Australie - Melbourne : au rythme de la petite balle jaune


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Oceania » Australia » Victoria » Melbourne
January 31st 2010
Published: February 5th 2010
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C'est peu dire que le Grand Slam Asia/Pacific a rythmé ma dernière semaine australienne, passée à Melbourne. Un Ground pass, un billet pour les quarts de finale et des sessions TV tous les soirs, le tennis a été sans conteste le fil rouge de cette dernière étape. Cela dit, j'ai néanmoins trouvé le temps d'aller rigoler en compagnie des pingouins de l'Aquarium, de me faire une toile sur l'un des plus grand écran du monde, de saliver devant les étals du Queen Victoria Market, de grimper les 88 étages de l'Eureka Tower et de me fondre au sein d'un groupe d'Allemands partis en raid nocturne sur la ville.

Comme un pingouin dans l'eau

Aquariums et zoos ne sont d'habitude pas trop ma tasse de thé, mais comme tout le monde ou presque m'a vanté les mérites du grand bocal de Melbourne, je me suis laissé tenter... et je n'ai pas été déçu. J'ai retrouvé l'ami Timo pour cette visite, comme pour pas mal d'autres par la suite. C'est bien pratique, grâce à lui, je passe facilement pour un étudiant et je n'ai pas le temps de protester qu'on me refile déjà un billet d'entrée à prix cassé. Bon, bon... apparemment on a encore la mine du jeunot. Autant en profiter ; après tout, ça ne durera pas éternellement.

Une fois l'entrée passée, c'est direct la plongée en Antarctique. Une joyeuse ribambelle de pingouins nous accueille en s'étirant ou battant vainement des ailes, bien installée sur leur spot de neige. Leur allure gauche et vacillante sur terre s'estompe instantanément lorsque, de leur promontoire, ils se jettent dans les eaux glaciales. Plus poissons que oiseaux, ils nous offrent alors de jolis ballets aquatiques improvisés qui ravissent presque autant parents et bambins.

Services canons

Mardi 26 janvier 2010, c'est le premier jour des quarts de finale du Grand Slam Asia/Pacific. Timo et moi avons chacun un billet pour la session de jour, mais nous ne savons pas encore quels matchs seront agendés. Nous pourrions avoir la chance de voir Andy Murray défier Rafael Nadal, dans une rencontre qui promet beaucoup. Arrivés au stand d'informations, nous découvrons le programme de la session de jour : ce sera finalement Roddick et son service explosif qui se mesurera au Croate Cilic, dont je n'ai jamais entendu parler. En définitive, pas un mauvais tirage, puisque la session de nuit verra Nadal jeter l'éponge après deux petits sets seulement, alors que nous, nous avons eu droit à une bataille en cinq sets presque quatre heures durant !

Mais avant tout cela, à peine les portes de Melbourne Park passées, je vois s'afficher un nom familier sur les prompteurs : Pioline ! Direct, je ne résiste pas et je laisse Timo, dont le jeune âge ne lui permet pas de partager mon "enthousiasme", filer vers la Rod Laver Arena pour le début des quarts de finale, tandis que je m'installe dans un siège du Margaret Court. Pioline / Forget VS Martin / Muster ; c'est le tournoi en double des Légendes. Je prends quelques photos des gueules en souriant, me remémorant quelques parties de Virtua Tennis sur Dreamcast, il y a de ça un bail.

Après ce petit intermède nostalgique, retour aux choses sérieuses et première entrée dans le sanctuaire du tennis australien : la Rod Laver Arena. Une capacité en plein de 15'000 spectateurs ; on en est à peu près à la moitié en cette fin de matinée. La Belge Justine Hénin, sortie de sa retraite juste avant le début du tournoi, renvoie à ses études Nadia Petrova, tête de série no 17, en deux petits sets. En attendant le prochain match, je sors me prendre une glace et je perçois une certaine agitation du côté du Margaret Court. Que se passe-t-il ? Pioline a-t-il encore fait des siennes ? Non, ce sont les soeurs Williams qui jouent en double, me confie une officielle. Pas mal ça. Le temps d'un changement de côté et je me trouve une bonne place, au milieu d'une foule compacte. Juste devant moi, Venus Williams est au service et c'est plutôt ... hum ... renversant, si vous jeter un oeil à la photo ci-dessous. Bon, on se calme, rien ne sert de s'agiter ou d'alerter un modérateur pour me censurer, il ne s'agit après tout que d'un collant cycliste, à la couleur certes fort bien choisie. Ah la la, sacrée Venus, toujours le bon truc pour se faire remarquer. Nouveau changement de coté, il n'y a plus rien à voir et je quitte discrètement les gradins.

Retour dans l'arène. En attendant le duel Roddick - Cilic, nous avons droit a un quart de finale du tableau féminin pour le moins hurlant : la belle Maria Kirilenko affronte la petite Jie Zheng. Mon soutien inconditionnel n'a pas suffit, les hurlées chinoises ont fini par avoir raison des cris sauvages russes. Dommage. Quinze minutes, une bière et un pack de wedges plus tard et les hommes font leur entrée. Le soleil cogne dur sur le court bleu et, dès les premiers échanges, on sent que le mano a mano que se livrent l'Américain et le Croate est parti pour durer. Roddick balance des bombes au service qui ne descendent jamais sous les 200 km/h et pourtant, il n'est pas au mieux. Après avoir perdu de justesse les deux premiers sets, il égalise à deux sets partout. C'est la sueur sur le court ; Cilic a la démarche traînante, Andy fait appel au kyné. Cinquième set, aucun des deux survivants ne veut abandonner et c'est finalement en faveur de Cilic que la chance va basculer. Le match gagné, le Croate s'écroule et puis se relève péniblement. Il ne parviendra pas à renouveler l'exploit en demi-finale, face à Andy Murray. Voilà, j'ai été contraint de décevoir ceux qui, après le match de baseball en Corée, avaient misé sur le rugby pour mon prochaine rendez-vous sportif. Mais je ne pouvais décemment pas passer à côté de ce Grand Slam qui m'a offert un superbe souvenir de plus d'Australie.

