Bic, oreilles, sous-marin, randos, mais pas vraiment


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August 25th 2021
Published: August 25th 2021
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Donc le Bic. Pour des raisons évoquées précédemment, nous n’avons pas réussi à nous trouver un airbnb dans le coin du Bic. On a donc dû se rabattre sur un Bed & Breaskfast. Le bed and breakfast est une formule moins chère que l’hôtel, mais c’est pas la même chose! Premièrement, rendons à César ce qui appartient à César (L’empereur, pas la salade). Le « location » du dit bed and breakfast est hallucinant. On est littéralement dans le parc du Bic, avec vue sur une baie du fleuve et quelques iles (soit l’ile brulée et l’île du massacre… est-ce prémonitoire? Je ne sais pas. Mais le décor est enchanteur.

Première surprise, le déjeuner. On nous annonce que pour nos chambres, le déjeuner sera servi à 8h30. Je demande gentiment si ce serait possible de déjeuner plus tôt et il semblerait que non. Avec les enfants qui se lèvent à 6h, ça pue… Mais je reste calme, je sais m’adapter.

On profite de la proximité de notre gite avec la cantine Chez Saint-pierre pour aller y souper. Guédille de crevettes sur pain à l’encre de seiche sèche et poutine au flétan. C’est succulent. Les aromates de la poutine sont justes incroyables. Explosion de saveurs dans la gueule. Mon œil de lynx a même débusqué une bouteille de la brasserie Auval dans le présentoir. Je réussi à avoir leur dernière bouteille! C’est ma première… à vie ! Et j’espère, pas la dernière! C’était pas mal bon! Le vent semble finalement tourner! Les Dieux nous sont favorables! Il faut en profiter.

Sylvie étant malade (voir post précédent), le premier matin, on décide d’aller voir le sous-marin à la pointe aux pères. Sylvie l’a déjà visité alors tout baigne. Évidemment, avec un déjeuner à 8h30 et 3 enfants, arriver tôt là-bas pour éviter la file et la cohue est hors de question. On arrive et il y a déjà une heure d’attente. C’est un peu de la bouette parce-que tout le monde était debout à 6h… Et on a les yeux dans la graisse de bine parce-que Delphine a choisi le moment où on était 4 dans une chambre de 100 pieds carrés pour ne pas dormir de la nuit. Ça faisait 24h qu’elle était grippette mais là, c’est un peu la cata. Elle fait de la fièvre et est inconsolable. Elle passera la journée dans le porte-bébé (encore merci Marc et Phi pour la recommandation, nous n’aurions pas survécu sans). La visite du sous-marin (quand on fini par y entrer) est quand même cool, même si avec la COVID, c’est un peu le bordel. On doit attendre que les gens en avant ait fini sur leur « pastille » (avec numéro pour audioguide) avant d’avancer, mais les gens derrières nous ont dû manquer la distribution de GBS parce-qu’ils ont passé la visite à nous coller et nous pousser dans le cul… dans un sous-marin… en période COVID. J’ai répondu par la bouche de mon canon et j’ai largué une pas pire caisse. Ça les a calmé un peu. Sinon, Romy trouvait très drôle que je touche à tous les pitons et me disait d’arrêter parce-que j’allais briser quelquechose. Pfff… J’ai tellement rien brisé!

On a terminé la visite trop tard pour penser visiter le musée de l’empress of Ireland (VDM). Je dirais bien une prochaine fois mais je sais pas trop quand je vais revenir ici… Sylvie est rétablie alors on retourne à l’auberge et on tente de faire le tour de l’ile du massacre. Le début se passe très bien. C’est une plage, ça marche bien. J’en profite pour me baigner. L’eau est ici plus froide que lors de ma première baignade. C’est plus la température que je me souvenais de la dernière fois que je suis venu dans le coin. Drôlement rafraichissant! Ça se corse un peu ensuite. On doit commencer à marcher sur des caps de roches. Et plus ça va, plus ça devient ardu. Ce qui était joyeux gambadement devient vite montées à pic et descentes incertaines. Avec Sylvie qui n’est plus une jeune gazelle et Geneviève qui a Delphine dans le porte-bébé, ça commence à être difficile. Je vais donc explorer plus avant pour être sûr que c’est praticable… Je tourne le coin d’un rocher et on aperçoit l’auberge. Et je m’aperçois aussi qu’on ne pourra pas passer. On est à 100 mètres de revenir à notre point de départ et on doit rebrousser chemin… Et Romy qui pleure depuis 45 minutes parce qu’elle s’est baignée dans l’eau salée et « çaaaa piiiqueeeee! ». Misère. On essaie de lui trouver des missions pour lui changer les idées, avec un succès surprenant.

