Torres del Paine


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January 14th 2015
Published: January 17th 2015
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8 janvier 2014 - Jour 83

Aujourd'hui nous passons (à nouveau) la frontière du Chili pour nous rendre à la ville de Puerto Natales, qui sera notre point de départ pour le trek de 5 jours au parc national Torres del Paine. Cette fois je n'ai insulté personne à la douane parce qu'ils ont un scanner pour contrôler les bagages. Mais malgré ça on perd toujours un temps de folie à faire ces formalités qui pourraient être réglées en 2 minutes s'ils se mettaient à l'ère informatique, bref...



Arrivés à Puerto Natales, on se rend immédiatement à l'agence que nous avions contactée par mail pour notre trek afin de remplir les documents officiels et pour qu'ils nous remettent les cartes, itinéraires, etc. Nous avons choisi une formule auto-guidée où nous devrons donc suivre seuls les sentiers balisés. Les nuits sont réservées dans des refuges où nous aurons un lit en dortoir avec tous les repas fournis. De cette manière nous n'avons pas besoin de porter du matériel de camping ou de la nourriture. Mais ce qui nous fait un peu peur c'est qu'on devra quand même utiliser nos gros sacs à dos car on ne pourra pas mettre les vêtements de rechange de 5 jours dans les petits. Donc il faudra qu'on allège au maximum les gros, en laissant tout le superflu à notre dernier hôtel, qu'on viendra récupérer après le trek. Mais ça fait quand même de sacrées distances à faire avec le gros sac car en tout on va faire 70 km sur 4 jours de marche (1 jour de transfer) ! Heureusement, les refuges sont souvent situés avant les ascensions les plus difficiles. Donc on pourra laisser les sacs en arrivant, faire l'ascension légers puis revenir au refuge pour la nuit.



Avec tout ça, il est 16h et on a seulement grignoté dans le bus. Du coup on se laisse tenter par une adorable crêperie où on mange une délicieuse crêpe salée. Les sucrées ont l'air succulentes mais ce ne serait pas raisonnable, on reviendra une autre fois pour ça. Puis on se rend à notre hôtel où on profite de retrouver une connexion wi-fi digne de ce nom. A l'heure de souper on n'a pas vraiment faim mais il faut quand même manger quelque chose. On sort pour aller chercher un petit truc mais on est repassés devant la crêperie.... alors du coup on a pris le dessert ! Une succulente crêpe Nutella-framboises avec un café (décafféiné) mocca-viennois, une vraie tuerie ! J'ai même pas mauvaise conscience, j'aurais 70km de trek pour éliminer tout ça...



9 janvier 2015 - Jour 84

Journée de repos avant le trek, nous profitons donc de nous lever assez tard avant de nous occuper des derniers préparatifs: laverie, location de bâtons de marche, achat de barres céréales, etc. On fait aussi le tour de la ville que nous n'avions pas vraiment encore visitée mais il n'y a pas grand chose à voir. Le bord de mer est tellement exposé au vent que ce n'est malheureusement pas très agréable de s'y promener. Mais nous avons tout de même lutté pour aller voir le monument des amoureux au vent qui porte extrêmement bien son nom, 2 statues d'un homme et d'une femme, accrochés à des piliers qui flottent au vent comme des drapeaux.



Sinon nous avons passé le reste de la journée à nous occuper de la suite de notre voyage: réserver les billets de bus pour la prochaine étape et on a galéré hyper longtemps pour trouver un logement à Ushuaïa. Comme la ville est perdue au bout du monde, les prix sont extrêmement élevés et comme en plus c'est le pic de la saison, il y a très peu de disponibilités. On n'a pas osé s'y pointer à l'arrache et faire du porte à porte, du coup on a dû réserver une chambre assez chère, avec une salle de bains commune. C'est ce qu'on a trouvé de mieux. Mais au moins maintenant, on a l'esprit tranquille.



