Liban, deuxième jour. Tripoli, Byblos.


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Middle East » Lebanon » Beirut
July 5th 2014
Published: August 5th 2014
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Nord Liban

Tripoli (Trablos) Byblos (Jbeil)

Tripoli 11:12, bus vers Byblos.




Aujourd’hui, j’ai prévu de visiter le Nord du pays. Visiter est un bien grand mot, étant donné que je ne passe qu’une journée, mais j’ai sélectionné deux villes que j’ai jugées dignes d’intérêt : Tripoli et Byblos.



Tripoli (Trablos), à 85km au nord de Beyrouth, est la capitale du Liban-Nord et la seconde ville du Liban. C’est une ville d’une hospitalité légendaire où le présent s’accommode de l’histoire et où l’activité économique trépidante se double d’un style de vie décontracté.
Tripoli recèle d’innombrables vestiges parmi lesquels une quarantaine de monuments, datant pour la plupart du 14ème siècle, ont été inscrits à l’inventaire des monuments historiques. On y dénombre une douzaine de mosquées mamelouks et ottomanes, autant de madrassas ou écoles coraniques, et un certain nombre de khan, ou caravansérails, et de hammams ou bains publics, qui perpétuent la disposition des thermes romains et byzantins. Quant aux souks, ils constituent avec les khans un espace où tailleurs, bijoutiers, parfumeurs, tanneurs, fabricants de savon et d’autres corps de métier se regroupent dans un environnement qui n’a presque pas changé depuis le Moyen-Age.


Avec le recul, j’ai énormément de mal à décrire Tripoli. Je n’arrive pas exactement à raconter étape après étape ce que j’ai fait. A vrai dire, je n’ai quasiment rien visité, et n’ai fait que me balader. Ce que j’essaierai de dépeindre sera plus l’ambiance, très spéciale qui régnait dans cette ville.

Pour donner le ton, les gens de l’hôtel ne m’ont pas cru quand je leur ai dit que j’y avais été dans la journée. Apparemment, il y avait eu plusieurs attentats la veille, et la ville était formellement déconseillée pour les touristes. J’y ai été quand même car, je n’étais pas au courant. Mon ignorance était à vrai dire volontaire : le Liban est un pays dangereux, et je le sais, et si je commence à suivre les nouvelles des réguliers attentats, je resterai à l’hôtel pour la durée de mon séjour. C’est donc sans connaissance de cause que j’ai été à Tripoli ce jour-là.

Toujours est-il que lorsque je suis arrivé, j’ai immédiatement perçu l’ambiance qui y régnait. Tout d’abord, sur le rond-point auquel le bus nous a déposés, il y avait… une DCA, imposant appareil de défense anti-aérienne utilisé pour descendre les avions.

Je commence à m’y faire, mais, une fois de plus, je suis le seul occidental, et, avec mon petit sac à dos, je fais tâche sur un décor bien imprimé. D’où les regards insistants de tous les gens qui m’entourent. Cela n’a rien à voir avec la Chine ; ce n’est pas de la curiosité ou de la découverte mêlée d’un sourire, mais des regards extrêmement durs, violents, voire parfois menaçants, qui me montrent que je ne suis pas à ma place.

Essayant de me départir de cette impression, je commence à marcher le long de l’avenue principale. Je n’ai aucune idée d’où je vais, mais j’ai juste envie de bouger et d’avancer. La seconde impression que j’ai de cette ville, c’est qu’elle est quadrillée par des soldats. Si l’ambiance de Tripoli est si malsaine, et si menaçante, c’est en partie dû à la surabondance de la violence. Des dizaines (pour ce que j’ai vu) de soldats quadrillent la ville, AK47 au poing. Alors que je remonte cette artère principale, je passe devant deux magasins vendant des armes. Et ce ne sont pas des pistolets à billes ou des carabines à air comprimé, mais carrément des fusils d’assaut et des grenades. Je continue le long de la rue, et croise un parking auquel je jette un coup d’œil en passant. Là je m’arrête complètement : il est rempli non pas de voitures, mais de chars d’assaut légers. Alors que je prends en photo ce spectacle que je trouve complètement incroyable, un soldat que je n’avais pas vu sort de nulle part, et pointe mon appareil photo en hurlant de manière menaçante.

