La Riviera Maya en road-trip, oui, je le veux!


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North America » Mexico » Quintana Roo » Puerto Morelos
August 6th 2019
Published: August 28th 2019
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Le 6 août 2019

À peine une semaine après notre retour de San Francisco, nous revoilà à l'aéroport de Montréal. Cette fois, la thématique est différente: voyage en famille. Deux adultes. Deux (jeunes) enfants. Un bébé sur les genoux (22 mois bien comptés, hello, terrible-2!)... Je ne sais pas trop à ce stade si on a l'âme de grands voyageurs ou si nous sommes purement et simplement masochistes... Toujours est-il qu'il y a un peu d'anxiété dans l'air... En fait, je me dis que ce sera hors de tout doute notre pire expérience d'avion de tous nos voyages familiaux passés et à venir. Impossible de s'en sortir entre les «maman, quand est-ce qu'on arrive, c'est long» et un bébé qui hurle sur mes genoux, ça promet d'être un mauvais moment à passer..On essaie de positiver en se disant qu'à 4:00 du matin, c'est déjà formidable de réussir à faire entrer tous nos bagages dans ma voiture! À l'enregistrement, on doit avoir le préposé le plus lent sur terre, mais, à sa défense, il est fort sympathique et amical avec nos filles. On file vers le lounge de la Banque Nationale pour déjeuner. Les filles virent la zone pour enfants totalement à l'envers, mais mieux vaut ici que dans l'avion! Elles s'en donnent à cœur joie entre les tranches de bacon, les gâteaux et les jeux de blocs.



Le moment qu'on redoutait tant arrive: c'est l'heure de l'embarquement... Mais ce sera sans compter un petit retard de 30 minutes... On poireaute devant la porte, les filles courent dans tous les sens, Mélie pleure de fatigue... Finalement on monte à bord. Nous sommes surpris: Interjet est définitivement à la hauteur de sa réputation pour l'espace à bord. Oserais-je le dire, mais c'est presque spacieux! Par contre, pour le service, on repassera: une agente de bord ronfle à l'arrière de l'appareil tandis qu'une autre joue de façon compulsive à Candy Crush sur son téléphone... Pour le divertissement aussi, on repassera... mais mon bébé hurlant sur les genoux me divertit pleinement (ainsi que mes voisines de siège aussi probablement...). Heureusement, 10 minutes après le décollage, totalement épuisée, Mélie partira dans le merveilleux monde des rêves pour un bon 2,5 heures!!! Finalement, je m'en sors bien! Pour les 2 grandes, nous avions dévalisé le Dollorama et prévu un gros paquet de surprises, jouets et collations pour les occuper... Et ça marche: elles jouent, mangent, dessinent et explorent, sans rouspéter ni même se chicaner!!. Le summum, c'est lors de l'atterrissage, où il a quelques poches d'air et autres petits remous. Les filles rient et crient comme si c'était un tour de manège! Somme toute, le bilan du vol fut positif, malgré toute nos appréhensions!!



Ça y est, nous sommes à Cancun. Même si l'attente aux douanes est longue, aucun drame familial en vue, la progéniture collabore et patiente comme il se doit. On redoute ensuite le moment de prendre possession de notre voiture de location. L'an dernier, en Martinique, personne n'était là pour nous accueillir avec notre bolide. Cette fois, bingo, on trouve du premier coup la petite madame avec mon nom sur la pancarte. Et hop, dans la navette de la compagnie jusqu'au bureau de location, notre voiture est déjà avancée! Quelques signatures plus tard puis c'est le temps d'installer les bancs de bébé, définitivement pas aux normes canadiennes... mais pas plus mal non plus que ce que nous avions dans notre propre enfance. On part pour une vingtaine de minutes sur la route, direction Puerto Morelos, notre village d'adoption pour les 4 prochains jours.



Les filles commencent à avoir très hâte d'arriver. Papa et maman aussi! C'est vers 15:00 que nous arrivons à la Casa Primavera, en plein cœur du village. Franchement, nous n'aurions pas pu demander mieux comme maison d'adoption: 2 chambres, 2 salle-de-bain, cuisine, salon et salle-à-manger et une piscine privée juste pour nous! La séance de baignade est bien méritée pour tout le monde. Mélie fait sa coquine en tentant de pousser ses sœurs à l'eau quand elles tardent trop à entrer dans la piscine, puis les filles découvrent pour la première fois les merveilles de Netflix tandis qu'on défait les bagages. Le mercure frôle les 45 degrés (et ce sera ainsi pour toute la durée de notre séjour mexicain). Quand on réalise que c'est illusoire d'attendre une petite fraîcheur pour aller souper, on se rend chez «I wanna pizza» pas trop loin pour manger un morceau (de pizza, bien sûr!). C'est délicieux! On fait un petit détour par l'épicerie afin de s'approvisionner pour le petit-déjeuner du lendemain. C'est un rêve cette épicerie, avec une immense zone de self-service au rayon de la boulangerie et pâtisserie. Tout le monde choisit les petites douceurs désirées pour le lendemain matin. Ça s'annonce très prometteur. Au retour, on couche les 3 filles ensemble dans le grand lit king de leur chambre. Elles sont toutes excitées d'être les 3 ensembles, mais tombent tout de même de fatigue après quelques minutes, toutes collées les unes sur les autres, c'est trop mignon. La journée qu'on redoutait tellement s'est finalement avérée être une belle journée d'aventure en famille!



