Trek de Lares et Machu Picchu


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South America » Peru » Cusco
November 2nd 2014
Published: November 8th 2014
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30 octobre 2014 - Jour 13

Réveil inhumain à 3h20 du mat... En temps normal, le départ du trek se fait plus tard mais on doit se rendre en mini-bus à Lares et il y a une route en travaux qui sera coupée à la circulation dès 7h, donc on doit impérativement passer avant. Pas grave, on aura 2h de bus pour finir la nuit. Dans le mini-bus on fait la connaissance de Julie et Alex, un couple français qui fera le trek avec nous. Il y a aussi le cuisinier qui est pratiquement dans le coffre, je l'ai à peine remarqué. Pas trop de papotage pour le moment, tout le monde veut dormir. On fait un arrêt vers 6h pour que le staff achète les provisions sur un marché. Notre guide Alex (oui, ça fait 3 Alex, ça va être facile...) nous recommande d'acheter du pain et des bonbons pour les familles que l'on va croiser sur notre route. On fait un peu connaissance avec nos compagnons de route, on avait très peur de tomber sur le stéréotype du français en vacances mais tout va bien, ils sont CARREMENT sympas ! ;-)



Ce premier jour de trek commence très tranquillement puisqu'on se rend d'abord aux sources chaudes de Lares. L'eau brunâtre n'est pas très engageante et j'ai aussi quelques doutes sur sa réelle chaleur. Mais le guide nous explique que chaque bassin a une température différente, de tempéré jusqu'à 40 degrés! Effectivement, le bassin à 40 fait même des bulles! On s'octroie donc une matinée baignade, le réconfort avant l'effort. Pendant que le staff termine la préparation du lunch sous la tente qu'ils ont installée, on part avec le guide voir une momie qui a été découverte il y a seulement quelques années sur la colline d'à côté. Il nous dit qu'on peut y aller en tongs alors qu'on se retrouve à faire de la spéléologie pour atteindre cette grotte en escaladant des échelles de bois qui tiennent par miracle. Il nous teste on dirait? La momie est impressionnante, très bien conservée et on peut s'en approcher très près, suffisamment pour confirmer que c'est vrai que les ongles continuent de pousser après la mort, beurk.



On est servis comme des pachas pour le lunch avec un menu de 3 plats et on nous explique que ce sera comme ça à chaque repas pendant le trek: amuse-bouche ou dessert, entrée ou soupe et plat principal. Waouw, le staff est vraiment balèze de préparer tout ça, et on est même pas encore en montagne. Alors que le temps était radieux jusque là, le ciel s'assombrit et le vent se lève alors qu'il est l'heure de commencer notre ascension. Les choses sérieuses commencent, on a 3h de marche et 700m de dénivelé cet après-midi pour rejoindre notre campement. Ca fait à peine 30 minutes qu'on est partis que la pluie nous rattrape et on doit déjà sortir les ponchos... Malgré ça, on monte à bon rythme mais je comprends rapidement que je vais être la voiture balai du groupe. Julie et Alex font régulièrement du jogging et ont une bonne endurance et malgré son entraînement PlayStation, même Alex a plus de souffle que moi, je suis limite vexée...



En route, on se familiarise avec les crottes de moutons, de lamas, d'alpacas et plus sérieusement avec la faune et la flore de la région. Les enfants qui nous voient arriver (surtout moi avec mon poncho rose pétant) courent vers nous pour nous réclamer des bonbons qu'on leur offre avec plaisir. Ils sont adorables dans leurs tenues traditionnelles avec leurs joues toutes roses! Ah non, c'est de la crasse... C'est pas grave, ils sont mignons quand même!



On arrive sans difficulté au campement qui est déjà mis en place dans un petit village alors que le staff est déjà en train de s'affairer pour nous préparer un "apéro", thé et pop corn. Pendant ce temps, on prend possession de notre tente et on essaie de s'organiser. Comment dire qu'Alex et moi ne sommes pas les champions du camping... On prend notre apéro et on part faire le tour du village avec l'autre Alex avant le souper. Les conditions de vie sont vraiment très rudimentaires dans des maisons qui n'ont même pas toutes l'électricité et pourtant il y règne une ambiance très communautaire. On croise plusieurs villageois en train de partager un verre de chicha sur la place du village. La nuit tombe, les garçons arrêtent leur partie de foot faute d'éclairage et on retourne à notre campement pour le souper. Les chiens et chats errants nous ont repérés et viennent tour à tour réclamer de la nourriture. Le souper terminé, on se prépare à affronter la nuit la plus froide du trek, preuve en est les grêlons de la veille qui n'ont même pas fondu dans la journée. P'tit pipi aux toilettes turques avec la lampe frontale et PQ sous le bras, lavage de dents rapide (à la brosse électrique à piles, laissez-moi un petit luxe!) et on s'emmitoufle pour la nuit: vêtements thermiques, chaussettes, 2 sacs de couchage et bonnet. C'est parti pour une nuit sous tente à 3800m d'altitude!



