Roatan, ou la grosse vie sale!


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Published: October 15th 2016
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6 au 10 octobre 2016,



Ah, Roatan, depuis le temps que j'en rêvais... Après un petit 2 heures de vol, on parvient finalement sur cette île paradisiaque, située à quelques kilomètres des côtes du Honduras. Du haut des airs, on constate que la petite île n'est pas si petite que ça en réalité. On s'acquitte rapidement des formalités de douanes puis on saute dans un taxi qui nous emmène sur la superbe plage de West Bay, la plus populaire, mais aussi, la plus belle de l'île. Quelle plage en effet, plus belle que les îles vierges américaines et britanniques, qu'Antigua et même que la Thaïlande, et à peine moins «wow» que les Bahamas... mais au moins ici, l'eau est à la température parfaite, contrairement aux Bahamas en plein mois de janvier... Pas facile la vie hein!



Nous logeons au Bananarama, un petit hôtel roots d'un peu moins de 40 chambres, directement sur le bord de l'eau. Aujourd'hui, la plage grouille de vie. En effet, deux bateaux de croisière sont en ville et déversent leurs 4000 passagers sur l'île, le temps d'une journée. Plusieurs de ces visiteurs choisissent de venir se faire dorer à West Bay pour profiter de leur moment sur Roatan. Depuis quelques années, il s'agit d'une nouvelle destination en vogue pour les croisiéristes, et la majorité de ceux-ci vont venir en milieu de semaine sur Roatan, itinéraire de croisière en partance de la Floride oblige. Ainsi, si vous voulez plus de calme et de tranquillité, mieux vaut prévoir son séjour sur Roatan pendant les week-end ou encore, s'informer des horaires de bateaux de croisière et s'immiscer entre les périodes de rush... Dans le concret, ça se traduit par une plage occupée, avec plusieurs vendeurs ambulants qui cherchent à vendre des tours de seadoo ou de banana-boat, l'essai du parachute ascensionnel, des lunettes soleil, des tresses ou des massages sur la plage, etc... C'est bon enfant et pas du tout agressif, un simple «no gracias» fait l'affaire et le vendeur s'éloigne immédiatement. On s'installe et on fait du people-watching entre deux sessions de baignade... On observe les locaux, ici beaucoup plus métissés qu'au Salvador. On retrouve autant de latinos que de noirs (et toutes les variantes possibles entre les deux). C'est vraiment un mélange intéressant entre les images stéréotypées des peuples d'Amérique centrale et ceux des Caraïbes.



Vers 15:00, la plage commence tranquillement à se vider des gringos en goguette, qui retournent sur leur grand bateau. Par contre, au fur et à mesure que les gringos vident la place, on constate que de plus en plus de latinos arrivent sur West Bay, prennent place au soleil ou vont se baigner en famille... En fait, il y a plus de monde maintenant qu'en plein coeur de la journée... vraiment étrange... On profite du happy hour à notre hôtel pour interroger notre serveur... Ici, c'est un long week-end férié pour les honduriens, qui en profitent pour visiter leur propre pays... on a un peu peur... l'an dernier, on avait eu une mauvaise expérience avec le tourisme local en République Dominicaine... durant le week-end, notre hôtel s'était rempli mur-à-mur de dominicains venus célébrer, avec des grosses fiestas et des cris dans le corridor jusqu'à 4:00am... pas super quand tes partenaires de voyage sont deux bébés de 5 et 18 mois... par contre, cette fois, nous voulions un voyage et non uniquement des vacances, et c'est pourquoi on décide qu'on profitera de l'immersion culturelle, quelle qu'elle soit... Finalement, notre expérience s'est révélée vraiment très différente de la République... En effet, Roatan se prête à merveille au tourisme familial, et ce sont de belles grandes familles élargies qui nous ont tenues compagnie tout au long de notre séjour. Nos filles auraient probablement adoré ces moments, avec les nombreux enfants présents sur la plage. Les vendeurs de tours de seadoo et banana-boat ont laissé place aux vendeurs d'empenadas et de beignes au rhum et banane. On adore! En prime, la plage est hyper calme jusqu'à 13-14:00, ce n'est que plus tard dans la journée que les gens y font peu à peu leur apparition, avec le gros boom de fréquentation entre 16:00 et 18:00, au coucher du soleil. On présume que ce sont les habitants de Roatan qui viennent faire une petite saucette à la plage avant le souper...



