Granada


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October 5th 2016
Published: January 15th 2017
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Mercredi 5 octobre 2016



Notre premier contact avec cette ville fut tout simplement chaotique ! Nous avons réservé un hôtel dans le quartier historique et avons configuré le GPS pour nous y conduire. On avait déjà constaté précédemment que notre GPS n’était pas très à jour (merci les parents…). Une fois arrivés au centre-ville, on voit que toute une artère principale de la ville a été fermée à la circulation. Seuls les bus, taxis, scooters et riverains ont le droit d’y circuler et on voit clairement des caméras de surveillance qui sont là pour prendre en flagrant délit les resquilleurs. Mais notre GPS ne sait pas que cette rue est fermée ! Donc à chaque fois qu’on essaie de trouver un autre itinéraire, il recalcule systématiquement pour nous remettre sur cette rue ! Bon, il va falloir le faire à l’ancienne, au feeling. On essaie donc de contourner l’artère fermée par le haut. Très mauvaise idée… On s’est retrouvés sur une colline dans des petites ruelles pentues à sens unique, impossible de faire demi-tour. Quelle galère ! Bref, on arrive finalement à se sortir de ce quartier et on se retrouve au point de départ. Essayons par en bas alors. Mais ce n’est pas plus concluant… On voit à peu près dans quelle direction se situe notre hôtel mais les rues à sens unique nous en éloignent systématiquement. Ok, en-haut, en-bas, ça ne marche pas. Il faut qu’on arrive du côté opposé. Repartons vers l’autoroute et essayons de prendre une sortie plus loin. Et là, la révélation ! En retournant à l’entrée de la ville on tombe sur un panneau digital avec un texte défilant (en espagnol uniquement) qui explique justement que cette fameuse rue est fermée mais que les clients des hôtels du quartier historique sont autorisés à la prendre !!! Put*** de bor*** de m*** !!! Ils n’auraient pas pu l’écrire sur les 20'000 autres panneaux qu’on a croisés ?! On a presque perdu 2h dans cette histoire alors qu’on aurait pu y être en 2 minutes… Une fois arrivés à l’hôtel, et après avoir parqué la voiture dans leur souterrain infernal (on dirait que ça les amuse de nous faire manœuvrer…), la réceptionniste doit transmettre notre n° de plaques à la Police pour qu’on ne reçoive pas d’amende. Ca confirme que les caméras n’étaient pas là pour faire joli.



On doit maintenant s’occuper d’un autre problème : acheter nos billets pour la visite de l’Alhambra. Car depuis le début du séjour, on essaye de les acheter online, sans succès. C’est un processus très bizarre. En fait c’est une banque andalouse qui a l’exclusivité de vendre les billets et le nombre quotidien est évidemment limité. Elle a développé un site Internet pour les réserver online mais tous les organisateurs de tours doivent également les réserver sur cette plateforme ce qui fait qu’ils sont très rapidement sold-out. On pourrait bien sûr se pointer le matin-même au guichet car chaque jour ils en réservent 200 qui seront vendus sur place. Mais les files d’attentes sont gigantesques, il faudrait y être à 6h du matin alors que le site n’ouvre qu’à 8h. Et du coup, sans garantie de pouvoir y entrer. Comme c’est une visite qu’on veut absolument faire, on a même regardé pour des billets ultra-luxe, avec guide privé ou même survol en hélicoptère mais tout est sold-out ! Les seuls billets qu’on a pu trouver sont pour une visite nocturne demain soir. Histoire d’assurer le coup, on les a réservés mais on aimerait quand même essayer d’en trouver pour la journée.



Nous racontons nos péripéties à la gentille réceptionniste et elle nous demande innocemment si on est retourné vérifier aujourd’hui sur le fameux site Internet. Car elle en achète souvent pour des clients de l’hôtel et ce ne serait pas la première fois que des billets réapparaissent la veille. Et bingo, il y en a ! Youhou, 3 clicks plus tard et nous voici enfin en possession de notre réservation ! Moralité, il ne faut jamais abandonner ! Mais maintenant il faut aller retirer les vrais billets à un point de vente au centre-ville ou directement au guichet de la banque. Trop bizarre leur processus.



On part donc sans tarder en ville pour manger un morceau et retirer nos fameux billets car j’ai rendez-vous, moi. Et oui, je me suis réservé un massage traditionnel dans des bains arabes de la ville. J’avais proposé à Alex de m’accompagner mais il n’était pas trop tenté… Et alors qu’il m’accompagnait aux bains, on croise un groupe de Free Tour sur le point de partir pour une visite. C’est parfait ! Du coup, lui il va faire une visite du quartier de l’Albaícin pendant que moi je vais aller barboter et me relaxer.



