San Francisco, my love!


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Published: August 18th 2019
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26 juillet 2019,

Pour célébrer nos 5 ans de mariage, nous avons décidé de nous offrir une petite virée en amoureux le temps d'un long week-end. En fait, pas tant une petite virée sympathique qu'un méchant trip de luxe à San Francisco, Californie. Rien que ça! Pour réaliser notre projet, on brûle des miles aériens aéroplan et des points hôteliers de la chaîne Marriott. Cinq ans de mariage, ça se célèbre en grand!



Le réveil est matinal, vers 4:15, mais l’excitation nous gagne rapidement. Armés chacun de notre petite valise carry-on, on file à l'aéroport. À cette heure, pas de bouchons de circulation, c'est déjà ça de pris. Une fois l'auto stationnée, nous complétons les formalités. Comme c'est (dés)agréable de prendre l'avion pour aller visiter nos voisins du sud, tout y est plus long et plus complexe que du côté des vols internationaux... Enfin, il ne nous reste plus qu'à relaxer tranquillement avant d'embarquer dans l'avion.On se rend au salon Feuille d'érable, nous avons une très belle vue sur la piste et on fait honneur au buffet-déjeuner offert gracieusement. Vers 8:30, c'est le moment de découvrir nos quartiers pour les 6 prochaines heures, la classe affaires d'Air Canada!! On a droit à du «Monsieur Hébert» et «Madame Riendeau» de la part de l'agente de bord, aux petites serviettes chaudes, aux multiples collations et repas, à la petite nappe de tissu sur le plateau et des mimosas «presque-plein-mais-on-en-remet-encore-avant-que-le-client-en-demande». On profite pleinement de l'expérience et on relaxe. Nous savons très bien que dans à peine une semaine, on aura droit à la «classe-bétail-avec-deux-enfants-et-un-bébé-hurlant-sur-les-genoux» pour nous rendre à Cancun.



Ça y est, on atterrit à San Francisco où l'on trouve sans problème le BART, train menant de l'aéroport au centre-ville en 45 minutes. Le train nous attend, on achète les billets et hop, à bord. Une fois sortis de la gare, nous sommes surpris: il fait soleil, assez inédit à San Francisco. Cependant, au fur et à mesure qu'on s'approche de la ville, on entre dans le brouillard, si typique de l'endroit. Autre retournement de situation, une fois au cœur de la ville, le soleil est de retour. Étrange météo... Mais il semblerait que la chance nous accompagne! On descend du train dans le quartier des affaires, notre hôtel est littéralement collé à la gare de train et de métro. On pousse la porte et on découvre le Palace Hotel, qui porte vraiment très bien son nom. C'est magnifique: le lobby avec un montage gigantesque de fleurs fraîches, la salle-à-manger au toit de verre grandiose, les tapis si épais qu'on pourrait s'y enfouir les pieds... Tout est plus grand que nature dans cet hôtel historique. On découvre notre chambre: les plafonds doivent bien faire 15 pieds de haut, tout est hyper luxueux, mais ce qui nous accroche le plus, c'est la toilette... Oui, la toilette... chauffante, avec bidet intégré et bidules multiples. On sait avec certitude qu'on s'y plaira pour les prochains jours!



On part ensuite en exploration dans la ville. Il faut bien optimiser notre temps. On grimpe vers le quartier chinois, c'est une bonne petite mise en jambe pour y accéder. On découvre, paradoxalement, un quartier à la fois touristique avec boutiques et restaurants à gogo, mais aussi authentique, quand on s'aventure dans les petites ruelles, où l'on découvre les temples et des poissons qui sèchent aux fenêtres (!). On tombe aussi sur une école de danse qui pratique, dans la rue, des danses de dragons chinois. Il y a l'orchestre, trois dragons, mais aussi un couple de danseurs, sans costume, qui se pratique à danser sur des poteaux surélevés. On peut voir littéralement l'envers du décor et on comprend mieux comment bougent ces fameux dragons colorés. Après avoir assisté au spectacle une quinzaine de minutes, notre ventre se rappelle à nous. Direction, la Chinese Fortune Cookie Factory. C'est un peu l'attraction touristique du coin et les touristes font la file pour y entrer, mais ça sent si bon. La vendeuse distribue des retailles tandis qu'on fait quelques achats. Miam! On sort tranquillement du quartier en passant dans un parc où de vieux chinois jouent aux échecs. On se sent presque dans un coin très tranquille de l'Asie, concert de klaxons en moins.