31 octobre 2014 - Jour 14

Réveil à 6h30 avec un thé de coca pour prévenir le mal de l'altitude. La nuit s'est plutôt bien passée, je n'ai pas souffert du froid, juste du matelas trop dur qui fait mal aux flancs. Alex avait juste les pieds un peu froids car son sac de couchage touchait le bout de la tente humide. Mais c'est rien à côté de la nuit qu'à passée Julie, la pauvre était malade et n'a pas arrêté de se lever toute la nuit. On avale un bon petit-déjeuner, c'est aujourd'hui la journée la plus difficile du trek: 9h de marche, environ 17km et passage du point le plus haut à 4500m. Personne n'a l'air de souffrir du mal de l'altitude mais par sécurité on prend les cachets qu'on nous a prescrits et il y aura un cheval de secours qui va nous suivre toute la journée au cas où quelqu'un se sentirait mal.



La vache, comme c'est dur d'avancer! Ce n'est pas le corps qui souffre c'est vraiment le souffle qui est hyper court et qui m'oblige à faire de tous petits pas. Le matin on croise encore plusieurs locaux en route qui on l'air de sautiller sur les rochers. Une femme revient d'une visite chez son fils plus loin dans la vallée, une autre cherche son lama égaré, d'autres travaillent aux champs. Ils n'ont aucune machine et font tout à la main, un fermier nous explique que ça peut lui prendre un mois pour retourner tout son champ. C'est grâce à notre guide qui parle quechua qu'on peut avoir ce genre de conversation avec eux, sinon ils seraient trop timides pour nous l'expliquer en espagnol.



La suite de la matinée devient de plus en plus compliquée. La brume nous envahit, la bruine qui l'accompagne nous oblige à sortir les ponchos, il fait très froid, le terrain devient difficile, très pentu et rocailleux et l'oxygène manque de plus en plus. Franchement, à ce moment précis je me demande vraiment ce qu'on est venus foutre ici! On est à 4200m, on s'encourage pour la dernière ligne droite. Le guide nous asperge de son produit miracle contre le mal de l'altitude, sa "pisse de condor" comme il dit, et on repart. Toujours dernière du groupe, la mule de secours est sur mes talons mais non, je ne craquerai pas, j'y arriverai au ralenti mais sur mes jambes! Enfin le sommet, youhouhou! Ce qui est terrible, c'est qu'il n'y a rien de gratifiant à y parvenir, pas de fanfare, pas de paysage extraordinaire, juste la satisfaction personnelle d'y être arrivé. Et maintenant une seule envie, redescendre pour retrouver un environnement plus hospitalier. Mais la descente n'est pas forcément plus facile, le terrain est toujours difficile et il faut être très attentif à où on met les pieds. On arrive à la lagune où la tente a été montée pour le lunch. La brume est encore là, on ne peut pas vraiment profiter du paysage et ça caille à mort! Même en se changeant avec des vêtements secs, on n'arrive pas à se réchauffer, la soupe et le thé n'aident pas non plus. On mange en vitesse, il faut vite qu'on parte de là, qu'on continue à descendre pour se réchauffer.



Et effectivement ça s'améliore en descendant: la brume s'en va et la température remonte. On arrive en forme et de bonne humeur à notre campement pour la nuit, à côté d'une autre lagune. Là le paysage vaut vraiment la peine, c'est idyllique. Notre guide nous fait asseoir sur des cailloux pour nous faire un cours d'histoire sur la civilisation inca. Très intéressant sur le fond mais les cailloux c'était pas une bonne idée, à rester statique les fesses sur la roche, j'ai de nouveau pris froid et je n'arrive plus à m'en défaire. La nuit tombe et avec elle se lève le vent qui descend du glacier. Après le souper, Alex le guide et Alex le français essaient de réchauffer l'atmosphère en lançant une petite fête d'Halloween et nous font une choré d'anthologie sur Gangnam Style, éclairés à la lampe frontale. Avant d'aller se coucher il reste une dernière épreuve: les toilettes incas = dehors. En temps normal on été sensés avoir des toilettes de camping mais Tiburon le cuisinier qui était chargé de préparer tout le matériel (oui le cuisinier s'occupe des toilettes, c'est comme ça...), et bien il les a oubliées... merci Tiburon. Alors chacun se trouve son petit coin derrière un rocher, avec son petit trou. Putain, je hais le camping!



