Ronda - Gibraltar


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October 1st 2016
Published: January 15th 2017
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Samedi 1er octobre 2016



Nous nous sommes finalement décidés sur un itinéraire et allons tourner dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous longeons donc la côte vers l’ouest et allons prendre notre petit-déjeuner à Torremolinos, une grande station balnéaire en banlieue de Malaga. Il est tôt, un samedi matin, hors-saison, nous voyons donc défiler sur la promenade les retraités qui promènent leur chien, les joggeurs et les anglais qui vont réserver leur transat.



Nous reprenons la route pour nous rendre à Ronda, un des villages blancs d’Andalousie. La route est très sinueuse, c’est un vrai paradis pour les motards ! Et j’imagine que ça doit bien agacer les riches résidents de la région car il y a des propriétés de dingue sur ces collines. Et plein de golfs pour les occuper. Chacun son truc…

Ronda est vraiment un adorable petit village, construit par les maures à flanc de montagne. Sa particularité est cet énorme pont qui relie les 2 parties de la ville et qui fut à l’époque utilisé comme prison, comme le prouvent les barreaux aux rares fenêtres. D’ailleurs quand on voit la hauteur à laquelle elles sont situées, au-dessus d’un vertigineux ravin, on se demande bien si les barreaux étaient vraiment nécessaires. Il y a une adorable promenade qui longe tout le village pour admirer le pont sous tous ses angles. On mange rapidement au centre-ville puis on reprend notre itinéraire en direction de Gibraltar.



Au cas où vous l’ignoreriez, Gibraltar n’appartient pas à l’Espagne mais à l’Angleterre. C’est une gué-guerre historique pour maîtriser l’entrée en Méditerranée qui est devenue plus symbolique qu’autre chose. Même si on nous avait prévenus – et que tous les guides touristiques le confirment – qu’il n’y a rien à voir à Gibraltar, on avait quand même envie d’y faire un saut pour voir comment une ville-état peut s’organiser sur un bout de rocher de 6 km2 !

Tout d’abord, il faut passer la frontière, ce qui prend déjà pas mal de temps puisque tous les passeports doivent être vérifiés, zone hors-Schengen oblige. Et ce qu’il faut aussi savoir c’est que sur ces quelques kilomètres carrés, il y a un aéroport ! Et la piste de décollage/atterrissage est située juste derrière la douane. Donc quand il y a un avion qui doit passer, toute la circulation – des voitures mais également des piétons – doit être coupée ! Mais on ne va pas faire demi-tour maintenant. Arrivés au premier carrefour, c’est déjà la galère… Où est le centre-ville ?! Pour autant qu’il y en ait un… On se perd, on tourne en rond, on se retrouve au port, dans des quartiers résidentiels immondes avec de gigantesques tours totalement passées de mode. On croit être dans la bonne direction mais on se perd à nouveau et on se retrouve dans une zone balnéaire. Attention, aucune plage de sable à l’horizon, c’est une esplanade bétonnée avec place de jeux et accès à l’eau par une échelle. Il faut avoir du sang anglais pour appeler ça une plage… On s’arrête quand même quelques minutes pour prendre l’air du large et manger une glace hors de prix. Bien que les Euros soient acceptés, ils appliquent un taux de change indécent ! Bref, il est temps de quitter ce caillou. On reprend la voiture pour finir notre tour et, après avoir littéralement traversé la roche à travers des tunnels, on atteint le summum du kitch: un quartier chic de bungalows hyper moches, plantés sur pilotis sur 3 grains de sable qu’ils doivent appeler « plage ». La route est tellement étroite pour y accéder qu’ils ont dû mettre un feu de signalisation pour que les voitures puissent croiser. Coincés entre la falaise, la route et la mer et je suis sûre qu’ils se prennent pour les rois du monde au bout de leur rocher ! C’est n’importe quoi… Heureusement, nous avons fini la boucle et nous retrouvons par un heureux hasard juste devant la frontière. On est contents d’être de retour en Espagne !





Ce soir nous dormons à la Linea, la dernière petite ville située juste devant Gibraltar. Elle n’a rien de très intéressant, les rues sont presque flippantes de nuit mais le centre-ville est sympa et il y a pas mal d’animation en ce samedi soir. On a trouvé un petit resto argentin où on se régale d’une bonne parilla.

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