Guadeloupe, nous voici enfin!


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Published: April 15th 2013
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L’île de Montserrat      L’île de Montserrat      L’île de Montserrat

entre Antigua et la Guadeloupe. On voit bien le panache de fumée de son volcan actif.
Oui, enfin la Guadeloupe! Depuis notre départ en 2008, nous n’avions fait que « passer » dans cette île. Une nuit à l’îlet Cabrit et trois autres à Deshaies ont été nos seuls contacts avec la Guadeloupe jusqu’à présent. Jamais nous n’avions mis le pied à terre sur ce territoire que tous nos amis navigateurs nous vantaient… Nous étions plus que dus pour un séjour plus long.

Le samedi 16 mars, nous quittons Falmouth Harbour, Antigua, à 6h00. Notre traversée jusqu’à Deshaies est une très belle traversée : vent par le travers, mer du vent de 3-5pi. Nous sommes à la voile uniquement! Ce qui est plutôt rare. À 7h00, nous pouvons facilement utiliser la BLU et nous présenter au Réseau du Capitaine (quand le moteur fonctionne, le bruit à l’intérieur nous empêche de bien entendre la radio). Nous y apprenons alors qu’un autre bateau québécois se trouve à quelques encablures de nous; il s’agit du bateau Taranga, avec Monique et Gervais à bord. Durant la traversée, nos routes se croisent et nous nous photographions mutuellement. Nous avons donc de belles photos d’Absaroque sous voile pour une rare fois!



L’arrivée à Deshaies est un peu mouvementée. Nous
En navigation, pas grand-chose à faire       En navigation, pas grand-chose à faire       En navigation, pas grand-chose à faire

Absaroque se comporte très bien avec Paul-Arthur (le PA, pilote automatique) au commande!
savions que cette baie est petite et qu’il faut arriver tôt pour avoir de la place; d’où notre départ à 6h00. Alors, malgré qu’il soit 13h30 à notre arrivée, nous devons nous reprendre à trois fois pour nous ancrer, et je ne vous parle pas de Taranga qui a dû s’y reprendre à plus de 6 fois! Compte tenu des émotions, et du fait que tout est salé à bord (une belle traversée est quand même accompagnée de quelques bonnes éclaboussures) nous décidons de faire le ménage et d’attendre au lendemain pour faire les douanes. Le dimanche matin, nous allons à terre, nous rencontrons Monique, de Taranga, à la boutique où se font les procédures douanières. Nous nous donnons rendez-vous pour l’échange de photos puis Jean-Pierre et moi faisons un premier tour de ville (plutôt de village). C’est vrai que c’est charmant.

Le lundi, nous retournons à terre pour aller au bureau du tourisme, question d’avoir une carte du coin. Nous tentons une marche vers la baie au nord mais le temps est plutôt à la pluie et, de plus, nous réalisons que nous ne sommes pas correctement chaussés pour ce genre de sentier. Replis au bateau!

En
Vers les 2/3 du trajet, nous sortons l’artimon     Vers les 2/3 du trajet, nous sortons l’artimon     Vers les 2/3 du trajet, nous sortons l’artimon

Absaroque est donc toutes voiles dehors! (on file sur l’eau avec des pointes de surf à 8n)
fin de journée, nous voyons arriver les bateaux Tenace et Lady M 1; ils sont en transit vers Antigua. Nous connaissons bien Monique et Pierre de Tenace, avons déjà rencontré Ronald et Danielle de Lady M, et apprenons qu’ils connaissent très bien l’équipage de Taranga. Alors quoi de mieux qu’un 5 à 7 sur Absaroque pour rassembler tout ce beau monde! Très belle soirée!!

Le mardi, il fait un temps mitigé mais nous avons décidé d’aller visiter le fameux Jardin Botanique de Deshaies dont tout le monde nous parle. Nous y allons à pied, une montée de 1.4km sur route. Nous y passons plus de deux heures en plus d’y manger notre lunch. Nous avons mis quelques photos du site; il paraît que ce Jardin est construit à partir d’une propriété du fameux Coluche, artiste français. Nous y avons vu de superbes orchidées, des oiseaux exotiques, les lotis, dans une volière où nous pouvons entrer et des perroquets en liberté, et évidemment des milliers de fleurs de toutes sortes. Quelques averses nous rafraichissent heureusement car lorsque le soleil se montre, il fait chaud! Nous rentrons au bateau en fin d’après-midi, charmés par notre visite.