10 janvier 2015 - Jour 85

C'est le 1er jour officiel de notre trek mais il n'y a pas de marche aujourd'hui, c'est une journée de transfert pour rejoindre le parc national de Torres del Paine. Ce matin il ne nous reste plus qu'à alléger nos sacs à dos donc on vide tout et on ne garde que le strict minimum. Objectif: faire passer le poids à moins de 10kg. Je crois que je ne m'en sors pas trop mal, je pense que le mien dois faire 7-8kg et il me reste pas mal de place libre pour pouvoir charger le pic-nic quotidien. Celui d'Alex étant plus grand et plus lourd à la base et ses affaires étant plus volumineuses, il doit être un peu plus proche des 10kg. Par rapport au chargement habituel, ils ont l'air hyper légers mais je suis sûre que je ne dirais plus ça après quelques kilomètres de marche...



A 14h30 nous prenons le bus qui nous mène au parc où nous remplissons les formalités d'entrée, puis un autre bus fait le dernier trajet jusqu'au refuge. Nous sommes étonnés en bien par la qualité du refuge. J'avais peur de me retrouver dans une cabane en bois où l'air filtre à travers les planches et des chambres-dortoirs du style abri PC. Mais le bâtiment est de très bonne facture, bien chauffé, les chambres à 6 maximum et avec de bonnes infrastructures. Il y a même des casiers dans les chambres pour stocker nos affaires qu'on peut fermer avec un cadenas. Mais mon cadenas est utilisé pour le sac qu'on a laissé en consigne à notre dernier hôtel et Alex n'a pas pris le sien. On n'a pas pensé une seule seconde qu'il y aurait des casiers à disposition. La boutique du refuge n'en a plus, on sort faire le tour des environs car il y a un hôtel et le camping mais personne n'en vend. Tant pis. De retour à notre refuge on constate que les autres personnes de notre chambre n'en ont pas non plus, on va donc devoir se faire confiance mutuellement.



11 janvier 2015 - Jour 86

La nuit s'est plutôt bien passée, il faisait bon chaud et grâce au cache-yeux et aux tampons dans les oreilles, j'ai à peine remarqué qu'il y avait d'autres personnes dans la chambre. Ce matin on part un peu tard à notre goût car il y a 2 horaires de service pour le petit-déjeuner et ils nous avaient mis dans le 2ème, on n'a pas réussi à le changer. On se met donc en route tout de suite après pour essayer de passer avant la pluie car les prévisions ne sont pas bonnes du tout, ils annoncent les monstres précipitations pour la mi-journée. Le début du sentier est plat et nous permet de nous mettre en jambes avec nos gros sacs. Puis le niveau de difficulté augmente, le terrain est plus pentu, plus rocailleux, les bâtons de marche deviennent très utiles. Et évidemment il se met à pleuvoir... D'abord une petite bruine pas trop gênante puis une pluie plus abondante. Mais on est presque arrivés au refuge, on ne va pas s'arrêter maintenant pour sortir les ponchos et pantalons de pluie. En route, on croise plusieurs personnes en sens inverse qui nous interpellent en nous disant que ça ne vaut pas la peine d'aller dans cette direction, qu'ils y étaient hier et qu'il neigeait au campement, que ça ne sert à rien d'aller jusqu'au mirador car la vue est bouchée. Merci de nous décourager mais on doit de toute façon aller jusqu'au refuge puisque la nuit est réservée ici.