Je pars sans demander mon reste, de plus en plus tendu. A tel point que je fais un bon incroyable quand ce que j’avais pris pour un sac poubelle sur le bord du trottoir, s’avance vers moi en tendant la main. C’est en réalité une femme entièrement voilée de noir qui fait la charité.

Cette rue me semble sans fin. Je continue à marcher en longeant ces vieux immeubles souvent criblés de balles. J’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo où on incarne un soldat qui est en mission dans un pays en guerre. Une sourde explosion retentit, et un large nuage de fumée noire s’élève au loin. Sous le choc, je ne sais vraiment pas comment réagir. Je suis trop loin de l’endroit pour risquer quoique ce soit, et les gens autour de moi semblent complètement inaffectés. Mu par une forte curiosité, j’ai une certaine envie de me rapprocher du nuage de fumée pour voir concrètement ce qui se passe, et comment, mais je me dis que ça n’est pas raisonnable. Sans oublier que j’ai promis à tout le monde d’être prudent. Il ne faut pas se voiler la face non plus, j’ai peur, mais cette une peur mêlée d’excitation et de curiosité palpitante.

Je vais voir une équipe de soldats, et leur demande la direction des sites qui figurent sur ma brochure de l’office du tourisme qui semble ici complètement anatopique. Amusés, ou tout simplement contents de voir un « touriste », ils sont très aimables, et font de leur mieux pour communiquer et m’indiquer la route.

Je rebrousse chemin, et m’arrête devant un stand de rue proposant des bouteilles de jus de fruits frais. Le « vendeur » est un gosse d’une dizaine d’années qui me répond un truc que je ne comprends pas quand je lui demande le prix. Timidement, je lui tends un billet de 1000 avec un regard interrogateur. Il en profite, et me demande le double. Je suis en train de me demander s’il n’est pas en train de m’arnaquer, mais, alors que je sors avec difficulté mon argent, le vent emporte un billet de 20 000. Gêné avec tout mon argent de sorti, je n’ai pas le temps de réagir que le gosse file à la poursuite du billet, et n’hésite pas à braver le trafic pour le récupérer et me le rendre. J’ai l’impression que tous mes repères sont ébranlés.

Je me cache à moitié (il est midi, et on est en plein ramadan) pour boire le jus d’orange, qui se révèle véritablement divin sous la chaleur torride qui règne. Je remonte ensuite vers le Nord de la ville où l’ambiance semble un peu moins malsaine. Je me promène dans les souks et les rues, sans pour autant me départir du sentiment de menace constante qui pèse sur mes épaules. J’ai passé environ trois heures dans la ville, mais je ne préfère m’attarder, et c’est avec un certain soulagement que je remonte dans le bus.

Mini bilan : pour être parfaitement honnête, je pense que je suis arrivé à Tripoli à un moment assez spécial, et que le bilan que j’en tire est forcément influencé. Bien plus que ses trésors archéologiques ou ses souks, c’est l’ambiance qui animait (ou qui glaçait cette ville) qui m’a le plus marqué.





Byblos, 13:26, plage.

Je somnole dans le bus, et finis par m’endormir. Réveillé au beau milieu du trajet par un des arrêts sur l’autoroute (ne vous imaginez pas une aire, c’est sur la bande d’arrêt d’urgence que les véhicules déposent et prennent des gens), je reprends rapidement mes esprits. Le bus va à Beyrouth, et je suis censé demander au chauffeur de m’arrêter à Byblos. Je demande à mon voisin qui me regarde sans comprendre : « Byblos ? ». Le bus redémarre, et, une minute plus tard, mon voisin vient me voir : « Jbeil ? ». Le temps de comprendre que c’est le nom arabe de Byblos, j’acquiesce. En catastrophe, je vais voir le chauffeur, qui me dépose un peu plus loin sur le bord de l’autoroute.

