Ushuaïa


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January 24th 2015
Published: January 25th 2015
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21 janvier 2015 - Jour 96

Lorsque l'on ouvre les rideaux ce matin, nous sommes déjà amarrés dans le port d'Ushuaïa, en Argentine. La ville paraît beaucoup plus grand que ce qu'on aurait imaginé. Et surtout il fait un temps magnifique, 8 degrés actuellement mais ils en annoncent jusqu'à 20 pour cet après-midi, ce qui est totalement inhabituel. Nous prenons donc un dernier petit-déjeuner à bord avant de débarquer pour la dernière fois. Houlà, que c'est dur de remettre les sacs à dos après ces quelques jours de paresse! Mais on se remet vite dans le bain car nous nous rendons à notre hôtel à pied, qui se situe un peu en périphérie du centre et nous fait donc déjà marcher un bon bout. Une fois le check-in effectué nous nous ruons sur le code du wi-fi comme deux junkies qui n'auraient pas eu leur dose d'internet depuis 5 jours.



Puis, nous nous mettons en route pour le centre-ville. L'objectif du jour est de planifier le reste du séjour dans la région, nous faisons donc le tour de l'office du tourisme - où nous faisons tamponner notre passeport avec le sceau "Ushuaïa, le bout du monde" - et des agences de voyage pour planifier tout cela. La mauvaise nouvelle c'est qu'on ne pourra pas faire l'excursion qu'on voulait à Puerto Williams, la vraie ville la plus australe du monde. Ushuaïa revendique ce titre, estimant que Puerto Williams n'est qu'une petite bourgade mais il n'y aurait sûrement pas autant de polémique si Puerto Williams n'était pas au Chili... On avait pensé faire l'aller-retour dans la journée pour la visiter (histoire de passer une fois de plus la frontière) mais les horaires des bateaux obligent à faire une nuit sur place et nous avons déjà nos nuits réservées ici, on ne va pas en payer une à double. Alors tant pis, nous n'irons pas voir la vraie ville la plus australe du monde. Mais on est allés au Cap Horn, ça compense. A part ça, nous réservons une sortie pour aller observer les castors. On a été un peu surpris quand on nous a dit que la visite se fait le soir car ils dorment pendant la journée. On a pensé que ce serait difficile de les voir de nuit mais on avait oublié qu'ici il fait jour jusqu'à 22h! Donc pas de problème pour les voir en pleine action. Nous nous renseignons aussi sur les randonnées dans le parc national de Terre de Feu et les autres balades de la ville. Mais malgré tout cela, il nous restera un jour à combler à cause de l'annulation de Puerto Williams. Mais je crois qu'on a trouvé comment l'occuper, ce sera au programme de demain...



Tout ceci nous a déjà permis de bien recourir le centre-ville, tout en s'octroyant une pause fort agréable dans un parc, couchés dans l'herbe, à bronzer sous le soleil d'Ushuaïa. Jamais je n'aurais imaginé une météo pareille ici, surtout après avoir déjà expérimenté la rudesse du climat patagonien. Et pour terminer la journée, nous goûtons à une spécialité locale, le crabe géant. Son prix aussi est géant... mais on ne pouvait pas partir d'ici sans en manger.



22 janvier 2015 - Jour 97

Au programme d'aujourd'hui nous avons donc l'excursion des castors pour laquelle on viendra nous chercher à notre hôtel à 17h30. Et pour occuper cette journée qui s'annonce à nouveau radieuse, nous avons décidé d'aller au GOLF ! Quand on a vu ça dans la liste des activités proposées par l'office du tourisme, ça a tout de suite fait tilt, ce sera parfait pour occuper cette journée. Bon, ça fait plusieurs mois qu'on n'a pas touché un club, ça risque d'être très difficile, surtout qu'on va devoir jouer avec du matériel de location mais c'est pas grave. On prend donc un taxi pour se rendre au club qui se trouve en périphérie de la ville. Arrivés là-bas, le patron est tout content de voir débarquer des touristes car il nous explique que tous les membres sont actuellement en vacances, il n'y a donc personne sur le parcours. Le prix est tout à fait correct pour le parcours et pour la location du matériel, il a même des clubs de gauchère, ce qui n'était pas garanti. En revanche, il n'a pas de gant à me prêter, ça ça risque d'être difficile de jouer sans gant. Mais on n'avait tellement pas prévu de jouer pendant ce voyage qu'on n'a pas pensé une seule seconde à en mettre un dans le sac! Donc, on tape quelques balles d'échauffement, le swing est bien encrassé mais les sensations reviennent hyper vite. On est en train de jouer au golf à Ushuaïa, le truc qui veut rien dire! Mais l'élément qu'on n'avait pas pris en considération, c'est le vent. Nos balles partent n'importe où, en suivant les rafales de vent. Et l'herbe n'est pas super qualitative non plus mais pour notre piètre niveau c'est pas bien grave. Ah, et il y a aussi les chevaux qui traversent le parcours, juste impensable chez nous! Bref, on s'est super bien marrés, moi je me suis bien écorchée la main droite à jouer sans gant mais ça nous a fait super plaisir de rejouer même si on a abandonné l'idée de noter notre score calamiteux. Vivement la reprise de la saison!