Le lendemain, notre joyeux duo helvetico-germanique est rejoint par une souriante Hollandaise, fanatique de tennis. L'après-midi à St Kilda beach, passée à taquiner le cuir d'un ballon de foot, fut sympa, bien que l'endroit n'ait rien de particulier. Le centre ville de Melbourne, plutôt élégant, surpasse peut-être celui de Sydney, mais en matière de plages, la métropole de la côte est reste loin devant. En fin de journée, retour à Melbourne Park, avec un Ground Pass cette fois-ci, pour voir quelques légendes australiennes affronter une team internationale. Ils ont encore de beaux restes les "vieux". Aaah revoir Pat Rafter et son service-volley presque comme à la belle époque, ce fut pas mal. Ensuite, nous nous sommes posés devant le grand écran pour voir Federer se défaire de Davydenko, pas si aisément que ça. Mais le chemin vers un 16e titre en Grand Slam était déjà presque tout tracé.

Avatar

Même à l'autre bout du monde, je n'ai pas échappé aux tronches bleutées d'Avatar. Je ne savais quasiment rien du film avant la projection, mais les extraits avaient interpelé mon imaginaire. Une trame simple, pour ne pas dire simpliste, mais des images féériques et des musiques envoûtantes qui ont suffit à faire passer en un éclair les près de trois heures que dure le film. Il est vrai que les conditions étaient réunies pour un grand spectacle, car la 3D servie à l'Imax de Melbourne est époustouflante et l'écran est, paraît-il, parmi les trois plus grands au monde. Ça passe.

Les tentations du Queen Victoria Market

Queen Victoria Market compte parmi les plus grand marchés de l'hémisphère sud. Des T-Shirts made in Taiwan aux confitures faites maison, en passant par les blousons en cuir aux origines douteuses ou le fromage à raclette made in Switzerland (aie !), le choix – et les tentations – ne manquent pas. Moi j'aime bien les marchés, pas vous ? Il ne s'est pas passé un matin sans que je passe flairer les odeurs des étals et mettre la main sur quelques produits locaux, avant de partir en vadrouille pour la journée. Faut dire que j'ai trouvé ici de quoi m'approvisionner régulièrement en fruits et légumes frais, mais aussi en pinards. Concept-clé : en ramenant la bouteille au producteur, il peut te la remplir à nouveau directement au tonneau, moyennant une bonne ristourne. Comme la durée de garde du vin n'excédait jamais quelques heures, c'était une formule idéale pour nous autres. Le gars a tourné à plein régime pendant une semaine. J'ai cependant réussi à préserver pour mon retour aux pénates, le fromage à raclette et – ce qui fut plus rude – un bon rack d'agneau qui me faisait de l'oeil devant l'étal d'un boucher. Pas mal, non ?

Eureka !

Dernier né des buildings hi-tech de Melbourne, culminant à 300 m au-dessus de la ville, l'Eureka Tower et l'étrange ruche aux abeilles dorées qui la caractérise offre le plus haut observatoire de ce type dans l'hémisphère sud. Un ascenseur du genre à vous boucher les oreilles vous transporte en quelques secondes au 88e étage. Là, le verre domine l'espace, les fenêtres partent du sol au plafond et les angles du bâtiment sont par endroits si pointus que la sensation de vide, entourant le visiteur sur près de 300 degrés, suffit à donner le tournis. Il paraît que le verre des fenêtres des dix derniers étages est plaqué or ; je n'ai pas fait attention. C'est ici, confortablement assis dans un fauteuil de cuir, que j'ai regardé ma dernière journée en Australie s'achever, alors que sur les écrans plats, Serena gagnait un nouveau titre.

Bye bye Australia

Sans m'en rendre compte, j'ai passé presque trois mois en Australie. Au début, je ne comptais faire que quatre à six semaines maximum. Illusoire. On prend très vite conscience par ici que les distances sont énormes – surtout lorsqu'on débarque à Perth – et que ce pays, grand comme l'Europe, n'est pas une étendue désertique homogène bordée de plages. Trois mois et je n'ai traversé que la partie sud de l'Australie. Les Kimberley, Kakadu, Uluru, la côte est,... il y a tant / trop à voir. Il faudrait des années. Je suis cependant ravi de mon petit bout de route dans le pays et, comme toujours, il me tarde d'explorer ma prochaine destination, la dernière grosse étape du voyage, celle qui, en définitive, m'a mené jusqu'en Océanie : la Nouvelle-Zélande.


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6th February 2010

Joli Fils
Belle étape que celle de l'Australie ! Vraiment tu as du passé de magnifiques moments ! Quand je pense que ça fais bientôt une année qui nous étions en Tchequo ensemble! Mon dieu que le temps passe vite ! A plus mec

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