highways


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May 10th 2009
Published: May 10th 2009EDIT THIS ENTRY

Premier jour terminé. Le voyage a duré une éternité, prolongé par les fuseaux horaires dont on ne savait pas trop s'ils devaient ou nous rapprocher de notre point d'arrivée (on choisit celui qu'on veut pour croire que tout va vite, on se dit que ça va passer, que la téléportation est une technique d'avenir). Grosse fatigue. Départ à la hate de Roissy, on fait ouvrir le sac de MC, "vous avez des liquides là dedans", elle sort deux Silhouettes au chocolat, "Wow, c'est les nouveaux, c'est bon?", on les boit à l'arrache devant monsieur et madame policier qui se marrent, on nous appelle par haut parleur, je jette mon silhouette, l'avion pour Londres va partir, on se met à courir, comme dans les films (je me rappelle seulement d'une course dans un aéroport dans Maman j'ai raté l'avion 2, on a les références qu'on peut), on arrive dans le tube qui nous emmène au petit avion pour le saut de puce au dessus de la Manche, les portes se ferment, on s'assoit, on a à peine le temps de boire un café, l'avion atterrit à Heathrow, nouveau terminal, le TERMINAL 5. On a trois heures d'attentes. Boutiques, boutiques, boutiques. Puis on part. 10 heures de vol. A côté de nous Vittorio, architecte qui part rejoindre un cousin à Phoenix pour un workshop, j'essaie de dormir malgré les 4 jeunes anglaises derrière moi qui piaillent. Somnolence, quelques films que j'essaie de regarder, sans conviction. J'essaie de dormir, à côté de moi MC n'arrive pas à fermer les yeux, VIttorio la branche sans arrêt. Long, très long. Au bout de neuf heures, c'est la course, tout le monde s'excite sur les formulaires de douanes et de visas à remplir. On pensait ne plus à avoir à déclarer qu'on n'était pas bioterroriste nazi atteint de malade incurable puisqu'on nous demande de le faire sur internet avant le départ, mais deux précautions valent mieux qu'une quand il s'agit de la sécurité des US.

Etrangement, on finit par attérir. Je ne me souviens pas exactement de l'enchaînement qui nous a permis d'atteindre le rental car shuttle qui nous amène à l'orée du Sky Airport où tous les loueurs de voitures sont rassemblés. On prend le cabriolet, inespéré. Et on se dit que malgré le retard de deux heures de l'avion, les choses vont bien. MC prend le volant, et on intègre avec optimisme la toile routière de Phoenix. il fait presque 40° dehors. Une chaleur qui nous convient parfaitement.

Dix minutes plus tard, on se rend à l'évidence, on a perdu le nord et le sud, et on ne sait plus très bien quelle heure il est. MC demande à deux flics à moto où on se trouve, j'ai failli demander en quelle année. Les flics se marrent et nous remettent sur le droit chemin. "Et surtout, n'allez pas vite, on vous observe avec toutes nos caméras". On enchaîne les highways, la 10, la 17, '"attend c'est pas la 202, là?" si? on exulte, on trouve la McDowell Drive et l'hôtel. Best Western Papago Pas cher, un oasis au milieu d'une zone tertiaire. Des chambres sur deux étages qui entourent une piscine. Très calme, très agréable. Bain à 22 heures, Denny's à 23h où je m'empifre de bacon et de cheesecake que Julia, la cinquantaine nous amène tout sourire "vous allez voire le Grand Canyon, c'est génial, et il y fait plus frais", on rentre, je m'écroule. MC dort du sommeil du juste, elle a parfaitement assurée avec la voiture hier avec un copilote qui ne voyait rien, ne savait plus lire de cartes et possédait le QI d'une french fries.

La journée commence. Les oiseaux piaillent au bord de la piscine. Les chariots Housekeeping passent devant les portes. "Pas la 124, s'il vous plait, MC dort encore". Tout est calme, et tout est parfait.











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