Nous retournons à terre
Coucher de soleil à Deshaies         Coucher de soleil à Deshaies         Coucher de soleil à Deshaies

spectacle apprécié après huit heures de navigation
pour 18h00 car nous avions eu une invitation au bureau de tourisme, la ville de Deshaies reçoit les touristes tous les mardis soirs : Ti-Punch et Punch Planteur, bokits (petits pains frits, au lieu de cuits, et remplis d’un mélange de poisson) et accras de morue, le tout accompagné d’un orchestre local! Très intéressant. Nous y apprenons entres autres que des corps morts seront installés dans la baie pour la prochaine saison (avis aux intéressés).

Nous avons un Internet du tonnerre au bateau avec HotHotHotSpot, cependant il nous amène un bien triste message : mon frère Yves (Denise) est décédé subitement. La vie que nous avons choisie est ainsi faite que nous ne pouvons pas rentrer chez nous facilement, et qui plus est quand vous êtes en Guadeloupe… Les voyagistes n’ont pas vraiment de spéciaux entre la Guadeloupe et le Québec.

Un autre courriel, de nos amis de L’Océanite, nous incite à nous rendre à Malendure, à côté du Parc Marin Cousteau. Nous décidons donc de quitter Deshaies pour Malendure le jeudi. Une belle navigation, un bel endroit mais un mouillage d’enfer! Après nous être ancrés et avoir vérifié la tenue de l’ancre, nous allons faire des courses
Le quai des annexes à Deshaies          Le quai des annexes à Deshaies          Le quai des annexes à Deshaies

celui caché au fond de la baie, abrité de la houle. En bas, vue du village et de sa rue principale
à terre. Tout va bien mais au retour, il fait très chaud et nous décidons de faire une petite plonge, surtout que l’eau est magnifiquement claire. Nous constatons alors que le courant a fait virer Absaroque et que l’ancre s’est déprise. Impossible de reculer pour la faire mordre à nouveau car deux bateaux sont venus se mettre près de nous. Nous avons pris la mauvaise décision de laisser les choses « telles quelles » avec la pensée magique que ça va rester comme ça cette nuit… Ben voyons! Le vent se lève vers 21h00 alors qu’une houle du sud-ouest (non annoncée) nous a fait rouler de façon indescriptiblement inconfortable… À voir la trace en zig-zag sur le GPS, indiquant que l’ancre glisse sur le fond, et le bateau derrière nous à moins de 30m, je décide de « veiller » dans le cockpit pour surveiller la situation et réagir si nécessaire. Finalement, vers 03h00, la trace sur le GPS commence à faire un arc de cercle; le bateau a donc fini par tirer suffisamment sur l’ancre et celle-ci s’est renfoncée dans le sable. Le « sourire » sur le GPS (comme dit mon capitaine) est la preuve que l’ancre fait son travail. Soulagement…mais ça roule toujours de plus de 10 degrés de chaque côté, impossible de dormir pour moi! Mon capitaine réussi à ronfler une couple d’heures seulement.

Au matin, nul besoin de vous dire que la décision fut vite prise de quitter les lieux, le roulis étant toujours aussi intense. Devant la résistance de l’ancre à quitter le fond, mon capitaine a pu confirmer fièrement qu’une ancre Delta se raccroche d’elle-même!!

Nous nous sommes donc dirigés sur l’Anse à la Barque, cinq miles au sud de Malendure. Charmante petite baie de pêcheurs où nous passons une belle journée à faire du snorkel et une nuit très tranquille! Ça fait du bien.

Nous appareillons au matin du 23 mars, direction les Saintes!

Une navigation assez musclée nous attendait entre la pointe sud de Basse Terre et l’archipel des Saintes, une vague courte de 2-4pi dans le nez ralentissant le bateau et le vent étant trop pointu pour sortir le génois. Nous avons rencontré des vents de 20-27n en tournant la pointe de l’île! Ah mais, les Saintes ça se gagne, mais cela en vaut la peine paraît-il!!