Aussi bordélique que ça soit, j’adore les transports au Liban. C’est très simple : il n’y a aucune règle. En ville, les stops et les feux sont brûlés, les gens se garent n’importe où et roulent à des allures suicidaires… il n’y a même pas de passages piétons ! Quant aux transports en commun, il n’y a aucun service public. Ce sont juste des gens qui achètent un bus ou un minivan et qui prennent et déposent des gens sur l’autoroute. Il faut essayer d’imaginer tout ce que ça implique : aucun horaire, aucune assurance, aucune structure, tout se fait au feeling et à l’amiable. Et il faut dire que, même si c’est un peu difficile pour un touriste au début, ça devient vite très agréable.

Et donc me voilà, à remonter l’autoroute à pieds vers Byblos, ou Jbeil comme on le dit là-bas. Alors que je marche, j’aperçois une jolie plage sur ma gauche. J’hésite un moment, mais il fait tellement chaud que je m’y arrête. Je repère un transat vide, et m’y installe. Alors que je bronze, je remarque que ma voisine de transat est en train de noircir le papier qu’elle a sur elle, et me dessine du coin de l’œil. Le soleil est chaud, et la serviette est douce, mais je m’efforce de ne pas m’endormir.
ByblosByblosByblos

Port
L’après-midi commence, et je n’ai toujours pas vu Byblos.


Byblos (Jbeil), peut à juste titre compter parmi les villes les plus anciennes du monde, et parmi les rares sites habités de façon continue depuis l’époque de leur fondation jusqu’à nos jours. Pour les Phéniciens, elle aurait été fondée par le dieu El lui-même, mais les fouilles archéologiques qui y ont été effectuées ont permis de situer ses origines au Vème millénaire avant l’ère chrétienne.

Il convient cependant de noter que les mots « Byblos », et « Phénicie » n’ont jamais été employés par les anciens habitants de la ville. Ceux-ci désignaient leur ville du nom de « Gubla », puis de « Gebal », et le pays de « Canaan ». Ce sont les Grecs qui, peu après 1200 avant J-C, donnèrent le nom de « Phénicie » à la région côtière de la Méditerranée Orientale. Ce sont eux aussi qui baptisèrent l’ancienne Gubal-Gebal du nom de Byblos, qui désignaient dans leur langue le « papyrus », du fait du rôle important joué par cette ville dans le commerce de ce produit.

Byblos, « Jbeil » en arabe, située sur la côté à 37 km au Nord de Beyrouth, est aujourd’hui une ville très prospère aux rues passantes bordées d’immeubles modernes. La vieille ville conserve toutefois de nombreux souvenirs de son passé, que les fouilles archéologiques ont mis à jour à côté d’imposants monuments de son Moyen-Age arabe et croisé. L’étendue de ces fouilles et l’importance des vestiges découverts placent Byblos parmi les sites archéologiques les plus réputés de la région.





Ville amorite, égyptienne, phénicienne, assyrienne, babylonienne, perse, grecque, romaine, byzantine, arabe, croisée, mamelouk, ottomane, avant de devenir libanaise.

Je continue ma route, et finis par entrer dans la ville. Je me rapproche du port, et de la vieille ville, pour m’arrêter dans un petit restaurant où je commande un Awarma Spinach. Je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est, mais j’ai envie d’essayer la cuisine locale, et ça sonne plutôt bien. Apparemment, le patron parle aussi bien anglais que arabe, car, cinq minutes plus tard, il m’apporte une espèce de pain arabe, fourré avec, non pas des épinards, mais des miettes d’agneau grillé,
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Eglise Saint Jean-Baptiste
et du yaourt. C’est super gras, mais vraiment délicieux.