1er novembre 2014 - Jour 15

Mauvaise nuit pour moi, le vent était glacial cette nuit et le matelas toujours aussi dur. Heureusement, le camping c'est fini, ce soir on dort à l'hôtel. Et en plus ce matin, le soleil est de la partie et on peut même prendre le petit-déjeuner en plein air. Avant de quitter le campement, petit passage à mon trou et là, cul nu au milieu de nulle part à 4000m d'altitude, se pointent 2 touristes juste en face !! Et bien ils auront de jolies photos ceux-là...



Aujourd'hui il n'y a que de la descente au programme mais, à nouveau, ce n'est pas forcément plus facile car il faut être très attentif au terrain. C'en est presque frustrant, à tellement regarder ses pieds on en oublierait presque de regarder le paysage qui change au fur et à mesure qu'on descend. On rejoint la civilisation pour l'heure du lunch où la tente est montée sur une espèce de terrain de foot. Les Alex ont trouvé un ballon et Julie essaie d'attraper une poule pendant que je profite tranquillement du soleil. On dit au revoir au staff après manger, seul le guide continue avec nous en mini-bus jusqu'à Ollantaytambo.



Ce petit village est très mignon et abrite des ruines incas très bien conservées. Des cultures en terrasses perchées en-haut de la montagne et les greniers en face. On a très peu de temps pour les visiter et pour y accéder le "chemin" ressemble plus à un mur de grimpe. Monter ça va mais il faudra redescendre. Et comme on a peu de temps, je préfère rebrousser chemin avant les autres pour ne pas être stressée pour la descente parce que c'est vraiment casse-gueule.



On retrouve notre guide en-bas et on part en direction de la gare pour rejoindre Aguas Calientes, le point de départ pour le Machu Picchu. Dans le train, on est assis en face d'un couple d'un certain âge, très distingué. On a honte, ça fait 3 jours qu'on a pas pris une vraie douche, on pue la mort à côté d'eux. La femme m'entend parler espagnol et engage la conversation. Ils sont chiliens, de Santiago, on en profite pour prendre quelques renseignements pour la suite de notre voyage. Ils sont vraiment adorables et nous donnent plein de conseils utiles. Ils nous donnent même les coordonnées d'un de leur fils, si on a un problème à Santiago on peut l'appeler de leur part, il nous aidera sans problème. Ils nous donnent leur carte de visite, juste leurs noms, pas de numéro de téléphone, pas de mail, ça c'est la classe: Réginald et Isabel de Westendarp. Monsieur a sa propre société dans le thermo-nucléaire, un de leur fils est un architecte renommé, un autre neurochirurgien, une fille mariée à un avocat, etc. Bref, il ne manquent pas d'argent ces gens. On garde précieusement leurs coordonnées.



On arrive à notre hôtel à Aguas Calientes, heureux de pouvoir enfin prendre une douche! On rejoint notre guide pour un dernier repas tous ensemble où il nous remet tous nos tickets pour le lendemain. Mais on n'a qu'un seul trajet en bus inclus dans notre forfait, soit l'aller, soit le retour. Car pour monter au Machu Picchu, il y a 2 options: soit 25 minutes de bus, soit 1h30 à pied par un escalier. Allez savoir pourquoi, on choisit à l'unanimité la 2ème option. Et comme on veut être sur le site à l'ouverture des portes pour voir la brume se lever sur la cité, on doit donc se lever à 4h! Décidément, le Machu Picchu, ça se mérite...



2 novembre 2014 - Jour 16

Enfin le Machu Picchu! Depuis le temps que j'en rève, je vais enfin y aller! Mais d'abord, il faut gravir les marches. Donc départ à 4h45 de l'hôtel après un bref petit-déjeuner. On passe le check-point qui ferme l'accès au pont juste après son ouverture à 5h. Et c'est parti pour environ 2000 marches! Là, il n'y a pas de problème d'altitude, ce sont surtout les courbatures qu'il faut surmonter. Les marches sont très irrégulières, c'est difficile de garder le rythme et on doit de nouveau sortir les ponchos en route. Mais on est montés à bonne allure, on arrive devant les portes à 6h20, où on retrouve notre guide. Changement de t-shirt et c'est parti pour la découverte de la cité. Il est très tôt, elle est encore totalement enveloppée par la brume, ça lui donne un côté très mystique. C'est impressionnant! Juste magique de la découvrir au fur et à mesure que la brume se lève.



