Académie St-Martin


Advertisement
Published: February 23rd 2013EDIT THIS ENTRY

Pourquoi ce titre? Parce que ce matin, 4 février, sur le réseau local (tous les matins il y a un réseau sur la VHF spécialement pour les bateaux « voyageurs » et cela dans presque toutes les îles anglaises, et je ne sais pas pourquoi il n’y en a pas dans les îles françaises…), un navigateur a dit qu’il était parti de Grenade pour venir à l’Académie St-Martin afin de faire toutes sortes de petites réparations sur son bateau!!!



Nous sommes ici aussi en grande partie pour cette même raison. Donc, les choses ont bougé un peu. Le mercredi 23 janvier, nous avons encore loué une voiture afin d’aller porter la génératrice chez Harley Davidson (oui, oui… ce sont eux qui sont les réparateurs autorisés ici à St-Martin!!) . Mais avant, nous avons fait l’achat d’un téléphone cellulaire Bic : pour 39euros vous avez un téléphone, une carte SIM et 10 euros de crédit! Le téléphone est essentiel si vous voulez faire affaire avec des entreprises locales. Ensuite, nous sommes passés chez « f.k.g. » et notre rendez-vous est fixé à mardi 29 janvier à 15h00. Nous laissons une filière qui a besoin d’être remplacée surtout que nous
Ensuite, enlever les panneaux de visites      Ensuite, enlever les panneaux de visites      Ensuite, enlever les panneaux de visites

puis couper les feuilles de cuivre qui servent de mise à la terre pour la BLU (radio onde-courte)
aurons nos petits-fils à bord en avril!



Tant qu’à avoir une voiture, nous sommes allés au Grand Marché (côté hollandais) pour faire le plein de victuailles qu’on ne trouve pas chez les français : betteraves en conserve, céréales (sans chocolat noir dedans) et tomates en dés en conserve entre autres. On a finalement fait un détour jusqu’au Leader Price, au nord de l’île, afin d’acheter du canard confit, du fromage râpé et du bon vin, tout ça pas cher!! Nous avions découvert ce Leader Price avec André et Roseline, nous avions alors acheté 25 l de lait de soya, introuvable ailleurs sur l’île!! De retour au bateau, nous avions toute une cargaison à ranger.







Enfin arrive mardi le 29, nous levons l’ancre pour nous diriger dans la partie hollandaise du lagon. Juste avant de traverser le nouveau pont en construction, nous sommes hésitants devant la quantité de bateaux, de grues et autres qui s’affairent à monter la structure qui accueillera la partie ouvrante et qui est le seul endroit où les voiliers peuvent passer actuellement. Nous sommes presque arrêtés et nous entendons un bruit bizarre… le temps de réaliser que
À l’intérieur du réservoir actuel,     À l’intérieur du réservoir actuel,     À l’intérieur du réservoir actuel,

il y a deux cloisons verticales qui servent à retenir l’eau, il faudra les enlever (heureusement elles ne sont qu’appuyées sur des renforts dans le plancher, tenues par une tige boulonnée et un seul rivet sur les côtés)
c’est le téléphone (car il n’y a pas de sonnerie, que des musiques) évidemment ils ont raccrochés. On rappelle et c’est f.k.g. qui nous dit de ne pas venir aujourd’hui… Retour à notre ancrage.



En attendant, mon capitaine s’évertue à couper le dessus du réservoir d’eau afin d’y installer le réservoir flexible, à la scie sauteuse svp! On y arrive lentement mais sûrement. On perce des trous pour passer les cordes qui retiendront le réservoir en place et on utilise une vieille « nouille » pour recouvrir une lame de renfort du vieux réservoir qui pourrait être dangereuse pour l’enveloppe du nouveau réservoir. Un tapis de « yoga » est placé au fond pour empêcher le sac de glisser à la gîte et ainsi réduire le frottement nuisible. Le plus long est d’installer les raccords : tuyaux pour le remplissage d’eau par l’extérieur, pour le remplissage par le déssalinisateur et pour la prise d’eau pour l’usage interne dans le bateau. Évidemment aucun raccord sur le sac ne correspond aux tuyaux existants… alors il faut « innover ». Après moult recherches dans les étalages des magasins de bateau, on finit par « patenter » quelque chose!! Il ne
Le capitaine à l’œuvre       Le capitaine à l’œuvre       Le capitaine à l’œuvre

il découpe le dessus en aluminium à la scie sauteuse
reste qu’un petit détail : le couvercle de nable est « souder » en place par le sel… On laisse ce problème de côté pour l’instant. On a un beau réservoir mais on ne peut pas le remplir…!!!







