Arequipa - Canyon Colca


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November 11th 2014
Published: November 12th 2014
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8 novembre 2014 - Jour 22

Départ ce matin en bus de Puno à Arequipa. On ne voulait pas faire ce trajet de nuit car il ne dure "que" 5h et arriver au milieu de la nuit dans une ville qu'on ne connaît pas ne nous tentait pas. On voyage donc avec la seule compagnie qui partait le matin, Julsa. Mouais, pas terrible comme compagnie. Le bus a l'air d'avoir déjà pas mal d'heures de route et la propreté laisse à désirer. En plus, la première heure de route est assez casse-gueule, la route est complètement défoncée, il y a une tonne de nids de poule et des cuvettes que le bus doit prendre au ralenti et de travers pour ne pas rester coincé. Heureusement le chauffeur a l'air de maîtriser et sa conduite prudente est plutôt rassurante.



Perso, je déteste aller faire pipi dans les bus ou les avions et ma vessie est entraînée pour ça, tenir 5h c'est pas un problème. Mais ce n'est pas le cas d'Alex. Après quelques heures, il va aux toilettes du bus et là, mauvaise surprise: hors service! Oh-oh... Mais heureusement, le bus fera quand même un arrêt pipi un peu plus tard. Dans une station-service? Non, au milieu de la pampa, pas un arbre ou un caillou pour se cacher. Tout le monde descend en vitesse, y compris les mamies péruviennes qui relèvent leurs jupons à la vue de tout le monde.



Arrivés à Arequipa, on fait le tour des agences pour réserver notre excursion au canyon de Colca pour aller observer les condors. Et le soir, on se fait plaisir dans un restaurant de la Plaza de Armas où Alex goûte le plat typique Chicharron et moi un énooorme plat de langoustes avec de l'avocat, 2 aliments typiques de la région.



9 novembre 2014 - Jour 23

Réveil tranquille en ce dimanche matin, on a juste prévu de faire le tour du centre-ville à pied. On se rend d'abord au couvent de Santa Catalina, monument le plus réputé de la ville qu'on surnomme "la ville dans la ville". Et à juste titre. Bâti sur 20'000 hectares, il possède ses propres rues au noms de villes andalouses comme Séville ou Granada en souvenir de l'époque coloniale. Les bâtiments sont superbes, peints en rouge et bleu, il y a une ambiance très arabo-andalouse. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en visitant un couvent mais je ne m'attendait en tout cas pas à autant de luxe! Il faut comprendre qu'à l'époque de sa construction, les familles se devaient d'avoir un religieux parmi leurs enfants (en général le second), pour assurer l'accès au paradis de la famille. C'était donc un privilège d'envoyer sa fille dans ce couvent et les familles payaient très cher l'accès. Grâce à tout cet apport d'argent, les religieuses n'étaient pas logées en communauté comme dans un monastère classique mais faisaient construire leur propre maison privée! Et elles pouvaient même avoir des servantes!! Franchement, elles avaient une qualité de vie bien plus élevée qu'à l'extérieur, je comprend mieux la notion de privilège. Oui mais voilà, un beau jour le pape a décidé d'une réforme religieuse en imposant à tous les monastères et couvents la vie en communauté. Elles ont donc dû abandonner leurs maisons privées pour les dortoirs communs, bye-bye les servantes et bonjour les corvées à tour de rôle. Depuis que le couvent a été ouvert aux touristes, il est devenu l'emblème de la ville et a permis son essor. Il abrite encore aujourd'hui 14 religieuses qui vivent dans une partie isolée du couvent, à l'écart des touristes.



On continue notre petit circuit au centre-ville en passant devant les multiples églises et dans une petite ruelle, on croise un type avec un tout petit chiot trop mignon. Oh mais c'est Carlos et sa femme Nunfia, le couple péruvien avec qui on logeait sur le lac Titicaca, quelle coïncidence! Arequipa, 2ème plus grand ville du Pérou, et on arrive à tomber sur eux, génial! Bon j'avoue, on a d'abord vu le chien mais ça nous a fait plaisir de les croiser.



Après dîner on finit notre petit tour et on retourne traînasser à l'hôtel l'après-midi. Un moment off est le bienvenu et il faut aussi qu'on se plonge un peu dans notre guide bolivien. Le soir on va souper dans une polleria (rôtisserie). Le restaurant est plein à craquer de péruviens et tout le monde dévisage les 2 gringos. C'est pas grave, on ne voulait de toute façon pas s'éterniser.



10 novembre 2014 - Jour 24

Départ ce matin pour notre excursion au canyon de Colca. On avait le choix de la faire en 1 ou 2 jours mais pour la faire en 1 jour il faut se lever à 2h du matin, se taper un peu plus de 10h de route dans la journée et comme on enchaîne avec notre départ en Bolivie, ça fait un peu trop d'un coup. On a donc choisi la solution en 2 jours, avec une nuit à Chivay à l'entrée du canyon. Le bus doit venir nous récupérer entre 7h30 et 8h, on est donc prêts à partir à 7h30 et on attend sur le trottoir devant l'hôtel. Pendant qu'on observe passer le traffic devant nous, on voit arriver au loin une Coccinelle bleue. Ce serait marrant que ce soit de nouveau Carlos et Nunfia. Bingo, c'est eux !! Ils sont aussi abasourdis que nous qu'on se croise aussi souvent! Bref, 8h25, toujours pas de bus, on lance quand même un coup de fil à l'agence par sécurité, même si on sait que la ponctualité c'est pas leur fort. Tout va bien, le bus est en route et il arrive effectivement quelques minutes plus tard, à 8h40...