À peine un bloc plus loin, changement total de décor, on se retrouve dans une mer de gratte-ciels. San Francisco est réputée pour des quartiers très contrastés et les transitions très marquées d'ambiance d'un coin de rue à un autre. Et bien on vient là d'en faire l'expérience, et ce ne sera pas la dernière! On approche la Transamerica Pyramid, assez emblématique du paysage urbain de San Francisco et on apprécie le petit coin de verdure aménagé juste à côté, le Redwood Park. On se dirige vers l'Embarcadero, quartier au bord de l'eau. On pousse les portes du gigantesque Ferry Building et notre nez est assailli d'odeurs variées de viandes grillées et de pains sortant tout juste du four. C'est un immense food-court-marché de produits du terroir. Entre le Cheesecake Factory, la boutique de fromages, le stand d'empanadas, la boulangerie,la charcuterie, quelques restos standards de cuisine asiatiques, on ne sait plus trop où se lancer et quoi goûter. Notre choix se porte finalement sur le comptoir de restauration mitoyen à la boulangerie et la fromagerie. On se commande chacun un grilled-cheese de luxe.. Pain maison, gruyère et cie.... franchement bon à se rouler par terre, probablement mon meilleur repas de tout le voyage.... Faut le faire quand même: un grilled cheese!



C'est le ventre bien rempli qu'on repart. On s'attarde un peu sur les quais, on espère avoir notre première vision du Golden Gate, mais ce grand rougeaud se cache bien dans un nuage de brume épaisse. Devant nous apparaît la topographie bien particulière de la ville: des côtes par-ci, des côtes par-là, des côtes partout... Et pas des petites collines, non. De longues longues longues pentes bien abruptes. Tellement abruptes en fait que jadis, les chevaux tirant les carrioles n'arrivaient pas à grimper jusqu'en haut, c'est pourquoi le cable-car, moyen de transport emblématique de San Francisco, a vu le jour. On fait chauffer les cuisses pour monter jusqu'en haut de la Coit Tower. Malgré les 15 degrés de l'air ambiant (oui-oui, en juillet, à San Francisco, Californie, c'est tout à fait normal comme température...), on sue à grosse gouttes pour y parvenir. Heureusement, le détour par les Filbert Steps, long escalier de verdure et de jardins, avec demeures victoriennes enfouies sous les feuillages, nous fournit de multiples prétextes à stopper, pour profiter des vues bien sûr!



Après un coup d’œil panoramique au pied de la tour, on redescend tranquillement. On passe par le quartier italien (nouveau changement de décor!). La fatigue du lever matinal et les trois heures de décalage horaire nous rattrapent tranquillement. On tente un arrêt au puit dans un comptoir de pizza, car il faut bien optimiser ce passage dans la petite Italie de l'endroit, mais rien à faire, nous sommes crevés. On rentre tranquillement à l'hôtel. Heureusement, dans cette direction, on descend plus qu'on monte, ouf! Le repos est bien mérité après tout cela.



Le 27 juillet 2019,

Ce matin, dès 6:30, nous sommes dans les rues de San Francisco. Quelle bonne idée! Nous sommes les premiers à l'arrêt de cable-car, et aux premières loges pour observer les manœuvres de cette vieille machine: pour opérer un changement de direction, le cable-car est amené sur une plate-forme tournante et le tout est tourné à bras par deux ouvriers... Plus tard dans la journée, il y aura une foule monstre à tous les terminus de cable-car que nous croiserons... Pour notre part, on embarque immédiatement et on part à l'assaut des collines, bien accrochés aux poteaux, les cheveux au vent! On descend déjeuner au Hollywood Cafe. My-My! Le meilleur pain doré jamais mangé, avec une sauce vanille-banane, des amandes et de la crème fouettée! J'ai l'estomac bien calé pour affronter la journée qui débute. On se dirige ensuite tranquillement vers le Pier 33, où un bateau nous attend: direction Alcatraz!