Autre nuit abominable avec Delphine qui pleure encore toute la nuit. Geneviève est à bout. On ne sait plus trop quoi faire. Finalement, après avoir vraiment cherché, j’ai enfin compris pourquoi elle était comme ça. C’était juste un caprice. Elle avait tout simplement besoin d’attention. C’est un peu de ma faute. Avec l’organisation du voyage, les longues heures de conduite, mon rôle de sherpa-guide, je l’ai effectivement un peu négligée. Je propose donc à Geneviève de faire une activité père-fille, juste Delphine et moi. Geneviève est d’accord, elle restera avec Romy. Nous sommes donc allés visiter, juste tous les deux, les urgences de l’hôpital de Rimouski. À 3h du matin. La visite de ce bâtiment de style post-soviétique était toute une expérience. Puisque Delphine faisait de la fièvre, elle a même eu droit à un spécial « test COVID nasopharyngé ». Elle a tellement aimé ça qu’elle en redemandait. Après avoir visité la même cr*** de chaise en plastique pendant 5h, laquelle a été achetée lors de la liquidation de Guantanamo bay, Delphine a enfin eu sa récompense! Du bon sirop aux bananes. Et on a passé une otite de belle nuit ensemble!

En plus, j’avais réussi, à force de menaces, à faire déplacer notre déjeuner de 8h30 à 7h30 pour avoir le temps d’aller faire une randonnée. Je suis revenu à l’auberge à 9h. Encore une fois bravo pour un départ efficace. Devant le manque de temps évident pour faire une rando digne de ce nom (et comme Delphine n’est rien de moins qu’un mollusque dans le porte-bébé et que Geneviève commence à avoir un look zombiien, on choisit une petite randonnée qui nous donne les meilleures chances de voir des phoques. C’est un demi-succès. On voit des phoques mais ils sont f****** loin. À l’heure qu’il est rendu, la marée est basse alors on voit des taches en forme de bananes sur des roches. Romy est plus ou moins convaincue quand on lui dit que ce sont des phoques. Elle nous regarde avec un air dubitatif, un peu comme quand je lui explique qu’un trou noir n’est pas vraiment un trou et que comme le bœuf à l’épicerie, elle aussi est de la viande.

Cela dit, la rando se passe surprenament bien considérant le peu d’heures de sommeil de tout le monde. Romy se ramasse des algues et les traine avec elle comme un traineau. Elle leur donne même des noms.

Lendemain, départ pour Matane. On arrête diner à Sainte-Flavie. Le plan est de manger à la cantine Sainte-Flavie, reconnu pour ses clubs et guédilles aux fruits de mer. Il y a une file de genre 40 personnes à 12 :15… On se rabat sur le resto la rose des vents… qui est fermé. On mange finalement au foodtruck dans le parking du resto fermé…

Comme le check in de notre airbnb à Matane est juste à 16h, on décide d’aller visiter le vignoble de Carpinteri à Saint-Ulric (dans un guichet automatique). Bon… le concept est pas top. Quand on arrive, le parking est plein. Et il y a plein de gens qui attendent dehors… J’en conclus donc qu’ils attendent la prochaine dégustation. Et je juge toutes les personnes qui s’en vont pour ouvrir la porte, barrée, en pensant qu’on est tous assis autour de la porte pour le plaisir de la chose. Et je me dis que je vais devoir déguster avec tous ces gueux. Je ne suis pas convaincu mais puisque les filles dorment, aussi bien en profiter (avant de me faire juger parce-que je laisse mes enfants dormir dans l’auto pendant que je piccole, Sylvie était restée dans la voiture avec les enfants). La dégustation est surprenante en tous points. D’abord, c’est gratuit. Mais en plus, on goute en tout plus d’une dizaine de vins. Bon, le set up me faisait drôlement penser à un certain vignoble « Van der Hayden » en Californie (voir blog Fiers et joyeux en Californie ». Mais au moins, leurs verres étaient propres. Et les vins n’étaient pas infects. Ils n’étaient même pas mauvais. Ils manquaient un peu de oumph. Disons simplement qu’on n’a pas acheté de bouteilles. Mais on n’a aucun regret. Surtout que les filles se sont réveillées à peine 2 minutes avant de retourner à la voiture. Merci Sylvie!

