La plage musicale


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Published: January 27th 2019
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Jour 8,

Ce matin, on a promis une activité spéciale à nos filles: un tour de sous-marin (ou plutôt, une sorte de bateau à coque immergée en fond de verre, mais bon, à 4 ans, on ne se donne pas la peine de clarifier tout cela). On arrive au port du Marin et voilà notre grande de 4 ans qui déclare avoir une envie de pipi urgente comme jamais... Son pipi va tomber comme elle nous dit si bien. Ni une, ni deux, on la cache tant bien que mal avec la portière de l'auto et voilà notre grande fille qui fait pipi dans la rue ET sur les souliers de papa... Maman rigole elle...



Par la suite, on trouve sans trop de mal l'endroit où acheter notre billet. La dame rechigne un peu à nous vendre des places pour le départ de 9:00 car nous ne serons pas seuls à bord... On ne comprend pas trop, il ne s'agit pas d'un tour privé pourtant?! À 9:00, on pense comprendre les réticences de la Mme: on voit arriver un groupe de 6-8 adolescents avec leurs 2 intervenants... Tiens donc, retour au travail plus tôt que prévu pour Carlo et moi?! Mais sans blague, tout se passe comme un charme et nous n'avons pas trop le temps de se préoccuper des ados car Danaé fait sa drama queen à fort volume: elle veut absolument voir des tortues ... On voit une tonne de coraux, 2 raies, des poissons de toutes les couleurs, mais aucune tortue en vue... Elle finit par en halluciner une quelque part cachée entre deux coraux... ce n'est pas nous qui allons la contredire... Au final, les filles semblent bien apprécier cette activité hors de l'ordinaire, papa et maman aussi. De retour au port, on hésite longuement à se laisser tenter par une croisière d'une journée à Ste Lucie, située juste en face de la Martinique... mais le bon sens nous rattrape juste à temps, ce n'est pas l'idée du siècle avec un bébé, deux jeunes enfants et un papa hypersensible au mal de mer... On fait un petit arrêt à l'épicerie, complètement bondée en ce lundi matin, avant de retourner à notre appartement sur les hauteurs de Sainte-Anne. Pour faire changement, on fait trempette dans la piscine puis on enchaîne avec un petit repas sur notre magnifique terrasse. En après-midi, Maé bâcle sa sieste comme une championne puis on finit la journée à une petite plage à fréquentation très locale, l'Anse Caritan, située à 5-6 minutes de marche de notre hébergement... Cependant, c'est tellement pentu pour s'y rendre qu'on doit prendre la voiture car les filles auraient assurément refusé de remonter à pied... Pour le souper, je cuisine une fondue au fromage à se rouler par terre. Vive la France, leurs vins et leurs fromages, même en Martinique!



Jour 9:

La journée commence tôt. En plein milieu de la nuit plus exactement, quand Mélie nous tient éveillés pendant plus de 2 heures à cause des dents, on présume... Toujours est-il qu'on termine notre nuit sur le divan et qu'on entame véritablement la journée à l'heure vénérable de 5:45 (des vacances, je vous dis)... Autant vous dire que ce n'est pas la grande forme aujourd'hui... Je descends néanmoins au village avec Mélie dans le porte-bébé car je me dis que des croissants frais, ça devrait nous requinquer un minimum... Question de mettre un peu plus de piquant dans le début de la journée, un fil électrique est tombé sur la chaussé et sépare la route en deux, la circulation est arrêtée, les habitants attendent le personnel des travaux publics... Je me faufile comme je peux en improvisant hors route, direction la boulangerie... Une fois mon précieux sésame dans le sac-à-dos, j'entame la grimpette en sens inverse, le fil me coupe toujours la route, mais je suis déterminée. Je passe comme je peux, il me faut mes croissants et mon café!



