Mud country: love it or... erh, just love it, don't leave it!


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Laos' flag
Asia » Laos » West » Ban Houayxay
August 24th 2008
Published: September 22nd 2008
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Mud here is a way of life. It is everywhere and anywhere, red, brown, greenish, grey, and it is as much part of life as the river, the pace of which determines Lao's livelihoods. At first, like when I arrived in Don Det, you try to avoid it, jumping from one seemingly hard dry spot to the next. Then, after missing a few times and splashing mud all over your nearby friends, clothes and shoes, you realize there is no escaping it, and then it begins growing on you, you forget about wearing shoes which get wet and nasty anyways, and you start to enjoy when it seeps between your bare toes, the cool feeling under your soles, the alternately patting or sloshing noise your walking makes, the slipping, everything... Even the brand-new Chinese-funded sealed roads can't escape the mudslides...

To has to go back to Luang Prabang sooner than expected, and Guru and I need two days to reach Huay Xai, at the Thai border, where To's brother, Tuy, will be waiting for us. So on Thursday morning we hop on a crowded and loaded morning sawngthaew, and anticipate to wait in Ta Xuong until 5pm for the boat coming from Luang Prabamg to Pak Beng. This is where we find out that these lucky bracelets actually work! For one thing, the sawngthaew did not run out of gas nor go down the cliff with a mudslide; for the other, it got stuck in the mud only twice, and quite close to our destination... The second time was quite epic though, with the oil leak, the chains, the heaving and pulling and pushing, the falling in the mud, and the rest of the way pushing the sawngthaew downhill, engines off... all the while everyone smiling and joking and just taking it with wise and cheerful resignation. To my surprise, I was just as calm and happy as the rest of them, what Laos has done to me...

In spite of the two-hour delay, To finds the boat to Luang Prabang waiting for him... And Guru and I are so lucky (bracelets at work!) that there is an almost empty boat heading to Pak Beng, so we don't have to wait all day in ta Xuong for the 5pm boat from LP. And we spend the rest of the afternoon in Pak Beng, eating delicious Indian food and drinking cold Beerlao while watching multiple rainbows over the Mekong and surrounding hills...

We arrive in Huay Xai the following evening after a long and slow but scenic boat ride, get an internet fix after four disconnected days, and arrange our tour with Toy, To's brother for the next day: a visit to Savannakhomkham on two motobikes, the only vehicle thought to be able to get through the muddy road leading to the site during the rainy season. Actually, the only possible vehicle turned out to be a boat, hem... In the meantime, I graduated in moto driving alone on rocky roads, but I left Toy deal with level 2 in deep sloshy mud after successfully going through the first bad part, getting too excited about it and holding on to the acceletator and hand break at the same time, ending on the floor with my bike and a good laugh (no mud right there, lucky me!). The Savannakhomkham site is unfortunately almost gone, and whatever is left of it is completely taken over by vegetation. But the drive there and the walk through the corn fields was well worth the effort, and even left us enough time for a refreshing dip in a hidden waterfall before sunset...

So, here I am in Huay Xai. On the other side of the river is amazing Thailand, where I have planned to go next, I can even see her from my room window, but I'm not ready to leave Laos just yet. I have fallen in love and leaving so soon is not an option. So I hop on a bus to the North, where I heard trekking is much more genuine and smartly managed than in Thailand. That is, treks are offered by the Provincial Tourism Office and a few other government-accredited companies, on different routes and with rather strict environmental and sustainability standards. After hearing and reading about the cultural and environmental onslaught of Northern Thailand (around Chiang Mai), where some hill tribes reportedly dress up in traditional clothes only for tourists, I decide to sponsor and support the Lao ecotourism trend and land in Luang Nam Tha, the departure point for treks in the Nam Tha National Park.




Le pays de la boue : aimer ou…l'aimer, tout simplement, ne jamais le quitter !


