On voit la vie en bleu


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Published: October 10th 2022
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Le 14 août 2022,

Ce matin, je suis encore debout à 5:00. Cette fois, c'est gracieuseté des singes hurleurs, qui nous donnent tout un concert dans les arbres pas très loin de nous. Personnellement, ça me rend de bien bonne humeur pour la journée à venir! Après un petit-déjeuner en famille, nous partons pour une vingtaine de minutes de voiture en direction du célèbre Rio Celeste-rivière bleue. Bien que perdu au milieu des champs, l'endroit est plus touristique que ce à quoi je m'attendais. La visite ne se fera définivement pas en solo. Nous payons notre dû pour entrer dans le parc national et entamons notre balade de la matinée. Ainsi, pour se rendre au petit bijou qu'est le Rio Celeste, nous devons d'abord randonner pour 1,5 kilomètre sur un sentier bien aménagé, mais qui grimpe subtilement tout au long du trajet. Au détour du chemin, un couple nous indique un joli serpent vert dans les buissons, juste à côté. Ce serpent n'est pas venimeux et, avec son vert étincelant, il est particulièrement beau! Puis, nous devons traverser deux ruisseaux en sautant de pierre-en-pierre. C'est un peu la galère, on doit porter Mélie au dessus du filet d'eau pour éviter qu'elle ne se mouille les pieds. Ça surprend un peu compte compte-tenu de l'aménagement du reste du sentier, qui est très accessible. Les filles adorent cependant ces petites aventures. Tant mieux si ça les fait avancer et apprécier le trajet! On arrive enfin à la chute, point de mire du Rio Celeste. Mais la chute se mérite, nous devons descendre un bon 150 marches très hautes et inégales (et il faudra aussi les remonter après...) pour y arriver et jouir d'un point de vue exceptionnel sur la chute d'eau. L'effort en vaut la peine, la couleur de l'eau est juste incroyable, même les filles sont scotchées pendant quelques minutes devant ce spectacle. On leur donne une petite collation, ce qui nous permet de mieux profiter du moment et de retarder l'inéluctable remontée... On finit toutefois par s'y mettre, et contrairement à nos attentes, Maé file comme le vent jusqu'en haut, tandis que les deux autres montent tranquillement sans trop se plaindre et que Papa et moi suons à grosses gouttes...



Une fois en haut, après une autre collation, on laisse le choix aux monstres: continuer pour voir d'autres petites curiosités de la nature, ou revenir sur nos pas. À 2 contre 3, elles choisissent de continuer, au grand dam de notre plus vieille... Cette deuxième portion de sentier est beaucoup plus accidentée, rien à voir avec la première section. On doit constamment tenir notre plus jeune par la main, car ça descend très raide dans la boue et les grosses pierres. On se demande un peu quelle mouche nous a piqué pour qu'on s'aventure jusqu'ici... C'est alors qu'on voit un singe hurleur posé sur un arbre, en haut de nous. Il pousse son cri si sonore, et un guide costaricain, tout près, lui répond de manière très convaincante. Le singe n'a pas l'air content, et il renchérit de plus belle. On vit un moment bien spécial pendant ces quelques minutes d'échange entre le singe et l'homme. On repart, puis après quelques descentes pas trop faciles, nous parvenons au Pozo Azul, un joli point d'observation sur le Rio Celeste et sa couleur si magnétique. Quelques mètres plus loin, on arrive aux Borbollonnes, où l'eau bout littéralement, grâce au volcan Tenorio, juste sous nos pieds. Les filles sont impressionnées et rient beaucoup de l'odeur de souffre qui émane des bouillons. Il nous reste 300 mètres à parcourir avant d'arriver au terme du sentier, pour voir la naissance du Rio Celeste, là où les eaux de 2 rivières s'entremêlent et créent le mélange de minéraux nécessaire à la formation du bleu du Rio Celeste. Mais nous faisons un choix de raison et décidons de revenir immédiatement à l'entrée du parc, ce qui nous fait déjà plus de 2,2 kilomètres à parcourir...On craint que les petites n'y parviennent pas... Finalement, le retour se passe assez bien, sans cri ni larme, mais la plus jeune, dans les derniers mètres, en aura pour plus que son quota de marche et de balade, il nous faudra la porter car elle refuse de faire un pas de plus et s'assoit bêtement au sol...

