Northland & Auckland : l'ultime étape


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Oceania » New Zealand » North Island » Auckland
March 26th 2010
Published: April 6th 2010
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1: Festival de dauphins sur Bay of Islands 38 secs
La barre au nord

Se retrouver la tête en bas, dans l'autre hémisphère, change les perspectives. J'ai mis un moment à m'habituer au fait que le nord est ici synonyme de chaleur. Bon, relative la chaleur, on papillonne entre 15 et 25 C° grand max au fil de la journée ; l'automne commence à se faire sentir, mais il serait déplacé de ma part de m'en plaindre, n'est-ce pas ?

Northland, c'est comme cela que l'on appelle la longue langue de terre qui s'étire au nord d'Auckland. Pour m'y rendre, j'ai du traverser la grande ville de part en part, sur la Motorway à six ou huit pistes. Ça croise et dépasse dans tous les sens, des semi-remorques à l'américaine aux motards dans leur armure de cuir noire. Dans ces conditions, je me suis contenté de rester gentiment sur ma voie, l'œil dans les rétros, et suis sorti de ce guêpier, indemne et sans froisser de la tôle, au bout d'une demi-heure, allégé d'un bon litre de sueur. Une bonne préparation pour mon retour en ville d'ici une semaine.

Welcome to Northland indique bientôt un panneau au bord de la route. Au premier coup d'œil, le coin n'est pas si différent du reste de l'île : collines, pâturages et moutons constituent toujours le trio local gagnant. Parfois, cependant, le regard capte une singularité – tiens, un cocotier – signe que les hivers sont ici plus cléments. Deux particularités attirent en fait les visiteurs en Northland, deux lieux uniques dans tout le pays. Le premier est un sanctuaire forestier, dans lequel subsiste une poignée d'arbres natifs de l'île. Jadis couvrant largement les collines, les massifs kauris sont aujourd'hui devenus rares. Les raisons ? Sa densité de 560 kg/m3, 88MPa de module de rupture, un module d'élasticité culminant à 9,1 GPa et une rétractilité tangentielle de 4,1 %!.(MISSING). lors de la phase de séchage, évidemment. En plus simple et en français, on dira que la beauté pourpre de ce bois, sa robustesse et l'absence d'imperfections facilitant le travail de l'artisan, a conduit à une intense exploitation forestière en Northland, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Utilisé tant pour le mobilier, l'ornementation ou la construction de voiliers, le bois de kauri et sa résine ambrée, prisée des joailliers, a fait la fortune de nombre d'exploitants de l'époque. De nos jours, le plus vieux survivant parmi ces géants, âgé de près de 2'000 ans, est toujours là, au cœur de la forêt Waipoua. Avec ses 4 m et demi au garrot et sa hauteur de 18 m, Tane Mahuta, le Seigneur de la forêt, comme l'appelle les Maoris, règne sur ce domaine désormais protégé.

La seconde curiosité de Northland ne se révèle qu'aux persévérants qui s'aventurent tout au nord. Là, de Kaitaia à Cape Reinga, la Mer de Tasman, à l'ouest, et le Pacifique, à l'est, ne sont plus séparés que par quelque 20 ou 30 km de terre... et de sable. Des dunes ! La dernière chose que j'aurais imaginé voir en Nouvelle-Zélande, c'est un désert. Bon, ça n'en est pas vraiment un, juste des montagnes de sable qui ponctuent de temps à autre la côte ouest. D'Ahipara jusqu'à Cape Reinga, cette côte s'étire en une interminable plage : la fameuse 90 Mile Beach. La plage fait en réalité un peu plus de 90 km, mais c'est déjà pas si mal. A marée basse, c'est en fait le moyen le plus rapide de rallier le nord ou le sud, pour qui dispose d'un 4x4. Pas de contours, pas de limitation de vitesse !