On dort un seul soir à Matane. Dès le lendemain, on prend le bateau pour Baie-Comeau. On doit donc être super efficaces pour avoir le temps de tout voir. Le lendemain, pas de temps à perdre, on se lève, on déjeune et on pacte le char. Il est déjà 10h30. Vite, on se dirige vers le phare/musée maritime de Matane… qui est fermé. Les filles ne se rendent compte de rien, occupées qu’elles étaient à jouer dans un sentier de poussière de roches. Après une poutine aux crevettes dégustée dans un parc sur le bord de l’eau, on se dirige vers le traversier Matane-Baie-Comeau. Au revoir rive-sud, à la revoyure.

Prochaines nouvelles de Pointe-aux-outardes, loin de Baie-Comeau!

Les poulets qui ont perdu quelques plumes…

PS : je ne sais pas pourquoi les hôpitaux ont des chaises aussi inconfortables pour faire attendre les gens à l’urgence. Il me semble que si tu fais attendre du monde 5 heures de temps assis sur une chaise, tu pourrais fournir de quoi avec un dossier qui monte plus haut que le milieu du dos… C’est super dur de dormir et quand on réussit, on se fait réveiller par nos propres ronflements parce-qu’on a le cou complètement cassé par en arrière.

PS2 : depuis le début du voyage a lieu le concours international francophone de la gaspésie/côte-nord du lancer du galet. À chaque village son étape du tournoi. Je suis encore et toujours invaincu!

PS3 : je chiale un peu contre le B&B, mais je dois admettre que la dame proprio était super gentille. Quand je suis revenu de l’hôpital à 9h du matin, elle m’a fait un super déjeuner, avec en prime des gaufres qui étaient ma foi fort délicieuse. En plus, elle avait des poules avec lesquelles les filles se sont bien amusées (sauf quand Delphine a mis son doigt à travers le grillage et que Marguerite l’a picossé.) Et Romy a vaincu sa peur des poules en les nourissant! Cela dit, je n’étais pas fâché de retourner dans un airbnb, surtout que depuis la veille de notre départ, il n’y avait plus une goutte d’eau dans l’auberge… Encore chanceux qu’on ne se lave pas.

PS4 : la poutine aux crevettes, c’est vraiment délicieux. Mais je n’arrive pas à me décider, à savoir quelle sauce je préfère. La sauce brune ou la béchamel. Logiquement, la béchamel a plus de sens avec des crevettes, mais la sauce brune offre un contraste qui n’est pas inintéressant… Je vais devoir continuer mon investigation…

PS5 : lors de la dégustation au vignoble, on pouvait également goûter des spiritueux. La dame expliquait à la personne devant moi que la « Gaspa » était un alcool de marc de raisin comme la grappa mais à cause des appellations d’origine contrôlées, ne pouvait s’appeler une grappa alors ils ont fait un néologisme avec Gaspésie et grappa, Gaspa. À mon tour, je demande à gouter au « Toniac » que je présume être leur brandy et la dame de me répondre tout fièrement : « Ça, c’est notre cognac! »

PS6 : Notre airbnb à Matane était sur une ferme. On est arrivé vers 17h et on entendait le coq chanter. J’ai vivement souhaité que le coq était rendu sénile et qu’il chantait à 5h le soir au lieu de 5h le matin…

PS7 : Quand le troupeau de dindes/dindons m’ont vu, elles m’ont tout de suite chargé et m’ont encerclé! Même de notre appart au 2e étage, je les voyais rôder autour de notre voiture et de la maison. Je pense qu’elles savaient pour leurs cousins…

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