De retour à notre jolie maison, les filles ne se font pas prier pour manger et se reposer tranquillement. Je profite d'une petite pause-lecture dans un hamac, aux sons de la nature. Puis, vers le milieu de l'après-midi, nous repartons au village en quête de souvenirs pour les filles. En effet, ça fait 3 jours que nous avons au programme de la marche et de la randonnée, et elles font cela comme des championnes (ou presque), alors il faut bien les récompenser un peu. Sauf que le village de Bijagua ne compte aucune boutique de souvenirs, et l'épicerie n'a même pas une petite section de babioles pour les touristes... Snif... On achète un pot de crème glacée en guide de consolation et nous retournons à la maison. À la suite d'un vote familial, nous allons explorer les sentiers de la propriété. On trouve un mirador joliment aménagé, avec table de pique-nique et vue à couper le souffle sur les montagnes et volcans environnants. Pour nous tenir compagnie, il y a plusieurs oiseaux-mouche tout autour ainsi qu'un magnifique singe hurleur qui s'amène tout près. Il semble très curieux de nous voir ici, et est aussi intéressé à nous que nous par lui... Il s' approche, de branche-en-branche, tout en nous regardant. Au loin, une autre troupe de singes hurleurs fait du vacarme. Nos filles veulent leur répondre, mais en présence de notre ami poilu solitaire, ça ne semble pas la meilleure idée. On vit un très beau moment avec le primate, puis on regagne notre repaire. Il est temps de souper en vitesse, car nous sommes attendus pour 17:30 chez Tio Miguel.

Tandis que l'on mange notre repas, Bertha, la propriétaire de la maison où nous logeons, vient nous voir pour nous dire qu'une famille de singes hurleurs circule autour de sa maison. Elle nous invite à venir les observer de plus près. Malheureusement, le temps nous fait défaut et c'est avec regret que l'on décline son offre. Elle nous assure cependant que la famille de singes dormira près de la serre, à côté de sa maison, et qu'il seront visible au petit matin, demain. Ce n'est que partie remise. On quitte ensuite pour se rendre au Frog's Paradise, où nous attend Tio Miguel pour un tour nocturne à la découverte des insectes et des grenouilles du Costa Rica. Tio Miguel ne parle qu'espagnol, mais avec un livre bien illustré, il nous montre les noms français des bestioles que nous sommes susceptibles de croiser sur sa propriété. Il nous explique aussi l'histoire de sa forêt, qu'il a planté lui même il y a une vingtaine d'années sur une ancienne terre agricole. La flore y a magnifiquement prospéré depuis. Il a conçu l'endroit pour être un paradis des grenouilles, avec de nombreuses petites mares propices à la reproduction des batraciens. On part ensuite en exploration sur un premier sentier, tous armés d'une lampe de poche. Nous sommes seuls avec Tio Miguel. Le soir tombe rapidement, et très vite, il fait nuit noire. Mélie et Danaé sont bien inquiètes, tandis que Maé a beaucoup de succès à faire du repérage de grenouilles. On doit voir une bonne dizaine de rainettes aux yeux rouges, l'emblème du Costa Rica. Sans parler de minuscules grenouilles rouges, un magnifique papillon malachite, une salamandre, une tonne d'insectes différents, un paresseux, etc. On réussit à bien comprendre les explications malgré les barrières de la langue, Tio Miguel étant un guide très enthousiaste. Cette activité hors du commun fut l'un des coups de coeur de Carl-Philippe au Costa Rica, et pour moins de 60$ pour toute notre famille, ça en valait vraiment la peine! Après presque 2 heures de découverte, nous reprenons le chemin de notre maison. On se rappelle bien vite pourquoi on voulait éviter la conduite de nuit sur les routes costaricaines... Aucune lumière, des routes de pierre bien cabossées, des animaux et des piétons qui traînent au petit bonheur... Nous sommes bien contents d'arriver et d'enfin de reposer!



Le 15 août 2022,

Pour faire changement, je me réveille à nouveau à 5:00, au son de mes amis poilus qui hurlent dans les arbres près de la maison. Décidément, les vacances ne seront pas tellement reposantes... Mais ce matin, nous pouvons nous détendre puisque notre seule activité de la journée est prévue à 11:00, et ce n'est qu'à quelques minutes de l'endroit où nous logeons. J'en profite pour prendre un café sur la terrasse avec mon roman. À peine installée, une famille de singes hurleurs s'amène dans les arbres, à quelques mètres à peine. Papa et les filles rappliquent, nous ne pouvons pas être mieux placés ou plus proches pour les observer. On vit un moment privilégié avec cette troupe d'une bonne vingtaine de singes qui traversent la propriété juste devant nos yeux, dont 2 mamans avec leur bébé. Pour en rajouter, deux cassiques de montezuma paradent en arrière plan... Ce sont des oiseaux colorés absolument magnifiques qu'on avait d'abord pris pour des toucans. La matinée commence vraiment très bien! Après ce spectacle, nous ramassons nos effets et quittons Bijagua pour de bon, avec un petit pincement au coeur. Nous retournons à nouveau en direction du Rio Celeste, mais cette fois, c'est pour y faire une balade à cheval! Et trouver une balade à cheval accessible avec trois jeunes enfants et un mari un peu colosse, ce n'est pas chose aisée... Heureusement, j'avais trouvé mon bonheur avec David's Tour, où on m'a assuré qu'il serait possible d'accommoder toute notre famille. Ouf! On rejoint le point de rendez-vous, où il y a à la fois un enclos avec des chevaux et un restaurant spécialisé dans le tilapia. On se promène entre les étangs de pisciculture en attendant le départ de notre promenade équestre. On y voit plus de vautours que de poissons, c'est vraiment impressionnant! Depuis que nous sommes au Costa Rica, on apercoit souvent cet immense volatile, mais ici, dans un seul regard, on peut en voir facilement une bonne vingtaine! 11:00 arrive, nous rejoignons Hector, notre guide, qui parle parfaitement anglais. Il nous attribue nos montures. Danaé montera le poney Panchito, Maé et moi serons sur Dorro tandis que Carl et Mélie hériterons du ombrageux et têtu Rambo. La promenade commence tranquillement et Danaé prend rapidement ses aises sur son poney. On parvient au sommet d'une grosse colline, qu'il nous faudra descendre. Sauf que le sentier est très pentu, pierreux et en gadoue. Bref, ça glisse beaucoup et l'idée de la promenade à cheval me semble soudain une très très mauvaise idée... On hésite à revenir sur nos pas, mais on décide de faire confiance aux pieds sûrs de nos montures... Et bien nous en pris, car on arrive rapidement et sans encombre au bas de la pente, hormis que nous sommes tout éclaboussés de boue, des pieds à la tête...



