Dans la jungle, paisible jungle...


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Published: May 19th 2009
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Bonjour a tous,

Je viens de revenir de trois merveilleuses journees passees dans la foret amazonienne. Ce fut toute une experience, assez differente de mon experience dans les jungles d;Equateur. Voici donc un bref apercu des derniers jours.

Tout d;abord, vendredi il m;est arrive une aventure assez rocambolesque, mon papa en a ete le temoin distant. Apres ma session Internet, je suis retournee a mon super restaurant de Rurrenabaque (medaillons de veau dans une sauce a la creme, pain maison et brownies maison). J;ai mange en compagnie du couple d;allemands. On rentre a l;hotel vers 10;10. Tout le monde est sur le party a Rurrenabaque, y,a de la musique qui sort a tue-tete de tous les bars et restaurants. Une fois dans ma chambre, je me rends compte que, misere, j;ai perdu l;une de mes cartes de credit. En effet, au café Internet, j,avais sorti ma carte pour faire une reservation et l,avait mise dans ma poche, ne souhaitant pas me deculotter et remettre le tout dans la money-belt devant tout le monde... Or, la carte n,est plus danc ma poche. Je refais mon trajet a l,envers et vais voir la mme de mon restaurant... pas de carte. Je dois faire vraiment pitie parce que j,ai droit a un beau gros calin. Je fonce aux bureaux de telephone, le magasin est en train de fermer. Je tente de faire annuler ma carte de credit. Naturellement, le numero ne fonctionne pas (viva la Bolivia!!!) La solution s;impose alors; papa. Je suis un peu stressee, je ne veux pas affoler mes parents et, de plus, mon popa avait deja essaye de faire une operation pour moi aupres de Mastercard, sans succes, ils ne le laissent pas acceder a mon compte… misere! Super-papa promet de faire son possible pour annuler ma carte, il me redonne aussi le numero de Mastercard. Au moins c;est deja cela de pris. Je prends le chemin de l;hotel et miracle, ma carte traine tout bonnement sur le trottoir. Trop tard pour rappeler mon papa, le magasin est ferme, il est 11;00 et l,on part a 7;20 le lendemain matin. Misere.

Douche et dodo. Je dejeune ensuite rapido-presto et je fonce au bureau de telephones appeler mon pere. Ma carte de credit a bel et bien ete annulee. Bye-bye Mastercard! J;attends ensuite dans le lobby de l;hotel en compagnie du couple d,allemand. Les gens de Chalalan sont en retard. Ils finisssent par arriver, on s;en va au bord de la plage prendre notre bateau. Nous seront egalement avec 2 danois assez peu sympathiques et une dame anglaise vraiment tres gentille. C;est parti pour 6 heures de bateau! On quitte Rurre et au bout d;un moment, on passe a travers la gorge de Bala. C;est impressionnant de voir la riviere se resserer pour passer entre ces grosses montagnes. Malheureusement, la temperature est un peu moche. En effet, depuis hier un gros vent du sud (notre nord a nous, le froid!), souffle et amene de la fraicheur et de gros nuages gris. C;est pas ideal pour prendre des photos. J;ai froid malgre mes pantalons, mon chandail a manches longues et mon polar. C;est pas tout a fait l;Amazonie que j;imaginais. Et c;est pas trop ideal pour faire des photos... Cette temparature durera jusqu;a mon retour en bateau a Rurrenabaque... dommage! Nous sommes 6 passagers dans le bateau, et etrangement, 4 hommes nous accompagnent. On se demande un peu pourquoi il y a tant de personnes pour un simple voyage en bateau. On comprend finalement ce qu;ils font la... Nous voyageons a contre courant, et quand la riviere est peu profonde, le moteur ne peut pas travailler. Les hommes sortent donc leurs perches et poussent tant bien que mal le bateau a contre courant. A un moment, ils ont meme du aller tous les 4 a l;eau et moi et l;allemand avons pris les perches pour les aider... On a vraiment travaille fort sur ce coup la!

A mi'chemin, on s;arrete sur une ile pour prendre un snack. Et immediatement, la difference avec Bala Tours, mon agence des pampas, se fait sentir. De bons morceaux de poulet, des bananes frites (oui-oui, c;est bon et assez commun ici), gateau, fruits frais, etc. Miam!!! On poursuit notre route. En chemin, on apercoit un couple de macaques (perroquets) qui volent au dessus de nous. On voit aussi un capibara (plus gros rongeur du monde) de meme que 2 caimans.

Un bon mal de fesses plus tard, on finit par arriver. Enfin! On doit marcher 30 minutes pour se rendre au lodge lui'meme. Cela fait plus de 4 heures de bateau que l,on a pas croise de village. C,est dire si on est rendus creux dans la jungle.On arrive au lodge. On nous amene immediatement un coktail de bienvenue tandis que les gens nous amenent nos gros sacs. On va ensuite dans nos chambres. Tant mieux, je suis assez proche de la toilette exterieure, detail non'negliageable dans l;eventualite d;un pipi nocturne. Avec les bestioles qui vivent dans le coin, mieux vaut ne pas trop s;eloigner!