Finalement, nous recevons un appel mercredi soir, nous sommes attendus le jeudi 31 au matin, entre 8h et 9h, au quai de f.k.g. Enfin, nous passons le chantier du pont sans problème, les travailleurs arrivent en même temps que nous. L’accostage est, selon moi, assez compliqué car il faut dépasser un bateau déjà attaché au quai et nous accoster avant de rentrer dans le mur de béton! C’est juste, mais grâce au fait que le vent est presque nul, nous y arrivons facilement avec l’aide du personnel qui attrape nos amarres. Le quai est situé dans l’extrémité sud est du lagon, l’eau n’y est pas très belle et les bâtisses nous coupent le vent. Il fait chaud!!



Après plus d’une heure, deux hommes viennent pour enlever l’enrouleur; réaction de surprise des deux individus face à notre système, c’est du jamais vu pour eux, tellement qu’un des deux hommes photographie l’installation! Après une heure et demi de travail, marteau, chalumeau et compagnie, la base de l’enrouleur se dégage du support qui le retient au mât d’artimon. Un homme monte alors au sommet du mât pour décrocher la tête de l’enrouleur et voici tout notre système qui descend doucement et se retrouve allongé sur le quai. Wow! Et ils nous disent que cela a été vite!



Après le dîner, c’est au tour du mécanicien d’hydraulique de venir faire son tour. Un jeune accompagné d’un homme d’âge mûr; ce dernier nous dit que le jeune est le meilleur et qu’il parvient toujours à tout réparer! Nous avons une fuite oui mais nous parlons de notre plus grand souci, les cognements que l’on entend lorsque le pilote automatique est en fonction et qu’il doit forcer un peu. Intrigué le jeune homme mais pas sans réponse; il soupçonne une mauvaise calibration des « relief valves ». Il démonte le cylindre avec agilité et dextérité. Une demi-heure a suffit et tout est démonté, sans dégât d’huile. Il nous dit que notre système, tout en bronze, est à l’abri de la corrosion d’où la facilité pour lui de le manipuler. Enfin une bonne nouvelle!! Il emmène
l’intérieur du réservoir maintenant dégagé       l’intérieur du réservoir maintenant dégagé       l’intérieur du réservoir maintenant dégagé

le réservoir flexible pourrait toucher le renfort du dessus et s’abimer, une « nouille » de flottaison sert de protection! Encadré : on a fait des trous dans les parois aux extrémités et passé des cordes pour retenir le sac en place.
le tout à l’atelier et nous dit que ce sera probablement facile de changer les joints qui coulent car tout est standard.







Nous voilà donc au quai pour la nuit, impossible de penser bouger le bateau avec la direction démontée! Nuit chaude et bruyante avec le bar à côté et le va-et-vient des annexes.



Le lendemain matin, nous apprenons que la direction sera réinstallée vers 16h00, ouf! Pour l’artimon c’est une autre histoire, ils doivent d’abord le défaire pour savoir quelles pièces doivent être changées.



Nous pourrons donc quitter ce soir et retourner à l’ancre; mais avant il faudra sortir le bateau de ce trou! L’angoisse, c’est l’expectative… On pense à tout ce qui peut arriver et on panique. Il faut décoller l’arrière du bateau du quai car il faudra reculer et contourner l’autre bateau à quai derrière nous. Nous sommes accostés sur bâbord et le pas de notre hélice fait en sorte que l’arrière a tendance à aller vers bâbord… De l’autre côté, sur tribord, à environ 50pi se trouve le quai à annexes du restaurant et plus loin un autre quai bordé de bateaux… Il
Tout est en place,        Tout est en place,        Tout est en place,

les branchements pour la sortie du réservoir (protégé par une nouille), l’entrée (tuyau blanc) pour le remplissage et notre connexion « maison » à droite pour amener l’eau du dessal dans le réservoir flexible
faudra retenir Absaroque pour ne pas heurter ces bateaux. Nous prévenons le capitaine du bateau derrière nous de se préparer à protéger son bateau et nous pousser le cas échéant. Une fois que nous aurons contourné ce bateau, nous devrons faire un retournement pour repartir de l’avant… J’en ai des sueurs froides, et s’il fallait que le vent s’en mêle?? JP indique au personnel la manœuvre que nous allons faire; nous avons un vieux bateau qui ne possède pas de propulseur d’étrave comme beaucoup de bateaux modernes, les manœuvres serrées au quai demandent donc des techniques différentes! Et qui plus est quand votre bateau a une quille longue (tout le long de la coque), la marche arrière est des plus aléatoires!! Donc : à terre, le personnel retient le nez du bateau contre le quai, je mets la barre à bâbord toute, je passe en marche avant et l’arrière du bateau se décolle du quai lentement. Ensuite, les amarres sont lâchées et je passe en marche arrière. Absaroque se conduit très bien et contourne le bateau derrière lui sans même le regarder. Tout doucement, nous reculons et régulièrement, sur les ordres du capitaine, je corrige la trajectoire par quelques petites
Nous voilà rendus au quai de « f.k.g. »        Nous voilà rendus au quai de « f.k.g. »        Nous voilà rendus au quai de « f.k.g. »

pour l’enrouleur d’artimon et la fuite dans le circuit hydraulique
poussées en marche avant pour ramener le nez du bateau dans la ligne qu’il doit suivre... Hourra c’est fait! Nous rentrons en territoire français retrouver notre ancrage.







