La tranquilité de Kuta Lombok


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July 16th 2011
Published: August 12th 2011
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Avec Catherine, on décide de s'éloigner de la folie estivale de Bali pour partir vers l'île de Lombok. Après la longue traversée en ferry, on passe la nuit a Mataram puis nous dirigeons vers Kuta Lombok, au sud de l'île.

Kuta Lombok est aux antipodes de Kuta Bali. Ou plutôt, c'est Kuta Bali il y a une vingtaine d'années. Une grande plage de sable blanc donnant sur une mer turquoise, des paillottes pour se restaurer et profiter du paysage, le long d'une petite rue en terre. L'endroit est principalement fréquenté par les surfeurs ou par les touristes en quête de tranquilité.

Nous on est dans le coin car j'ai entendu dire qu'il y aurait une colonie de requins marteaux sur un spot appelé "Magnet". Le lendemain matin, je parcourt la route sinueuse qui se rend sur la "Belongas bay", puis prend le bateau pour aller plonger. On navigue dans la baie tranquille, dans une eau cristalline, mais dès qu'on sort de la baie, on est en pleine mer elle est pour le moins démontée ! Le petit bateau vogue au gré des vagues de 4m de haut, on s'accroche, mais notre guide est optimiste. Malgré la mer démontée, on voit le point de "Magnet", ce qui signifie qu'on peut aller y plonger. Les courants sont très forts, mais notre chance, c'est qu'un point à l'arrière du rocher immergé est abrité. La consigne: descendre le plus rapidement possible pour rester dans cette zone de 10m². Je descend tellement vite qu'en quelques secondes je suis à 35m ! Je lève la tête et la surface s'obscurcit... Un gigantesque banc de barracuda passe au dessus de nos têtes. On en louperait presque la tortue qui passe à quelques mètres de nous. On reste en position, stoïques. Puis quelques requins gris passent au loin. On nage un petit peu, le courant est retombé. Une silhouette furtive passe près de nous... Ce n'est pas une légende, il y a bel et bien des requins marteaux dans le coin. On en verra qu'un, mais c'était tout de même une sacré plongée.

Le second lieu de plongée est assez proche du premier, mais les vagues nous emportent dans la direction opposée. Après maintes manoeuvres, le pilote du bateau arrive à nous y emmener. Lorsqu'on arrive dans la zone abritée, j'ai mal au coeur... La seconde plongée est encore plus impressionnante que la première. On descend à 25m, et je distingue des ombres à quelques mètres de moi. Ce sont des raies diable, semblables à de petites raies mantas. Il y en a une vingtaine, qui forme comme un rideau dans le bleu. Je pense que le meilleur moment de la plongée est passé quand un second groupe passe devant moi. Je me tourne, et elles sont aussi à coté ! Il y en a partout. Peut-être une cinquantaine ! Le sol quant à lui est jonché de petites raies pastenagues à pois bleus. En fin de plongée, on se retrouve au milieu de dizaines de calamars. Deux plongées sportives, mais que d'émotion !

Sur notre scooter, on explore les environs de Kuta, les plages paradisiaques, les plantations de tabac et les rizières, au milieu de la culture sasak. A Sengkol, on se rend au marché, où les musulmanes vendent le fruit des récoltes: des fruits et des légumes, du tabac, des graines, du chocolat emballé dans des feuilles de bananier... Ce qui est très intéressant dans cette zone, c'est de faire le tour des potiers. A Penunjak, on nous interpelle pour nous montrer les pièces. Soudain, une dizaine de personnes nous entourent, nous présentant toutes sortes de pots, carafes, cendriers et autres sifflets. On essaie gentiment de leur expliquer qu'on ne peut pas emporter tout ça dans nos bagages et on s'en sort avec quelques babioles. Alors qu'on s'éloigne du quartier, un homme nous interpelle, court dans sa maison puis vers nous, nous tendant une petite couverture dans laquelle est soigneusement emballé... un bébé ! Il me le met dans les bras, tout heureux qu'une blanche porte son bébé. Il faut croire qu'ici ça porte bonheur. Moi je me sens un peu idiote avec ce nourrisson endormi dans les bras et je le rend à son père qui repart gaiement. Avec Catherine, on se regarde, perplexes !

Quelques jours plus tard, on est décidées à se rendre sur l'île de Flores. On ne se rend pas encore compte du voyage qui nous attend... On traverse en bus l'île de Lombok, prenons le ferry jusqu'à Sumbawa, où un bus de nuit nous attend. Dans la nuit, il tombe en panne, est poussé par les indonésiens, si bien qu'on va être en retard pour le ferry entre Sumbawa et Flores (il n'y en a qu'un par jour). Un bus met les gaz pour nous emmèner au port de Sape, ce qui ne sert à rien car le ferry a été en panne et qu'il est toujours de l'autre coté ! On passe donc toute la journée à attendre, sous une chaleur écrasante, sales et fatiguées. Lorsqu'enfin le ferry arrive, on se sent délivrées, mais il y a encore 8h de traversée ! Dans le ferry bondé, on trouve deux matelas pour dormir, la tête sur nos sacs, la brise dans les cheveux, la fumée de cigarette dans les yeux et le brouhaha ambiant pour berceuse... C'est du sport ! Lorsqu'enfin on arrive à Labuanbajo, il est 4h du matin, il fait nuit noire et on est crevées. On attend le lever du jour dans une petite épicerie et l'aventure continue, on se met en quête d'un hôtel.



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9th October 2011
On a jamais compris a quoi servaient ces rouleaux

les rouleaux
Bonjour, je reviens tout juste de Lombok et je suis allé également à Belongas et Sepi,en fait ces rouleaux servent aux chercheur d'or pour traiter les sables qu'il extrait dans des puits.Activité très soutenue dans la région.....

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