Notre guide nous fait visiter les différentes zones de la citadelle: les terrasses, les logements de la classe ouvrière, le palais de l'Inca, l'observatoire, le temple du soleil, etc. Malgré toute la technologie actuelle, on ne sait pas encore avec certitude à quoi servait cette cité. Hiram Birgham, l'américain qui a redécouvert la cité en 1911 a d'abord cru qu'il s'agissait d'un palais de vierges pour l'inca car tous les squelettes retrouvés sur place étaient particulièrement petits. Mais des études plus récentes ont démontré qu'il n'y avait pas que des femmes, on penche plutôt pour une sorte d'université, puisque les squelettes étaient tous jeunes. Mais chaque guide a sa théorie. Ce qu'on sait de manière sûre c'est que c'est l'Inca Pachacutec qui a ordonné la construction de la cité, que ça a pris 80 ans à la bâtir et qu'elle a été abandonnée avant la fin du chantier. Mais pourquoi? Les espagnols n'y étaient pourtant pas parvenus. Ont-ils reçu un message d'une autre cité les avertissant qu'une épidémie arrivait? Car les espagnols ont aussi amené avec eux de nombreuses maladies qui ont décimé les populations. Le fait est qu'ils ont quitté la cité précipitamment en la brûlant, puisqu'aucun toit n'a été retrouvé.



Vers 9h on dit au revoir à notre guide, on aura bien rigolé avec lui. On décide d'aller prendre un 2ème petit-déjeuner avant de continuer notre visite mais pour ça on doit ressortir du site car aucune nourriture n'est autorisée à l'intérieur. A l'extérieur il n'y a qu'un restaurant et un take-away et ils abusent fortement sur les prix mais on n'a pas le choix... De retour sur le site, on se sépare de Julie et Alex qui vont aller faire l'ascension du Wayna Picchu, la montagne qui surplombe le site. On a entendu dire que la montée est vertigineuse et comme il n'y avait de toute façon plus de billets, c'est sans regrets qu'on zappe cette partie. On décide de rejoindre les portes du soleil, à 1h de marche. C'est le point d'arrivée de l'antique Inka trail, le trek qu'on aurait voulu faire à la base, je suis curieuse de voir la vue qu'on a de là-bas. Et effectivement c'est à couper le souffle. La cité paraît toute petite de là-haut et on a une vue panoramique sur toute la vallée. On prend conscience de la difficulté et de la folie que c'était de venir construire une citadelle ici!



On retrouve Julie et Alex pour le lunch qui sont éreintés après leur ascension. Je confirme, c'est sans regrets. Ce repas est à ce jour le plus cher de tout notre voyage alors qu'on a mangé qu'un sandwich chacun et bu de l'eau! Bref, on retourne sur le site ensemble pour aller voir le vieux pont en bois qui est certes très technique mais nettement moins impressionnant que d'autres constructions de la cité. On retourne sur le site principal et on profite de faire nos séances photos où on se tape de jolis fous rires!! On s'imprègne jusqu'à la dernière minute de l'atmosphère de ce site magique. On doit le quitter à 16h pour aller prendre notre train de retour. 10h sur place, on aura bien rentabilisé notre ticket. On n'oublie pas en partant d'apposer le tampon du Machu Picchu sur notre passeport et je peux désormais valider une 2ème nouvelle merveille du monde à mon actif! J'en profite pour remercier toutes les personnes qui avaient participé à mon cadeau d'anniversaire, c'était un magnifique cadeau pour mes 30 ans!



On prend donc le bus pour descendre, on va récupérer nos sacs à l'hôtel et on a même le temps de boire un verre avant de prendre le train. On s'installe sur une terrasse en ville et le barman nous amène le jeu Jenga, trop drôle! On papotera encore tout le trajet en train avec Julie et Alex jusqu'à Ollantaytambo et aussi dans le bus jusqu'à Cuzco. Mais voilà, il est temps de nous dire au revoir... Ca restera une jolie rencontre de notre voyage, vous avez été de super compagnons de trek et on espère vous revoir un de ces jours, en Normandie ou en Suisse!


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...
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