Je ne suis pas au bout de mes peines


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South America » Peru » Lima » Lima » Miraflores
May 29th 2009
Published: August 7th 2010
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Coucou,

Encore moi. Lima decidement ne m'aime pas. En peine en sortant du café internet, tandis que je galère pour essayer de me trouver un super restaurant après mes repas médiocres a Paracas, je m'arrête consulter mon livre sur le bord de la Plaza de Armas, a proximité d'une foule de policiers (pas folle la fille). Je m'accote sur une cloture. Et là, y'a tu pas un policier qui débarque a cote de moi parce que je suis installee sur LA cloture du palais presidentiel et que ca a l'air louche. Je suis bien d'accord. Je m'ôte de là en catastrophe. De plus, le gars a une mitraillette sur lui, comme tous les policiers d;ailleurs, c;est pas le temps de niaiser. Mais voila qu;en homme typiquemet latino, il decide de me faire un petit numero de charme. C;est tout a fait charmant, j,ai le canon de la mitraillete qui pointe directement ma tete car il la porte en bandouliere devant lui. Tout pour me mettre a l,aise. Je reponds des si-si-si en hochant la tete, je ne comprends rien de ce qu;il me dit, je suis un peu fascinee par le canon de l,arme. Je finis par m;echapper. Ce soir, je veux manger des pastas. Je me trouve un beau petit restaurant. C'est bourré de locaux et éclairé aux chandelles, assez chic. Ma déduction est que la nourriture doit être bonne. Je commande un verre de vin et une lasagne. Quelques minutes plus tard, le serveur revient me voir... Désolé Senorita, il n'y a pas de lasagne. Je me résigne a un sandwich fancy au poulet. Le sandwich s'avèrera médiocre... pas le vin par contre 😉.

C'est le temps ensuite de rentrer a l'hôtel. Tout le monde m'a mis en garde contre les taxis de Lima. De plus, apres mon experience de la journée, je n'ai pas le goût d'avoir d'autres péripéties. Quant a l'option marche, c'est environ 35 minutes et le soleil est couche, en plus je devrai traverser un immense parc. Ce n'est donc pas une bonne option. Je decide alors de faire les choses en grand. Je spotte deux officiers de police sur la plaza de Armas. Innocemment, je vais leur demander le prix d'un taxi jusqu'à mon hotel. Je leur demande des conseils pour choisir un taxi sécuritaire et bla-bla-bla. L;un des officier m,accompagne alors jusqu;a la station de taxi, de l;autre cote de la rue. Il annonce ma destination au chauffeur, prend le numero de plaque en note et négocie pour moi le prix du taxi. Bingo, en plein ce que je voulais! Qu;il y en ait un apres qui essaie de faire du mal ou d'arnaquer la petite gringa! Disons que c;est assez dissuasif comme entrée en matière de se faire accompagner par un policier pour prendre un taxi! lol!

Je dors paisiblement ma dernière nuit au Pérou. Le lendemain matin, je prends mon déjeuner et organise mon transfert à l'aéroport pour ce soir. Ensuite, je pique une petite jasette avec l'employé au comptoir. Il me donne les numéro de bus dont j'ai besoin pour la journée. En effet, en voyage j'aime bien prendre les transports locaux quand la distance n'est pas trop longue, question de confort. Au Pérou, ce sont des collectivos, sorte de minibus atrocement bondés où tout le monde se marche dessus. Je m'en vais à l'arrêt et réussis du premier coup à monter dans le bon minibus. L'assistant du chauffeur réussit par miracle à se faufiler entre tous les passagers pour faire payer les passages. Quand c'est fait, il se tient sur le marche-pied extérieur et s'accroche d'une main à une barre, à moitié sorti du minibus. Tandis que je paie, je lui demande de m'indiquer quand je dois descendre pour me rendre au Museo Larco. Le trajet me semble plus long que ce que j'envisageais, je lui refais ma demande à quelques reprises. Et soudain, c'est l'effusion dans l'autobus, 3-4 passsagers et l'assistant du chaufffeur me disent que je dois descendre ici, une dame me donne la direction du Museo, bref, tout le monde fait un effort pour que je me rende sans peine au musée. Ils sont bien gentils ces péruviens.

Le musée présente plusieurs expositions: textiles, métaux, céramique, potterie et une collection de figurines érotiques. Je peux vous dire que les anciens péruviens n'avaient pas de tabous! La visite du musée est intéressante, le musée est bien fait et les explications aussi. Ensuite, je vais dîner au petit café du musée, plus que très recommandé dans mon guide de voyage. C'est très chic, avec nappe et serviettes de table en tissu. Je mange un plat de pâtes alfredo absolument délicieux, miam! Quel excellent dernier repas à Lima. Je reprends ensuite le bus comme une grande pour me rendre dans le moderne quartier de Miraflores, situé en bord de mer et bourré d'hôtels et restaurants. Comme je m'en doutais un peu, je ne suis pas très impressionnée, hormi par le Parque del Amor, avec ses bancs en courbes ornés de mosaiques qui me font penser au célèbre artiste Gaudi. Le bord de mer est aussi assez joli. Je me perds dans les rues du quartier pour essayer de trouver une épicerie pour ramener quelques bouteilles de Pisco, l'alccol local. Je finis par trouver et faire mes achats. J'achète également quelques autres foulards en laine d'alpaga pour un prix dérisoire. Re-bus jusqu'au Parque de la Reserva, un parc avec une vingtaine de jeux d'eau et fontaines. On doit payer quelques soles pour entrer, au moins ça risque de limiter les inopportuns. Je marche un peu et prends une partie de l'après-midi pour lire devant une fontaine. Lima ne m'inspire pas trop confiance et avec l'homme qui me suivait hier, ça ne donne pas envie de partir en exploration. Je reprends ensuite le bus jusqu'à mon hôtel (non mais avec tous ces bus, je ne me suis pas trompée une fois... mais il faut dire que j'ai utilisé en grande partie les bus descendant la voie principale,
Parque del Amor, LimaParque del Amor, LimaParque del Amor, Lima

On se croirait dans en Espagne, au pays de Gaudi
plutôt que les bus de quartier, c'est plus facile ainsi).

À l'hôtel, je savoure mes derniers instants en terre péruvienne. Le chauffeur de taxi vient me chercher à l'heure convenue. On jase sur le chemin de l'aéroport. Une fois arrivée, je m'acquitte de toutes les formalités nécessaires (et fait fouiller mon sac au passage... grrrrr) puis une fois passé le contrôle de sécurité, je me gâte d'un bon gros filet mignon au prix et au standard américain. La réalité commence déjà à me rattraper... J'embarque ensuite pour un vol sans histoire jusqu'à Montréal, où mon monde m'attend avec une belle pancarte avec mon nom écrit dessus!!!!!!!!!!!! Si je n'ai pas eu droit à cette jolie pancarte à mon arrivée au Pérou (oubli de mon hôtel de m'envoyer un taxi...), au moins j'y ai eu droit à mon retour à la maison!!! Ainsi s'est terminée mon aventure d'une vie!


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