Ensuite, c;est l;heure du diner. On nous amene une gibelotte vegetarienne. je dirais pas que c;etait bon, mais j;ai tout de meme mange toute ma portion! lol! A 3¨/30 on a rendez-vous avec notre guide Sandro. Il nous parle un peu du lodge. En fait, le lodge appartient a une communaute indigene et les profits beneficient a la communaute, par exemple, construction d;une ecole, d;une clinique, etc. Egalement, avant la creation du lodge, c;etait un peuple de chasseurs et de bucherons et les jeunes quittaient la communaute et delaissaient leur culture pour aller vivre a Rurre ou a La Paz. Maintenant, ils peuvent travailler au lodge, la majorite des gens demeurent maintenant au village et ils ont de bonnes possibilites d,emploi. De plus, cela leur a donne un important sentiment d;appartenance et de fierte. Vous auriez du entendre tous les guides parler de LEUR communaute. Ca n;etait pas juste du plaque pour touristes!!!Egalement, Sandro semble etre l;un des guides etoile du lodge. En effet, en 2004, le National Geographic a fait un reportage sur le parc Madidi et sur l;ecolodge Chalalan, situe dans le parc Madidi, et Sandro etait le guide de reference pour cet article! Wow!

On part ensuite faire une courte randonnee dans la foret. Nous ne sommes pas a 5 minutes du lodge qu;un boucan incroyable se fait entendre. ce sont des troupes de singes! Pas moins de 3 especes sont presentes! Ils sont tres hauts, c;est difficile de prendre des photos, mais c;est neanmoins tout un spectacle a observer! On passe plusieurs minutes a les regarder sauter de branche en branche! On finit par continuer notre marche. On observe quelques oiseaux puis une barque nous attend pour nous ramener au lodge. c,est tres paisible!On apercoit encore quelques singes et des oiseaux lors de notre trajet en barque. Retour au lodge. C;est bientot l;heure du souper. Comme le lodge est a pleine capacite, au total 30 personnes, c,est une soiree speciale. Au menu, poisson-chat cuit dans des feuilles de la region (tres peu pour moi... j;ai beau manger de la gibelotte vegetarienne, je suis pas encore rendue au poisson...), marche de nuit
La gorge de BalaLa gorge de BalaLa gorge de Bala

Le seul bout de ciel bleu de tout mon periple dans la jungle (j;exagere a peine...)
puis danses et musique traditionnelle.
On m;offre un morceau de poulet, miam. puis c;est parti pour la marche nocturne. On voit tout pleins d;araignees assez grosses, un crapaud en train de chasser et, clou du spectacle, une grosse tarantule. Sandro met une branche dans son trou, elle sort et attaque. C,est impressionnant d,en voir une dans son milieu naturel, sans la protection d;une vitre... On rentre au lodge. Je decide de braver la douche froide question d;enlever mon super anti'moustique... brrrrrr!!
Ensuite, je vais assister brievement aux danses traditionnelles. Les latinos et latinas dansent vraiment bien, c,est fou! Dommage que je ne puisse pas vraiment en profiter, mon estomac faisant un peu des siennes, je prefere rester calme. Dodo! (et oui j;ai brave la nuit et la jungle pour aller visiter la toilette, pas pour ennuis gastriques heureusement!)

Petite paranthese, ma mere sera heureuse de savoir qu;a deux reprises j,ai trouve de petites intruses dans ma chambre. Et les deux fois, j;ai pris ma savate comme une grande et ai ecrase la vilaine bestiole. J;ai meme ramasse les charmants residus resultant de l,explosion de la bestiole. Tout ca sans crier, pleurer ou appeler a l;aide... Comme quoi les voyages forment la jeunesse!!!

