Puno - Lac Titicaca


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South America » Peru » Puno
November 7th 2014
Published: November 9th 2014
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5 novembre 2014 - Jour 19

Départ ce matin en bus de Cusco à Puno. On a rendez-vous avec l'agence qui nous transfère au terminal de bus à 6h30 sur la place près de notre hôtel. Ils ne peuvent pas venir jusqu'à notre hôtel car c'est une rue piétonne. On prévoit un peu de marge car on a peur de ne pas se trouver sur la place, même s'il ne devrait pas y avoir grand monde à cette heure-là. On sort de notre chambre avec tout notre paquetage pour faire le check-out mais là, suprise, il n'y a personne à la réception. Pas grave, on laisse la clé sur le comptoir et on s'en va. Mais non. Car ils ont verrouillé la porte principale. On est enfermés dedans! Pourtant il est sensé y avoir quelqu'un 24h/24h. Peut-être qu'il est aux toilettes. On attend quelques minutes, personne... Le stress monte, on commence à appeler à travers l'hôtel, cogner à la porte, on est en train de réveiller la moitié de l'hôtel car il est très mal assonorisé. Un italien essaie de venir nous aider mais sans succès, il nous faut la clé. On fouille la réception, on trouve les doubles de toutes les chambres mais pas de l'entrée. D'autres personnes sortent de leur chambre pour nous engueuler, on est désolés mais on doit sortir! Soit dit en passant, niveau normes de sécurité c'est pas terrible: en cas d'incendie on serait mal, mais bref ne pensons pas à ça. Ah, enfin le type se pointe, on est en train de lui hurler dessus mais alors lui, ça ne lui fait ni chaud, ni froid. Il était en train de préparer le petit-déjeuner dans la salle d'à côté, il n'a rien entendu. On sort comme des furies et heureusement on tombe sur le type de l'agence qui venait à notre rencontre ne nous ayant pas vu sur la place. Ouf, tout va bien, on part avec quelques minutes de retard mais on est dans les temps pour le bus. Quel stress pour commencer la journée!



Le reste du trajet sera beaucoup plus tranquille. On a 10h de bus jusqu'à Puno avec plusieurs haltes touristiques dans la journée. On commence par visiter une petite église qu'ils surnomment la chapelle Sixtine d'Amérique du Sud. N'ayant pas vu l'italienne il m'est difficile de juger mais c'est vrai qu'elle est jolie. La place du village est aussi très belle avec de grands arbres qui ont plus de 400 ans. 2ème halte sur le site archéologique de Rakchi. C'est un temple en l'honneur du dieu Wira Cocha édifié à la demande de Pachacutec (encore lui). Il a la particularité d'avoir des murs très hauts, avec une base en pierres conventionnelles, surmontés par des murs en adobe, sorte de terre glaise locale qu'on trouve dans toute la région. Et comme toujours, les alignements du temple avec les solstices d'été et d'hiver sont parfaits. A midi on s'arrête dans un restaurant-buffet où un serveur a demandé à Alex s'il était Karim Benzema! Ca va peut-être finir par nous servir sa barbe ;-)



L'après-midi on fait une mini-halte de 5 minutes pour admirer l'altiplano à 4000m d'altitude, puis le dernier arrêt sur le site de Pukara, vestiges pré-incas avec des terrasses qui forment une sorte de pyramide, avec des galeries sous-terrainnes qui relient les niveaux entre eux. Petit passage également au musée avant de repartir pour notre dernier arrêt Puno.



Hier c'était la fête d'anniversaire de la ville mais comme les péruviens sont de grands fêtards, il y a encore des cortèges aujourd'hui. Et ils passent tous dans la rue de notre hôtel, on est au beau milieu de la fête! Mais on nous explique que ça c'est rien à côté de la fête principale de l'année, début février. Là, ils dansent pendant plusieurs jours, nuit et jour, en buvant des litres de bière. D'ailleurs il paraît qu'il y a un pic de natalité 9 mois plus tard.



On se renseigne sur les différentes activités à faire sur le lac Titicaca et on réserve notre excursion de 2 jours sur les îles, avec une nuit chez l'habitant. Après souper, on prépare donc nos petits sacs pour cette sortie.