Nous sommes impatients de faire une sortie à la voile pour « tester » notre pilote automatique et vérifier l’expertise de ce jeune mécanicien. Pour l’instant, il nous faut jouer de l’ordinateur pour contacter Rig-Rite, la compagnie qui fabrique les pièces de notre enrouleur, et voir comment nous pourront faire livrer le tout ici, et dans combien de temps!







Le lendemain, samedi 2 février, nos voisins du bateau Saralane, qui nous ont été référés par Bob et Janice de Tsamaya, nous annoncent qu’ils doivent rentrer au Rhodes Island pour leur maison et qu’ils seront de retour dans deux semaines; ils nous offrent de ramener les pièces pour la réparation de notre enrouleur puisque la compagnie Rig-Rite est à 20 minutes de leur maison… Nous en restons bouche bée! Le monde des navigateurs est un monde d’amitié et d’entraide. Merci Janice et Bob de nous avoir fait connaître Skip et Madeline!







Dans notre
Les employés sont perplexes devant notre installation     Les employés sont perplexes devant notre installation     Les employés sont perplexes devant notre installation

il faut dégager le bas d’abord, il y a deux boulons à défaire
ancrage, nous retrouvons également notre accès à Internet. Il n’est pas fameux mais au moins il nous permet de temps en temps de recevoir nos courriels et d’avoir accès à nos comptes, et ce directement du bateau! Nous apprenons alors que notre fille a finalement acheté ses billets et viendra nous voir avec ses 4 hommes du 26 avril au 3 mai à Ste-Lucie. Nous avons également la grande surprise et grande joie d’apprendre que nous aurons la visite d’un ex collègue et ami du 7 au 14 février, ici à St-Martin.



Wow… la vie prend les tournants sur les chapeaux de roues ici!!! Du coup, nous nous dépêchons de finir l’installation du réservoir flexible. Un coup pied au c… aide toujours à aller de l’avant. Et on passe au ménage pour que Lucien puisse avoir sa cabine.


Additional photos below
Photos: 21, Displayed: 21


Advertisement

Une fois les écrous enlever, il faut faire sortir les tiges filetées du support      Une fois les écrous enlever, il faut faire sortir les tiges filetées du support
Une fois les écrous enlever, il faut faire sortir les tiges filetées du support

les tiges sont inox et le support en aluminium : SS + Al = « soudure » électrolytique, en français : c’est saisi ben dur! Ils y vont au marteau.
Rien ne bouge. Voici l’artillerie lourde     Rien ne bouge. Voici l’artillerie lourde
Rien ne bouge. Voici l’artillerie lourde

ils vont chauffer au chalumeau
Il ne reste qu’à décrocher le haut de l’enrouleur         Il ne reste qu’à décrocher le haut de l’enrouleur
Il ne reste qu’à décrocher le haut de l’enrouleur

un jeu d’enfant car là-haut, tout est en inox et vingt minutes plus tard, l’enrouleur est coucher sur le quai.
On passe maintenant au système hydraulique         On passe maintenant au système hydraulique
On passe maintenant au système hydraulique

Il faut sortir le cylindre de sa cachette… il faut des yeux au bout des doigts!
Voilà le coupable       Voilà le coupable
Voilà le coupable

la tige dans le cylindre se déplace latéralement pour faire tourner la mèche de safran. Les joints d’étanchéité doivent être remplacés.
Pour les cognements que nous entendons toujours lorsque le pilote automatique fonctionne       Pour les cognements que nous entendons toujours lorsque le pilote automatique fonctionne
Pour les cognements que nous entendons toujours lorsque le pilote automatique fonctionne

notre jeune mécanicien propose de tester la pression de fonctionnement des vis de contrôle (elles sont situées sur le bloc d’acier dans sa main)
Une fois la direction remontée, nous pouvons quitter ce quai et retourner à notre ancrage          Une fois la direction remontée, nous pouvons quitter ce quai et retourner à notre ancrage
Une fois la direction remontée, nous pouvons quitter ce quai et retourner à notre ancrage

la manœuvre sera serrée, le quai à annexe est à moins d’une longueur d’Absaroque, le mur devant à une dizaine de pieds


Tot: 0.142s; Tpl: 0.016s; cc: 7; qc: 24; dbt: 0.0274s; 24; m:apollo w:www (50.28.60.10); sld: 2; ; mem: 6.3mb