Lorsqu'on y arrive, on décide de sécher un peu ici et d'attendre pour voir comment tourne le temps puisque la météo est très changeante. Mais les gens du refuge sont très clairs: si tu ne vois pas les montagnes d'ici, tu ne les verras pas d'en-haut. Donc on s'installe au refuge et on attend... Si par hasard d'ici 16h il arrête de pleuvoir, on aurait encore le temps de faire l'aller-retour puisque le soleil se couche tellement tard. Mais ce refuge est nettement plus petit que le précédent, on se marche dessus, tout le monde arrive trempé et s'agglutine autour des fourneaux pour sécher ses affaires. Et on ne peut pas rester dans la chambre qui est gelée (ça promet pour cette nuit). Pfff... L'après-midi nous a parue super longue, on a épuisé tous les jeux de société à disposition, même les dominos... Mais même si parfois il a arrêté de pleuvoir, la vue ne s'est pas dégagée et ça a été confirmé par les courageux qui ont quand même tenté l'ascension. Du coup on a vérifié l'itinéraire de demain, on pourrait essayer d'aller au mirador demain matin et d'enchaîner avec le programme prévu. Ca nous ferait une très grosse journée, mais si la météo le permet, ça vaut vraiment la peine d'essayer de monter car c'est l'un des points de vue les plus beaux du parc. Et accessoirement, on aimerait quand même voir ces 3 fameuses montagnes, las Torres del Paine, qui ont donné leur nom au parc, on est quand même venus là pour ça. Mais durant la journée, on a discuté avec 2 couples suisses qui terminent le W dans l'autre sens et qui n'ont pas vu les Torres de toute la semaine. Ce n'est pas très encourageant... Mais maintenant qu'on est dedans, on n'a plus le choix, il faut aller au bout, pluie ou pas !



12 janvier 2015 - Jour 87

Il faisait hyper froid dans la chambre mais j'ai mis mes vêtements thermiques pour la nuit et j'ai mis mon sac de couchage dans celui fourni par le refuge, du coup ça a été. Lorsque le réveil sonne à 7h, il n'y a plus que nous dans la chambre, tous les autres sont déjà partis, avant le petit-déjeuner. Moi je n'irais nulle part sans me remplir l'estomac avant nous y sommes donc pile à l'ouverture. On part tout de suite après car la journée s'annonce chargée. Il ne pleut pas mais il y a encore pas mal de nébulosité mais avec un peu de chance on pourra quand même les apercevoir. La première partie de l'ascension est facile, dans la forêt, protégés du vent. Mais au fur et à mesure que l'on grimpe, on commence à apercevoir quelques amas de neige. A ce moment, on croise Tobias et Barbara en sens inverse, le couple d'hier. Ils nous confirment que ça vaut la peine d'aller tout en haut, on arrive à voir les tours entre quelques nuages. En revanche ils nous préviennent qu'il y a beaucoup de neige en-haut et que le terrain est très glissant. Ils voient nos bâtons de marche qu'eux n'ont pas et pensent qu'on devrait mieux s'en sortir qu'eux. Franchement je pensais que tout le monde abusait un peu avec cette histoire de neige en-haut. Oui, on voit bien que les montagnes sont enneigées mais ça n'a pas l'air si terrible. Mais nous sommes en Patagonie, pays de l'extrême. Effectivement, plus on monte et plus il y a de neige. Alex est super content, lui qui regrettait ne pas pouvoir voir la neige en Suisse. Et bien voilà, tu en as en plein été patagonien! Et pas qu'un peu, à certains endroits, c'est carrément 50 cm de neige fraîche qui est tombée ! A ce stade-là c'est plus du matériel de randonnée qu'il faut mais des raquettes. Nous parvenons tant bien que mal au mirador qui offre une superbe vue sur un lagon sorti de nulle part, au pied des 3 fameuses montagnes qui jouent à cache-cache avec les nuages. On ne les aura pas vues les 3 en même temps mais on aura au moins pu les voir chacune leur tour. Maintenant il faut amorcer la descente qui s'annonce sacrément casse-gueule. Mais en assurant bien chaque pas avec les bâtons, on ne s'en sort pas trop mal. Mais à nouveau, on est impressionnés par certaines personnes qu'on croise qui n'ont même pas de chaussures montantes et à peine une bonne veste. Est-ce qu'ils ne savaient pas à quoi s'attendre ou est-ce qu'ils s'en fichent? Difficile à dire...