Nous ne sommes pas les seuls à prendre le premier bateau de 8:45 pour cette île mythique. Nous devons bien être 200 personnes à attendre le bateau, et ce, grâce à des billets réservés 3-4 mois à l'avance au prix fort. Alcatraz, ça se mérite! Ceux ayant trop tardé à se procurer des billets devront se contenter de regarder l'île de loin plutôt que de visiter la célèbre prison.La traversée dure une quinzaine de minutes, et encore une fois, le Golden Gate Bridge joue à cache-cache dans la brume. Nous avons les yeux rivés sur Alcatraz. Enfin, on accoste et tout le monde débarque. Il y a un nombre impressionnant d'oiseaux sur l'île, on verra quelques-uns de nos compagnons-touristes être copieusement éclaboussés de déjections d'oiseaux... On y échappe et on grimpe tout en haut de l'île, là où se tient la prison. L'organisation est extrêmement bien rodée. Aussitôt que l'on pénètre à l'intérieur, nous sommes accueillis par un préposé qui nous remet un audioguide en français. La visite débute ensuite. L'audioguide est un vrai petit chef d'oeuvre où l'on entend des témoignages d'anciens détenus et de gardiens, tout en circulant dans la prison et en reprenant divers événements historiques y ayant eu lieu: évasions, émeutes, vie quotidienne, etc. Tout est tellement bien orchestré que malgré les centaines de personnes, tout le monde a de la place pour circuler d'un endroit à l'autre. Ce fut une visite à la fois très instructive et agréable, dans un lieu unique. Après quelques heures de visite, nous reprenons le bateau pour retourner sur la terre ferme.



Nous prenons la direction du Pier 39, ultra-touristique, et ce, dans un style très américain: multitudes de cafés, restaurants, boutiques de souvenirs (made in China), labyrinthe de miroirs, attractions clinquantes et compagnie. Pas tout à fait ma tasse de thé... En fait, je déteste carrément ce genre d'endroits... Mais bon, ça nous a mené aux quais des otaries et là, j'ai vraiment apprécié mon moment. Des empilades d'otaries se faisant dorer au soleil, se querellant pour des broutilles ou faisant des courses-poursuites dans l'eau. C'est vraiment un spectacle à voir dans ce coin de San Francisco et c'est particulier d'en voir autant en plein milieu d'un port de plaisance adjacent à une grande ville.



Notre ventre se rappelle à nous. Nous dînons à la fameuse Boulangerie Boudin. Carl-Philippe se régale de clam-chowder dans un bol en pain tandis que je teste les paninis. La boulangerie est définitivement à la hauteur de sa réputation! Nous allons digérer au Musée Mécanique, juste à côté. En fait, ce n'est pas tant un musée qu'une immense collection de très vieux jeux d'arcade vintage: poupées et marionnettes qui dansent, diseuse de bonne aventure, love-calculator, jeu de pac-man, l'homme fort, etc. Le tout, à des prix très vintages de 25 sous par machine. On s'en donne à cœur joie pendant une grosse demie-heure puis nous poursuivons notre balade sur les quais pour aller admirer de près d'anciens navires de guerre.



