Lima


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October 22nd 2014
Published: October 22nd 2014
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18 octobre 2014 - Jour 1

C'est parti pour le grand départ ! C'est quand même la classe d'arriver à l'aéroport en mode backpacker et d'aller déposer son bagage au guichet Sky Priority, merci chouchou! On a aussi pu profiter du lounge à l'escale à Amsterdam mais ça ne nous aura pas servi à grand chose de piquer toutes les boissons à l'emporter puisqu'on a dû les abandonner au contrôle de sécurité, juste avant d'embarquer, grrr. Heureusement, on a pu garder les biscuits.

Dans l'avion j'ai hiberné comme à mon habitude mais j'ai quand même pu voir le fabuleux spectacle de l'Amazone qui serpente à travers la forêt tropicale. Impressionnant!



Arrivés à l'aéroport de Lima, bonne nouvelle, nos bagages sont là! Par contre, les choses se compliquent au moment de retirer de l'argent. Impossible de faire fonctionner une de nos cartes Maestro aux automates de l'aéroport. Et comme les banques nous avaient assuré avant notre départ qu'il n'y aurait pas souci, on n'a pas un sou sur nous! Bref, on retire avec la Visa et tant pis pour la commission monstrueuse.



Argent en poche, il faut maintenant trouver un taxi. On suit les conseils du guide et on se rend à l'étage des départs, histoire de payer moins cher. On se fait vite accoster par plusieurs chauffeurs et on décide de suivre celui qui accepte le prix le plus bas. On découvre sa voiture, toute cabossée et aucun signe de taxi officiel. Ah oui, et il ne connaît pas l'adresse de notre hôtel mais c'est pas grave, il demandera en route. Et là, on découvre la circulation à Lima, ville de 9 millions d'habitants, et l'anarchie totale sur la route! Ils fonctionnent au klaxon: c'est valable pour "pousse-toi, je passe", "avance", "attention, je suis dans ton angle mort", "piéton, fais gaffe", "le chien, bouge pas", etc. Bref, ça klaxonne tout le temps et c'est très difficile de savoir quand on est concerné. Bref on est quand même arrivés sains et saufs à destination.



19 octobre 2014 - Jour 2

L'hôtel s'avère être très mignon et très bien situé. Les gens à la réception sont très serviables et prennent le temps de nous expliquer ce qu'il faut savoir sur Lima, ce qu'il y a à faire et comment s'y rendre. Objectif du jour: le quartier historique.



1ère tentative pour prendre le bus. On se rend à l'arrêt que l'hôtel nous a indiqué, on monte dans le bus qui arrive mais... c'est pas le bon! On descend aussi vite et on retourne à l'arrêt initial avant de se rendre compte qu'on n'était pas sur la bonne rue et donc pas au bon arrêt de bus... La 2ème tentative sera la bonne même si on n'a toujours rien pigé à leur système de tickets et de carte rechargeable. De manière générale, c'est bien organisé, mais pas très intuitif leur système.



En sortant de la station de bus, on se dirige en direction du centre mais on tombe sur une procession religieuse pour el Senor de los Milagros. Tout un cortège de musiciens et de danseurs où chaque troupe représente une région différente. C'est génial, tous ces costumes typiques! Mais je plains les filles qui doivent avoir le tournis en fin de journée car leur choré est vachement répétitive. Résultat, comme on a suivi le cortège, on a complètement dévié de l'objectif et on se retrouve au quartier chinois ! Tant qu'à faire on explore les alentours et on se rend compte d'une chose: c'est qu'on est les seuls touristes. Même lorsqu'on rejoint enfin la place principale, il y a beaucoup de locaux mais pas un seul autre gringo à l'horizon. On profite de flâner dans le quartier alors que la brume s'est levée et qu'on profite enfin du soleil.



Fin d'après-midi, on décide d'aller visiter le musée Larco, sur recommandation de l'hôtel, pour nous occuper jusqu'au soir. Comme les taxis n'ont pas de compteur, il faut toujours négocier le prix en avance mais quand on ne connaît ni l'adresse ni la distance, c'est compliqué. Un petit saut dans un hôtel du quartier pour demander quelques renseignements, et on peut enfin prendre un taxi.