Le lendemain, les singes hurleurs nous reveillent vers 6Ñ30. Dejeuner a 7Ñ00 puis a 8Ñ00, on doit partir pour un trek de 5 heures dans la jungle. Pour une fois, je suis pas trop decue qu;il fasse gris et froid, la marche sera plus facile ainsi. Petit pepin cependant, Sandro vient nous voir et nous annonce que sa mere est malade et qu;il doit retourner a Rurrenabaque. Yvan est notre nouveau guide. On part. Malheureusement, nous ne sommes pas tres chanceux ce matin, par un seul animal en vue, hormis les leaf cutter ants, des fourmis qui transportent des feuilles 10 fois plus grosses qu,elles. Yvan nous explique neanmoins comment sa communaute utilise les differentes plantes de la foret, differentes techniques de chasse et peche, etc.. c;est instructif. Au cours de la randonnee, on doit se dechausser a deux reprises pour traverser de petites riviere. C;est plus difficile qu;il n;en a l,air. Les pierres sont tres glissantes! Tout le monde reussit a passer sans tomber a l;eau! A la fin du trek, nous sommes de l;autre cote de la lagune. Un canoe nous attend, on rentre au lodge tranquillement et allons diner. C;est ensuite l;heure de la siesta. Hamac, lecture, dodo, musique sont au programme. A 4Ñ00, on reprend la barque. On doit aller au mirador. On rencontre un autre groupe qui nous dit qu;une horde de cochons sauvages est tout pres, soit de 100 a 200 individus. Nous sommes tous enerves. On peut sentir le groupe de cochons, ca pue. On les entend, ils font un boucan du diable, c;est meme un peu effrayant, on a l;impression d;etre encercles. En plus, dans l;article sur Chalalan dans le National Geographic, c;etait ecrit que les cochons peuvent tuer les humains s;ils se sentent menaces... Vraiment, nous sommes rassures... je finis par entrapercevoir 2-3 cochons... ca ressemble aux cochons qu;on connait... ils detallent en courant et le reste de la horde egalement.On finit par monter au mirador. C;est joli, mais j,imagine que c;est 20 fois mieux par beau temps. Pour ajouter au charme, il se met a pleuvoir... Joie! On retourne rapidement au camp. Re'douche froide puis c;est l;heure du souper. Un bon steak!!! Vraiment excellent! Je doute que les steaks argentins, reputes etre les meilleurs, puissent battre cette viande. C;etait tellement gouteux qu;on pensait que ce n,etait pas du boeuf... On achale ensuite notre guide car on veut retourner faire une marche de nuit malgre la pluie. Yvan quitte donc le match de soccer bolivien et nous accompagne dans la jungle. On voit une autre tarentule et un petit serpent vert dans un arbre. Parait'il qu;il n;etait pas venimeux celui'la. On voit egalement plusieurs 24 hours'ants. Ce sont des fourmis enormes qui, lorsqu;elles vous mordent, vous causent un douleur intense pendant 24 heures... Charmant! Retour au lodge. On achale encore Yvan car on veut faire une marche le lendemain matin avant notre depart. Il n;est pas disponible. Il nous presente Rodolpho, qui nous accompagnera. Et dodo!

La marche est prevue a 6Ñ30. Nous sommes prets. Rodolpho nous fait attendre 20 minutes puis on fait une marche tres tres rapide dans la jungle. On s;arrete a peine quelques secondes pour les perroquets et les singes que l,on croise. La jungle est vraiment tres vivante au petit matin. Nous sommes tous un peu decus... On apprendra plus tard que Rodolpho s;occupe du bateau, pas des touristes ou des marches en foret... Ils ont vraiment essaye de nous accomoder et de nous trouver quelqu;un pour aller marcher je suppose. Nous sommes senses partir pour le bateau a 9Ñ00. Avec 45 minutes de retard, on finit par partir, enfin! Le trajet de retour vers Rurre n;est que de 3 heures car nous sommes dans le sens du courant, ouf!!! On apercoit enfin un peu de soleil, ca fait du bien. A Rurre, Claire, l;anglaise, nous paie tous a diner. Nous avons une heure avant de nous rendre a l;aeroport prendre notre vol vers La Paz. Et la, surprise, un gars de Chalalan debarque au restaurant en plein milieu du diner(je me demande encore comment il a fait pour nous trouver!!!) et nous dit que notre vol est en AVANCE (jamais entendu parler de ca...) et que nous devons partir maintenant... Soit! On va a l;aeroport, aucune securite, rien, on paie notre taxe de depart et notre taxe municipale et on embarque dans notre avion de 19 places a moitie vide. Ce fut le vol le plus turbulent que j,ai jamais eu. De vraies montagnes russes! On arrive sains et saufs a La Paz. Claire, qui voyage en simili'tour organise, nous propose de prendre son transfert vers la ville. Les allemands et moi acceptont. Deux fois lors du trajet, le chauffeur doit reparer sa pedale de gaz qui se deconnecte ou je ne sais trop... de vrais mecanos ces chauffeurs. Ils me deposent a un coin de rue de mon hotel, Cruz de los Andes. Enfin, ce soir j;aurai une douche chaude! Neanmoins, il est 5Ñ00, je n,ai pas de temps a perdre si je veux organiser mes prochains jours avant la fermeture des agences. Je me rends a une agence de voyage et organise mes prochains jours: mardi, Tiwanaku, des ruines pre'incas, mercredi, la Death Road, soit une descente en velo de montagne et jeudi, journee de bus pour me rendre a Arequipa, au Perou. Voila donc ou j,en suis pour le moment! C;est maintenant l;heure de faire un beau dodo car une autre belle journee m;attend demain! Ciao!!!

Vie

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