On a marché sur la lune! (et on s'est fait avoir en chemin)


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Published: October 9th 2006
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On a marché sur la Lune!On a marché sur la Lune!On a marché sur la Lune!

Un petit pas pour l'homme...un grand pas pour l'humanité!
La Bolivie n'est pas bonne pour nous!

Après nos problèmes d'argent, après avoir eu affaires à des personnes moins que sympathiques, nous voilà aux prises avec la mafia des tours organisés de Uyuni. Pas particulièrement dangereuse, mais plutôt malhonnête.

Donc, durant les quatre derniers jours, nous avons fait un tour organisé en 4x4 dans le sud ouest bolivien, région surtout reconnue pour sa variété de paysages lunaires et apocalyptiques.

La dernière fois, je vous disais que nous avions booké un tour à partir de La Paz avec la compagnie Toñito Tours, recommandée dans notre guide Footprint. Ne voulant avoir aucun souci pendant quelques jours, on a demandé à la dame de tout réserver: le transport de La Paz vers Uyuni, le tour, et le transport de Uyuni vers La Paz. Elle nous fait un prix et tout est parfait. Nous partons vers Uyuni mardi matin.

On retrouve la dame le lendemain matin à la station de bus où elle nous remet nos billets aller. Je lui demande où sont nos billets de retour et elle me répond qu'ils vont les avoir au bureau d'Uyuni. Parfait!

On prend un bus de 3h30 jusqu'à la ville d'Oruro, d'où
Le Salar de UyuniLe Salar de UyuniLe Salar de Uyuni

Le plus grand désert de sel du monde. Ça ressemble au grand nord, en plus salé!
l'on prend un train de sept heures jusqu'à Uyuni. Nous sommes en première classe, donc c'est plutôt confortable, surtout pour la Bolivie. En plus, on ne nous présente aucun film "jeanclaudevandamiens", mais plutôt Je suis Sam et La ligne verte. Durant le trajet, on traverse plusieurs paysages bizarres: genre de mer intérieure avec des vaches qui marchent sur l'eau (désolé pas de photos), marécages recouverts de brume et de millions de moustiques, déserts, etc.

On arrive à Uyuni vers 22h20 et on va passer la nuit au très chic hostal Avenida qui offre tout le confort nécessaire pour les dix heures que nous allons y passer, et ce, à 3 $ par personne.

Le lendemain matin on se dirige vers les bureaux de Toñito Tour où la dame nous accueille avec le visage grave et referme la porte derrière nous...

Hay un poco inconveniente (Il y a un petit inconvénient)


Elle commence à nous expliquer que notre tour est annulè parce que les quatre américains qui devaient être avec nous sont retenus à Oruro, car ils n'ont plus leurs bagages (les pauvres!). Par contre, si on veut quand même partir aujourd'hui, on peut y aller avec une autre compagnie (Colque Tours) qui offre apparemment le même tour
Descend de mon bras Marie-Claude!Descend de mon bras Marie-Claude!Descend de mon bras Marie-Claude!

Marie-Claude a perdu beaucoup de poid depuis le début du voyage. Je peux maintenant la trainer partout dans ma main.
au même prix. On a pas vraiment le choix puisqu'on est mis devant le fait accompli. Petite parenthèse sur les agences d'Uyuni. C'est bien connu que cette pratique est répandue. Lorsqu'ils ne réussissent pas à vendre les six places pour un jeep, ils vous vendent à une autre compagnie parce que le tour ne serait pas assez payant. Les quatre américains n'ont fort probablement jamais existé. C'est sûrement l'excuse toute faite qu'on donne aux touristes pour les transférer... Je demande ensuite à la dame de nous donner nos billets de retour pour La Paz. Elle me demande notre reçu, que je n'ai pas car on ne m'en a pas donné. Elle dit que sans reçu nous n'aurons pas de billets. Je lui dit que nous avons payé pour tout et qu'elle appelle La Paz pour s’arranger avec eux. Elle dit qu'elle va essayer de les rejoindre et de revenir plus tard.

On en profite pour aller enquêter du côté de Colque Tour pour s'assurer que le prix est bien le même. C'est le cas. Par contre, le monsieur nous dit qu'il n'a pas de tour de 4 jours/3 nuits qui part aujourd'hui! Quoi? On lui explique qu'on a été
Isla de PescadoIsla de PescadoIsla de Pescado

Une ìle (!!!) couverte de cactus au beau milieu du Salar.
transféré chez lui par Toñito et qu'on devrait être sur sa liste. Il dit que personne de Toñito lui a parlé aujourd'hui. Belle communication! Finalement, il les appelle puis fini par trouver nos noms. Il semble que la chose avait été réglé bien avant. Les quatre américains ont dû être bloqués à Oruro depuis bien longtemps...

