Jour 6 à La Plata


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South America » Argentina » Buenos Aires
January 18th 2013
Published: January 18th 2013EDIT THIS ENTRY


Voilà!
J'ai fait ma première semaine de stage. Ma tête est saturée d’espagnol, mais je commence à être pas si pire. Alors que nous avions déjà un projet, nous avons sondé le domaine du possible pour finalement revenir au projet de base : un évènement de sensibilisation à l'environnement dans un des plus gros parcs de la ville où le lac est ce que j'ai vu de plus dégueulasse en terme d'étendue d'eau. Ce qui est adorable c'est que des chiens vont souvent s'y baigner et repartent en courant pour ensuite se secouer sur les passants. Ensuite on s'aperçoit qu'il s'est coupé une patte sur de la vitre cassée dans l'eau. Ouaip, ça arrive souvent.


Ici c'est étrange. Tout est scellé derrière des grilles, rien n'est jamais laissé dehors autre que des poubelles et des itinérants. La nuit, la ville devient un long mur séparé par des rues. Les rues n'ont d'ailleurs pas de stop sauf les grandes artères qui elles, ont des feux de circulation. C'est vraiment magique de regarder le chaos des autos s'organiser naturellement. Deux autos arrivent à pleine vitesse puis ralentissent, laissent passer l'autre et repart de plus belle.. c'est parfait!

Du moins, de mon regard c'est parfait. Quand je vois les quelques vielles voitures d'une autre époque trainer dans les rues, quand je vois une riche architecture partager l'espace avec les murs de béton plein de graffitis, quand j'entends mon amie me dire « qu'ici, rien ne fonctionne alors on s'en fou et on fait nos trucs comme ça vient », quand j'entends et vois tout ça, je suis sous le charme. L'ordre, la richesse et la paix sociale de nos sociétés nord-américaines ne trouvent pas preneurs ici. Sécurité et liberté sont souvent en opposition et ici, la liberté se respire même si elle a une odeur de gaz carbonique.

Bien sûr, mon regard apprécie, mais qu'en est-il réellement du leur? Malgré leur fierté, peut-être aimeraient-ils avoir un peu de sécurité et de richesse eux aussi... Et qu'en est-il du respect de l'environnement? Je n'arrive pas encore à trouver ce qui stimule réellement ce besoin de protéger la nature qu'on retrouve chez certaines personnes. La richesse peut apporter l'éducation pour connaître les enjeux et y réfléchir, puis permettre la technologie pour assainir nos activités. Par contre, la pauvreté limite la consommation, encourage le partage et rapproche des choses essentielles. J'ai vu autant de gens de toutes les classes se préoccuper de l'environnement. C'est plus une question de tempérament que de niveau de richesse ou même de culture. Enfin, ici, l'environnement n'est pas encore une préoccupation criante et l'aura brune qui caractérise la mer autour de Buenos Aires laisse croire qu'il reste beaucoup de travail à faire.

Commençons par le petit lac artificiel du parc Saavedra...




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