Alors que je savoure sur une table à l’extérieur, je fais face à un restau qui loue aussi des vélos. Les patrons sont en train de parler dehors à des clients qui s’apprêtent à partir. La patronne est canadienne et a épousé un libanais qui se tient à ses côtés. Je capte des bouts de la conversation qui se tient, où elle affirme qu’elle a quitté son pays, car ici, les gens ont de l’amour dans le cœur. Mouais… Si l’on fait abstraction de la guerre civile qui peut pousser quelqu’un à mettre la tête de son meilleur ami dans un four parce qu’il est de religion opposée, c’est sûr que les gens sont plutôt sympas ici.

Il faut dire qu’en effet, ici, l’ambiance est plus posée et complètement différente de Tripoli qui ne se trouve qu’à une trentaine de kilomètres. Tripoli m’est apparue comme une ville presque assiégée, qui continue à souffrir régulièrement de la violence. L’islam y est beaucoup plus marqué : les femmes sont quasiment toutes voilées, et les gens très austères. La ville n’est pas en ruines, mais complètement délabrée avec ses vieux immeubles criblés
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Château croisé
de balles.

J’ai l’impression que Byblos est une ville plus chrétienne. Elle est aussi beaucoup plus riche : le port est aménagé, le patrimoine historique est développé et mis en valeur, et j’ai croisé de nombreuses propriétés richissimes aux jardins aménagés avec une rare élégance. De manière générale, les gens y sont beaucoup plus accueillants et souriants. Mais rapidement, un groupe de soldats patrouillant vient me rappeler qu’on est au Liban.

Après avoir visité deux églises, admiré le château et promené le long du port, je m’arrête dans un café, et commande une « Fresh Lemonade », dont on m’a déjà parlé. « Avec de la menthe ? » (encore un qui parle français) ; étonné, j’acquiesce. Et là, il me ramène un grand truc laiteux qui ressemble à une piña colada. La surprise s’accentue lorsque je goute : le gout est complètement différent de ce à quoi je m’attendais. Ça n’a pas grand-chose à voir avec la limonade que je connais. Si je devais décrire, ça se rapproche plus d’un Virgin Mojito avec un petit truc en plus, même s’il m’est impossible de dire quoi. Et je soupçonne qu’il y ait aussi du yaourt. C’est super bon
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Ruines phéniciennes
et rafraichissant, mais ça a un gout piquant qui arrache la gorge après chaque gorgée.

Alors que l’après-midi commence à toucher à sa fin, je reprends le chemin de l’autoroute. Je m’arrête sur la bande d’arrêt d’urgence, et quelques minutes plus tard, je saute dans le minivan qui s’arrête devant moi dans un crissement de pneus. Je m’aperçois rapidement que c’est une idée désastreuse.

En effet, il conduit… comme dans un jeu vidéo. Il roule à une allure de taré, et ne freine quasiment jamais. Les files et les lignes sont purement esthétiques pour lui, et il se faufile entre les voitures et les camions à un train d’enfer. A un moment, on se rapproche très dangereusement de la voiture d’en face. Oubliés les deux traits sécurité, il est à une dizaine de mètres de son pare-chocs arrière, puis cinq, puis trois, puis deux. On peut quasiment le toucher, mais plutôt que de ralentir ou de freiner, il klaxonne comme un malade. La voiture se décale, et il fonce dans la brèche. Enervé par cette expérience, il se met alors à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence, qui arrive cependant à son terme, avec l’apparition d’un tunnel. Impossible
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Château croisé
de se rabattre à cette vitesse (il est quand même à 140-150km/h en moyenne), je m’attends à ce qu’il freine comme toute personne sensée. Je vois ma vie défiler quand je constate qu’il accélère, et qu’on est littéralement à deux mètres de s’écraser sur ce tunnel. Si je meurs au Liban, ce sera d’une voiture, bien plus que d’une bombe.