Nous sommes de retour au refuge à 13h pour manger notre pic-nic et récupérer nos gros sacs à dos. On est assez contents, on a fait le trajet plus rapidement que selon les prévisions, c'est de bon augure pour cet après-midi car on doit maintenant enchaîner avec le programme initial pour rejoindre le prochain refuge, soit entre 4 et 5 heures de marche mais avec le gros sac cette fois. Donc on mange en vitesse et on se met en route. Le temps s'est totalement découvert et nous profitons d'un magnifique soleil pour ce tronçon qui longe un très beau lac au nom imprononçable. On fait beaucoup d'arrêts photos mais à part ça nous marchons à bon rythme. Et pourtant on a l'impression de ne pas avancer. L'heure tourne et il nous reste encore un sacré tronçon à faire... Finalement il nous aura fallu 5 heures pour faire le trajet, donc la fourchette haute. On est un peu déçus parce que franchement, on n'a pas traîné, je n'aurais pas pu marcher plus vite avec le chargement. Il va falloir qu'on soit moins optimistes pour demain lorsqu'on marche avec le gros sac car demain la journée s'annonce aussi chargée. Et ce soir c'est dur dur, nous sommes arrivés à presque 19h au refuge, le temps d'une douche puis c'est l'heure du repas. Nous avons à nouveau soupé avec des suisses-allemands (mais qui vivent au Liechtenstein), c'était très intéressant. Le type, qui a une carrière de fou, nous a fait du lobbying pour qu'on aille s'installer quelques années à Zurich, prétextant que ce serait un super tremplin pour nos carrières respectives. C'est assez fou comme coïncidence car cette nuit j'ai rêvé qu'Alex avait quitté son job et qu'il avait accepté un job dans le caritatif au... Kenya !! Sans m'en parler avant !!! D'ailleurs j'étais super énervée contre lui en me réveillant ce matin. Et maintenant cette histoire de Zurich, allons voir de quoi je vais rêver cette nuit...



13 janvier 2015 - Jour 88

Départ sur les chapeaux de roues ce matin pour notre journée marathon. Première étape, rejoindre le prochain campement pour y déposer nos sacs à dos. Nous sommes assez contents, on a fait ce tronçon en 2h, plus rapidement que les prévisions. Mais c'est maintenant que ça se corse car l'objectif serait de monter tout en haut du mirador pour avoir une vue sur le glacier Frances et sur la vallée. C'est un trajet de 6 km avec beaucoup de denivellé, annoncé en 2,5 heures. L'aller uniquement. Donc 5 heures en tout, à quoi il faut encore ajouter une pause-lunch puisqu'on attaque la montée à 11h. Et à notre retour, on aura encore 2,5 heures de trajet avec les gros sacs pour rejoindre notre refuge pour la nuit. Donc nos meilleures prévisions nous font arriver ce soir à 19h. Autant dire qu'on ne doit pas traîner et qu'on attaque la montée à bonnes foulées. Mais le terrain est très difficile, sur des gros rochers, des cailloux, on doit traverser des cours d'eau glissants, etc. Bref, on ne peut pas avancer aussi vite qu'on le voudrait. En chemin, on croise en sens inverse les suisses-allemands d'hier soir. Ce sont des randonneurs chevronnés et eux on renoncé à aller jusqu'en haut, ils se sont arrêtés au mirador intermédiaire. Pas très encourageant. On verra lorsqu'on arrivera au check-point intermédiaire combien de temps on aura mis jusque là. Mais une fois là-bas on déchante aussi. Les estimations de ce tronçon ne sont pas du tout réalistes! Selon le panneau, il resterait encore 4,5 km. Ca veut dire qu'il nous a fallu plus d'une heure pour faire seulement 1,5 km ! A ce ryhtme-là, si on continue jusqu'en haut, on arriverait au refuge à 21h !!! C'est de la folie. On demande un peu aux gens sur place qui redescendent et ils sont surpris qu'on veuille faire la montée + un trajet jusqu'au prochain refuge. En gros, si tu veux faire la montée entière, il faut dormir les 2 nuits à proximité pour avoir le temps de la faire dans la journée. Je suis un peu fâchée contre l'agence qui vend le circuit tel quel parce que c'est impossible de tenir l'itinéraire qu'ils proposent. En même temps, s'ils se basent sur de mauvaises estimations fournies par le parc, ce n'est pas leur faute non plus... Le fait est qu'on va aussi s'arrêter ici, où on a tout de même une jolie vue sur le glacier Frances mais d'où on ne voit pas la vallée. Tant pis.



