Visa contre Vishnou...


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Asia » India » Karnataka » Mysore
February 24th 2007
Published: February 27th 2007
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Avec un milliard (et quelques centaines de millions) d'habitants, l'Inde est définitivement le pinnacle du depaysement. Avec un milliard d'habitants, l'Inde a, pendant longtemps, exporté sa musique, son folklore, et sa philosophie aux quatre coins de la planète. Avec UN MILLIARD d'habitants, l'Inde pourrait, encore aujourd’hui, avoir l'une des cultures les plus vigoureuses du monde...

En fait, on dirait que l’Inde a, justement, TROP exporté sa culture et n’en a pas gardé pour elle même. Difficile de resumer. De l'extérieur, l'Inde est éclatante. De l'intérieur, elle est éclatée. L'image que nous avons de l'Inde semble s’être cristallisée quelque part dans les années 70 et détonne drastiquement d'avec l'Inde de l'an 2000. Les traditions persistent, mais on dirait qu'elles ne collent plus avec le mode de vie d'aujourd'hui. L'Inde est résolument entrée dans l'ère de la technocratie, avec tous les anachronismes que cela suppos. Des huttes de bambou qui ont l'electricité et la tele avec câble par satellite. Des villageois qui stoppent leur charette a boeufs dans un champs pour repondre au cellulaire. L'Inde est la quatrième utilisatrice de téléphonie cellulaire (après la Chine, les USA, et la Russie). C'est a peine s'il n'y a pas d'écriteau "Please Keep Mobile Phone On Vibration Mode" a l'entrée des temples.

La mondialisation semble avoir inondé le continent jusque dans ses moindre failles. L'Occident s'infiltre partout; comme des vers dans un corps moribond. C'est presque affolant de constater a quel point l'Inde est radicalement différente de ce à quoi nous nous attendions. On ne sait pas si c' est bien ou mal...mais en tous cas c'est quasiment ca qui est le plus depaysant.
On sent qu'une révolution se prépare, que l'Inde est prise entre deux eaux. Chose certaine, si révolution il y a, avec un milliard d'habitants, elle ne sera pas tranquille.

Bon. Il n'y a donc pas de yogui a tous les coins de rues.
Nous ne sommes pas moins fascinés par le quotidien de l'Inde, à la ville comme au village...

Mysore. Petit detour par les terres du centre. Chouette ville, étouffante de chaleur et smoguée à souhait. C’est comme ça qu’on les aime. Gros bazaar. Bain de foule. Palais maharajesque. D’ailleurs, le palais de Mysore porte lui aussi a réflexion. Il a coûté 4,1 millions de roupies lors de sa construction en 1912. Des portes d’argent serties de topazes et de lapiz lazulis. Des plafonniers en crystal. Des palenquins en ivoire (combien d’éléphants sacrifiés pour assurer le confort de monsieur le Maharajat?). Ce palais, plus que les autres, témoigne des excès commis par ceux qui gouvernent...

Et dans la rues, tellement de gens simples et débonnaires qui triment comme des chevaux pour une poignée de roupies. C’est ça, plus que les mille temples et palais royaux qu’on peut y visiter, qui donne a l’Inde son petit goût hautement addictif. Leur ingénuitée nous touche. Leur ingéniosité nous impressionne. Leur spontanéité et leur simplicité nous desarment. Et l’idée que cette saveur locale (une saveur de revenez-y-vous-en-servir-une-autre-portion...) s’estompe davantage nous désole. L'Inde nous semble à la croisée des chemins. Des questions, des vraies, des concrètes, s’imposent...Des millenaires de savoirs méticuleusement accumulés, préservés et raffinés seront-ils balayés par la globalisation du monde? Visa remplacera-t-elle Vishnou?



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