On retourne chez Toñito où la dame nous dit que nous n'avons pas payé pour les billets de retour. En faisant les calcules, on se rend contre que c'est vrai. Ce qui nous écoeure, c'est que la madame de La Paz nous avait fait un prix (qu'elle n'a pas détaillé) en nous disant que tout était inclus sauf l'eau potable et l'entrée dans le parc national. Je suis très fâché. En plus de nous avoir vendu, on nous a caché certains détails. Je lui dit qu'elle devrait nous compenser en nous payant les billets de retour. Elle ne veut rien savoir. J'hausse le ton et elle fini par téléphoner à La Paz. La madame de La Paz ne veut rien savoir non plus. Je dit que je veux parler à la madame de La Paz. Elle me dit qu'elle ne parle pas anglais.
Laguna CanapaLaguna CanapaLaguna Canapa

Un lac avec de très petits flamands rose derrières.
Étonnant puisqu'on lui a parlé la vieille. Ça se perd vite une langue...Je lui dit qu'on ne partira pas tant que je n'aurai pas parlé à la madame. Elle fini pas la passer. Tien tien, elle parle anglais! Ça se retrouve vite une langue! Je lui demande de nous payer nos billets car elle a été malhonnête, en plus de nous vendre à une compagnie qu'on ne voulait pas. "Not possible, not possible, blablabla..." Je vais finalement obstiné avec elle pendant un bon 15 minutes. Il est 10h20. Le tour de Colque part à 10h30. On doit closer un deal! Je radote que 30 $ c'est pas beaucoup pour conserver une bonne réputation. Elle fini par me dire de lui passer la secrétaire. Elle nous offre 10 $US par personne. C'est mieux que rien. Deal! Après coup, je me suis trouvé un peu pathétique de m'être engueulé toute la matinée pour 20 $, surtout que la petite dame semble avoir été un peu ébranlée par mon style d'argumentation nord américain. Mais comme on dit, c'est pour le principe!

On se rend finalement chez Colque où l'on rencontre notre conducteur de jeep Eddy (anglais inexistant) et nos quatre nouveaux amis
Arbre de pierreArbre de pierreArbre de pierre

Arbre de pierre sculpté par le vent en plein désert.
pour les trois prochains jours: Michelle, Will, Kaia et Hillary des États-Unis. Je dit bien trois prochains jours puisque nous allons rapidement apprendre qu'on nous a transféré dans un tour de 3 jours/2 nuits, bien que l'on ai payé pour 4 jours/3 nuits. De mieux en mieux! Ils nous disent de ne pas nous inquiéter puisque l'on va changer de jeep durant la troisième journée. Difficile de croire quelqu'un après tout ça...

Notre premier arrêt de la journée est le Salar de Uyuni, le plus grand désert de sel du monde. Lunettes de soleil obligatoires parce que l'on ne fait pas dans plus aveuglant que ça. Je suis un peu déçu car c'est la saison sèche. Durant la saison des pluies, une fine couche d'eau recouvre le Salar, ce qui reflète le ciel. On semble donc flotter dans les nuages. Dans notre cas, on semble plutôt marcher sur la neige dans le coin de Chibougamau. On visitera ensuite Isla de Pescado, une ile(!) en plein désert couverte de cactus géants. On passera le reste de l'après midi dans notre Toyota Land Rover pour rejoindre l’hôtel (haha!) où nous allons passer la nuit. L’hôtel, tout en étant très basique, sera
Flamands RosesFlamands RosesFlamands Roses

Flamands roses dans la Laguna Colorada
de loin le plus luxueux du tour! Non mais on parle d'une toilette qui flush et d'une douche glacée!

Le lendemain matin, on continue notre route vers la frontière Chilienne. Sur le chemin, on s'arrête pour voir de nombreux lacs où vivent des centaines de flamands roses. Étant de loin le plus grand du groupe, c'est moi qui a l'honneur de m'assoir en avant avec Eddy. On n'a pas vraiment de discussion puisqu'on n'a pas de langue commune. Par contre, je dois endurer sa musique qui va rendre malade le groupe au complet. C'est particulièrement énervant. Et on a pas d'autres alternatives puisque c'est une radio-cassette et tout le monde est passé à l'ère MP3 sauf Eddy. On est tous particulièrement jaloux lorsqu'on croise un jeep où de la musique disco joue à tue tête ("Celebrate Good Times, Come On!"). On aurait vraiment pris n'importe quoi....