De retour en ville, nous enchaînons donc avec l'excursion des castors. Le bus fait le tour des hôtels pour récupérer tous les participants puis nous partons en direction de la forêt. Là nous sommes accueillis par un couple qui vit là, entouré de leurs chiens. La nana est complètement cinglée! Une espèce d'excentrique délurée, post-hippie, qui nous fait un câlin de 40 secondes à chacun. 40 secondes dans les bras d'une folle, c'est long, très long! Heureusement, c'est son mari qui fait le guide. Nous nous équipons de bottes et bâtons de marche et nous mettons en route. Evidemment, pour lui, les castors c'est son business, donc il nous tient un tout autre discours que ce que nous avons entendu jusqu'à maintenant. Le gouvernement annonce qu'il y aurait entre 100 et 150'000 castors en Patagonie et que c'est un grave problème car ils détruisent l'écosystème. Quand on voit les zones que les castors ont abandonnées après avoir épuisé leurs ressources c'est vrai que c'est impressionnant les dégâts que ces petites bêtes sont capables de faire. Pour endiguer le problème, le gouvernement argentin rémunère donc (très bien) les chasseurs qui tuent les castors et se font payer par queue de castor. Mais de l'autre côté, des biologistes affirment qu'ils ne seraient en réalité que 15'000. Selon notre guide, qui travaille avec les castors depuis 15 ans, les dégâts causés par les castors ne sont rien comparés aux entreprises de déforestation qui tuent la forêt bien plus vite et plus largement qu'eux. Selon lui, ce serait donc une espèce de lobby de la part de ceux qui se font de l'argent sur le dos des castors. Qui croire?



Le fait est qu'on arrive à leur barrage, c'est impressionnant ce qu'ils sont capables de construire! Et on commence à les voir nager dans ce lac qu'ils ont créé. Car finalement c'est pour ça qu'ils font des barrages, pour ralentir les eaux trop rapides des rivières pour en faire des lacs. Mais pourquoi ils ne vivent pas directement dans des lacs, demande Alex. Le guide n'a pas su répondre... En restant bien calmes, ils s'habituent à notre présence et vaquent à leurs occupations. On les voit aller chercher des branchages près du rivage, les manger, les ramener à leur maison, tasser la boue sur le barrage, de vrais bosseurs! Ils sont trop mignons quand ils mangent les feuilles avec leurs grandes dents en les tenant avec leurs petites papattes. En fait, quand on voit ces gros troncs rongés par les castors, ce n'est pas pour manger l'écorce ou faire tomber l'arbre, c'est juste pour limer leurs dents qui poussent trop vite. Et si par hasard il tombe, là ils iront manger les feuilles et récupérer les petites branches pour leur barrage. Et dernière information, en hiver ils n'hibernent pas mais se mettent en activité réduite. Avant l'arrivée de l'hiver, ils stoquent une grande quantité de feuilles dans leur maison qui seront conservées par le froid de l'eau. Nous voilà des spécialistes en castors, il est temps de rentrer.



De retour au chalet, la folle nous attend de nouveau avec un méga câlin et avec le repas. On a réussi à s'asseoir loin d'elle à table et elle s'est plutôt collée à la famille brésilienne dont la maman est presque aussi exubérante qu'elle. Nous nous papotons plutôt avec un couple de Buenos Aires qui nous donne de bons tuyaux shopping et nous rassure sur le niveau de vie moins cher de la capitale. Il y a aussi une fille de Nouvelle-Zélande qui part pour une croisière en Antarctique dans quelques jours. Et dans la discussion, on apprend que la folle-dingue n'est pas si folle que ça, elle était avocate dans une autre vie. Apparemment, elle aurait plein de problèmes d'allergies ou de je-ne-sais-quoi qui lui aurait fait changer de vie pour venir s'installer au bout du monde. Bref, après ce bon repas et cette longue journée, on est contents de rentrer se coucher.