Nos journées se sont écoulées paisiblement. Le seul moment d'émotion forte du séjour, c'est quand j'ai plongé du quai flottant, mon hot spot personnel, et que j'ai senti le bracelet élastique contenant les clés de la chambre et du coffre-fort s'étirer et quitter mon poignet... au ralenti comme dans un film, bien sûr. Parties au fond de l'eau les clés... Merci aux jeunes garçons honduriens présents avec moi sur le quai d'avoir récupéré mon précieux sésame au fond des eaux... Sinon, Roatan est aussi (très) reconnue pour son récit corallien, le deuxième en importance au monde après la grande barrière de corail en Australie... mais on a préféré faire les baleines échouées sur la plage plutôt que les explorateurs sous-marins... mais ça nous donne une bonne raison de revenir à Roatan un de ces jours! Nous avons cependant participé au grand happening hebdomadaire de West Bay, et j'ai nommé... les paris sur les courses de crabes!!! Chaque dimanche soir au Bananarama, des femmes viennent pour organiser des paris de courses de crabes (des bernard l'hermite en fait) sur la plage. On choisit un ou des crabes, elles notent le numéro du-des crabes en question, et c'est parti, que le meilleur gagne et sorte du cercle de sable le premier! Cela sert à amasser des fonds pour un organisme faisant de l'éducation sexuelle auprès de la communauté et venant en aide aux familles. Ainsi, l'argent récolté sert à acheter du lait maternisé de manière à empêcher la transmission du sida de la mère à l'enfant... On y apprend aussi que le taux de personnes infectées par le sida sur Roatan est vraiment, vraiment alarment, 220 fois plus élevé qu'aux États-Unis... Ouf...



Sur une note plus légère, West Bay aligne une quizaine de bars et petits hôtels qui affichent chacun leurs spéciaux du jour et d'happy hour. Chaque matin, nous faisions notre tournée de ceux-ci en prenant une marche sur la plage pour décider de nos restos et bars à visiter dans la journée: un mimosa ici, un souper là-bas, etc... C'est ainsi qu'on est tombés sur un spécial du jour à faire fantasmer tous les amateurs de fruits de mer: homards à volonté pour 25$US (oui-oui, ici le US est roi). Je vous laisse deviner le nombre de bébêtes mangées par Carl-Philippe... Pour moi, c'est en voyageant ainsi, de matière indépendante, qu'on peut le mieux apprécier ce que West Bay a à offrir. Un petit avertissement par contre... sur West Bay, vous pouvez manger comme des rois pour pas trop cher (1 entrée, 2 énormes filet mignons parmi les meilleurs que j'ai mangé et deux drinks pour 65$US). Par contre, les petits dîners rapides de burgers et cie peuvent causer un amaigrissement très rapide du portefeuille pour une qualité de bouffe très très moyenne (dîner de 2 plats et 2 drinks ordinaires pour 45$ US). Bref, attention au rapport qualité-prix, ça surprend parfois, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme! Et tant qu'à être dans ma chronique culinaire, je ne saurais passer sous silence M. Banana Donut, une véritable célébrité locale. Il a l'air du Père Noël en vacances, avec un chapeau en feuille de palmier tressées, et il vend des beignes aux bananes à se jeter par terre... Sans blague!! On vend même des t-shirt à son effigie et le web regorge d'articles, photos et post de forum de voyage à propos de lui et de ses fameux beignes!!! À essayer!!! J'ai aussi voulu tester le plat national hondurien, les baleadas... Ce sont des tortillas épaisses de farine, remplies d'haricots frits et autres garnitures... quand notre hôtel a offert ce choix pour déjeuner, j'ai sauté sur l'occasion... j'aurais dû m'abstenir... haricots frits, poulet, fromage et oignons, ça ne passe pas pour moi le matin... le lendemain, au menu du déjeuner, c'était une pizza à l'omelette et au bacon.... Ahhhhh, Roatan!!!! Au moins, il y avait des bananas donuts pour me consoler!!!



La suite bientôt, un petit city-trip à Panama City!



N.B... pour les curieux, Carl a mangé pas moins de 7 queues de homard!


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