Japon : Tokyo - Babylone


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Asia » Japan » Tokyo
September 21st 2009
Published: September 24th 2009
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1: Karaoke ! 43 secs
La plus peuplée des métropoles de ce monde - Greater Tokyo compterait plus de 35 millions d'habitants - a évidemment beaucoup à offrir et dispose de toutes les facettes que l'on est en droit d'attendre de cette nouvelle Babylone. Tantôt traditionnelle, tantôt avant-gardiste, à la fois classique et bigarrée, pondérée et déchaînée, rarement reposante, souvent accaparante, toujours minutieusement organisée, résolument cosmopolite et toute entière dévouée aux Dieux de la consommation, le mélange des genres et des extrêmes, ici étrangement harmonieux, ravit le voyageur en quête de contrastes et d'expériences chaque jour différentes.

Le privilège de ne pas être pressé m'a offert la chance d'explorer les rues de la capitale, parfois sans autre but que celui de la découverte. Je n'ai fait en cela que suivre les conseils d'autres voyageurs. Le sac au dos, une bonne paire de baskets aux pieds, un lecteur MP3 chargé à fond, une carte détaillée de la ville en poche et une bonne dose de curiosité dans le regard peuvent ici suffire à rendre la journée exceptionnelle.

Se perdre au milieu des boutiques trendy et des résidences de designers à Harajuku, se mêler à la jeunesse branchée et m'as-tu vu de Shibuya, fendre la foule de jour dans les rues de Shinjuku, y mesurer de nuit sa résistance à toutes les tentations, suivre les geeks et les otakus sous les néons éblouissants d'Akihabara, côtoyer les cols blancs à Akasaka, regarder les riches faire leurs emplettes à Ginza ou Roppongi, se projeter dans un rêve futuriste à Odaiba... et puis s'arrêter, observer, parce que quelque chose ou quelqu'un accroche le regard ou simplement parce que, tout à coup, la musique colle parfaitement avec l'image.

Il y a tant a voir et à partager à Tokyo que je pourrais en parler pendant des heures. Je vais pourtant tacher de me limiter à quatre quartiers, quatre villes dans la ville que j'ai particulièrement appréciées.

Akihabara : Geek's paradise

Imaginez un quartier tout entier dédié au matériel électronique en tout genre, à la culture manga et aux jeux vidéos. Les affiches de japanimation recouvrent les immeubles, tandis que les écrans plasmas font la promo de Tales of Vesperia ou du dernier Halo. Akihabara, alias Electronic Town, ou Akiba de son petit nom, a tout pour combler le geek qui sommeil en (presque) chacun de nous. C'est ici que vous trouverez le dernier câble qui vous manquait pour brancher votre grille-pain sur le port usb de votre PC, que vous dénicherez tout le nécessaire pour vous mettre dans la peau de votre héros préféré, que vous pourrez passer vos journées et vos nuits dans le vacarme assourdissant d'un salon de jeux ou que vous pourrez vous faire servir votre café par une bimbo en soubrette avec des oreilles de lapin. Des Gundams à Mario Bros, en passant par Dragon Ball et Final Fantasy, toutes les stars des enfants du dernier quart du XXe siècle se déclinent en bouquins, DvD, figurines, porte-clés, t-shirts et j'en passe. J'ai pourtant été à demi surpris de constater que la faune peuplant ce petit paradis artificiel comprend non seulement des jeunes, mais aussi des cadres en costard ou de vieux japonais avec galurin sur la tête et canne à la main.