23 janvier 2015 - Jour 98

Encore une magnifique journée en prévision à Ushuaïa! Pour bien se faire une idée, il fait environ 25 degrés alors que la ville a un record à 28 ! Nous décidons donc de profiter de ces splendides conditions en allant faire de la randonnée dans le parc national de Terre de Feu. Après avoir récupéré les sandwichs que nous avons commandés à la boulangerie du coin nous partons donc avec le premier bus du matin à 9h. Il y a plusieurs sentiers de randonnée dans le parc, nous avons choisi d'en faire 2 dans la journée. Le premier commence juste après l'entrée et part en direction de la forêt, en montée, pour avoir une vue panoramique du site. Nous sommes les seuls à descendre à cet arrêt de bus et nous étions les seuls à faire ce chemin. C'est vrai que le paysage n'est pas des plus agréables, on marche certes dans la forêt mais elle a très peu de végétation et on dirait que cet itinéraire est plutôt emprunté pour les sorties à cheval. Nous parvenons tout de même à un joli point de vue dans une prairie fleurie avant de redescendre en direction de la côte.



Effectivement, il y a plus de monde le long de la baie. C'est ici que s'arrêtent tous les bus de touristes qui traversent le parc à la mode japonaise, juste pour les photos. La vue est certes plus jolie mais on regrette presque la tranquillité du premier sentier. On mange notre pic-nic au bord de l'eau, à l'écart des touristes et on reprend notre route. Cet itinéraire est beaucoup plus agréable car il alterne entre les passages en bord de mer et en forêt, qui cette fois est plus accueillante. Cela nous permet aussi d'alterner les températures car il fait vite chaud au soleil, même en débardeur. Ca faisait longtemps que je n'avais pas pu me balader en débardeur, tellement que j'en ai oublié qu'il fallait mettre de la crème solaire, terrible erreur... Nous continuons ainsi notre marche jusqu'au centre des visiteurs où nous faisons une petite pause avant de terminer notre randonnée en direction des arrêts de bus situés au sud du parc. Avant de les atteindre nous passons encore par quelques miradors qui offrent des vues magnifiques avec le soleil qui scintille sur l'eau en reflétant les montagnes enneigées, c'est splendide! Puis nous parvenons à notre terminus, qui se trouve être également le terminus de la Route 3, la route emblématique de Terre de Feu. A 17h nous reprenons le bus de retour après cette belle journée dans le parc et 17km dans les jambes.



De retour à l'hôtel, je constate les dégâts, j'ai les monstres marques de bronzage... Heureusement ça n'a pas l'air trop violent, cela devrait vite s'effacer ces prochains jours. Car désormais nous ne sommes plus sensés avoir de températures froides. A Mendoza il fait actuellement 35 degrés, 39 à Buenos Aires. Je vais pouvoir ranger les vêtements thermiques au fond du sac et acheter quelques robes d'été, je me réjouis!



24 janvier 2015 - Jour 99

Pour compenser les tartines de texte que j'écris parfois pour certaines journées, celle-ci sera particulièrement courte parce qu'il n'y a rien à en dire. En gros, on a prévu une journée de trop à Ushuaïa. Toutes les excursions en bateau on les a déjà vues avec la croisière, on n'a pas envie d'aller voir un millième glacier et les musées de la ville ne nous intéressent pas plus que ça. En plus le temps n'est pas terrible ce matin, ça ne donne même pas envie d'aller se balader. Alors on en profite pour faire des Skype avec la famille et faire le blog, ce qui nous occupe déjà toute la matinée.



Puis on part au centre-ville pour midi (parce qu'il faut bien libérer la chambre pour la femme de ménage) et on fait du lèche-vitrine pour passer le temps. Impossible d'acheter ici, les prix sont encore trop élevés mais je commence à allonger ma wishlist pour Buenos Aires. Bref, on est très doués pour tuer le temps jusqu'au repas du soir et le retour à l'hôtel pour boucler nos affaires pour le voyage de demain. J'ai hâte de changer de décor après tout ce temps passé en Patagonie.


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10th February 2015
Pépé castor

Encore une grande famille d'animaux! T'es très douée pour les reconnaitre Elba.

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