Le musée n'est pas aussi extraordinaire qu'on l'avait imaginé mais certaines pièces étaient vraiment impressionantes, comme les parures de cérémonie en or, un quipu et le dépôt qui est ouvert au public et stocke des milliers d'objets! Alex a particulièrement apprécié la partie consacrée aux objets érotiques, mais bon...



La nuit commence à tomber, il est l'heure pour aller visiter les Jardins de la Réserve qui comptent le "chemin magique de l'eau", un trajet à travers diverses fontaines, le plus long au monde, illuminé la nuit. Le chauffeur de taxi âgé qui nous amène là-bas est particulièrement bavard et on en profite pour lui poser plein de questions.



Retour dans le quartier de notre hôtel, à Miraflores. On mange sur l'artère principale et rentrons à l'hôtel.



20 octobre - Jour 3

On prend le temps le matin de planifier la suite de nos étapes et partons de l'hôtel un peu plus tard en matinée. Les banques étant désormais ouvertes, on doit aussi régler notre souci de carte. On vérifie avec la banque en Suisse qui nous confirme à nouveau que notre carte devrait être acceptée et nous conseille d'aller au guichet d'une banque. On s'en va donc faire le tour des banques du quartier. Il s'avère qu'elles affichent toutes le logo Maestro mais que seule la Scotiabank (prononcez "Chochiabank") l'accepte réellement mais pour des montants ultra limités. Pour des retraits plus conséquents, ce sera donc la Visa au guichet mais évidemment on n'a pas pris nos passeports donc on reviendra demain.



Le soleil s'étant découvert rapidement aujourd'hui, on décide de profiter du bord de mer. On remonte la promenade maritime de Miraflores depuis el Parque del Amor, qui ressemble étrangement au Parc Guell de Barcelone. La promenade est très belle et bénéficie de plusieurs machines de muscu en très bon état et que les gens utilisent! Ca lui donne un petit air de Venice Beach. On sent bien qu'on est dans un quartier très huppé, les résidences qui longent la côte sont à couper le souffle!



Retour en arrière pour aller manger au centre commercial Larcomar. Que c'est frustrant toutes ces boutiques et pas de place dans les bagages pour faire du shopping...

Je m'achète quand même 2 livres en espagnol, histoire de meubler les éventuels temps morts.



L'après-midi, même programme mais cette fois vers le sud dans le quartier de Barranco. On croise toujours beaucoup de locaux qui font du sport, profitent de la vue, promènent leur chien ou se béquotent! Dans chaque parc, il y a toujours un couple enlacé, on comprend mieux pourquoi la population augmente de 250'000 personnes par an!



On s'éloigne de la mer pour explorer Barranco, décrit comme un quartier bohème et très animé mais on n'a pas vraiment eu ce sentiment-là. Nous qui voulions passer la soirée ici, on change d'avis et retournons à Miraflores, où on se sent vachement mieux.



Mine de rien, on a bien crapahuté aujourd'hui, Alex pense même plus de 20 km. On mange tôt et rentrons à l'hôtel. On croise les gens de la réception qui prennent de nos nouvelles et nous demandent le programme de demain. Quand on leur dit qu'on veut se rendre aux ruines de Pachacamac en transports publics ils ricanent et nous font comprendre qu'on est pas au bout de nos peines... Ils nous proposent des excursions organisées pour 40 dollars par personne mais on est têtus, on ira en bus, pour 8 soles (3 CHF).




21 octobre 2014 - Jour 4

Allez, on y croit, objectif du jour: aller à Pachacamac en bus combi local. Mais d'abord, passer à la compagnie de bus pour vérifier le trajet et les horaires pour demain. Ca tombe bien, c'est dans le même quartier.



La 1ère étape on la connaît, on reprend le même bus que l'autre jour. Oui mais voilà c'était dimanche et aujourd'hui c'est mardi aux heures de pointe. Le bus est archi-plein, il faut bourrer pour entrer. Merde, le panneau lumineux qui annonce les arrêts est en panne. Heureusement, on doit sortir au Stade national, comme on a déjà fait le trajet, on sait qu'on le verra en avance. En sortant de bus on se dit juste que refaire la même chose demain avec nos gros sacs à dos ce sera juste pas possible. Il faudra prendre un taxi.