6 novembre 2014 - Jour 20

C'est parti pour la sortie en bateau. Comme d'hab, j'ai pris mon p'tit cachet, mais tout va bien, le bateau est hyper stable et il n'y a pas beaucoup de courant sur le lac. Et à la lenteur où il va, on ne risque pas d'être secoués non plus. En s'éloignant du port, on commence à apprécier la beauté du lac. D'un bleu profond, il est vraiment gigantesque (18 fois le Léman) et il scintille par cette belle journée.



Notre premier arrêt est prévu sur les îles Uros, des îles flottantes construites avec des roseaux. On arrive dans la zone où poussent ces roseaux, j'ai vraiment de la peine imaginer que des gens puissent construire des îles avec ces plantes. On commence à voir les îles au loin. C'est toute une communauté qui a adopté ce mode de vie, il y a donc des centaines d'îles qui abritent plusieurs familles. On se rend sur l'une d'entre elles, un peu plus loin. Waouw, c'est de la science-fiction! Tout est construit en roseaux: l'île, les maisons, les bateaux... Et on sent effectivement un léger effet de tangage en marchant sur l'île. Petite explication technique: la base de l'île est constituée avec les racines des roseaux, en gros des morceaux de terre d'un mètre d'épaisseur qui flottent comme un bouchon, qu'ils découpent en petits blocs pour pouvoir les transporter et les assemblent ensuite avec de la corde. Puis, il viennent poser dessus des couches successives de roseaux, à chaque fois dans le sens opposé, pour constituer le tapis. L'île est ensuite ancrée au fond du lac avec de grands pieux car il ne faudrait pas qu'ils dérivent jusqu'en Bolivie car ils n'ont pas de passeport... Chaque semaine, ils ajoutent une couche de roseaux pour remplacer celle du bas qui a coulé. Mais ça veut dire que les maisons doivent être déplacées pour pouvoir ajouter cette couche. 4 à 6 personnes suffisent pour porter une maison, qui se résume à une chambre à coucher puisque la cuisine se fait dehors pour éviter les incendies, en posant un foyer sur une couche de terre humidifiée. Vachement ingénieux tout ça. Et de quoi ils vivent? Un peu de la pêche mais surtout du tourisme. Ils perçoivent un petit revenu pour chaque bateau qui accoste et ils vendent leur artisanat: broderies, bracelets et d'adorables mobiles pour enfants. Je suis étonnée que les enfants continuent de perpétuer la tradition mais en fait ils n'ont pas vraiment le choix. Bien qu'il y ait une école primaire sur les îles, s'ils veulent continuer au secondaire ils sont obligés d'aller à Puno. Et le problème c'est que pour ça ils doivent louer une chambre en ville et que les familles n'ont pas les moyens de la payer. Leur seule issue est de rester en famille pour continuer à faire vivre le tourisme des îles Uros. On accepte donc avec plaisir le tour en bateau qu'ils nous proposent pour 10 Soles (2 CHF) histoire d'amener notre petite contribution à défaut de pouvoir nous charger de souvenirs matériels.



On repart émerveillés pour notre 2ème île, Amantani. Arrivés sur la place du village, les touristes sont répartis dans les différentes familles où nous seront accueillis pour la nuit. Nous serons 4 chez Francisco, avec un couple péruvien qui vit à Arequipa. A nouveau, on en profite pour leur poser plein de questions puisque c'est notre prochain arrêt. La montée est assez raide pour rejoindre le quartier des habitations mais après être passés à 4500m on a une bonne réserve de globules rouges et on monte sans difficulté, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Arrivés chez notre hôte on est plutôt étonnés en bien, chaque couple a sa chambre, spacieuse, bien aménagée et aux fenêtre mieux isolées que dans notre hôtel à Puno. On ne s'attendait pas non plus à avoir de l'éclairage dans la chambre et il y a aussi de l'eau courante à l'extérieur. Il est l'heure de dîner, on rejoint Madame-dont-j'ai-oublié-le-prénom-imprononçable dans la cuisine. Là, le contraste est frappant: petite cahute fabriquée en adobe, au toit noirci par la fumée, poêle à bois plus que rudimentaire, une tonne de préparations qui cuisent en même temps et elle travaille recroquevillée par terre en utilisant ses genoux comme plan de travail. Et elle arrive à nous sortir une soupe et un plat principal super bon pour 6 personnes, chapeau madame! En terme de nourriture, les habitants de l'île sont vraiment très pauvres. Leur alimentation principale est constituée de riz, de pommes de terre, de légumes et de fromage. Ils ne mangent des oeufs, de la viande ou des fruits qu'en de rares occasions. Pour les soulager un peu on leur a d'ailleurs apporté quelques provisions.



