Haaa! La Martinique !


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Published: February 3rd 2012
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Déjà presque un mois de passé! Hé bien oui, nous avons finalement quitté Ste-Lucie.

Mon frère et sa femme nous ont quittés le 8 janvier; nos vacances se sont terminées pour un temps.

À notre grande déception, nous n’avons pas pu aller en Martinique, la mer et les vents s’étaient ligués contre nous, il faudra que mon frère revienne pour la Martinique! Nous avons donc marché un peu (à cause de mon pied et du dos de Roseline), les visites se sont restreintes aux abords de l’île Pigeon, la plage, le marché de Castries et une soirée chez des amis venus en vacances dans leur famille.

Ce fut une très agréable soirée sans compter que, de la terrasse où nous étions, nous avions une vue directe sur le mouillage au pied de l’île Pigeon dans Rodney Bay! Nous avons reçu un accueil très chaleureux de la famille de nos amis. La sœur de notre amie, Denise, a quitté le Nouveau-Brunswick il y a près de 20 ans; elle est infirmière, et elle a réussi à mettre sur pied un service très spécial pour la population de Ste-Lucie. Chaque année, un groupe d’ophtalmologistes sacrifient leurs vacances pour traiter les
Un autre « sauvetage de bateau »          Un autre « sauvetage de bateau »          Un autre « sauvetage de bateau »

ce modèle réduit télécommandé a dépassé la portée de son contrôle et est parti vers la mer. Les gars ont couru après lui mais un autre capitaine l’a rattrapé avant eux!!
enfants et les adultes de cette île souffrant de glaucome. Ils le font à titre gracieux!!! C’est elle qui se charge des contacts avec les hôpitaux, de la sélection des patients et de l’accueil des spécialistes. Wow, quel beau projet!

C’est très pratique de connaître des gens qui connaissent les lieux! Nous avons donc « profité » de nos amis pour magasiner des trucs que nous n’aurions sans doute jamais trouvé tout seul! Un gros merci à Carmen et Claude qui ont pris de leur temps pour nous emmener à l’hôpital, à la quincaillerie, au S’nS, et qui nous ont fait découvrir les « bakes » pour déjeuner (une sorte de pâte mi-pain mi-beigne frite dans l’huile et servie nature ou garnie de fromage ou de poisson salé… déjeuner très local!!)



Nous avons passé notre dernière soirée avec nos invités au restaurant indien situé à côté du Casino, Spice of India. Un trésor à découvrir pour l’exotisme des lieux et du service. Délicieux et relativement raisonnable comme prix.

Une fois seuls, nous avons repris les travaux : installation du panneau déporté du chargeur, calfeutrage de la fuite dans l’écoutille avant, installation du détecteur de CO,
Même en vacance il faut travaillerMême en vacance il faut travaillerMême en vacance il faut travailler

quand on va à l’université!!
restauration de la prise 12V sous l’escalier, récupération d’un onduleur, confection des nouveaux moustiquaires d’écoutilles, vernissage des bordures de comptoirs dans la cuisine, nettoyage du pont… et la liste est encore longue. Sur un bateau, cela ne s’arrête jamais, il faut constamment recommencer, corrosion de l’air salin oblige! Nous avons découvert un cognement au niveau du safran, il bouge dans ses gonds. Après plusieurs inspections et informations prises auprès du forum des Whitbys, il semble que le safran ait pris du jeu mais que cela pourrait attendre à la fin de la saison pour être ajusté. Nous verrons!



De toute façon, les conditions météo sont telles que nous ne manquons rien. Des vents trop nord et une mer trop grosse nous retiennent. Heureusement le temps est sec, excellent pour les vernis!



Enfin, le 24 janvier, nous levons l’ancre à 8h00 et quittons Ste-Lucie en direction nord. Nous arrivons à la Grande Anse d’Arlet à 13h00. À peine installés, Pierre, de Tenace, nous rend visite à la nage et inspecte notre safran : « il a tenu le coup! » a-t-il déclaré. Une traversée assez belle, grand voile avec un ris et petit génois; nous
La vue sur le mouillage de Rodney Bay et de l’île Pigeon     La vue sur le mouillage de Rodney Bay et de l’île Pigeon     La vue sur le mouillage de Rodney Bay et de l’île Pigeon

