Enfin St-Martin (ou St. Maarten) !


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Published: January 2nd 2013
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Départ de Rodney Bay Départ de Rodney Bay Départ de Rodney Bay

au lever du jour!
Nous sommes samedi le 15 décembre, la fenêtre météo que nous surveillions s’annonce assez longue pour monter jusqu’à St-Martin. Nous décidons de partir le lendemain. Il faut alors faire les derniers achats d’épicerie que nous savons ne pas trouver facilement dans les îles européennes (jus d’orange concentré en boîte de carton, betteraves en conserve, tomates en dés, céréales Bran Flakes et Mueslix, rhum blanc pas agricole), faire le « clear out » en mentionnant que nous partirons aux aurores et avec les papiers de sortie, aller faire le plein de diesel et d’essence détaxé.



Nous revenons au bateau en milieu d’après midi, il faut tout ranger et remettre le bateau en mode « navigation ». Comme ça fait longtemps, nous consultons la liste que nous avons établie avec le temps : mettre les toiles antiroulis en avant pour empêcher les vélos et les autres objets de se déplacer lors des mouvements du bateau, faire le tour de toutes les étagères et s’assurer que rien ne sautera sur le plancher, installer les lignes de vie sur le pont pour les sorties du cockpit inévitables pour l’accès aux voiles, fixer tout ce qui se trouve sur le pont, etc… Il faut aussi enlever le moteur de l’annexe, la monter et la fixer solidement pour éviter qu’elle ne balance. Il faut prévoir les menus car nous serons en mouvement de 6h00 à 16h00, tous les jours.

Dimanche matin, 16 décembre, c’est le départ. D’abord la Martinique, destination St-Pierre. Superbe journée, un banc de dauphins croise notre route à la hauteur du rocher du Diamant mais à 5 miles de la côte. Nous naviguons à la voile et au moteur car le vent est trop faible et de toute façon, les batteries ont besoin d’une bonne charge. Nous profitons de cette première sortie en eau profonde pour remettre en marche notre dessalinisateur. Comment réagira le système? Le moteur-drive a été changé alors que la pompe n’a été que nettoyée et remontée à la neuf, la membrane quant à elle n’a subi aucun changement, nous l’avons seulement traité au biocide afin qu’elle ne subisse pas de dommage durant l’été, nous nous croisons les doigts. Bonheur, bonheur, tout fonctionne à merveille et nous récoltons un gallon aux neuf minutes… Nous sommes très satisfaits! Arrivés à St-Pierre, nous retrouvons Cappuccino qui s’apprête aussi à remonter sur St-Martin; cependant ils n’ont pas pu faire les
Un banc de dauphins au loinUn banc de dauphins au loinUn banc de dauphins au loin

seulement quelques-uns nous ont rendu visite
papiers aujourd’hui et devrons attendre l’ouverture des bureaux demain matin avant de prendre la route. À cause de cela, nous ferons route seuls sur Portsmouth, au nord de la Dominique.

Lundi 17 décembre, on avale la route jusqu’à Portsmouth à la voile et moteur encore et enfin, en fin de journée, le système indique que les batteries ont atteint leur charge maximale. Nous passons une belle et douce soirée à l’ancre, sur une eau immobile. Coucher vers 21h00. Vers minuit, le vent monte, 23noeuds… ah ben oui on avait oublié que ça arrivait… et l’alarme de mouillage se fait entendre mais juste parce que lors de l’ancrage j’avais oublié d’appuyer sur le satané bouton au moment où mon capitaine laisse tomber la pioche. Cela fait en sorte que la distance que le bateau parcourt sous l’effet du vent (le long d’un arc de cercle) est plus longue que la longueur de chaîne qui sert de référence à l’alarme et qui représente le rayon du cercle (petite leçon de géométrie ici). Bon, retour au lit car le lever est prévu à 5h00. Une heure plus tard, JP se réveille et me demande si j’ai entendu le bruit…??? Je m’assoie et entend un « boum » sourd accompagné d’un mouvement du bateau… Que sa passe-t-il? En un rien de temps nous sommes tous les deux sur le pont et constatons qu’un voilier est appuyé sur l’avant bâbord. Ne voyant personne, nous crions comme des défoncés; je mets le moteur en marche immédiatement. Cet invité surprise glisse le long d’Absaroque et se trouve maintenant au milieu bâbord et nous apercevons un homme à la proue du bateau, en train de remonter son ancre à la main. Son moteur tourne heureusement mais nous le voyons glisser le long de notre bâbord puis se dégager en arrière. J’ai peur que son ancre emporte la nôtre. Après quelques secondes, je fixe nos points de repères sur la berge (que j’avais pris heureusement lors de notre sortie de minuit) et rien ne bouge. Ouf! JP regarde l’intrus se déplacer et retourner s’ancrer plus loin. Pas de dommage apparent de nuit, nous verrons demain. Puisque notre ancre a supporté 23n de vent, deux bateaux à tirer dessus, nous pouvons aller dormir tranquille le reste de la nuit!

5h30, nous nous affairons à préparer la navigation de la journée quand un homme frappe sur la coque. C’est
Entre la Dominique et la Guadeloupe,Entre la Dominique et la Guadeloupe,Entre la Dominique et la Guadeloupe,

le bateau fait des pointes de vitesse, la preuve!!
l’intrus de la nuit qui se confond en excuses et veut constater qu’il n’y a aucun dégât sur Absaroque. Il a sans doute eu plus peur que nous le pauvre.