De retour en bas après avoir pic-niqué dans la forêt en descendant, on récupère nos sacs à dos et on part l'esprit tranquille pour le dernier tronçon puisque nous n'avons plus le stress du timing. Mais c'est dur de se remettre en marche avec le chargement, du coup l'allure n'est pas très rapide. En plus, c'est la première fois que les paysages n'ont rien d'extraordinaire. A mi-chemin, un vent glacial se lève et avec la fatigue j'ai un peu de mal à le supporter, il me gèle les os. Et pour ne rien arranger j'ai aussi un peu faim mais je n'ai pas envie de m'arrêter maintenant, ça ne ferait que de me refroidir encore plus. Le refuge n'est plus très loin mais ça ne m'aide pas à avancer plus vite. Nous l'atteignons enfin aux environs de 17h. Comme nous sommes à l'un des points d'entrée du parc, le refuge est immense avec un réfectoire style cantine, c'est un peu l'industrie de la rando, ça perd un peu de charme. Mais la bonne nouvelle c'est que nous avons une chambre privée. Après une douche bouillante, j'arrive enfin à me réchauffer pour aller souper. Et demain nous attaquerons le dernier tronçon du trek W.



14 janvier 2015 - Jour 89

Nous voilà partis pour notre dernière journée de randonnée dans le parc et la météo s'annonce radieuse. Mais ce n'est pas pour autant que l'on pourra lézarder au soleil en chemin car nous avons tout de même 22km de marche à faire, soit 7h aller-retour sans compter les pauses. Et il ne faudrait surtout pas prendre du retard sur le programme car nous devons prendre le catamaran ce soir à 18h30 pour rentrer en ville, autant dire qu'on garde le rythme! Après un peu moins de 2h de marche nous avons un premier point de vue sur le lac Grey et son glacier. Nous en avons déjà vu pas mal des glaciers mais celui-ci est particulièrement beau car on le voit dans sa totalité: les montagnes couvertes d'une immensité de neige au fond, la glace qui avance devant et qui vient se jeter dans le lac et les icebergs flottants. Le soleil et le beau ciel bleu aident aussi à embellir le tableau, c'est sûr. Ce mirador est particulièrement exposé au vent, on ne s'attarde donc pas trop et on continue le sentier pour atteindre le point de vue suivant qui sera situé plus proche du glacier. La marche sur ce tronçon est particulièrement agréable, dans la forêt, à l'abri du vent, avec des fleurs de toutes les couleurs. Lorsque nous atteignons le refuge nous sommes déçus de ne pas avoir dormi ici et de ne pas pouvoir y rester plus longtemps. C'est un véritable havre de paix dans la forêt et le camping attenant situé dans la prairie ensoleillée me ferait presque regretter l'expérience. Quand je pense aux pauvres qui ont dormi au camping précédent, battu par les vents toute la nuit, ils doivent regretter de ne pas avoir marché plus longtemps pour venir ici. Le refuge fait aussi dans le haut de gamme, c'est tellement luxueux qu'on ne peut plus appeler ça un refuge. On profite de se reposer dans les confortables canapés de leur lounge pour notre pic-nic, puis nous nous rendons au mirador situé à quelques minutes de là. Waouw, la vue est juste idyllique, pile en face du glacier, un soleil radieux et pas un souffle de vent. Tout simplement le plus bel endroit du parc à nos yeux!