(tout au fond) à partir du balcon des amis qui nous ont reçus.
avons dû garder le moteur pour ne pas trop ralentir dans les vagues qui arrivaient sur tribord avant. À l’approche du Diamant, nous avions une houle de l’Est qui nous faisait surfer.. cool! Nous avons fait cette traversée avec plusieurs bateaux québécois : Yuki, Julia IV, Sea Quite, Brania, Pierre-Hélène, mais ceux-ci se sont dirigés vers le Marin. Notre but était Fort-de-France car c’est là que nous recevrons notre visite, le 1 février prochain. Le vent étant assez fort, nous décidons d’arrêter à Grande Anse d’Arlet car la baie de Fort-de-France devient vite agitée et très venteuse en journée. Nous attendrons demain matin pour y entrer.

Donc, une fois installés, je me demande qu’est-ce qu’il y a dans le paysage qui nous dit que nous ne sommes plus à Ste-Lucie… à part le fait que je le sais. Les arbres, la forme des montagnes et surtout les maisons; oui, les complexes style HLM c’est ça! On observe un ordre aussi dans la distribution des habitations… Donc, oui nous sommes en territoire français.

Une autre chose qui nous dit qu’on est chez les français, celle-la moins visible, c’est l’absence de réseau wifi débloqué lorsque le capitaine vérifie les communications pour faire son rapport de position. En effet, en Martinique, pas d’internet à partir du bateau, ni gratuit à « squatter » ni public payant. Le seul moyen d’avoir accès à Internet c’est d’aller d’abord à terre. Si vous êtes chanceux (i.e. bien placé dans l’ancrage), vous aurez la possibilité, de retour au bateau, de capter le réseau du resto où vous avez été prendre une bière pour demander le mot de passe (et encore durant les heures d’ouverture du resto seulement, genre 9h à 17h). Sinon, vous devrez nécessairement retourner à terre pour toute communication Internet. Incroyablement désuet… mais bon, ça va comme ça ici!



Après une nuit superbe, nous reprenons la route vers FdeF. Quand nous tournons pour nous engager dans la baie, un « méchant » grain s’approche de notre destination de l’autre côté de la baie. Nous n’avons que la GV avec un ris, pour la stabilité, et nous avons 20n de vent dans le nez. Un cargo est en voie de s’engager dans le chenal que nous aurons à traverser et je calcule que nos routes vont se croiser assez proche l’une de l’autre et que le grain (on ne voit strictement
Lors de notre tournée à Castries         Lors de notre tournée à Castries         Lors de notre tournée à Castries

dîner dans la place locale derrière le marché
rien de la côte ou des bouées) sera au même point de croisement. La prudence me fait virer et monter sur l’anse Mitan pour laisser passer le tout. Bon choix! Ici, à près de 2 miles nautiques du grain, le vent commence à monter et arrive à 60degré sur bâbord. Le capitaine choque la GV car Absaroque commence à gîter. On tape le 30n de vent!! Tout se passe bien, quelques gouttes de pluie seulement et quand nous arrivons à l’anse Mitan, tout est revenu au calme et nous filons en ligne droite sur FdeF.

Haa! les « pimpom », les tambours, les navettes qui font rouler le bateau… j’avais oublié! Mais on est en Martinique et nous allons aller acheter du bon pain, du fromage et des pâtés!!! Youppi! Ici, pour Internet, on le sait, il faut aller chez McDonald. L’eau à FdeF est assez propre pour que nous y fassions fonctionner le dessalinisateur, pas de problème d’eau.



Le vent ne faiblit pas; nous voulons aller explorer le fond de la baie pour aller à la marina du Cohé. Celle-ci est tout juste à côté de l’aéroport et permet donc de récupérer des visiteurs à
Tous les kiosques offrent la même chose : Tous les kiosques offrent la même chose : Tous les kiosques offrent la même chose :

