Salar de Uyuni


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Published: December 3rd 2014
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26 novembre 2014 - Jour 40

C'est parti pour 3 jours d'excursion au salar d'Uyuni et dans le désert du sud Lipez. Rendez-vous à l'agence à 10h30 où on rencontre les autres membres de notre groupe: 2 irlandaises, 1 irlandais et 1 américain. Tous de langue maternelle anglaise, c'est un peu dur de les suivre quand ils parlent vite, surtout avec leurs accents respectifs.



A peine sortis de la ville on fait un premier arrêt au cimetière de trains. Cette voie ferrée était en fonction lorsque la Bolivie avait encore un accès à la mer pour acheminer les denrées pour l'exportation mais depuis qu'elle a perdu cet accès elle a été laissée à l'abandon. Puis on continue en direction du salar, le plus grand désert de sel au monde, résidu d'une ancienne mer évaporée avant même que la cordillère des Andes sorte de terre. En son centre, l'épaisseur de sel atteint 120m et seulement quelques millimètres aux bords. On s'arrête d'abord à l'orée du salar, où les locaux amassent le sel en petits monticules pour le faire sécher avant de le traiter et de l'empaqueter pour la consommation ou de le travailler pour l'artisanat. On remonte en voiture et on s'éloigne de la civilisation pour se perdre sur cette énorme étendue blanche. Mais justement, je ne le trouve pas si blanc que ça. J'ai lu dans le guide que le réchauffement climatique serait en train d'influer sur sa couleur en le rendant un peu brunâtre. On demande à notre chauffeur qui nous donne une autre explication. Ce serait les forts vents de ces derniers jours qui auraient balayé de la terre sur le salar. Mais dès qu'il pleut tout est nettoyé. Je ne sais pas qui croire. Le fait est que quand on roule il a l'air un peu brun mais on n'a pas du tout cette impression quand on s'arrête, on est littéralement éblouis par sa blancheur.



On s'arrête pour dîner à une sorte de refuge au milieu du salar, bâti en sel. Devant ils ont construit une grande statue à l'occasion du passage du Dakar en 2014. Enfin, il était sensé passer par là car le jour J il y avait trop d'eau sur le salar, ils ont dû changer le tracé. Mais la statue est restée. Notre guide nous prépare le repas à l'arrière de la Jeep qu'on mange debout en mode camping, mais c'est bon. On repart rapidement pour s'éloigner des autres groupes et trouver un bon spot pour faire un arrêt photo. Le guide a l'habitude de ce genre de photos avant-arrière plan, il nous aide à prendre une tonne de photos avec tous les appareils de tout le monde. Car les 2 irlandaises regorgent d'idées de photos à la con auxquelles on participe avec plaisir mais comme elles ont chacune 2 appareils, ça prend du temps... Mais tout le monde joue le jeu avec patience et tout le monde repart avec des photos plutôt sympas.



Puis on continue en direction de l'île Incahuasi, pile au milieu du salar, sur laquelle poussent des cactus géants. Ils grandissent d'un centimètre par an et certains mesurent 9 à 10m, soit 900 à 1000 ans! C'est vraiment impressionnant quand on se trouve en-haut de surplomber ce petit îlot perdu au milieu de cette étendue de sel, recouvert de cactus. La nature est vraiment bizarre des fois.



Le soleil commence à baisser, il est temps de quitter le salar pour rejoindre notre hôtel de sel, construit à l'orée sud du salar. J'avais déjà entendu parler de ces hôtels en sel, souvent en mal, car ils sont en général très mal isolés et comme il fait très froid quand le soleil se couche les nuits sont difficiles. Mais je suis surprise en bien, le nôtre est plutôt de bonne facture, notre chambre très douillette, on a très bien dormi et je n'ai pas eu froid du tout! Mais avant ça, après dîner on a fait une partie de cartes. Rory l'irlandais nous a appris à jouer au Bullshit, un jeu basé sur le bluff, puis on a joué au trou du cul. Les petits suisses on fait forte impression puisqu'on a fini président et vice-présidente! ;-)



27 novembre 2014 - Jour 41

Grosse journée en perspective car on a beaucoup de route à faire aujourd'hui. Notre guide est particulièrement efficace car on s'est levé après les autres groupes et on est dans les premiers à partir. Et il est aussi hyper habile avec sons 4x4 sur cette route difficile.