Une fois les troupes rassasiées, on décide de se diriger vers la côte Atlantique pour la journée. En effet, depuis notre arrivée en Martinique, tout le monde nous parle des algues sargasses qui envahissent la côte Atlantique sans relâche, mais comme la situation peut évoluer rapidement avec ces algues, on décide d'aller voir par nous-même. En effet, la côte Atlantique regorge d'activités et de plages intéressantes pour notre petite famille, et ce serait dommage de passer à côté advenant que la situation avec les sargasses soit résolue. On embarque donc les filles dans la voiture pour un petit 20 minutes de transport, direction le Cap Chevalier. On s'approche tranquillement sur une route en terre toute défoncée, mais très vite, une odeur épouvantable nous monte au nez... On déchante encore plus quand on aperçoit une immense pelle mécanique qui charge un camion-benne d'algues, avec trois ou quatre camions plus loin qui attendent leur tour... Les sargasses sont bel et bien là... On fait demi-tour illico, nous ne sommes même pas descendu de voiture pour apercevoir la mer de ce côté Atlantique. Notre solution de repli sera une petite visite aux Salines, ZE plus belle plage de l'île, tout près, sur la pointe sud de la Martinique mais côté Caraïbes. On remarque quand même un peu plus d'algues que précédemment et aujourd'hui, il y a vraiment de la vague, beaucoup, beaucoup trop pour les filles... Ouin.... y'a des journées comme ça où rien ne va... On retourne donc au bercail pour faire de la piscine, que les filles apprécient tant. Danaé s'entraîne même à nager sans ses flotteurs! On se repose pour le restant de la journée, entre baignades et cocktail au rhum! Pas si mal finalement!



Jour 10:

Après le fiasco d'hier, j'ai décidé qu'aujourd'hui serait une journée géniale, et mon souhait s'est réalisé! Nous avons donc prévu une belle journée sur la route à visiter la péninsule ouest de l'île, où se situent les coins les plus touristiques de le Martinique, mais aussi, de jolis villages photogéniques et des plages de rêve! C'est parti pour le Mémorial de l'Anse Caffard, érigé sur un promontoire au-dessus de la mer, en mémoire au passé esclavagiste de l'île. Le monument, composé de plusieurs statues pensives regardent vers le large, rappelle plus particulièrement le naufrage d'un bateau négrier où de nombreuses vies furent perdues. Les filles sont peu sensibles au passé du lieu et jouent à cache-cache entre les immenses statues. Plus bas, on voit aussi des pelles mécaniques à l'oeuvre qui s'affairent à ramasser les algues sargasses présentes dans le coin. On reprend la voiture direction les Anses d'Arlet, un village tout mimi et tellement photogénique, on dirait une carte postale avec sa longue jetée sur l'eau faisant face à l'église. La mer est elle-aussi complètement hallucinante, turquoise et transparente, il parait qu'on peut même y voir des tortues à l'occasion. On limite cependant notre visite à une bonne collation sur la jetée, cette petite accalmie chez nos tornades nous permettant, comme parent, de mieux s'imprégner des lieux.