ragoût de viande, poisson salé, riz et fèves noires, légumes locaux, salade… une assiette pleine pour 12 EC!!
très peu de frais et rapidement. Nous partons en après-midi, erreur! 25n de vent dans le nez, des vagues qui éclaboussent et empêchent de repérer les bouées… nous allons nous réfugier à l’Anse Mitan. Après deux jours d’attente, nous réalisons que le soir vers 17h ou le matin tôt le vent est très raisonnable et qu’il n’y a pas de moutons sur l’eau. Nous appareillons donc à 6h00 le 29 janvier. Nous arrivons facilement à l’entrée de la marina, bien heureux de l’avoir fait au calme et en prenant le temps de bien voir tous les détails des obstacles le long de la route. Et nous avons une trace sur notre GPS! C’est un endroit proche de la mangrove, pas abrité du vent du tout mais où les vagues n’ont pas le temps de se former. Seul moyen de communication, la BLU. La radio haute fréquence avec un pactor nous permet d’envoyer des courriels et d’en recevoir même en absence totale d’internet. Seul bémol, l’eau est très trouble et sombre, on ne peut pas utiliser le dessal ici.

Le lendemain, nous allons reconnaître les lieux. Un endroit assez décrépit, la majorité des quais sont démolis, les bateaux sont tapis
La pose désaltérante        La pose désaltérante        La pose désaltérante

l’eau de coco direct de la noix!
dans la mangrove. On finit par trouver un endroit pour accoster, on nous dit que nous pouvons prendre de l’eau gratuitement (intéressant!). Nous marchons jusqu’à l’aéroport (40 minutes). Faisable et sans problème. Cependant, l’avion de notre amie arrive à 20h00… il fera noir! Aucun éclairage à la marina en plus d’une petite route défoncée, de jour ce serait OK mais à la noirceur, non.

Le 31, nous rentrons donc sur FdeF, c’est le kiosque au bord de l’eau, à l’intersection des rues de la Liberté et du boulevard Alfassa qui sera le point de rencontre. Une course en taxi d’environ 30euros (à cause du tarif de nuit) à partir de l’aéroport Aimé-Césaire.



Nous allons être en vacances encore durant presque deux semaines! Vive la Martinique!!


Additional photos below
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Dernière trempette pour les invités        Dernière trempette pour les invités
Dernière trempette pour les invités

une houle du nord donne de très grosses vagues, il faut se synchroniser pour entrer dans l’eau.
Le complexe domiciliaire où les propriétaires de Océane 2 ont un petit refugeLe complexe domiciliaire où les propriétaires de Océane 2 ont un petit refuge
Le complexe domiciliaire où les propriétaires de Océane 2 ont un petit refuge

et nous permettent d’utiliser leur quai dans le lagon pour aller à la plage.
Le capitaine rend service au propriétaire de Journey       Le capitaine rend service au propriétaire de Journey
Le capitaine rend service au propriétaire de Journey

il est allé rebrancher les panneaux solaires pendant leur absence.
Un « dégât » d’eau      Un « dégât » d’eau
Un « dégât » d’eau

Dans notre sac de survie (d’abandon du bateau) nous rangeons nos passeports et autre papiers du bateau pour les douanes. Dans ce sac, nous avons mis les sacs d’eau potable qui nous ont été remis lors de la révision de la survie aux EU. Un de ces sacs s’est ouvert….
L’écoutille avant a une fuite depuis très longtemps       L’écoutille avant a une fuite depuis très longtemps
L’écoutille avant a une fuite depuis très longtemps

Nous avons enlevé l’écoutille et nettoyé le cadre au complet
Il faut trois mains              Il faut trois mains
Il faut trois mains

je me couvre la tête car ça fait de la poussière
Un nouveau drapeau du Québec        Un nouveau drapeau du Québec
Un nouveau drapeau du Québec

deux drapeaux de chez Dollorama, un morceau de voile entre les deux, une bande de renfort et deux anneaux en acier inox. Le tout cousu à triple couture….on verra combien de temps ça va tenir!
Un essai :  des « rocker stoppers »      Un essai :  des « rocker stoppers »
Un essai : des « rocker stoppers »

des disques en plastique fixés sur une corde plombée et mouillée de chaque côté du bateau. On vous dira plus tard si ça marche vraiment.
Un souci est apparu       Un souci est apparu
Un souci est apparu

un cognement des tiges des gonds du safran dans leur support… à quoi ce serait dû ???
La qualité se perd….         La qualité se perd….
La qualité se perd….

Ce guindeau Muir a été installé tout neuf en mai 2007. 5 ans plus tard, la peinture est toute boursoufflée par la corrosion de la surface métallique (aluminium) en dessous. Le sel s’est infiltré sous la peinture. Sablage, traitement à l’acide et laque chinoise blanche pour terminer.


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