Nous nous dirigeons ensuite vers le Ghirardelli Square, plus précisément la Wattle Creek Winery, pour une petite dégustation de produits (vin!!!) locaux. Pendant ce voyage, nous n'avons pas le temps de visiter la vallée de Napa ou de Sonoma, mais ce n'est pas une raison pour ne pas goûter aux vins de la région. On s'attendait à prendre quelques petits verres en terrasse... Bien c'est plutôt debout, à l'intérieur, et accotés au bar qu'on aura droit de tester cinq vins locaux... Malheureusement, rien de transcendant pour mon palais, mais j'ai tout de même apprécié ce moment épicurien. Nous souhaitions ensuite prendre le cable-car pour remonter en direction de Lombard Street, la rue la plus sinueuse du monde... C'est toute une montée, mais ce qui est encore plus impressionnant, c'est la file de personnes attendant au terminus pour embarquer dans l'engin... à coup de 15-20 personnes par voiture, l'attente promet d'être longue, très longue... On décide alors de grimper à pied puis de profiter d'une petite astuce glanée sur internet: prendre le cable-car 1 ou 2 arrêt après le terminus.... Bingo: après une brève (mais très abrupte) grimpette, on saute dans le premier cable-car qui passe! On se sent comme des champions! La descente de cable-car est à peine quelques coins de rues plus loin, mais croyez-moi, je n'aurais pas voulu parcourir le trajet à pied!



Nous sommes au sommet de Lombard Street. Je ne sais pas ce qui m'impressionne le plus entre le panorama de tous les côtés ou la rue sinueuse et parsemée de fleurs à mes pieds. On en prend plein la vue puis on fait notre petit pèlerinage jusqu'en bas de Lombard Street. C'est magnifique, Carl-Philippe fait fumer l'appareil-photo. Ce cliché de San Francisco est définitivement à la hauteur de mes attentes. Une fois remontés en haut de la rue, on re-saute dans un autre cable-car pour redescendre tranquillement vers notre hôtel. Ouf, ça fait du bien de se poser un peu!



On ressort plus tard pour aller souper, mais d'abord, nous faisons un tour du côté de Mission District, quartier latino réputé pour son street-art. Dès que nous quittons le centre-ville, on sent bien vite que le niveau socio-économique de la population est en courbe descendante. Conformément à la réputation de la ville, on voit aussi beaucoup d'itinérants, ça semble quasiment être une sorte de communauté en marge du reste de la société... La cohabitation avec le reste de la population apparaît assez paisible: rare sont les itinérants qui quêtent, injurient les passants ou semblent en état de consommation excessive. Nous déambulons dans Clarion Alley, entièrement décorée de graffitis. On voit même un artiste à l'oeuvre. Le lieu est très vivant, à la fois avec des bandes de jeunes mais aussi, un ou deux groupes d'homeless-people. Comme touriste, on hésite un peu à pénétrer dans la ruelle, mais finalement, on croise quelques touristes, et personne ne lève un œil sur notre passage.



C'est au tour de Dolores Park de nous accueillir. Quel lieu étrange... C'est littéralement une très grande étendue de gazon vert en pente, avec de très jolies vues sur la ville. En cette fin de journée, le parc est carrément bondé... on voudrait s'asseoir à quelque part, on aurait de la difficulté à trouver un carré de gazon pour nous... Mais outre les vues, il n'y a rien de notoire dans le parc: pas de concert, de lieu emblématique, d'attraction, nada. Pourtant, c'est noir de monde: couples hétéro, gais, familles, groupes d'amis... Un côté entier du parc est dédié aux chiens sans laisse: ceux-ci s'en donnent à cœur joie entre les groupes assis par terre. Dans un coin, il semble même y avoir un groupe de nudistes... Tout le monde a sa bière à la main, le plus souvent avec un joint dans l'autre. Le paradis pour faire du people-watching. Reste que ça demeure un peu surréaliste à nos yeux! Vive San Francisco!



On cherche ensuite la traverse piétonnière arc-en-ciel du quartier gai de San Francisco, mais le GPS nous amène en plein cœur de rues résidentielles. Tant pis, le resto qu'on a choisi est à côté: un resto de sushi sur bateaux flottants (à la demande de Carl-Philippe, naturellement!). L'expérience est intéressante, même pour moi qui ne mange pas de sushi. Là où ça devient moins intéressant, c'est quand je trouve un bout de pellicule plastique dans mon porc katsu...Disons que la facture s'en est trouvée allégée... Après cette grosse journée, on tombe de sommeil dans notre antre de luxe au Palace Hotel. Bonne nuit!


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