La boue ici est une façon de vivre. Elle est partout, rouge, marron, verdâtre, grise, et fait autant partie de la vie que la rivière, qui détermine le rythme de la vie au Laos. Au début, comme en arrivant à Don Det, vous essayez de l'éviter, en sautant d'un point qui a l'air sec à un autre. Puis, ayant manqué le but à plusieurs reprises, éclaboussé et couvert de boue les copains qui sont à vos côtés, vos vêtements et vos chaussures, vous vous rendez compte qu'il n'y a pas moyen d'y échapper, et alors ça s'impose à vous, vous oubliez de porter des chaussures qui de toutes façons sont sales et mouillées, et vous commencez à ressentir le plaisir de sentir la boue glisser entre vos orteils, la sensation de fraîcheur sous la plante des pieds, le bruit que vous faites en pataugeant, en glissant, tout quoi…Même les routes chinoises flambant neuf et bien consolidées ne peuvent éviter une coulée de boue…

To doit revenir à Luang Prabamg plus tôt que prévu, et Guru et moi avons besoin de deux jours pour atteindre Huay Xai, à la frontière thaïe, où le frère de To, Tuy, nous attendra. Donc, jeudi matin, nous prenons un songtao, et prévoyons d'attendre à Ta Xuong jusqu'à 17 heures le bateau qui va de Luang Prabamg à Pak Beng. Et c'est là que nous découvrons que nos "bracelets de chance" marchent très bien ! D'abord, le sangtao n'est pas tombé en panne d'essence et n'est pas tombé de la falaise avec une coulée de boue ; ensuite, il n'est resté enlisé dans la boue que deux fois, et assez près de notre destination… La deuxième fois fut assez épique quand même, avec la fuite d'huile, les chaînes, il a fallu le hisser, le tirer, le pousser, Guru qui est tombé dans la boue, et le reste du chemin, le pousser vers le bas de la colline, moteur éteint…et pendant tout ce temps tout le monde souriant et plaisantant, acceptant la situation avec bonne humeur et résignation. A ma surprise, je suis restée calme et me suis trouvée aussi joyeuse qu'eux, voilà ce que le Laos m'a fait…

Malgré les deux heures de retard, To trouve le bateau pour Luang Prabamg qui l'attend…Et Guru et moi ont tellement de chance (le boulot des bracelets !) qu'il y a un bateau presque vide qui va à Pak Beng et nous n'avons pas besoin d'attendre toute la journée à Ta Xuong pour le bateau de Luang Prabamg. Nous passons le reste de l'après-midi à Pak Beng, en dégustant un délicieux repas indien et en buvant une bière fraîche Beerlao tout en admirant des arcs-en-ciel sur le Mekong et les collines environnantes…

Nous arrivons à Huay Xai le lendemain soir après un trajet en bateau, long et lent, mais dans un beau paysage, nous nous connectons à internet après quatre jours sans, et nous organisons notre tour du lendemain avec Toy, le frère de To : une visite de Savannakhomkham , en deux motos, le seul véhicule susceptible de passer sur la route qui mène à ce site, en saison des pluies.
En fait, le seul véhicule utilisable s'est révélé être un bateau, hem…
Entre temps, je me suis diplômée pour la conduite de moto, en solo, sur des routes caillouteuses, mais j'ai laissé Toy s'en sortir avec le niveau 2, dans une boue profonde, après avoir passé avec succès la première partie difficile, devenue excitée et m'accrochant en même temps à l'accélérateur et au frein à main, pour finir par terre avec ma moto et une bonne rigolade (pas de boue à cet endroit-là, quelle chance !).

Le site de Savannakhomkham a malheureusement presque disparu, et ce qu'il en reste est complètement envahi de végétation. Mais s'y rendre et la marche dans les champs méritait bien l'effort, et nous a même laissé assez de temps pour une trempette rafraîchissante dans une cascade dissimulée, avant le coucher du soleil…

Donc, je suis à Huay Xai. De l'autre côté de la rivière se trouve la fascinante Thaïlande, où j'ai prévu d'aller à partir d'ici, je peux même la voir de ma fenêtre, mais je ne suis pas prête à quitter le Laos à l'instant. Je suis tombée sous son charme et je choisis de ne pas le quitter tout de suite. Et je saute sur un bus qui m'emmène vers le nord, où j'ai entendu dire que le trekking est mieux organisé et de façon plus authentique qu'en Thaïlande. C'est-à-dire que les trekkings sont proposés par l'Office du Tourisme Provincial et quelques organismes accrédités par le Gouvernement, sur différents circuits et avec des standards assez stricts concernant l'environnement. Après avoir entendu et lu diverses diatribes, sur le plan culturel et environnemental, sur le nord de la Thaïlande (autour de Chieng Mai) où certaines tribus n'endosseraient leurs habits traditionnels que pour les touristes, je décide de soutenir et sponsoriser l'écotourisme Lao et débarquer à Luang Nam Tha, point de part des trekkings pour le Parc National Nam Tha.


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