Chiner dans les minuscules échoppes d'Akiba, croulant littéralement sous les cyberartefacts les plus divers, c'est un peu comme se trouver en face d'un marchand qui vous demande ce que vous désirez et qui est en mesure de vous le procurer dans la minute qui suit, quelle que soit votre réponse. Le sabre-laser "néon" grandeur nature que j'ai toujours voulu me fabriquer ? Trouvé. Une réplique au 1/5 de Tortue Géniale musclé à coeur ? Trouvée. Un costume de cheval, avec le masque etc... ? Trouvé. La figurine du Chevalier du Loup, celui qui se fait tâter le cuir direct par Phénix ? Trouvée (par contre, je cherche encore celle de l'Hydre :p). La tasse à café de l'Armée du Ruban Rouge, pour méditer chaque matin sur la domination mondiale ? Trouvée. Des chaussettes Yoda, pour garder force et équilibre en toute circonstance ? Trouvées. Un porte-clés avec les cinq gueules des forces spéciales de Freezer en formation de combat ? Trouvé. Un t-shirt avec Freezer qui se marre et 530'000 unités au calculateur affichées au-dessus de lui ? Trouvé. Toute une collection de masques de catcheurs ? Trouvée. La boite originale de Dark Age of Camelot, celle sans les add-on où on vous certifie que le jeu tourne sous Win95 ? Trouvée, au prix imbattable de 100 Yens, soit 1 franc 10 :D Bref, je vous parle même pas des immenses répliques de Cloud ou Sephiroth, de celles d'AVP, des cartes à collectionner exposées sous verre qui se tradent à prix d'or comme à l'époque chez le Leps ou des escaliers menant aux soubassements interdits au moins de 18 ans... hum, ouais, c'est facile de se perdre dans les étages quand on comprend pas la langue.

Odaiba : retour vers le futur

Située au beau milieu de la Baie de Tokyo, Odaiba est une vaste île artificielle qui constitue à elle seule un quartier de la capitale. Elle est reliée au centre ville par un gigantesque pont - le Rainbow Bridge, alias Bifrost pour les puristes - qui, sur deux étages, permet aux voitures, au train et aux piétons d'enjamber la mer. Tout y paraît neuf, innovant même. En se baladant sur ces larges artères piétonnes décorées d'arbres ou en empruntant le métro aérien qui sillonne l'île au milieu de réalisations artistiques modernes et de gratte-ciel à l'architecture avant-gardiste, on pourrait facilement se croire dans une mégapole futuriste, quelque part entre 2030 et 2040.

Un pas dans le Megaweb, ou Toyota expose ses concepts et innovations parachève le voyage. On peut y tester en simulateur les dernières avancées en matière de sécurité routière, comme la voiture qui se met à freiner toute seule en détectant un obstacle dans le brouillard ou la ceinture qui se serre en prévision de l'impact. Assez bluffant ! Au passage, je tenais à signaler que j'ai fini dans le top 3 au test de sécurité ; pas mal pour un novice ! Ça a été moins glorieux dans le simulateur de Gran Turismo 4, mais bon, la Dodge Viper ça ne tient pas la route, c'est bien connu. Au niveau des concepts, le constructeur nippon présente un robot capable de jouer de la trompette, un modèle de transport personnel automatisé qui semble avoir inspiré Spielberg pour son Minority Report et la version familiale du Metal Gear, sans les cracheuses ni le lance-missile. Quand on apprend que ces concepts sont déjà vieux de presque cinq ans, il y a de quoi perler. Enfin, en visitant un petit musée dans un centre commercial, je suis tombé sur... une DeLorean (a priori pas volante) ! Le clin d'œil.

Au retour, emprunter à pieds le Rainbow Bridge achève la journée de manière somptueuse. Que ce soit de la promenade sud ou de la promenade nord, les vues sur la baie sont juste fabuleuses, à la nuit tombante.

Shibuya, Omote-sando, Harajuku : savoir s'y croire

Ces trois arrêts de métro, à l'ouest de la ville, forment le triangle d'or de la jeunesse branchée de Tokyo. Omote-sando est un poil plus classe et guindée, Harajuku plus trash et gothique. Quant à Shibuya, on dit que son intersection est la plus fréquentée du monde. Il est vrai que chaque trois minutes, c'est un flot continu de jeunes fashion victimes japonaises accrochées à leur téléphone portable qui se déverse sur les six passages piétons qui forment ce carrefour.