On y reste le plus longtemps possible, en t-shirt - un luxe en Patagonie - mais il ne faudrait pas se mettre en retard pour le retour. Nous reprenons donc la route pour nos dernières heures de randonnée dans le parc. Mais comme hier, voilà que le vent se lève à mi-chemin pour nous compliquer la tâche. Mais j'ai tellement peur de rater ce bateau que cette fois il ne me fera pas ralentir, c'est même moi qui donne l'allure aujourd'hui, ce qui nous fera faire le retour bien plus vite que l'aller. Ca nous laisse le temps de nous reposer un peu au refuge avant l'arrivée du catamaran. Alors que la réception nous a dit de nous rendre au ponton 15 minutes avant l'embarquement, une horde de touristes est allée s'y agglutiner 1 heure avant, s'exposant au rafales de vent glacial. Notre place étant réservée, nous restons bien au chaud jusqu'à l'arrivée du bateau et nous retrouvons donc en fin de file d'attente au moment d'embarquer. Mais en fait ils ne vérifient pas qui a déjà un billet ou pas. Quand on voit la taille du bateau, on se dit que c'est impossible d'y faire monter tout le monde et du coup on est les derniers, aïe... Jusqu'à la dernière seconde on a cru qu'on ne pourrait pas monter mais ils ont bourré ce bateau comme des fous, il y a des gens debout dans les couloirs, sur le ponton, partout, mais tout le monde est entré, ouf. Bon, le bateau est tellement lourd que l'arrière est complètement inondé dans le lac mais ça n'a pas l'air d'inquiéter l'équipage...



Une fois la traversée achevée (avec une demie heure de retard), le bus nous attend de l'autre côté pour nous ramener en ville. Mais ce trajet-là va lui aussi nous réserver une surprise. Car en tout il y a 4 bus qui se suivent et qui doivent tous faire une halte à autre arrêt pour récupérer d'autres passagers. Au moment de repartir, le premier bus s'engage sur le chemin et s'arrête devant la cabane des guardes-parc. Alors qu'on pensait qu'il devait remplir une formalité de sortie, l'arrêt comme à être long et tous les autres véhicules sont bloqués, dans un sens comme dans l'autre, car il est arrêté juste à côté d'un piquet de sécurité qui oblige à passer sur une seule piste. Notre chauffeur sort pour aller voir ce qu'il en est et en fait le bus est en panne !! Il ne pouvait pas choisir pire endroit pour s'immobiliser, c'est tout simplement impossible de le contourner! Tous les costauds descendent des autres bus et tentent de le pousser mais la route fait une légère cuvette, impossible de le faire bouger d'un iota. Il ne reste qu'une seule solution: arracher le piquet de sécurité. Armés de burin, pioche et pelle, il aura fallu une bonne dizaine de mecs pour venir à bout de ce poteau. Résultat des courses, nous sommes de retour à notre hôtel à 23h, totalement erreintés...



Pour faire le bilan de notre trek W à Torres del Paine, je dirais que nous avons eu du bol avec le temps. Même s'il y a eu un jour de pluie nous avons pu le passer abrités au refuge et décaler le programme. Mais je crains que nos photos ne rendent pas la beauté des paysages à leur juste valeur car la luminosité n'est pas toujours idéale pour l'objectif et, soyons honnêtes, nous ne sommes pas des pros de la photo qui s'arrêtent tous les 10 mètres pour capter le rayon de soleil parfait. Je suis aussi un peu déçue de ne pas avoir pu aller tout en haut du mirador à cause de l'itinéraire mal fichu. Mais nous n'avons aucun bobo à déplorer, pas de cloques, foulures, mal de dos ou autres, même si Alex souffre un peu du genou ces derniers jours. Et après (presque) 70km de marche, je suis assez fière de l'effort fourni, en particulier avec le gros sac, et le résultat se ressent sur mes cuisses et mes fesses en béton armé! ;-)


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