San Francisco, en quête du Golden Gate


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Published: August 21st 2019
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Dimanche, le 28 juillet 2019,



Aujourd'hui, c'est le marathon de San Francisco. Un vrai casse-tête logistique pour l'organisation de notre journée car le marathon passe dans tous les coins jolis (et touristiques) de la ville. Nous avons décidé de nous en sauver le plus possible en optant pour une randonnée en bord de mer à l'extrémité ouest de la ville, de Land's End jusqu'au Golden Gate Bridge. On embarque donc de bon matin dans un bus. Le trajet est assez long, et il s'allonge d'autant plus que l'on croise le trajet du marathon. Nous sommes donc à l'arrêt complet pendant de très longues minutes avant d'enfin parvenir au Land's End, plongé dans la brume. La végétation est surprenante, avec d'immenses arbres que l'on présume être des séquoias, bien plantés dans la terre rouge, aux sommet de falaises abruptes. Nous allons déjeuner dans un «diner» typique, chez Louie's, où nous avons des vues superbes sur l'océan mais avec un menu et des prix propres aux diners. C'est donc la panse bien remplie qu'on débute notre randonnée. La brume matinale s'est levée, c'est sous un grand ciel bleu que nous marchons, et cette fois, le Golden Gate est bien en vue. La balade est superbe, on surplombe l'océan, au loin on voit le mythique pont de San Francisco, c'est vraiment agréable. Au bout du sentier, on passe dans une zone résidentielle très cossue et la flegme nous gagne: le Golden Gate Bridge semble si loin, et surtout, si haut. Nous avons peur des montées à venir. On saute dans un bus pour tenter une autre approche du Golden Gate Bridge, par l'est cette fois... Mais on se goure, on se retrouve à marcher (et monter) au bord d'une voie assez rapide, il n'y a rien de bucolique dans ce trajet... On finit néanmoins par arriver au pied du pont, on se pose quelques minutes sur la plage pour apprécier le paysage. On se rend aussi compte que nous avons tous les 2 des coups de soleil dans le visage... Faut le faire quand même à San Francisco!



Nous repartons ensuite en sens inverse, mais cette fois, sur le chemin côtier, beaucoup plus joli, et plat! On gagne ensuite le Palace of Fine Arts, qu'on dirait tout droit sorti d'une antique cité grecque. C'est beaucoup plus grand que ce à quoi je m'attendais, et c'est aussi très photogénique comme endroit, avec le petit lac devant les monuments à colonnes. On en profite pour faire une pause crème glacée bien méritée en plein milieu d'autobus de jeunes touristes asiatiques. C'est définitivement un hot-spot à photos ici! Nous partons ensuite en quête de Yoda, icône des films de Star Wars, et de sa fontaine. On a cru comprendre que le siège social de Lukas Films est à San Francisco et que juste devant le bâtiment, on retrouve une fontaine à l'effigie du petit bonhomme vert... Et en effet, la fontaine est bien petite, mais je vous laisse imaginer à quel point mon geek de mari est content...



Après un autre tour de bus, on arrive dans le quartier hippie de Height-Ashbury. C'est assez surréaliste comme ambiance, les devantures de magasins sont complètement déjantées: entre boutique de pot et celles d'articles vintages, sans compter les personnages très colorés (mais pas costumés, seulement très excentriques) un peu partout, on ne sait plus où regarder! Juste devant moi, un immense pitbull avec son collier à clous sort d'un magasin tout seul et s'approche de moi pour se faire flatter. On dirait presque une version live d'Alice au pays des merveilles. On apprécie ce moment de lèche-vitrine puis on continue notre balade en admirant les façades victoriennes des maisons jusqu'à ce que l'on arrive au Alamo Square, où se situent les Painted Ladies, une rangée de maisons victoriennes célèbres que l'on retrouve dans tous les guides de voyage sur la ville. Pour information, c'est dans l'une de ces maisons que se situait l'action du film «Mrs Doutbfire». Il n'y a pas à dire, c'est indéniablement très joli!



Un coin de rue plus loin, on embarque dans un nouvel autobus, direction notre hôtel. Les transports en commun sont tellement faciles ici! Tout est si bien organisé! Un vrai charme, et ce, même si la ville compte moins de 1 million d'habitants. Un petit tour sur internet, et on nous indique en quelques secondes 3 ou 4 trajets différents pour se rendre à destination... Jamais d'attente de plus de 5 minutes, des moyens de transport variés allant du tramway, au cable-car, au métro, au train de banlieue, ou encore, simplement, à l'autobus... Beaucoup de villes ont des croûtes à manger à ce niveau...



Plus tard, on ressort manger. Cette fois, ce sera italien, dans le quartier de Nob Hill. On prend le cable-car pour nous y rendre, et malgré cela, on fait chauffer les cuisses pour les 2-3 coins de rues restant entre l'arrêt et le restaurant... Le quartier ne s'appelle pas Nob Hill pour rien. Heureusement, notre repas valait bien tous ses efforts, et nous ne refuserons pas un autre petit tour de cable-car panoramique pour redescendre vers le quartier des affaires!