A 16h, départ pour une petite randonnée au sommet de l'île, à 4100m pour aller admirer le coucher de soleil depuis l'un des deux temples qui surplombent l'île: Pachamama (femme) et Pachatata (homme). La vue est fabuleuse de là-haut, on a une vue panoramique sur la côte péruvienne et bolivienne avec les sommets enneigés au loin. Alors qu'on observe les derniers rayons du soleil se coucher du côté péruvien, on se retourne et là, en simultané, on voit la pleine lune se lever du côté bolivien. C'est magique!! La température et la luminosité chutent très vite, on redescend au village à la lueur de la pleine lune qui scintille sur le lac.



Notre hôtesse nous a à nouveau préparé un festin, on doit vraiment se forcer (surtout moi) pour lui faire honneur et terminer nos assiettes. Du riz et des patates en même temps à chaque plat, ça bourre! Puis, pour terminer en beauté cette journée, une petite fête est organisée au village pour laquelle on nous prête les vêtements traditionnels. Alex a droit à un poncho tandis que moi je suis littéralement harnachée par 2 gros jupons tenus par une large ceinture qu'elle serre tel un corset, une chemise qu'elle m'enfile par-dessus ma veste et un châle épais qui est sensé tenir en équilibre sur ma tête. Je me sens comme un bibendum... Ca pourrait passer pour la fête à touristes mais tous les hôtes et hôtesses du village sont présents et ont l'air sincèrement contents de pouvoir faire la fête et de nous apprendre leurs danses traditionnelles. Même Alex se laisse prendre au jeu, on a enfin trouvé une danse qu'il sait faire! On rentre se coucher à une heure raisonnable mais certains sont bien partis pour faire la fête toute la nuit.



7 novembre 2014 - Jour 21

Rendez-vous à la cuisine pour le petit-déjeuner à 7h où notre hôtesse est déjà aux fourneaux depuis un moment pour nous préparer des petites galettes, mi-pain, mi-pâte à gâteau. Avec de la confiture c'est très bon et on peut même se permettre le luxe d'en prendre à emporter. Francisco nous accompagne jusqu'au port et nous laisse ses coordonnées, il faudra qu'on pense à lui envoyer une carte postale de Suisse. On a vraiment été hyper bien reçus chez eux, et ça se confirme en discutant avec d'autres membres de notre groupe qui n'ont pas eu autant de chance que nous.



Direction la 3ème île, Taquile, dont la particularité est que ce sont les hommes qui tricotent ici! Mis à part ça, elle est aussi très belle, plus développée qu'Amantani avec plus d'infrastructures. On fait une balade à pied depuis le port pour rejoindre la place du village et son marché artisanal où la légende se confirme, ce sont effectivement les hommes qui sont en train de tricoter et crocheter bonnets, ceintures, écharpes, etc. Mais les femmes participent tout de même à la tâche, mais uniquement pour les broderies fines qui nécessitent plus de précision. Il y a tout un protocole lié à leurs vêtements: il y a un bonnet spécifique pour les jeunes hommes. Dès 15 ans, en portant le pompon à gauche, ils indiquent qu'ils cherchent une chérie et en le portant à droite s'ils sont fiancés. Dès qu'ils sont mariés, ils portent un autre bonnet. Idem pour les femmes, les célibataires portent un châle noir avec de gros pompons colorés et les mariées avec de petits pompons unis. Ce qui est un peu plus glauque c'est que les jeunes filles ne sont autorisées à sortir que 3h par jour, de 18h à 21h, pour se chercher un mari, sauf pour aller à l'école.



Le repas de midi est organisé dans un restaurant traditionnel de l'île où on a mangé une truite à la plancha succulente, pêchée le matin même. Puis on redescend pour rejoindre le bateau de l'autre côté de l'île en profitant encore de cette magnifique vue sur le lac.



On est de retour à notre hôtel en milieu d'après-midi où on profite d'une douche bien chaude et d'un sèche-cheveux (quel luxe!) et on prépare nos affaires pour le départ demain pour Arequipa.


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11th November 2014
Au bal

Absolutely love all of the colors and patterns on the wardrobes!!! :)
16th November 2014
Au bal

c'est 1018
c'est 1018
28th November 2014
Au bal

Impossble to make it more underground! ;-)

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