N'ayant pas cette chance et la police d'assurance de mon véhicule s'arrêtant là où commence le sable, je suis parti une pleine journée à bord d'un bus 4x4 pour l'exploration de ce bout du bout de l'île nord. Un tour organisé plutôt sympa et relax, à la mode kiwie, où nous avons longé des plages de sable plus fin que de la farine et gagné Cape Reinga, là où la Mer de Tasman et l'Océan Pacifique se rejoignent en un clash de vagues. Le cap est aussi un lieu mystique empreint de légendes. Les Maoris en font la dernière étape du voyage des esprits sur Aoteaora (la Nouvelle-Zélande), avant qu'ils ne plongent dans les eaux pour rejoindre Hawaiki, la mythique terre ancestrale. Laissant les esprits tranquilles, nous sommes partis luger sur les dunes de sable, puis avons repris la route vers le sud, tout du long ou presque sur 90 Mile Beach. Un brin surréaliste de rouler sur cette plage une heure durant, à bord d'un bus, les vagues de la marée montante à deux mètres de nos roues.

Passé et présent sur Bay of Islands

Depuis le grand nord, la côte est forme de multiples baies ouvertes sur le Pacifique. L'endroit est tranquille, les routes désertes et sinueuses, les infrastructures peu développées, jusqu'à arriver à Bay of Islands. Aujourd'hui la première destination touristique de Northland, cette vaste baie abritée a vu naître l'une des toutes premières colonies européennes en Nouvelle-Zélande. Ce n'est pas tous les jours que l'on passe par un site historique dans le pays. Ici, il y en a deux. Waitangi Grounds, d'abord, est l'endroit où l'acte fondateur de la Nouvelle-Zélande a été signé, il y a 170 ans seulement. Un musée minuscule, une petite mansarde d'époque restaurée, au milieu d'un jardin et de pelouses impeccables : rien de très impressionnant, mais c'est joli et c'est le symbole marquant la naissance de cette jeune nation. Russel, ensuite, est un petit port de pêche que les baleiniers utilisaient comme base au XVIIIe siècle et qui avait à l'époque la réputation d'être le repaire des malandrins les plus infâmes. Les temps ont bien changé (quoique, à voir), car c'est maintenant une destination de vacances paisible, plutôt chic et guindée.

Sailing Bay of Islands. C'est l'un des conseils que l'on m'avait donné, lorsque j'avais demandé ce que je ne devais pas manquer de faire en Nouvelle-Zélande. A good one. J'ai opté pour une croisière à la journée en catamaran, à la rencontre des dauphins. La compagnie opérant le tour est l'une des rares à être autorisée à descendre dans l'eau pour nager avec les cousins de Flipper. Cela obéit toutefois à de strictes conditions, ce qui ne garantit aucunement la possibilité de se mettre à l'eau. Je n'y comptais pas trop ; je n'ai donc pas été déçu.

Après une heure en mer, passée à longer les îles qui ponctuent la baie, nous dénichons un puissant groupe de dauphins, fort d'une soixantaine d'individus. La présence de jeunes dauphineaux au sein du groupe ne nous permettra pas de nous jeter à l'eau. Bien dommage, car les dauphins étaient particulièrement joueurs ce jour-là. La compensation fut cependant immense. Plus d'une heure durant, nos petits amis fuselés ne nous ont pas quitté d'une nageoire et nous ont offert un spectacle magique, bondissant le long du catamaran, éclaboussant les filets, punchant le radeau pneumatique et s'amusant même à faire monter et descendre la balise radar. C'est avec un regret évident qu'ils ont fini par nous laisser partir, à l'heure du dîner. Notre capitaine a jeté l'ancre dans une crique à l'eau limpide et nous a laissé barboter non loin de la plage, en attendant que grillent les saucisses. Fortifiés par un bon petit barbecue, nous avons ensuite levé les voiles et joué les drifters d'un jour en guidant le voilier vers le port.