C'est un fait, avec Shinjuku, à peine quelques km au nord, c'est sans aucun doute l'endroit le plus dense de la capitale. Des masses et des masses de gens se pressent dans les rues, dans les restaurants et dans les boutiques, au point que certaines d'entre elles, littéralement prises d'assaut, ferment temporairement leurs portes, le temps que la déferlante d'acheteurs compulsifs soit sortie pour laisser place à la suivante. Shopping, shopping et shopping, voilà ce qui semble attirer cette foule dans ces rues commerçantes. Mais on y vient aussi pour se montrer, exhiber son dernier bolide ou son nouveau look trendy. Une bonne occasion pour le photographe en herbe de récolter toute une collection de clichés de gueules qui s'y croient à mort.

Pour s'affranchir de la foule et retrouver un peu de calme, rien ne vaut une ballade dans le quartier résidentiel situé entre Omote-sando et Harajuku. Ici, chaque maison abrite une petite boutique tendance, un studio de designer en vogue, un salon de coiffure à la mode ou un café classieux. Les prix, qui sont rarement affichés, suffisent en général à sélectionner la clientèle. C'est dans ce genre d'endroit que l'on se bénit d'être encore célibataire ; la Mastercard peut rester tranquillement à sa place.

Roppongi : prendre de la hauteur

Dans ce quartier aussi, on se bénit d'être célibataire, mais pas pour les mêmes raisons. Les filles y sont encore plus élégantes qu'ailleurs en ville, si c'est possible ; une sorte de petit Riga japonais. L'endroit, cerné par les ambassades, est très prisé des expatriés. Il est réputé pour être à la fois un business center et un haut-lieu de la vie nocturne de la capitale.

Récemment, des complexes hôteliers et commerciaux flambant neufs y ont vu le jour, tel le Midtown Tokyo ou le Roppongi Hills. Ce dernier compte, outre des boutiques désertes et un hôtel de luxe, un cinéma multiplexe et un restaurant gastronomique français. A l'entrée, une sculpture en forme d'araignée, étrangement baptisée "Maman", accueille les visiteurs. Mais ce n'est qu'en prenant un peu de hauteur que l'on peut pleinement profiter de l'endroit. La plus haute tour du complexe abrite, dès le 52e étage, un splendide observatoire vitré sur 360 degrés, un aquarium au design recherché, un musée d'art et un accès public au toit de l'immeuble, le long de la plateforme pour les hélicos. Du sommet, à plus de 250 m du sol, s'offrent des vues à couper le souffle sur la baie de Tokyo, à l'est, ou sur Shinjuku, à l'ouest.

Voilà pour Tokyo. J'aurais encore tant à dire sur ce séjour, décrire une nuit en hôtel-capsules, parler des festivités de quartier, des temples, des bars de japonais anglophiles, des jardins impériaux, des fast-foods locaux,... mais bon, on va s'arrêter là. Pour plus de détails, ce sera du live, à mon retour.


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24th September 2009

Coucou, Magnifique comme toujours par contre j'arrive jamais lire tes vidéo ??
24th September 2009

Wouah ! Ca le fait ces photos ! Les photos de nuit sont trop belles ! .... Sympa, ça donne envie de voir ça une fois aussi... :) PS : réponse à ton mail sous peu.... ^^
25th September 2009

Merci a vous :) Ok dommage pour les vidéos alors, celles du sumo et du karaoke ca vaut de l'or :D Celle de la Russie avait pourtant passé a l'époque. Pas grave, je vais privilégier les panoramiques dorénavant et refaire quelques tests de temps a autres.
26th September 2009

the kids are cute~~i want to read french!!!
26th September 2009

La dolorean
Splendide, elle existe.. je suis sûr qu'elle vole mais personne n'ose le dire. Un univers impitoyable que tu as rencontré là. Le Dallas du geek. Pour "Maman", c'est l'ordinateur de bord dans Alien... un fan peut-être. Vole fils, vole

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