Nouvelle-Zélande : Dernière étape au sud


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Oceania » New Zealand » South Island » Hanmer Springs
March 3rd 2010
Published: March 14th 2010
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Comme le titre le laisse supposer, voici le récit et les images de mes derniers jours sur l'île sud. Au programme de cette nouvelle entrée : des vignobles ensoleillés, un rallye dans le High Country et un périple en train et en ferry pour gagner l'île nord. J'aurai en définitive passé près de quatre semaines et demi au sud ; un séjour absolument magique qui reste parmi mes meilleurs souvenirs de ce voyage débuté voici presque un an.

Marlborough : le délice de l'addiction

Marlborough, une région occupant le nord-est de l'île sud, centrée autour du bourg de Blenheim, regroupe des vignobles parmi les plus prestigieux du pays. C'est ici, sur le domaine de Cloudy Bay notamment, que la légende du sauvignon blanc néo-zélandais s'est forgée et a grandi. Protégée par les collines brunes formant la Richmond Range et bénéficiant de près de 2'400 heures d'ensoleillement par an, cette vaste plaine est un lieu presque aussi bon que le Valais pour la viticulture. Et les vins sont presque aussi bons. Presque. Par une chaude journée de mars (oui, je sais, ça sonne bizarre), j'ai passé la porte de la cave de Cloudy Bay et passé au crible leur sélection de blancs. Plutôt fameux ! Sans surprise, c'est avec une bouteille de vendanges tardives sous le bras et le sourire aux lèvres que je suis ressorti de là.

WRC : la Spéciale Blenheim – Hanmer Springs

Un dimanche matin, sur la route qui quitte Blenheim par le sud, le long de la côte. Encore plissé, mon esprit vagabonde sur les souvenirs de la nuit dernière : la descente de cette fameuse bouteille de vendanges tardives, la partie de Texas Holdem organisée par des Tchèques, dans le backpacker... Fini dans le dernier carré, pas mal, mais pas suffisant pour toucher une part du magot... Et puis, une nuit courte sans beaucoup de sommeil, dans un de ces lits au matelas bon marché, incurvé par les années... Alerte tsunami. Retour à la réalité. Je plisse les yeux en direction du panneau lumineux au bord de la route : Alerte tsunami. Updates at 8:30. Coup d'œil sur l'horloge de la bagnole : 8:10. Hu, hu... je lorgne vers l'océan en conduisant, infiniment placide. La radio émet un programme régional, apparemment rien d'inhabituel. Pas de quoi s'agiter. Bon, de toute manière, encore quelques km et je prends la direction des montagnes. C'était déjà décidé hier. La vague devra être monstrueuse pour m'atteindre aussi loin !

The Acheron Road. C'est le nom de cette route qui, 20 km au sud de Blenheim, oblique en direction du High Country et aboutit, 170 km plus loin, à Hanmer Springs. Mon guide indique plus de cinq heures de route, dont deux sur du gravier. La bonne blague ! Dès les premiers km, l'asphalte cède la place à la piste, qui ne me quittera plus de la journée. Entre deux, c'est un déluge de vallées couvertes de pâturages brûlés par le soleil, encadrés par de superbes montagnes rocheuses. La route, ouverte uniquement de décembre à mars, traverse Molesworth Station qui, avec ses 180'000 hectares (plus du tiers de la superficie totale du Valais), est de loin la plus vaste propriété agricole du pays. J'aimerais quand même voir la gueule du pur qui a droit de propriété sur toutes ces vallées !

170 km de Spéciale, donc, au volant de mon petit bolide 4x4. Toutes fenêtres ouvertes, lunettes seventies sur le nez et fond de musique instrumentale épique dans la caisse : la journée fut glorieuse, fabuleusement rude et poussiéreuse. Naviguant de vallée en vallée, traversant des troupeaux de moutons, grimpant des cols en première, passant des ponts en bois d'un autre âge et ouvrant et refermant une bonne douzaine de barrières sur la route, j'ai finalement mis près de six heures, avant de débarquer à Hanmer Springs. Grande idée les fenêtres ouvertes : j'ai retrouvé de la poussière du tableau de bord au coffre. Mais quelle journée exceptionnelle ! Une dernière aventure sous le ciel bleu de l'île sud, qui s'est achevée par un burger monstrueux et un brin de délassement au centre thermal réputé de la région. Dans la soirée, j'apprenais qu'un tremblement de terre avait frappé le Chili et qu'une alerte tsunami avait été déclenchée dans le Pacifique. Les vagues ayant atteint les côtes néo-zélandaises n'ont pas excédé 2 m. Je finis par sombrer dans un sommeil réparateur. Demain, j'allais regagner Christchurch et rendre les clés de la Toyote, vingt-trois jours plus tard.

Tranzcoastal

C'est le nom du train panoramique qui relie Christchurch à Picton, le port duquel partent les ferries ralliant Wellington, sur l'île nord. 6h30 du matin en gare de Christchurch, le guichet ouvre et commence le check-in des passagers. Il n'y a guère de monde dans la minuscule gare, mis à part les touristes du Tranzcoastal ; un seul quai, le réseau ferroviaire ne doit pas être bien dense par ici. Encore plissé par l'heure matinale, je suis ravi de découvrir que mon gros sac à dos fera le voyage tout seul jusqu'à Wellington, ma destination finale du jour.

J'imaginais que la liaison ferroviaire vers Picton était aussi largement empruntée par les locaux. Apparemment pas. Sur les cinq heures de trajet, il n'y a que deux arrêts intermédiaires : Kaikoura et Blenheim. En outre, le steward du bord commente les paysages et lieux d'intérêt et donne régulièrement des informations historiques et géographiques. Pas vraiment le profil d'un train de pendulaires. Comme son nom l'indique, le train suit la côte est vers le nord, prenant de temps à autre la direction de l'intérieur des terres, mais jamais pour très longtemps. Sur plus de 347 km, passant 175 ponts et 22 tunnels, la loco file et les paysages se déroulent : collines et montagnes sur la gauche, plages et côtes rocheuses ciselées sur la droite. Deux wagons derrière la loco se trouve la voiture panoramique, ouverte aux quatre vents et offrant des vues uniques. Juste avant notre arrivée à Kaikoura, la côte se fait particulièrement splendide et, ce matin-là, des centaines (je ne pense pas exagérer) de dauphins croisaient au large, silhouettes tourbillonnantes et bondissantes disparaissant dans les flots. Un spectacle déjà hallucinant depuis le train. Mais comme j'aurai voulu être sur un bateau à ce moment-là ! Puis viennent des paysages familiers et les vignobles du Marlborough et, enfin, le petit port de Picton, au fin fond des sounds.

Interislander : d'une île à l'autre

De nombreux ferries relient quotidiennement Picton à Wellington, traversant le détroit de Cook. Le voyage dure trois heures, dont une passée dans les Marlborough Sounds, un vaste réseau de "fjords" entourant Picton. Ceux-ci ne sont certes pas aussi impressionnants que leurs cousins du sud, mais ils rendent cette croisière variée et agréable. Ah, j'y pense maintenant. J'ai revu récemment X-Men Origins : Wolferine et j'ai failli tomber de mon siège. Vous vous rappelez la scène ou un hélico de l'armée survole des falaises et une cascade, là où se trouve le bunker secret où Logan se fait piquer à l'adamantium ? Filmée à Milford Sound ! La cascade est facilement reconnaissable, si vous la comparez avec la dernière photo de mon entrée de blog sur la région. Et ça ne m'étonnerait pas que d'autres scènes du film aient été filmées en Nouvelle-Zélande également.


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