Auckland : la mal-aimée

On m'avait prévenu. Tout le monde, les Kiwis les premiers, me disaient, le dégoût au visage : Auckland ? Noooo ! Même mon guide de voyage, sensé pourtant se montrer enthousiaste et sortir le meilleur de toute destination, admettait qu'Auckland ne mérite guère que l'on s'y arrête. Ce cortège de critiques n'a pas suffit à me décourager et j'ai décidé de consacrer trois jours à cette grande ville. Une cité bâtie dans une baie ne peut pas être aussi hideuse...

Plus d'un million d'habitants vivent ici et dans la périphérie ; c'est le quart de la population nationale et bien plus que dans toute l'île sud. Capitale économique, c'est aussi là que la culture pluriethnique du pays se révèle au grand jour : les universités sont bondées d'étudiants asiatiques, les rues jalonnées de restos indiens ou chinois, de cybercafés coréens et de jeunes Maoris au look gangsta. La sky tower est devenue l'icone de la ville depuis sa construction en 1997. La plus haute structure du pays est reconnaissable loin à la ronde et il est possible de sauter à l'élastique au dessus des rues du quartier financier ou de marcher comme un funambule sur un chemin de ronde pas plus large d'un mètre. La Nouvelle-Zélande est avant-tout une terre de fun, résolument jeune ; ça fait partie de son succès et ça fait la différence.

Pour ceux qui, comme moi, préfèrent rester les deux pieds au sol, il reste l'exploration des charmants quartiers cernant le centre ville, une visite au gargantuesque musée de la ville, l'ascension du Mt Eden, pour de magnifiques vues sur la cité, ou la traversée de la baie en ferry, sans parler d'excursions plus lointaines vers les îles du large. Bref, Auckland n'a peut-être pas de quoi enflammer les esprits – elle demeure une grande ville, la grande ville, dans un pays que l'on vient visiter pour ses merveilles naturelles – mais il serait bien injuste de la décrire comme dépourvue d'intérêt.

Aller-retour

Avec cette entrée de blog s'achève mon séjour en terre kiwie, brillant en tous points, au-delà de mes espérances. Il m'est maintenant difficile d'aller plus loin. J'ai atteint ce point du voyage, ou continuer signifie désormais prendre le chemin du retour. Une perspective qui, je l'admets, n'est pas sans me réjouir. Eh oui, je commence à fatiguer. La route du retour sera donc bien plus brève que celle de l'aller. Néanmoins, avant Genève-Cointrin, il me reste encore quelques jolies escales au programme et cela commence en douceur, du côté des Fijis…



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7th April 2010

La photo de famille!
Vraiment sympa l'ile du nord, la plage de l'infini et le micro desert du sommeil! Mais la bande des gueules sur la photo ca vaut de l'or, surtout le pote avec son bandeau sur l'oeil. Ici les beaux jours reviennent et annonce le retour de l'Ayatollah du rock, le duc du cool alias Frisco ferd!!! A tout bientot en chair et en os mon bon monsieur...
7th April 2010

you'll be back
Salut le pur, le retour se profile semble-t-il. Et bien ce n'est pas sans me réjouir. Par Vevey, les bouteilles sont au frais, prêtes à être débouchées. Elle sont en attente d'un célèbre Globe Trotter. Ton périple zélandais semble porté le fruit de tes plus grands espoirs. Je te souhaite un beau chemin de retour, A plus fils le Pierro
8th April 2010

Salut les Gueules ! LoL j'étais sur que le bandeau sur l'oeil ca allait attirer un commentaire :D Joli ! Sinon, eh oui, a tout tout bientot, je me réjouis de reposer la botte sur nos terres et revoir le déluge de puristes ; les bouteilles au frais (!!), je ne tiens plus en place :)
8th April 2010

Pas cool...je suis au boulot en train de lire ton blog...Profite en bien, le temps passe trop vite!!! Ahaaa le northland...on a dormi sur la ninety miles beach par un temps de merde et ça puait la vieille algue. Et Auckland... au début, je me suis demandé si on était bien en Nouvelle-Zélande vu le nombre d'asiat qui déboulaient dans la queen st! Bonne continuation et merci de faire rêver ceux qui bossent!

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