Lundi le 29 juillet 2019,



Aujourd'hui, on commence la journée de manière exquise: un déjeuner au Garden Court, le magnifique restaurant à toit de verre du Palace Hotel. C'est un buffet de grand luxe, tout y est magnifiquement beau et magnifiquement bon (à 40$US par personne + taxes + tip, on espérait que ce soit le cas!). On profite de la chance qu'on a de pouvoir déjeuner dans un tel environnement, nous sommes choyés! Nous prenons ensuite la direction du Japanese Tea Garden, situé dans l'énorme Golden Gate Park. L'endroit est vraiment joli et demeure assez paisible malgré le grand nombre de touristes... mais c'est vraiment petit, en 15-20 minutes, on en a fait le tour, et ce, en prenant notre temps... Heureusement que l'entrée était gratuite avant 9:00 sinon j'aurais vraiment eu l'impression d'être tombée dans un gigantesque attrape-touriste, et encore... Bref, avis assez mitigé sur cette attraction fort courue de San Francisco...

Quelques mètres plus loin, se tient la California Academy of Science, qui est à la fois un planétarium, un musée d'histoire naturelle, un aquarium, alouette. On prend possession de nos billets puis on commence à visiter les lieux, où se trouvent plusieurs animaux empaillés. Rien d'extraordinaire... C'est maintenant l'heure de notre représentation au planétarium. J'apprécie ce moment où l'on se sent vraiment immergés dans l'immensité de l'univers. Carl, pour sa part, n'accroche pas trop avec la présentation. Nous passons ensuite à travers les expositions sur les minéraux, les squelettes de dinosaures et de baleines, la forêt tropicale et ses papillons, l’aquarium, le toit végétal du musée, etc. Nous disons bonjour à l'alligator albinos ainsi qu'aux manchots qui habitent les lieux. Beaucoup de choses à voir, mais pour ma part, je reste sur ma faim. Pourtant, normalement, c'est le genre d'endroit que j'apprécie beaucoup et où je lis la presque intégralité des panneaux explicatifs. Pas cette fois...Peut-être parce que j'ai eu un véritable coup de cœur pour la ville et que je regrette de ne pas passer nos dernières heures en Californie à arpenter ses quartiers colorés? Ou peut-être que notre visite au musée canadien de la nature, plus tôt cet année, a diminué mon intérêt pour ce musée-ci... Toujours est-il que je regrette cette visite... Énormément... Au moins, ça nous prend beaucoup moins de temps que prévu et on en profite pour retourner faire une visite-éclair dans Chinatown pour ramener quelques babioles pour les filles...



Ce n'est pas encore le temps de nous rendre à l'aéroport. Avant notre vol de nuit, nous avons rendez-vous au spa japonais, un onsen, situé à ùne quinzaine de minutes de marche de notre hôtel. Pour nous y rendre, nous devons passer par le Tenderloin, un quartier qui n'a absolument rien de tendre... Je n'ai jamais, jamais, jamais vu autant d'itinérants au mètre carré, il y avait des bandes de sans-abris partout sur les trottoirs, avec leurs maigres possessions étendues un peu partout sur le sol. Des dizaines et des dizaines et d'autres dizaines d'itinérants en quelques pâtés de maison... C'est vraiment intimidant comme endroit. À chaque intersection, on choisissait le côté de rue le moins encombré... Au retour, plutôt que de tenter un passage inconnu vers un quartier plus aisé, nous avons repris le même chemin, parce qu'au moins, celui-ci passait devant le poste de police... Ouin... c'était à ce point là... Un autre monde parallèle, littéralement.



Arrivés à l'onsen, une fois passés le garde de sécurité à l'entrée (!), nous sommes vraiment dans un petit monde de zénitude et de relaxation. C'est magnifique, dans un style tout à fait japonais. On nous remet une robe de chambre traditionnelle et quelques serviettes, puis nous pouvons profiter des saunas sec et humide, du bain japonais, de l'aire de relaxation et du thé vert servi à volonté. Nous ne sommes que 8 adultes pour toute l'installation, c'est merveilleux. Une visite au spa sera définitivement sur ma to-do list à faire avant un vol de nuit! Après deux heures de pure détente, la réalité nous rattrape bien vite quand on retraverse en vitesse le Tenderloin. On récupère ensuite les bagages, on saute dans le BART jusqu'à l'aéroport et on accomplit en un temps record les formalités d'enregistrement. Nous sommes encore mûrs pour une petite détente, ce que l'on fait dans le lounge Centurion d'American Express avec une dégustation de vins... Merci Amex! Grosse vie sale!!!



C'est l'heure d'embarquer dans l'avion, toujours en classe affaires. L'appareil tarde à décoller... En fait, nous sommes scotchés un bon 90 minutes au sol à attendre le décollage, pour cause de congestion sur la piste de décollage. Tant pis, moi je suis déjà dans les limbes, j'entends à peine l'agent de bord murmurer: «Madame Riendeau, voulez-vous un oreiller? Voulez-vous une couverture? Une serviette chaude?» Madame Riendeau veut dormir. Bonne nuit!


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