Rio Celeste, nous revoilà! On traverse un pont de cordage bien précaire, et on arrive à nouveau devant la magnifique rivière. Ici, nous sommes à l'extérieur du parc national, on peut donc se baigner dans la rivière ou, du moins, s'en approcher et se tremper les orteils. Sauf que la baignade ne figure pas à notre programme initial: on ne voulait pas gérer les flotteurs, les serviettes, les changements de vêtements et tout ce que ça implique avec des enfants... Mais c'était sans compter Mélie, qui à peine 30 secondes après être arrivée, est tombée les deux fesses dans une flaque d'eau, puis Danaé qui, quelques minutes plus tard, s'est aussi retrouvée à l'eau en voulant seulement se tremper les orteils... Ajoutons à cela un Carl-Philippe qui a dû soulager une urgence gastrique dans la jungle (et sans papier de toilette, naturellement), et les filles et Papa se sont tous les quatre retrouvés à barboter dans le Rio Celeste, les filles bien installées dans un pneu flottant sur l'eau, toutes habillées...



Après cette pause rafraîchissante, nous retrouvons nos montures. Mélie encourage son Rambo avec de sonores «Hue Rambo, hue» qui nous font bien rigoler. Après quelques minutes à cheval, il est déjà temps de descendre. C'est l'heure de la corde à tarzan!!!!! Les filles revêtent un harnais de sécurité et s'élancent au dessus de la jungle, bien aidées d'Hector qui leur donne tout un élan. Puis, c'est au tour des adultes. Carl et moi on s'amuse comme des petits fous, quelle expérience incroyable, nous ne sommes pas déçus! Nous remontons à nouveau en selle. Après un court détour panoramique nous permettant de voir jusqu'aux frontières du Nicaragua, nous retournons à notre point de départ. Il est temps de dire au revoir à nos montures et à notre guide. Il est aussi temps d'aller manger un morceau, alors on s'attable au petit restaurant de tilapia où j'aurai droit à un autre plat de riz et poulet. Tandis qu'on se régale comme d'habitude avec les bons smoothies tropicaux, nous avons droit à un impressionnant déluge tropical. On est bien contents d'être à l'abri et non pas à cheval à cet instant...Le repas est à l'image du tour que nous venons de faire: beau, bon et pas cher! On aime bien cela! Puis, c'est parti pour 2 heures de route panoramique pour rejoindre la très touristique région du volcan Arenal. Nous, on loge dans un coin plus tranquille, à Chachagua. On rejoint sans mal notre maison pour les 3 prochaines nuits. On croit halluciner: ce n'est pas une maison, mais plutôt, une véritable villa, une villa de designer qui plus est. C'est absolument magnifique, les filles raffolent de la piscine avec sa balançoire au-dessus de l'eau, le tout dans la cour intérieure de la villa... Sans parler du jacuzzi, de la chaise suspendue dans le salon, de l'immense terrasse, etc. On profite des lieux pour une fin de journée tranquille, entre deux brassées de lavage! Parce que oui, il y a même une laveuse!



Les bonnes adresses:

Hana's Celeste retreat (maison à Bijagua), sur Airbnb ou booking.com

Villa Cocos La Fortuna (villa design à Chachagua), sur Airbnb ou booking


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Le spa de la villa designLe spa de la villa design
Le spa de la villa design

Trop techno pour nous, nous n'avons jamais réussi à le faire chauffer avec les commande vocales de la maison!



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