On termine la journée à la Laguna Colorada, un lac rouge comme le sang (à cause des minéraux). Il y a une petite montagne derrière l’hôtel et je décide de la monter avant le souper. Marie-Claude m'accompagne mais les américains sont trop douillets. Très belle vue de là-haut! Il y a des
Laguna ColoradaLaguna ColoradaLaguna Colorada

Moi devant la Laguna Colorada avec d'autres flamands roses. Le lac est rouge à cause des métaux.
petite ssculptures en pierres du genre bonhomme de neige. Je construit donc un jeune Pedro de Pierre. J'espère qu'il est encore debout. Le deuxième hôtel est probablement l'endroit le plus miteux dans lequel j'ai dormi dans ma vie. Notre hôtel à Quilotoa au début du voyage était rustique, mais au moins on avait une chandelle et un crochet pour accrocher notre manteau. Ici on n'a pas ce luxe! Les toilettes font particulièrement peurs et bien sûr ne ferment pas (c'est la tendance en Bolivie). En plus, il vente énormément et la température doit approcher les -20 degrés avec le vent. C'est très amusant de dormir avec son suit de ski-doo. Tout le monde est couché à 20h00 puisqu'on doit se réveiller à 4h00 le lendemain.

4h00. Debout tout le monde. On embarque dans la jeep et on ne fait pas 100 mètres. Quelque chose a gelé (probablement l'eau qui sert de liquide refroidisseur depuis 3 jours). On retourne à l’hôtel et Eddy demande qu'on fasse bouillir de l'eau pour faire dégeler tout ça. On réussit à repartir 30 minutes plus tard, mais il y a beaucoup de fumée qui sort du capot. Ça fini par arrêter au bout de
Laguna VerdeLaguna VerdeLaguna Verde

Même chose, devant la Laguna Verde maintenant (qui n'est pas vraiment verte...)
cinq minutes. On roule jusqu'à des sources chaudes, mais ça nous tente pas vraiment de se baigner par -10, même si l'eau est ben ben chaude. Plus la journée avance, plus on ne semble pas savoir ce qu'on va faire de nous, puisque, rappelons nous, nos amis doivent retourner à Uyuni aujourd'hui et qu'il nous reste une autre journée.

Ils décident finalement de nous domper à Villa Alota pour la nuit. Quand on parle de Villa Alota, on peut seulement utiliser le terme domper. Ce n'est pas que la ville fasse dure, c'est seulement que c'est le trou parmi tous les trous. Totalement isolé au milieu de nul part. En plus, il n'y a personne dans les rues, absolument personne! Ça rend le village d'autant plus sinistre. C'est le genre d'endroit dans les films d'horreur où les touristes tombent en panne et doivent passer la nuit, avec des conséquences fâcheuses bien entendu.

Nos amis américains nous quittent définitivement à cet endroit. On part visiter le village. Cinq minutes nous suffisent. Tout est fermé. Où sont tous les gens? Aucun signe de vie dans cet endroit isolé excepté un type bizarre qui semble se trouver partout où l'on passe.
GeysersGeysersGeysers

Geysers à 4900 mètres d'altitude. Région très volcanique.
Il décide finalement de nous lâcher après que je lui ait fait des gros tatas de la main. On t'a vu mon bonhomme. En revenant vers l’hôtel, on croise finalement des humains. Environ 50 jeunes semblent sortir de l'école. On a le droit aux cris, rires, et tentatives d'intimidation habituelles propre aux petites villes. Ces gamins auraient vraiment besoin d'un Nintendo...

On retourne à l'auberge, qui est à peu près au même niveau que celle de la veille. Mais cette fois, la porte pour entrer dans le corridor ne se barre pas, ainsi que la porte de notre chambre. En fait il n'y a même pas de poignée. On devrait pratiquement installer une pancarte devant l'auberge: 2 touristes en ville, venez nous voler!

Avant de se coucher, j'installe deux chaises une par dessus l'autre, un peu à la blague, pour qu'on soit averti par le bruit si quelqu'un essaie de rentrer dans notre chambre. Spécifions que nous sommes les seuls dans cette auberge, à part la proprio et ses filles qui sont dans la maison de l'autre côté du parking.

Je me réveille en sursaut durant la nuit. 2h30 du matin. Une chaise vient de tomber! La
Moi sur un gros rocher Moi sur un gros rocher Moi sur un gros rocher