Nous nous retrouvons quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit et retournons à quelques points intéressants de la visite d’Alex. Le quartier de l’Albaícin est perché sur une colline et était historiquement le quartier des gitans, qui y avaient creusé des grottes pour s’héberger. Mais en fait, sans le savoir, on y était déjà venus ! Puisque c’est ici qu’on s’est perdus en voiture ce matin. Vous savez ce que dit Wikipédia de ce quartier : « Son aspect fait de maisons blanches et de rues étroites, peu propices à la circulation automobile, a peu changé depuis les temps mauresques. » Non, sérieux ?... Il y a de nombreuses fontaines et points d’eau le long des ruelles et il paraît que les habitants y faisaient vivre des tortues pour savoir si l’eau avait été empoisonnée. On rejoint encore un mirador pour admirer une jolie vue nocturne sur l’Alhambra puis redescendons en ville pour souper. Un marchand nous a recommandé un petit restaurant non loin de son kiosque pour manger de bonnes tapas. C’est le meilleur jambon cru qu’on ait mangé de tout le séjour !



Jeudi 6 octobre 2016



Cette journée sera entièrement consacrée à l’Alhambra. C’est un palais majestueux, sur les hauteurs de la ville, le plus beau monument musulman d’Espagne. En fait son emplacement est juste parfait. Car il est à la fois en hauteur pour pouvoir surveiller les alentours tout en restant facilement accessible.



Nous commençons la visite par les Jardins du palais. Magnifiquement entretenus, s’y enchaînent des haies taillées au millimètre et toutes sortes de fleurs multicolores. Et d’ingénieux systèmes d’irrigations de l’époque sont encore visibles dans les allées.



Puis nous enchaînons par le Generalife, le palais d’été des princes Nasrides. Comme il est situé à côté des jardins, il y a de nombreux bassins qui s’y trouvent pour rafraîchir l’atmosphère durant la saison chaude. En fait les arabes ont très vite appris à domestiquer l’eau. Eux qui venaient du désert ne pouvaient pas concevoir que cette abondance d’eau provenant de la fonte des neiges de la Sierra Nevada puisse être perdue.



Mais les plus beaux palais de l’Alhambra sont les Palais Nasrides. Bien que l’extérieur soit assez sobre, c’est à l’intérieur que l’on découvre la beauté des décorations. Des toits sculptés en bois de cèdre, les façades en stuc minutieusement taillé, les calligraphies, etc. C’est une profusion de décorations ! Les 2 merveilles de ce palais sont la Cour des Lions au milieu de laquelle trône une fontaine portée par 12 statues de lion en marbre. Et tout autour, un couloir couvert permet de circuler à l’ombre. En fait, la structure fait assez penser à la cour d’un couvent. Et la Cour de los Arrayanes est également splendide. Tout autour de ces cours se trouvent différentes salles rectangulaires, avec chacun un style de décoration différent. Mais le revers de la médaille est que ces ornements sont fragiles, notamment le stuc qui a tendance à se décoller de la paroi. Des travaux de préservation doivent être menés de manière permanente pour éviter que les façades ne tombent, ou pire, les toits.



Nous continuons la visite par le Palais de Charles Quint. Rien à voir avec le style arabe, il s’agit d’un ajout des espagnols lorsqu’ils ont repris la cité. Certains s’indignent d’ailleurs qu’il ait pu être construit adossé aux Palais Nasrides mais on peut déjà s’estimer heureux qu’ils l’aient construit à côté et qu’ils n’aient pas détruit le palais précédent pour reconstruire dessus, comme il était coutume de faire lors d’une nouvelle conquête. Cela aurait été dramatique que l’Alhambra soit perdue…



Nous nous promenons encore dans l’enceinte pour visiter les Jardins du Partal, les murailles et l’Alcazaba, la forteresse à proprement parler. Puis nous redescendons tranquillement en ville pour faire un peu de shopping, en attendant de revenir ce soir pour la visite nocturne.



Le rendez-vous pour la visite de nuit est fixé à 22h00. Nous avons donc dû souper avant de partir puisque les restaurants ne serviront plus à notre retour. Ça nous remet l’estomac dans un horaire un peu plus suisse, nous qui nous étions bien habitués à l’horaire espagnol ! Très honnêtement, la visite de nuit n’avait rien d’extraordinaire. Les salles ne sont pas forcément très bien éclairées et cela n’apporte pas forcément une perspective particulière. Le seul intérêt pour nous était d’avoir les explications du guide que nous n’avions pas pu avoir dans la journée. J’aurais préféré faire uniquement la visite de jour avec un guide mais au final dans notre cas, c’était un bon compromis et on a le sentiment d’avoir bien pu profiter de la journée complète à l’Alhambra.





Vendredi 7 octobre 2016





Bon, et bien il est temps de retourner à Malaga pour rentrer à la maison. Ça m’a vraiment fait très plaisir de revenir en Andalousie 16 ans après et de redécouvrir cette région avec des yeux d’adultes. Et ce petit saut climatique estival avant d’attaquer l’automne m’a fait le plus grand bien ! A dans 16 ans, au plus tard !


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