Le fou du volant nous ramène finalement à Beyrouth, mais à Cola, c’est-à-dire la station Sud de la ville, soit exactement l’opposé de l’hôtel. J’hésite. J’ai marché pas mal toute la journée, et ça fait une sacrée trotte de rentrer à pieds, mais je n’ai pas encore vu cette partie de la ville, et je pars dans deux jours.

Je suis en plein cœur du quartier chiite, et le ton est rapidement donné lorsque je vois que le stade est gardé par un char. Trônant fièrement sur la tourelle, un soldat tient la mitraillette en scrutant la foule. Je dois commencer à prendre le pli, parce que ça ne me glace même plus. Les gens, très nombreux, vaquent paisiblement à leurs occupations comme si de rien n’était. Je ne saurais dire pourquoi, peut être le nombre de soldats,
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Quartier chiite, lendemain de quart de finale France-Allemagne
de femmes voilées, de pâtisseries arabes, d’immeubles délabrés, ou de gens posés devant chez eux, mais il y a un truc qui fait qu’on sent qu’on est dans un quartier musulman.

Moi qui ai parcouru la ville d’Est en Ouest hier, je la traverse aujourd’hui du Sud au Nord. Rien de menaçant (les gens sont quand même beaucoup plus souriants qu’à Tripoli), mais je suis toujours très tendu. J’achète une bouteille de jus d’orange frais, et me cache pour la siroter discrètement.

Soudain, une explosion retentit. C’est assez faible, mais je baisse instinctivement la tête. Surement un pétard qui a explosé ou un pneu qui a éclaté… les gens n’ont même pas bronché.

Après avoir marché une bonne heure, je commence à sortir du quartier chiite. En face de moi, un homme imposant me dévisage. Je croise son regard, lui fait un bref signe de tête, et continue ma route. Il se plante alors devant moi, et me dit dans un anglais assez compréhensif : « where do you come from ? ». « France ». Et là, sorti de nulle part : « Open your bag ». La scène est un peu surréaliste : le gars
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Quartier chiite
ressemble vraiment à un habitant du quartier, dans son maillot sans manches des Lakers. Comme il n’a ni armes ni uniforme, j’hésite sur l’attitude à adopter. « Pourquoi, je vous ouvrirais mon sac ? ». « POURQUOI ? Comment ça pourquoi ? Ici c’est pas toi qui pose les questions, si je te demande d’ouvrir ton sac, tu le fais, et tu discutes pas. Alors maintenant, tu m’ouvres ce putain de sac ». L’espace d’un instant, l’idée me vient de me barrer en courant, mais, dans une ville infestée de soldats, ce n’est peut-être pas le truc le plus judicieux à faire, alors j’obtempère. Il jette un œil inquisiteur, et farfouille, avant de me dire OK. Je pars sans demander mon reste, et voit son « collègue » (je suppose) deux trois mètres plus loin, s’excuser avec un sourire gêné. Police en civil ? Milice locale ? Citoyen qui fait du zèle ? Je ne sais pas, mais j’en ressors assez choqué, et seul le spectacle de la majestueuse mosquée irisée de la lumière dorée du soleil couchant vient me calmer.

Je rentre à l’hôtel où je raconte à Alexis et son pote cambodgien ma journée devant un large
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Eglise Saint Antoine
mezze : dolmades farcis de viande et de riz, keftas, légumes variés, houmous, bekhés. La fatigue tombe d’un coup, mais il me faut préparer le voyage du lendemain, sans oublier les notes pour mon carnet de bord.

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13th August 2014

"... sur les photos. Tu roules comme un meurtrier, radar, flash : photo"
Il faudra que tu me montres toutes les photos que tu as prises et que tu n'as bien sûr pas pu mettre sur le blog ! ^^

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