On commence par traverser un autre salar, plus petit et tout brun-grisâtre. La route continue ensuite pendant plusieurs heures à travers différents décors de pierre et de sable avec le volcan en point de mire. Puis on arrive dans la région des petites lagunes où on peut enfin admirer les flamants roses qui nous avaient échappé au Pérou. On s'arrête à l'une d'elles pour un lunch super expéditif car le vent souffle hyper fort et il n'y a pas assez de place derrière la jeep pour abriter tout le monde. On monte encore un peu en altitude pour atteindre l'arbre de pierre. Ce sont des pierres volcaniques, très friables, qui ont été façonnées par le vent, la glace et le froid. Et l'une de ces formations rocheuses a la forme d'un arbre. On a fait un arrêt-photo à la japonaise car le vent est encore plus glacial. Puis on arrive au highlight de la journée: la Laguna Colorada, une grande lagune rouge qui abrite des centaines de flamants roses. L'eau a cette couleur à cause de la présence d'une algue qui, par manque d'oxygène, devient rouge. Lors des mois les plus froids, la température peut baisser jusqu'à -22 degrés la nuit et la lagune gèle, emprisonnant les flamants roses. Sur le principe, ils n'en souffrent pas car ils n'ont pas de sang dans les pattes mais lorsqu'ils sont pris dans la glace ils deviennent un festin pour les renards...



On passe la nuit dans un hôtel à côté de cette lagune. Mais cette fois il n'y avait pas possibilité de réserver une chambre individuelle (enfin si mais pour une petite fortune), on doit donc dormir en dortoir à 6 avec notre groupe. Je les aime bien mais voilà quoi... Mais ça va, personne n'a envie de faire la nouba, on avale vite notre souper de Thanksgiving en se pliant à la tradition des grâces pour faire plaisir à Matthew l'américain (j'aurais préféré de la dinde plutôt que des spaghettis-bolos) et tout le monde va se coucher tôt ce soir car demain c'est réveil à...



28 novembre 2014 - Jour 42

... 4h du matin pour aller voir les geysers qui ne sont en activité qu'au lever du soleil. La vache, comme il fait froid! On est largement en températures négatives, on a mis toutes les couches qu'on pouvait. Mais ça n'a pas l'air de perturber les irlandaises qui ont juste mis des chaussettes dans leurs tongs! On n'a pas le même sang... Je n'avais jamais vu un geysers, c'est vrai que le spectacle est assez mystique avec toute cette fumée au soleil levant mais le site est assez petit et le geyser le plus impressionnant est en fait artificiel, ça casse un peu la magie. Il y en a d'autres au Chili qui sont paraît-il plus impressionnant, on pourra comparer.



Après ça on se rend à des bains thermaux ou appelons plutôt ça une petite flaque d'eau bondée. Il n'est que 7h du matin, il fait encore hyper froid et l'eau n'est que à 30 degrés, nous qui sommes plutôt habitués aux 34 à 36 des eaux en Suisse. On fait l'impasse sur la baignade et on ne regrette pas du tout quand on entend que nos copains ont pris leur haut-parleur pour mettre la musique à fond. Ca casse le charme de l'endroit, ça m'aurait trop saoulée!



Le dernier stop de l'excursion se fait à la lagune verte, dans laquelle se reflète le volcan Licancabur. Je me réjouissais beaucoup de voir cet endroit mais je suis vachement déçue en arrivant, elle n'est pas verte du tout. Le guide nous dit que c'est le vent qui lui donne cette couleur, je pense que ça dépend plutôt du moment de la journée. Pourtant la lagune rouge était vraiment rouge mais celle-ci n'a vraiment rien de vert, dommage.



Nous voilà arrivés à la "frontière": une cahute pour l'immigration bolivienne, un drapeau bolivien et une barrière sur une route même pas goudronnée. Mais il n'y a pas l'équivalent chilien, c'est bizarre. On change de bus pour continuer la route du côté chilien. Quel contraste! On retrouve des vraies routes, avec un marquage au sol, des barrières, des panneaux et même des pistes d'arrêt d'urgence car la route descend à pic. Et c'est seulement à l'entrée de San Pedro de Atacama que l'on doit faire les démarches de la frontière chilienne. Dans la file d'attente, on enlève nos couches de vêtements les unes après les autres, on est descendus de 2000m. Alors qu'on a commencé ce matin en doudoune, on finit la journée en shorts et en tongs!



Une fois déposées nos affaires à l'hôtel, on fait le tour du petit village et on réserve nos excursions pour le lendemain dans cette région du désert d'Atacama, le désert le plus sec du monde où il ne pleut jamais. Et on termine la journée sur une bonne nouvelle: la banque nous a remboursé l'argent du bancomat qui n'avait pas fonctionné en Bolivie!


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3rd December 2014
Miam!

Excellent! Suivant quelles photos, on dirai que vous êtes sur un glacier et non sur du sel.
2nd January 2015
Bon vent!

You guys are so creative!

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