par les troupeaux de touristes bien agglutinés ensemble. Ceci dit, c’est vraiment impressionnant (le Colisée, pas les troupeaux... quoique...).



On se dirige ensuite vers le palatium, dont la visite est inclue avec l’achat du billet pour le Colisée. Une autre file de 45 minutes-1 heure, même si on a déjà notre billet. #larnaquecontinue. Geneviève impose son veto de nouveau. On s’en va dîner et ensuite, direction le Vatican et l’église St-Pierre de Rome. J’avais déjà acheté les billets pour le Vatican alors pas de longue file.



C’est beau. C’est grandiose. C’est aussi malaisant. Tout ça a été construit et financé par les fruits du pillage de peuples vaincus. C’est un peu hypocrite après de venir nous faire la morale, avec « tu ne tueras point », « aime ton prochain » etc.



En arrivant (finalement) à la chapelle Sixtine, il y a des consignes en plusieurs langues à l’entrée. Deux consignes, pour être précis. Silence dans la chapelle et pas de photos dans la chapelle. Même pour ceux qui savent pas lire, il y a des pictogrammes. On averti Romy que dans la chapelle, il ne fait pas parler. Bien évidemment, ce ne sont pas consignes facile à comprendre pour le commun des mortels. On entre dans la chapelle et on est d’abord frappé par le brouhaha des troupeaux d’abrutis. Et ça se gâte avec les photos. Les gardes de sécurité doivent donc intervenir pour faire cesser l’infraction... en parlant aux malfrats. Romy est perplexe. Elle nous demande pourquoi les gens parlent si on n’a pas le droit. J’ai vraiment cherché une réponse autre que « parce-que les gens sont des épais ». Le mieux que j’ai trouvé, ce fut de lui dire que les gens étaient incapables de respecter (ou de comprendre) des consignes très simples. Ce qui revient finalement au même. A un certain point, on entend une message sur les hauts parleurs de la chapelle demandant aux gens de se la fermer. L’usage de hauts parleurs dans un lieu où le silence est de mise est un peu ironique.



Le plafond de la chapelle est évidemment magnifique. Mais l’ambiance dans la chapelle est tellement merdique qu’on ne s’est pas éternisé. On s’est alors rendu sur la place St-Pierre. Infiniment plus agréable. On profite du coucher du soleil sur le saint siège pendant que Romy gambade partout.



On se dirige ensuite vers un restaurant recommandé par notre hôte pour notre derniers souper. Un coup de circuit. Il était fortement recommandé de réserver mais comme on est arrivé à l’ouverture, on a eu une table quand même! Tout était délicieux. Pour mon dernier souper, je me suis finalement décidé d’essayer les tripes. C’était vraiment bon, mais la texture est très particulière. C’est clairement pas pour tout le monde. Genevieve a pris 1 petit morceau avant d’abdiquer.



Et c’est déjà la fin du voyage. Demain, retour au Québec. La suite des aventures des poulets en 2019.



Denis, Geneviève et Romy



PS: Romy posait des questions sur les tapisseries montrant le « massacre des innocents». C’était un peu difficile de lui expliquer le pourquoi les enfants se font tuer.

PS2: pendant qu’ici le débat sur les femmes voilées fait encore rage, c’est bien de se rappeler que la différence entre une femme qui porte le tchador ou le hijab et une religieuse qui porte un habit de sœur catholique est pas évidente. #pasdeloisurleportduvoileici

PS3: un des désavantages de voyager avec Romy, c’est que je me suis privé de gellato durant tout le voyage. Personnellement, j’en aurais pris tous les jours. Souvent plus d’une fois. Me goinfrer dans la face à Romy en lui disant qu’elle n’y avait pas droit, je trouvais ça chien... on en a quand mange un peu et la saveur qui a remporté la palme est le cantaloup!

PS4: dans tous les menus italiens, il y a des entrées, des primi (pâtes) et des secundis (qui sont les plats de résistance, souvent de la viande ou du poisson). On pourrait penser de par leur nom que les primis sont servis avant les secundis. On aurait tort. C’est tout à fait random. #jaibeaucoupsaignédunez

PS5: le sud de l’Italie est pas particulièrement reconnu pour ses vins. Au restaurant, on prenait presque toujours le vin de la maison. Toujours très bon mais aussi toujours servi trop chaud...

PS6: et heureusement que le vin était toujours bon parce que la bière est toujours très ordinaire.

PS7: le retour en avion s’est bien passé. Romy a pas dormi des masses, mais elle a pleuré un grand total de 5 minutes. Elle a pleuré fort, mais pendant 5 minutes. Elle venait de s’endormir sur Genevieve quand il y’a eu des turbulences et que l’agent de bord nous demande de la mettre dans son siège (même si elle était dans la position recommandée pour les jeunes enfants et que la ceinture était au moins 10 pouces trop grande. 5 minutes était plus que ce que pouvait endurer la vieille gribiche en avant de nous qui a déclaré bien assez fort pour qu’on l’entende: « en t-k, moi ça ferait longtemps que je lui aurait donné une tape sur les fesses ». Par-fucking-don???, que je lui répond, les yeux injectés de sang. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai eu autant envie de frapper quelqu’un. Si Genevieve avait pas été là, j’aurais clairement crié après la madame et je me serais arrangé pour faire de son vol un véritable enfer...

PS8: je sais pas si on a juste été chanceux ou si l’aéroport de Montréal s’améliore mais on était à la maison moins de 2 heures après que notre avion se soit posé.

PS9: pas de fouilles au retour malgré le surplus d’alcool rapporté! Vivement Romy pour ça!

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