Je sais pourquoi mais ce jour là j'ai pogné un trip de grimper sur tout ce qui bouge (tout ce qui bouge pas en fait...)
porte s'ouvre de quelques centimètres. Deux personnes sont en dehors de la chambre avec des lampes de poche. C'est comme un cauchemar à l'envers. Je dormais paisiblement et là je me réveille et le cauchemar commence. Marie-Claude s'approche et me dit : "Il y a deux personnes dans le corridor, ils essaient d'entrer dans notre chambre, ils ont essayés de voler le jeep car j'ai entendu les portes se refermer!" Je pousse le lit contre la porte pour qu'ils ne puissent pas l'ouvrir. On se demande si ce n'est pas d'autres touristes. Non! 1)Ils n'auraient pas touché à notre jeep 2)Ils n'auraient pas essayé d'entrer dans notre chambre 3)ils ne seraient pas arrivés à 2h30 du matin. Ce sont des voleurs! Nous sommes dans de beaux draps. Toute la journée on a déliré sur le fait qu'on était des proies idéales dans ce bled perdu et là ça se produit. Je cache mes cartes mémoires de photos dans mes souliers avec mes cartes de crédit. Je mets mon passeport dans mes boxers. J'essaie de cacher ma caméra sous le lit. Ils retournent dehors, mais ils reviennent ensuite, passent devant notre chambre, et semblent s'arrêter dans la chambre d'à côté. Ils
Un jeune Pedro de PierreUn jeune Pedro de PierreUn jeune Pedro de Pierre

J'ai construit un jeune Pedro de Pierre (à défaut de bonhomme de neige) sur une coline au dessus de la Laguna Colorada.
attendent qu'on se rendorme sans doute! On analyse la situation. On a trois choix:

1)On crie de toutes nos forces et on court vers la petite maison de la madame;
2)On se barricade et on crie pour que les voleurs partent;
3)On se barricade, on reste silencieux, et on espère que le jour se lève le plus tôt possible.

Je m'arme de mon couteau suisse et on regarde les minutes s'écouler. Ils ne font plus de bruits. Dorment-ils? Ça commence à prendre une tournure bizarre. Pourquoi n'ont-ils pas entré dans notre chambre il y a une heure? Je demande à M-C si elle est bien sûr de les avoir entendu entrer dans notre jeep. Elle dit que oui. Et c'est là qu'on flash. Ce n'était pas notre jeep! On regarde dehors et il y a maintenant deux jeeps dans le parking. Le nôtre et un autre presque identique et rempli de bagages! Soit ce sont des voleurs plutôt idiots qui laissent leur véhicule à la vue de tous et font une petite sieste dans la chambre d'à côté, soit on a bu beaucoup trop de café et la paranoïa nous a gravement envahi. De simples petits touristes qui
Villa AlotaVilla AlotaVilla Alota

Le pire trou des trous du royaume des trous dans l'univers des trous!
ont probablement eu un problème mécanique long à régler, et qui on décidé de s'arrêter ici quelques heures probablement parce que le conducteur commençait à cogner des clous. C'est la fermeture des portes de leur jeep qui a réveillé Marie-Claude et elle a cru que c'était le nôtre. Ils ont ouvert la porte de notre chambre parce qu'ils cherchaient une chambre de libre pour s'étendre quelques heures. Quand ils ont entendu les chaises tomber derrière la porte, ils ont seulement pris la chambre d'à côté. L'hypothèse la plus simple est pratiquement toujours la bonne. Mais quand on se réveille en sursaut à 2h30 du matin dans un bled perdu comme Villa Alota, votre cerveau ne résonne pas toujours de la bonne façon.

On a finalement dormi quelques heures et on se sentait plutôt idiot au déjeuner le lendemain matin. Imaginez ce qui serrait arrivé si on s'était mis à hurler comme des malades en plein milieu de la nuit...

On est revenu à Uyuni vers 11h30. On a loué une chambre pour la journée étant donné que notre train était à minuit. J'étais bien content de quitter ce coin de pays. Les paysages étaient magnifiques, mais le froid,
Hotel à Alota(haha hotel, ben ouais...)Hotel à Alota(haha hotel, ben ouais...)Hotel à Alota(haha hotel, ben ouais...)

Oui c'est aussi sympathique que ça en a l'air!
la poussière, le soleil et le manque de sommeil sont durs sur le système.

Après 11 heures de transport, on est revenu à La Paz ce matin à 11h30. On s'est payé un taxi et traversé la ville pour l'une des choses qu'on attendait depuis longtemps: du Subway! Le premier Subway en deux mois! C'était moyen finalement! On a passé le reste de la journée à flâner dans notre hôtel super luxe à 26 $. Outre l'eau chaude, la TV câblée et les lits confortables, ce qui compte le plus c'est d'avoir une porte qui se barre!

j.m.


Additional photos below
Photos: 16, Displayed: 16


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Cimetière de trains Cimetière de trains
Cimetière de trains

Lieu du dernier repos des trains boliviens.
Moi sur les railsMoi sur les rails
Moi sur les rails

Photo à Lucky Luke. Examinez bien mon expression de terreur. On y croit!


8th December 2009

Aprécié vos photos et votre humour dans l'adversité. Mais pourquoi ne pas faire du tourisme tout simplement en France et dans les territoires français ? Connaissez vous le Cirque de Navacelle ? le désert des Agriates, la plaine des Sables à la Fournaise ? Et puis faut revoir votre texte et corigé les fotes. Salutations .

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