Antigua, belle découverte!


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Published: April 1st 2013
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Alors oui, la houle s’est levée et nous décidons que nous voulons un minimum de confort; donc nous décidons d’aller prendre un « mooring » à l’intérieur du lagon. Intéressant ce lagon.

Nous mettons l’annexe à l’eau, mon capitaine met une belle chemise pour aller aux douanes (il paraît qu’ici ils sont plus titilleux alors ça fait bonne impression d’avoir une chemise) et nous voilà partis! Heu… presque. Quoi encore? Le levier d’embrayage du moteur hors-bord est figé, impossible ou presque d’embrayer le moteur… C’est quoi ça encore! Il semble que cela fasse un bout de temps que l’embrayage soit difficile à passer; c’est vrai que nous avons dû mettre du WD40 et de la graisse avant de quitter St-Martin mais je croyais le problème réglé…

Finalement, nous usons de la force (bête et méchante) et finissons par nous rendre à terre. Ici, il faut d’abord aller aux autorités portuaires, changer de local pour aller au bureau des douanes, puis nous rendre au local de l’immigration pour finalement revenir au bureau des autorités portuaires (trois petits locaux de 8x10pi, avec une porte et une fenêtre, collés les uns aux autres…) , là, avec notre reçu de paiement, on nous
Le moteur le matin         Le moteur le matin         Le moteur le matin

et le soir, sans son pied.
remet notre papier de clearance …Ouf! C’est fait.

Nous partons à recherche du bureau de la marina pour payer notre mooring. En route, nous visitons les quais, les restos et boutiques sur les abords des quais et nous découvrons, pas loin, une grosse épicerie appelée « L’Épicurien ». Cela semble un endroit agréable jusqu’à présent.

Au retour, sur recommandations du personnel de la marina, nous nous arrêtons au chantier (qui se trouve à côté de la marina) pour demander de l’aide avec notre hors-bord. Nous avons un rendez-vous pour le lendemain. Efficace! De retour au bateau, nous recevons la visite de nos amis de Saralane, Madeline et Skip. Ils vont quitter Jolly Harbour pour se rendre dans Nonsuch Bay, sur la côte Est de l’île; nous irons les rejoindre dès que nous aurons fait réparer le moteur hors-bord.

Nous devons laisser l’annexe au chantier pour la journée, ce qui signifie qu’il nous faut rester à terre toute la journée… idée : descendre les vélos à terre et découvrir le coin à vélo! Nous voilà donc au chantier en train de remettre les vélos en condition de roulement; nous avons besoin de WD40 mais le bateau est inaccessible
Du vélo enfin!         Du vélo enfin!         Du vélo enfin!

Le montage au chantier, puis quelques arrêts sur la route autour du lagon
pour nous, heureusement il y a un Budget Marine juste ici au chantier. Donc, une demi-heure plus tard, nous sommes prêts à rouler; un lunch dans le sac à dos, de l’eau et l’appareil photo, c’est parti!

Je suis toute excitée, ça fait si longtemps qu’on n’a pas roulé… j’adore cette sensation de liberté et de communion avec l’environnement : le chant des oiseaux (oui, oui, ici les oiseaux chantent alors qu’ailleurs ils crient), les bruits terrestres, les voix, les odeurs de fleurs, de verdure… On n’a pas cela sur le bateau.

Nous faisons le tour de la marina et réalisons que tout autour de la marina il y a des ilots de maisons de ville, de petites habitations genre « condo », de deux étages sans sous-sol, toutes collées les unes aux autres, avec des gazébos ou des arbres devant et un accès à un canal sur l’arrière, avec terrasse et quai. On dirait la Floride. Nous roulons le long de ces rues, qui sont presque des ruelles car les seuls véhicules qui peuvent y rouler sont des voiturettes de golf! C’est très joli toutes ces couleurs, cette végétation, c’est propre et bien entretenu. Un nouveau développement
Absaroque attaché à sa boule        Absaroque attaché à sa boule        Absaroque attaché à sa boule

à gauche : vue sur la mer, à droite : vue sur la marina
est en cours sur la colline qui domine l’entrée du lagon; nous y montons mais à pied, car la pente est trop raide. De là nous avons une superbe vue sur le lagon, la baie extérieure, la mer et la baie au sud du lagon. Nous sommes là au moment où Saralane quitte le lagon, ils ne savent pas que nous sommes là à les regarder passer!