On trouve la compagnie de bus, tout est en ordre pour demain. Donc, on se met en marche pour la 2ème étape du trajet à Pachacamac. Trouver le bon combi. On a l'adresse de l'arrêt où on doit se rendre, c'est à quelques blocs. Bizarre, on ne trouve pas et plus on avance, plus le quartier devient louche. On demande notre chemin et on comprend notre erreur: il y a 2 routes superposées, les bus sont sur la route d'en-dessous, la fameuse Panamerica. Nous voilà donc à l'arrêt de bus. Maintenant, il faut identifier le bon bus. Il faut savoir qu'il y a un flux constant de bus qui s'arrêtent et redémarrent en 2 secondes et c'est le rabatteur qui crie la direction et les arrêts, il n'y a pas de panneau sur les bus. On demande à un passant qui nous explique qu'on doit demander la direction de Lurin mais qui nous dit surtout qu'on est pas du bon côté de la rue... Changement de côté, cette fois c'est la bonne, à peine arrivés qu'un combi s'arrête en criant Lurin. On vérifie avec le crieur qu'il va bien à Pachacamac et on y grimpe ! On paie le ticket à l'intérieur et on s'arrange avec le crieur pour qu'il nous indique quand on doit descendre pour les ruines. Parce qu'en temps normal, les gens demandent en avance quand ils veulent sortir mais ça, c'est quand on sait où on va...



Le début de trajet est super glauque car on doit traverser les bidons-villes qui encerclent la ville pour rejoindre l'autoroute. C'est le contrastes des grandes mégapoles: des quartiers ultra-riches et d'autres ultra-pauvres. Le bus fait énormément d'arrêts, c'est impressionnant la quantité de gens qui prennent ces combis et il y a de tout: enfants, businessmen, infirmiers, jeunes, vieux... On s'éloigne de la ville mais le décor reste assez sinistre. Après 45 minutes, on quitte l'autoroute et comme promis, le crieur nous avertit que nous sommes arrivés. Avant de le quitter, on vérifie avec lui comment faire le trajet inverse. Youhouhou, on a réussi nous voilà aux ruines de Pachacamac.



On s'arrête d'abord à la cafétéria pour dîner et on attaque le visite après. C'est triste à dire parce qu'en son temps cette cité devait vraiment être fabuleuse mais les ruines ne restituent pas vraiment cette impression. Le temple du Soleil, qui est pourtant gigantesque en-haut d'une colline et face à la mer, paraît bien sombre dans la brume ambiante. On finit le tour du site mais ça ne nous laissera pas un souvenir imperissable.



On part du site confiants pour le retour en sens inverse. Un combi s'arrête rapidement et il va dans la bonne direction. A nouveau, le crieur nous fait signe quand on doit descendre pour faire le changement pour rejoindre notre quartier. On est rôdés, on fait notre connexion sans problème.



De retour à Miraflores en milieu d'après-midi, on doit passer au guichet d'une banque pour retirer suffisamment de cash avant de quitter Lima demain. L'employé doit appeler Visa pour valider la transaction, il nous dit de nous asseoir, il viendra nous chercher quand c'est bon. Une demie-heure plus tard... on doit encore remplir une tonne de paperasse avant de pouvoir enfin repartir avec l'équivalent de CHF 500.-. J'espère vraiment qu'on ne devra pas faire ça trop souvent...



On est prêts pour quitter Lima demain.


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Eh ben même pas..!
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Vous êtes pas encore trop bronzé! Ça fait plaisir de vous voir!
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coucou,
Nous avons tout lu et tout compris, ça part pas mal. Par contre je ne suis pas sûr d'être dans le bon formulaire pour vous écrire....Toujours aussi bon le Vx!!!! Nous attendons de prochaines nouvelles et ici tout roule, eh non pas encore sous la neige. Bisous à vous deux.

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