Une fois entre les îles, la mer se calme et même le vent nous laisse tomber. Nous entrons dans le mouillage du Bourg et prenons un « mooring ». Nous sommes accueillis par nos amis de Silverhills III que nous n’avions vu qu’au départ de Ste-Lucie! Je vous laisse juger de la beauté et du caractère unique des lieux…

Le lendemain, nous marchons jusqu’à la baie de Pompière avec Lynn et Ken. Puis au retour, nous réalisons que Dame Licorne, avec Lucie et Marc-Antoine, est mouillée devant nous. Rendez-vous pris pour le lendemain. Wow, une belle journée à la plage du Pain de Sucre nous permet de reprendre contact avec eux. Comme notre monde est petit, Dame Licorne a un couple d’amis à bord et ils apprennent que Taranga, qui vient d’arriver, a aussi une visite à bord, ces deux visites se connaissent! Alors, vite un 5 à 7 sur Absaroque!

En passant à travers les bateaux au mouillage, nous retrouvons aussi le bateau Lafko, avec Nathalie, Sébastien et Joann. Ils habitent maintenant le Bourg; nous les avions rencontrés à Grenade en 2009 et revus en Martinique il y a deux ans. Nous les avons rejoints chez eux pour un apéro, très agréables retrouvailles.

Le
Le 5 à 7 sur Absaroque      Le 5 à 7 sur Absaroque      Le 5 à 7 sur Absaroque

En haut : Danielle (Lady M) Monique et Gervais (Taranga) en bas : mon capitaine, Pierre (Tenace), Ronald (Lady M) et Monique (Tenace)
26 mars, il fait tellement beau que nous décidons d’aller nager et faire du snorkel avec Lynn, sur la rive nord-est du Pain de Sucre; très beau spectacle avec des coraux en santé et plein de poissons. Pour la première fois, j’ai pu observer un phénomène de réfraction dû à l’incursion de courants froids dans l’eau chaude du site. C’était intéressant de voir dans l’eau comme lorsqu’on regarde au loin alors que le grille pain fonctionne, on voit flou et les objets semblent danser… En rentrant au bateau, nous entendons des voies connues sur la radio, ce sont Tenace et Lady M qui arrivent aux Saintes, mais nous comprenons que ces derniers ont un problème avec leur génois. Nous en saurons plus demain.

Ici aussi l’Internet est très bon avec Hothothot Spot. Notre analyse de la météo nous fait prendre la décision de quitter ce paradis pour rejoindre la Martinique; en effet, une fenêtre de deux jours se présente les 28 et 29 mars. Mais il reste encore une belle journée pour jouir de cette escale.

Nos amis de Lady M passent nous voir au matin du 27, leur voile a été déchirée à deux endroits, heureusement sur la bordure seulement et majoritairement sous le pare-soleil. Je sors ma machine à coudre et les retailles de voile que les anciens propriétaires avaient laissées à bord (merci Trish et Mike!!). Deux heures plus tard, tout est réparé et nos amis sont très heureux. Le reste de la journée passe à faire les dernières courses à terre et les procédures de douanes. Nous finissons ce séjour aux Saintes par un apéro sur Lady M.

Pour la première fois depuis longtemps, nous ferons deux traversées en compagnie de bateaux copains; Tenace et Lady M se dirigent eux aussi sur la Martinique et quittent le 28 mars.

Oui, les Saintes sont un petit paradis!

Oui, nous sommes contents d’être venus en Guadeloupe et oui, nous savons que nous y reviendrons car il y a encore beaucoup à voir sur et autour de cette île!


Additional photos below
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Ici, Jean-Pierre s’intéresse à cette planteIci, Jean-Pierre s’intéresse à cette plante
Ici, Jean-Pierre s’intéresse à cette plante

on se demande pourquoi? Lisez la description!
Les bougainvilliers     Les bougainvilliers
Les bougainvilliers

la fleur est toute petite au centre, les pétales colorés sont les feuilles sur l’extrémité des branches
L’arbre de Coluche     L’arbre de Coluche
L’arbre de Coluche

Il avait installé une plateforme au centre, sur les branches et venait y prendre son Ti-Punch. Le jardin aurait été créé sur sa propriété…
Malendure, en face du parc Cousteau et de l’île Pigeon        Malendure, en face du parc Cousteau et de l’île Pigeon
Malendure, en face du parc Cousteau et de l’île Pigeon

en haut le port de pêche où on peut laisser l’annexe pour aller au Leader Price et au Carrefour (trouvez notre annexe !) en bas à droite : coucher de soleil sur l’île Pigeon


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