Buenos Aires, 11 au 17 avril


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April 23rd 2012
Published: April 23rd 2012EDIT THIS ENTRY

Arrivant du Brésil à Buenos-Aires, j’ai l’impression de changer de continent ! je me rends compte que la population est presque uniquement d’origine europèenne. Des bruns, des blonds, mais pas de noirs ou de métisses ! On se croirait en France ou en Italie, d’autant que le code vestimentaire s’est encore approché de celui de l’Europe. Au Brésil, il est difficile de trouver des ancêtres incontestés à qui que ce soit, car le métissage a fait son œuvre depuis des siècles. ..A Bahia notamment, région qui a reçu le plus d’esclaves en Amérique, on voit toutes les nuances de la négritude, du plus clair au plus foncé. Cela se dilue à mesure que l’on descent vers le Sud. A Buenos Aires, on passe à l’Européen, avec un métissage souvent moindre que celui que l’on trouve dans les rues en France ! Premier choc.



Laurent me rejoint à Buenos Aires le 12 avril. J’ai trouvé un appartement à San Telmo pour une semaine (rentinsantelmo.com ; info@rentinsantelmo.com.ar), pour 280 euros les 7 nuits, avec cuisine et salon, wifi, plus un patio et une terrasse communs !

La ville nous séduit d’emblée. On le dit fréquemment, et c’est très vrai : BA est très proche d’une ville européenne, on s’y sent à l’aise dès l’arrivée. Les terrasses des bars qui débordent sur le trottoir, les arbres bordant les rues commerçantes pavées et leur donnent un cachet et une certaine intimité, les grandes avenues bordées d’immeubles d’habitation, certains très modernes et beaux dans l’ensemble, les taxis omniprésents et toujours là quand on en a besoin (je ne sais par quel miracle nous n’avons jamais attendu un taxi plus de 30 secondes !), le rythme, assez rapide mais jamais stressant, tout dans cette ville respire le bien-être et donne envie de s’y attarder.

Les quartiers ont chacun leur personnalité.

San Telmo, où nous logeons, est le cœur historique de la ville, avec ses rues pavées et plus étroites qu’ailleurs, ses nombreux bars et restos, dont certains régalent les Portenos (habitants de BA) depuis le milieu du XIXe siècle, ses églises, ses places, ses danseurs de Tango.

Le Centro, business district, est traversé de larges avenues et bordé d’immeubles d’entreprises mais aussi d’habitations. Il est aussi le cœur politique de la ville, avec l’avenue de Mayo, qui s’allonge entre la Casa Rosada (siège de l’Exécutif, où la dame de fer Cristina Kirchner a donc le bureau d’où elle vient d’exproprier la compagnie pétrolière espagnole YPF), et le Congrès. On y trouve aussi le plus vieux café de la ville, Tortoni. Sur la plus large avenue du pays, 9 de Julio, que les Argentins se plaisent à croire qu’elle est la plus large du monde, alors qu’elle a été détrônée par une avenue de Brasilia, veille encore Evita Péron, par la magie de deux panneaux géants posés par les Kirchner, qui entendent perpétuer le souvenir et en tirer les bénéfices politiques. Evita est morte en…1952 !

A Puerto Madero, les anciens docks ont été réhabilités en lofts, promenades et restos branchés. La lumière de fin d’après-midi y est superbe. Les riverains font de l’aviron sur le fleuve ou lézardent dans les grands parcs. Beaucoup d’espace ici, de calme et de modernité.

Parlermo Viejo est le nouveau quartier trendy, depuis une dizaine d’année. Superbe. Petites rues pavées et ombragées, beaux bars en bois (Bar6, sur Armenia !), boutiques chics, quel plaisir de s’y balader ! Le Marais de BA. Nous y rencontrons Javier, dont Laurent a les coordonnées par Camilla, une amie argentine vivant en France. Javier a longtemps été directeur de casting et est maintenant développeur de projets cinématographiques dans une boite de production. Deux soirées vraiment sympas en sa compagnie, dont une au resto Dada, dans le Centro (Avenida San Martin y Alvear).



Buenos Aires a de très nombreux espaces verts, notamment en bordure de Recoleta, quartier célèbre pour son cimetière, où Eva Péron est inhumée. Visite obligatoire au Père Lachaise argentin…quelques tombeaux grandiloquents, avec statues et colonnes, mais je préfère la version parisienne, plus verte et aux chemins plus sinueux…



Près du cimetière, nous nous sommes fait voler le camescope de Laurent, alors que nous mangions. Les voleurs ont profité d’un moment d’inattention pour puiser dans le sac de Laurent qui était à ses pieds. Entre mes appareils qui tombent en panne et ce vol, le département photo est décidemment maudit !

Tout à côté du cimetière, on peut assister le dimanche après-midi à des démos de tango superbes. Nous avons vu notamment deux hommes danser ensemble (apparement le tango était au début dansé par les hommes seulement), et c’était vraiment très beau. Même si la danse des couples homme-femme est plus sensuelle. Très impressionant en tous cas. J’aurais pu rester des heures à les regarder.


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