Dans le bus, il y a 6 brésiliens, 7 étudiants péruviens avec leur prof et 2 français de St-Julien. Après un petit bout de route, les jeunes prennent leurs aises et demandent au guide s'ils peuvent mettre leur musique, on aura donc droit à une ambiance reaggaton pour le trajet. On fait une 1ère halte pour observer des vigognes sauvages, plus petits que des lamas, leur laine vaut beaucoup plus cher elle est presque aussi fine que de la soie. Seconde halte à 4910m (on a battu notre record) pour observer les différents volcans de la région, dont un toujours en activité qui crache de la fumée.



Après avoir pris possession de nos chambres à Chivay on a petit moment de libre. Ca tombe bien, il y a 3 salons de coiffure dans la rue. Pas pour moi mais pour Alex dont la barbe mérite un bon taillage après plus de 3 semaines sans rasage. On retrouve notre groupe après pour une petite balade sur les hauteurs du village qui abrite des vestiges de la civilisation Aymara, de la culture pré-inca: des chulpas, sortes de petits igloos en pierre qui sont en fait des gardes-manger, grâce au vent frais qui circule à travers les interstices des pierres.



Ensuite, direction les bains thermaux. Le vent souffle hyper fort, aïe aïe aïe, pas moyen que je me mette en maillot de bains par ce froid! Y entrer ce serait faisable mais après il faut sortir... Non merci, je passe mon tour. Et je ne suis pas la seule: la française et les brésiliens trouvent aussi le choc thermique trop violent.



Le soir, on a une réservation dans un restaurant typique avec un show de musique et de danses traditionnelles. Les costumes des danses sont toujours très colorés et pailletés, avec des chapeaux très particuliers à cette région. La 3ème danse arrive, l'homme porte une espèce de cagoule de catcheur et il a une corde à la main... Pendant la chorégraphie, l'homme et la femme se couchent à tour de rôle par terre pendant que l'autre le fouette. Bizarre comme danse... Il y a beaucoup de groupes de touristes dans le restaurant et à nouveau, on croise quelqu'un qu'on connaît! Un hollandais qui était dans notre groupe pour le tour sur les îles Titicaca. Et avant de partir, le groupe chante une dernière chanson typique. Alex la reconnaît immédiatement, on l'a déjà entendue et il la chantonne en boucle depuis. Maintenant on sait qu'elle s'appelle la Morenada. Il ne lui reste plus qu'à apprendre les paroles.



11 novembre 2014 - Jour 25

Le rendez-vous était fixé à 6h15 pour le petit-déjeuner mais ça fait bien depuis 4h qu'on est réveillés... Il manque une vitre au-dessus de la porte de notre chambre ce qui fait qu'on a l'impression que le moindre bruit du couloir se passe dans notre chambre. Donc à 4h, quand le chien de la patronne a commencé à couiner pour sortir on a été les premiers à l'entendre... Les gamins ont aussi dû se faire réveiller mais ils ne se sont pas rendormis. Vous vous souvenez l'ambiance camp de ski à 14 ans? Bah on a eu ça à 5h du mat...



Départ pour le canyon, on doit y être tôt pour voir les condors car en milieu de matinée ils partent pour aller chercher leur nourriture. A peine arrivés à la Croix du condor, on en voit 3 qui se distinguent bien dans le ciel. Ils sont impressionnants! Ils peuvent mesurer jusqu'à 3m20 d'envergure et quand ils ne bougent pas les ailes on croirait que c'est un avion. Mais comme le dit la chanson, il ne fait que passer. Il faudra donc être patient pour en voir d'autres. On en repère un autre au fond du canyon mais il n'est pas facile à distinguer sur les roches. On commence à désespérer car on doit repartir et là il y en a 2 qui arrivent très proches de nous pour nous en mettre plein les yeux! Quelques anecdotes en vrac concernant les condors: ils sont charognards mais leur bec ne leur permet pas de déchiqueter la viande trop fraîche. Donc quand ils repèrent une bête trop fraîche, ils planent au-dessus pour indiquer son emplacement au renard qui vient se charger de la partie extérieure de la carcasse et laisse le reste au condor. Ils peuvent vivre jusqu'à 100 ans et n'ont qu'une seule femelle/mâle au cours de leur vie. Si leur moitié meurt, ils montent jusqu'à 7'000m et se suicident en plongeant jusqu'au sol...



Sur le retour, on fait différents stops à des points de vue du canyon, notamment un proche d'une caverne où l'on a retrouvé des peintures sur les murs. Et là notre guide est parti dans une grande théorie, à laquelle il croit fermement, pour nous expliquer que si les incas ont pu développer une telle technicité à leur époque c'est grâce à l'aide d'extra-terrestres...



Tous ces micro-arrêts commencent à être pénibles, surtout le dernier quand le guide nous dit qu'on a 10 minutes pour faire des photos et que les brésiliens se cassent faire du shopping! Tout le monde les cherche partout et eux se pointent hyper zen, 45 minutes plus tard!



Enfin de retour à Arequipa en milieu d'après-midi, on va récupérer nos billets de bus pour notre trajet de cette nuit et on squatte le lobby de l'hôtel jusqu'à l'heure du départ.


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12th November 2014
El condor pasa

https://m.youtube.com/watch?autoplay=1&v=pey29CLID3I
13th November 2014
Chez le coiffeur

Oh non...
Suis déçue... T'as coupé la barbe...

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