Le 7 août 2019,

De bon matin, nous prenons le petit-déjeuner en famille dans notre jolie maison orange. Les filles sont bien surprises du goût des pains, yogourts et jus. Tout est hyper sucré, même trop pour leur goût d'enfants... Faut le faire! En se préparant à partir, on entend Danaé lancer un cri de mort dans la salle-de-bain: «papa, papa, y'a une bibitte». Elle sait qui appeler dans ces cas-là! On se dit qu'elle a dû voir un joli petit gecko inoffensif se promener sur le mur, c'est commun par ici... quelle ne fut pas notre surprise de voir, par terre, sur le plancher, un beau gros scorpion plein de vie et très impressionnant pour nous, gringos de passage. Carl fait son possible pour garder son calme et attrape bébé #1 et #2 sous le bras et les met en sûretésur le lit. Je fais mon possible pour contenir #3 loin de la salle-de-bain, elle se demande bien pourquoi il a tout ce branle-bas de combat. Carl va s'armer de sa puissante gougoune pour faire fasse à l'envahisseur... Succès!!! Oh my.... que d'émotions pour commencer la journée... On tente de relativiser le tout avec les filles, questions qu'elles ne soient pas terrorisées de la salle-de-bain, et honnêtement, on y arrive assez bien. Même moi, qui déteste les insectes et autres bestioles, je garde ma zénitude par rapport à notre visiteur...



Nous prenons ensuite la direction du CrocoCun Zoo, spécialisé dans les crocodiles et situé à seulement 10 minutes de voiture de notre casa. L'endroit se visite par tour guidé, afin de pouvoir interagir avec les animaux. Nous sommes seuls avec 2 autres touristes. C'est parti. Les premiers animaux que nous approchons sont les perroquets. Ça commence en douceur, tant mieux... Mais non, Danaé et Maé décident que ce sont des bestioles effrayantes: elles refusent de s'approcher et de nourrir les oiseaux, à notre grand désarroi. Même chose dans l'enclos des daims, elles nous grimpent dessus pour éviter les cervidés. Mélie, elle, rigole bien dans sa poussette et nous pointe tout ce qu'elle voit. Mais elle aussi n'aime pas trop quand les daims insistent et s'approchent pour avoir leur collation... C'est au tour des croco et des serpents, que l'on peut prendre dans nos bras et flatter. Alors là, aucun problème pour les filles, on flatte les bébêtes, on s'approche, on commente même à quel point le ventre du crocodile est doux... Aucun problème non plus à marcher dans un enclos avec des crocodiles adultes autour de nous qui se font dorer au soleil... mais les perroquets, ça ne passe pas pour elles! Il nous reste les chiens mexicains, sans poils, qui les font bien rigoler aussi, même si, pour ma part, je me questionne sur le fait d'avoir un enclos de chiens dans un zoo?!



Nous reprenons le chemin du retour, vers Puerto Morelos. J'adore ce village! J'appréhendais beaucoup le côté ultra-touristique de la Riviera Maya, mais ici, on réussit à s'en sauver plutôt bien. Au moment de notre visite, 95% des gens croisés semblaient être du coin et le 5% restant, des touristes ou, plus encore, des expatriés qui se sont refaits une vie dans ce hameau. Ici, les gens s'adressent à nous d'emblée en espagnol et si on ne comprend pas, bonne chance car il n'y aura pas de passage à l'anglais pour nous accommoder. Pourtant, on sent bien, à voir le mini centre-ville et ses boutiques de souvenirs, qu'en pleine saison touristique le portrait du village ne serait pas similaire. Pour ma part, j'apprécie beaucoup me sentir au Mexique, parmi les mexicains. Nous allons dîner dans la petite gargote du coin de la rue (littéralement). Nous sommes juste devant le poste de police. Nous verrons d'ailleurs un Monsieur-Gros-Bras, bien menotté, être ramené au poste par 6-7 policiers et leurs mitraillettes... On commande el menù del dià et 2 smoothies de luxe. Même à 5, nous n'arrivons pas à finir tous les plats, c'est gigantesque, très bon et vraiment pas cher. 18$ à tout casser avec les taxes et un généreux pourboire...



Après la siesta pour les filles, (et la téquila pour les parents), on se dirige vers la plage, située à 3 minutes de marche. Nous n'avions pas encore vu la mer depuis notre arrivée, et celle-ci est à la hauteur de nos attentes. C'est-à-dire: pleine de sargasses, ces algues brunâtres qui envahissent les caraïbes sans prévenir depuis quelques années. Puerto Morelos a beau avoir mis une barrière anti-sargasses au large et ramasser à chaque jour les débris avec force ouvriers et pelles mécanique, l'eau reste brune et pleine d'algues qui s’accrochent aux jambes. Bref, l'endroit est plus ou moins baignable mais ça n'empêche pas les filles de s'amuser à faire des châteaux de sable. Mélie est littéralement fascinée par un cerf-volant, elle passe un bon 30 minutes à observer l'objet et à courir dans tous les sens pour le suivre. La plage aurait sans nul doute été absolument magnifique sans ces algues, avec une bande de sable large et d'un blanc éclatant et quelques petits bars de plage bien relax pas trop loin. Ça nous fera une bonne raison de revenir ici un jour!



On rejoint ensuite la place centrale du village pour aller souper. Ce soir, ce sera resto argentin. On y mange plutôt bien, surtout les empanadas, mais ce qui fascine les filles, ce sont les musiciens qui se préparent et accordent leurs instruments pour divertir les dîneurs. Le guitariste, voyant que Danaé et Maé ne cessent de l'observer, leur fait essayer quelques instruments de musique et leur montre comment en jouer. Ce fut un très beau moment pour clore cette journée!


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