On reprend la voiture, direction l'Anse Dufour et l'Anse Noire, plages voisines mais complètement différentes, l'une blonde, l'autre noire. On se stationne comme on peut, dans une petite rue bien étroite mais surtout bien pentue. On décide alors de faire l'impasse sur l'Anse Dufour pour plutôt se consacrer uniquement à l'Anse Noire, le niveau de tolérance des filles à la marche et au grimpage d'escalier étant assez limité et l'Anse Noire nous paraissant plus unique et photogénique. On décide de reprendre la voiture pour se stationner un peu plus près. C'est alors que survient un problème avec un grand P. Un immense problème. Un sacré problème. On n'arrive pas à faire avancer la voiture. Pas après une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Cinq fois. On recule même. On recule à distance pas confortable d'une belle BMW stationnée comme elle peut juste derrière nous.... Comme un jeune conducteur dans une pente avec une voiture manuelle qui n'arrive pas à faire avancer son véhicule, sauf que nous, on conduit une automatique. L'auto roule dans le beurre, nous n'avons pas d'adhérence, le véhicule n'avance pas. J'entre en mode panique, Carl aussi. J'accoste des passants qui regardent Carl faire crisser les pneus pour tenter de faire bouger la voiture. La chance nous sourit. L'un d'eux est instructeur de conduite!!! Il se propose de nous sortir de là, ce qu'il fait comme un chef sous les invectives des filles: «T'es pas mon papa d'amour, t'es pas mon papa d'amour». Autant dire que le gars rit beaucoup... Une fois la voiture sortie de la situation périlleuse, l’instructeur nous explique le pourquoi du comment on ne pouvait pas avancer puis on discute avec notre groupe de sauveurs. Ce sont des martiniquais avec un ami métro (français de France). On en profite... Mélie ayant «perdu» son chapeau (ou plutôt, l'ayant très volontairement lancé on ne sait où puisqu'elle ne supporte pas de l'avoir sur la tête), on leur demande à quel endroit on peut acheter un chapeau de soleil pour un bébé de 10 mois... Gros défi, mais ils nous suggèrent de nous rendre à la Pointe-du-Bout, haut-lieu touristique de l'île et justement notre prochaine destination! Good! On remercie nos sauveurs puis on descend les quelques 250 marches qui nous permettent d'atteindre l'Anse Noire. Les filles remarquent tout de suite la différence de couleur du sable. L'endroit est moins touristique et le soleil joue à cache-cache avec la pluie. On s'avance sur la longue jetée dans l'espoir de voir des tortues dans l'eau, hélas sans succès. On donne une deuxième collation aux filles, le temps de relaxer un peu et de se remettre de nos émotions mais comme nous n'avons pas prévu de se baigner, on entame vite la remontée vers la voiture. Les filles font ça comme des championnes sans rechigner. Pointe-du-Bout, nous voilà!



Lorsqu'on arrive, quelques 20 minutes plus tard, on sent tout de suite la différence avec le reste de la Martinique. Ici, c'est le paradis du tourisme avec une tonne de restaurants, des boutiques-souvenirs, des agences d'excursions et cie... Vraiment différent de ce que l'on a vu jusqu'à présent, mais on apprécie quand même le lieux après nos vacances plutôt tranquilles à cuisiner et magasiner pour faire l'épicerie. On se paie d'ailleurs un bon repas au resto pendant une averse diluvienne: tartare pour Carl et bavette pour moi. Les filles (les trois) se gavent à la terrine de canard! Vive la France! On cherche ensuite un chapeau pour Mélie et on trouve notre bonheur dans une boutique de vêtements pour enfants... 20 euros le chapeau (plutôt moche) en liquidation... Il faut ce qu'il faut! On visite ensuite les quelques plages artificielles de la Pointe-du-Bout. L'eau y est translucide comme dans un bain, mais la vue panoramique sur Fort-de-France, la capitale, brise le charme de l'endroit... Il y a foule en prime. On repart donc vers le Village de la Poterie, une sorte de village-regroupement d'artisans où l'on peut faire du shopping d'objets de qualité. Jamais magasiner n'aura été aussi stressant.... Les filles touchent à tout: vaisselle, poterie, bijoux, sculpture, etc... Heureusement, elles ne brisent rien et on fait quelques emplettes. À chaque fois, on est surpris de la gentillesse des vendeuses. Pas une fois on ne repart sans un petit cadeau offert gracieusement pour les filles: savon artisanal, babioles et cie. Elles adorent! Retour au bercail par la suite, en fin d'après-midi. La sieste ayant été sautée, on a droit à des chicanes de sœurs en série. La piscine aide un peu à modérer les tempéraments, mais dodo tôt pour les filles. Nous, en en profite pour écouter la télé française, c'est toujours intéressant de voir la programmation dans d'autres pays.


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