C’est l’heure de dîner, nous redescendons la colline à pied, encore une fois, trop dangereux surtout que nos freins arrières, à l’un et l’autre, sont saisis et ne fonctionnent pas. Nous allons sur la plage, à l’ombre d’un des arbres qui ressemblent à des pins. Encore une surprise, ici le sable est grossier mais rempli de coquillages. On plonge la main dans le sable et on la ressort avec au moins 3 à 4 coquilles de tous les genres. Je suis impressionnée car je réalise qu’ailleurs je n’ai jamais vu autant de coquillages sur les plages; et ce n’est pas parce que la plage n’est pas fréquentée! Le soleil tape très fort et nous nous reposons à l’ombre; JP va ensuite faire une marche le long de cette grande plage appelée Castaway
Les maisons de ville        Les maisons de ville        Les maisons de ville

façades sur la rue, en haut, et leurs cours sur les canaux, en bas.
Beach pendant que je m’amuse à récolter des coquillages pour les petits-fils.

Nous roulons encore un peu et, vers 15h00, nous retournons au chantier prendre des nouvelles de notre moteur. Notre réparateur, nous montre la cause du problème : la base du pied de moteur a été retirée et on voit très bien la pompe à eau et la tige qui actionne l’embrayage. Cette tige était saisie en place dans le calcaire juste au dessus de l’orifice qui conduit dans la section embrayage, heureusement, il n’y avait pas de fuite d’huile. Cet orifice est juste à côté de la pompe à eau et normalement, selon le réparateur, c’est nettoyé lorsqu’on change le rotor…annuellement… heu, ah bon..!! Je m’exclame alors : Mea Culpa! (Notre gentil monsieur me regarde d’un air interrogateur, je lui fais la traduction, il rit et me dit que ce n’est pas nécessairement notre faute) Nulle part, dans le manuel du propriétaire il est mentionné que cet « impeller » doit être changé régulièrement, de même qu’il n’est aucunement fait mention du numéro de pièce pour ce fameux rotor. Donc, il nous dit que tout va bien, mais qu’il a un doute sur le rotor et qu’il
Vues du haut de la colline à l’entrée de Jolly Harbour         Vues du haut de la colline à l’entrée de Jolly Harbour         Vues du haut de la colline à l’entrée de Jolly Harbour

Castaway Beach en haut, le lagon en bas à gauche et Saralane passant devant les Five Islands à l’entrée de la baie
vaudrait mieux le changer. Ouais, on n’a pas cette pièce de rechange, pour cause dite précédemment, et lui non plus, et l’Île non plus (aucun dépositaire Honda Marine à Antigua). Par hasard, un autre client qui attend à côté de nous dit que peut-être une pièce Yamaha pourrait faire l’affaire, il s’y connaît et trouve les pièces très semblables. Nous voilà donc partis à la recherche d’un taxi pour nous amener à St-John afin de trouver une pièce similaire. Une heure et demie plus tard, et 40US en moins, nous sommes de retour, bredouille. Notre gentil réparateur remettra la vielle pièce en place, et se croisera les doigts pour qu’elle tienne le coup; mais le tout ne sera prêt que demain, il est déjà 17h00. Il nous dit de laisser nos vélos là, il les rentrera dans sa boutique pour la nuit. Un de ses employés vient nous reconduire au bateau et immédiatement nous avons ajouté un item à notre liste d’achats au Québec!

Ça fait drôle d’être au bateau, sur un mouillage, sans annexe; on se sent… isolé!

Heureusement, vers 10h00 le lendemain, on vient nous chercher et nous retrouvons notre annexe et son moteur qui fonctionne comme un charme. Merci Yvan De Souza, de Xtreme Marine, une très bonne référence!

La saga des réparations est-elle enfin terminée? Nous l’espérons. Nos intentions étaient de nous rendre à Barbuda, mais la météo annonce une terrible houle du nord et nous hésitons à nous rendre dans ce paradis isolé, justement parce que si la houle dure longtemps, nous y serions isolés. C’est à regret, donc, que nous changeons nos plans. À midi, le 8 mars, après les emplettes à l’Épicurien, nous laissons le mooring et nous nous dirigeons vers Green Island, 20 mn de navigation. Il faut contourner l’île par le sud, passer devant Falmouth et English Harbour, et longer la côte pour trouver l’entrée de Nunsuch Bay.

Après avoir tourner le coin sud-ouest de l’île, nous voyons apparaître trois mâts caractéristiques, les voiles bien tendues et un faucon noir dessiné dans l’une d’elle… C’est le « Maltese Falcon » qui croise notre route! Alors, c’est arrivé, le faucon a rencontré la corneille (oui, Anne Boissel, et le faucon n’a pas attaqué la corneille!)

Nous sommes chanceux, pas de vent et pas de vagues; dans les guides on dit qu’il faut se taper 10 mn de
La plage de Castaway      La plage de Castaway      La plage de Castaway

belle plage pour dîner…
vent dans le nez et de houle de l’est pour accéder à cette baie. La mer est calme avec quelques longues ondulations seulement, précurseures de la houle à venir. À 5mn de notre destination, je vois ce que je crois être des remous de déferlantes, en avant. Je scrute mes cartes, le GPS, l’ordinateur, rien! Qu’est-ce qui peut bien causer ces remous blancs? Soudain, j’aperçois une forme en Y qui s’enfonce dans l’eau… une baleine??? J’appelle Jean-Pierre et nous avons la chance de voir le ventre blanc d’un de ces cétacés avec ses deux nageoires latérales monter bien droit vers le ciel et retomber en arrière en faisant jaillir un bouquet d’écume blanche… Wow! Trop tard pour la photo, et un peu trop loin de toute façon… Heureusement, notre disque dur cérébral garde cette image en mémoire. Désolés pour vous…

Nous entrons dans notre baie et trouvons facilement un corps mort, ils sont gratuits! Nous nous installons dans ce petit paradis où nous découvrons en plus que nous avons accès à un très bon Internet, gratuitement (vive l’antenne Bullet!)…

Une semaine déjà, que le temps passe vite! Nous avons retrouvé Saralane, exploré la baie en annexe, nettoyé la
Deux éléments qui nous ont frappés :        Deux éléments qui nous ont frappés :        Deux éléments qui nous ont frappés :

Ici on sort même les voiliers de l’eau quand ils sont au quai et une girouette adaptée au site!
coque d’Absaroque, fait du lavage et des petites besognes électroniques… et nous réalisons maintenant que nous devons songer à continuer notre descente vers Ste-Lucie. Nous nous étions promis d’arrêter au moins un mois en Guadeloupe, ce sera plutôt du genre deux semaines; nous sommes déjà le 14 mars et nous voulons être à Ste-Lucie pour le 10 avril environ… Une fenêtre météo s’offre à nous le 16 mars. Donc, la veille, le 15 mars, nous quittons cette belle baie pour Falmouth Harbour afin de faire notre clearance. Falmouth Harbour est le lieu de résidence de plusieurs très grands voiliers, nous y retrouvons également le fameux yacht A (la bateau laid).

Nous sommes heureux de notre séjour à Antigua, nous nous promettons d’y revenir et de toute façon, il reste encore Barbuda à découvrir.

À 6h00, le 16 mars, nous levons l’ancre et nous nous dirigeons sur Deshaies, au nord-est de la Guadeloupe.


Additional photos below
Photos: 26, Displayed: 26


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En passant devant Falmouth Harbour         En passant devant Falmouth Harbour
En passant devant Falmouth Harbour

deux genres de voiliers, les « gros » et les petits !
Sur le pourtour de Nonsuch Bay         Sur le pourtour de Nonsuch Bay
Sur le pourtour de Nonsuch Bay

sur la rive sud, le yacht club qui ne veut pas recevoir d’étranger
Sur la rive ouest, une cachette pour le mauvais temps          Sur la rive ouest, une cachette pour le mauvais temps
Sur la rive ouest, une cachette pour le mauvais temps

on dirait une rivière qui s’ouvre
Il y a une grotte sur un des rivages      Il y a une grotte sur un des rivages
Il y a une grotte sur un des rivages

la végétation est plutôt sèche sur les collines environnantes.
Vers l’est, il y a le récif et Bird Island      Vers l’est, il y a le récif et Bird Island
Vers l’est, il y a le récif et Bird Island

des moorings sont disponibles jusque près du récif; et plus loin, très loin, c’est l’Europe!
Falmouth HarbourFalmouth Harbour
Falmouth Harbour

Absaroque dans la cour des grands!
English HarbourEnglish Harbour
English Harbour

il faut marcher de Falmouth à English pour aller aux douanes, une quinzaine de minutes de marche facile. Je ne peux m’empêcher de photographier ces vielles pierres. Ici, la boulangerie avec ces citernes d’eau devant.


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