La traversée vers les Saintes, Guadeloupe, est très chaotique. Nous n’arrivons pas à avoir une allure confortable avec des vagues de l’est de 4-6 pi et un vent de NE de 15-20n même avec un ris dans la GV. Je décide de soulager le PA et prend la barre; c’est dur, il y a trois heures à faire. À l’abri de la plus grande île des Saintes, JP sort affaler la GV. Cela améliore beaucoup l’obéissance du bateau à la barre. Une fois traversé le détroit entre les Saintes et la côte ouest de la Guadeloupe, le calme revient et nous ancrons dans la baie de Deshaies vers 15h30. Nous voulions arriver tôt car la baie n’est pas très grande et il y a beaucoup de monde. Il fait beau et j’ai le temps de rincer les housses de coussins de cockpit qui ont pris toute une douche ce matin. Une bonne douche pour les équipiers et c’est le repos du guerrier : Ti-Punch et Pastis en regardant le
Arrivés à Deshaies, on découvre un poisson volant qui a atterri sur le pont!Arrivés à Deshaies, on découvre un poisson volant qui a atterri sur le pont!Arrivés à Deshaies, on découvre un poisson volant qui a atterri sur le pont!

Comment a-t-il pu demeurer sur le pont dans cette traversée « tourmentée »?
coucher du soleil…

Notre dernière étape sera longue; la météo nous presse, un front et une houle du nord sont annoncés pour jeudi soir ou vendredi matin, nous sommes mercredi et voulons être à l’abri dans le lagon à St-Martin quand cela va arriver. Nous irons donc directement de Deshaies à St-Martin. Cela représente 130mn (mile nautique) donc près de 24 heures de navigation tout dépendant de la vitesse que nous pourrons faire. Le pont situé du côté hollandais (le plus près lors de notre arrivée sur St-Martin) n’ouvre que trois fois par jour nous allons donc faire en sorte d’arriver pour le pont de 9h30 de façon à avoir la journée pour nous installer dans le lagon. Alors tout ceci pour vous dire que le départ de Deshaies est fixé à 10h00, donc on prend notre temps et je prévois la nourriture pour les prochaines heures puisqu’on ne sait jamais comment cela va se passer. Un dernier regard à la météo pour confirmer le départ et ça y est. 10h10 l’ancre est levée, la mer est calme (2-3pi) et le vent se maintient entre 8 et 14 nœud. Nous faisons de la très belle voile de 11h30 à
Au revoir DeshaiesAu revoir DeshaiesAu revoir Deshaies

On voit la mer très tranquille!
15h30 (sans le moteur) nous atteignons ainsi la pointe sud de Montserrat, l’île au volcan actif et on voit la différence avec la dernière fois… une grande coulée au sud de la ville déjà ensevelie…

Une heure plus tard, nous arrivons au nord de l’île et les vagues courtes nous obligent à mettre le moteur en marche si nous voulons conserver notre vitesse moyenne de 6.0n . À 17h30, nous avons Rodonda (une petite île ronde juste au nord de Montserrat et au tiers de la route entre Montserrat et Nevis) par tribord et un ciel enflammé du soleil couchant par bâbord.

La nuit tombe et nous nous approchons de Nevis vers 19h30. Le vent a monté et se tient maintenant entre 16 et 20n. Heureusement, mon capitaine a réduit la voilure avant la tombée du jour et le bateau file presque toujours entre 6n et 7n même si le vent vient de 30 à 50 degré par tribord nous obligeant à n’avoir que très peu de génois. Enfin derrière Nevis, tout se calme et nous pouvons penser à manger quelque chose. Même si le bateau se tient bien, nous avons de la difficulté à décider ce que nous allons manger; finalement on opte pour de la soupe. Vers 22h30, nous sommes à la hauteur du passage entre les îles de Nevis et de St-Kitts. Les vagues nous secouent un peu plus. Nous somnolons tour à tour dans le cockpit dont nous avons placé les toiles à tribord pour nous protéger du vent et des embruns soulever par le bateau qui frappe les vagues courtes venant sur tribord.

La nuit, il n’y a pas grand-chose à faire, il faut seulement attendre que ça passe… Il y a une seule activité importante : surveiller les cargos et autres bateaux qui croisent notre route. Le radar et le récepteur AIS font merveille. Quatre fois, nous appelons des paquebots, cargos ou remorqueurs et deux d’entre eux ont modifié leur route pour nous éviter. Vers 00h30, nous atteignons le passage entre St-Kitts et St-Eustastius où nous prenons notre dernier cap, direct sur Simsons Bay, St-Maarten (côté hollandais de St-Martin). La mer est agitée (plusieurs directions à la fois) mais pas très haute (

Finalement, à 8h30, nous sommes à deux miles de la baie et nous nous retrouvons parmi les paquebots qui s’approchent de Phillispburg, la grande baie touristique de
On approche de MontserratOn approche de MontserratOn approche de Montserrat

on voit bien la coulée grise qui nous semble nouvelle
St-Maarten.

Nous réduisons notre vitesse pour ne pas avoir à jeter l’ancre en attendant l’ouverture du pont.

Nous tournons en rond très lentement entre les bateaux ancrés dans la baie quand un dinghy s’approche de nous et nous annonce que nous serons les premiers à entrer et nous donne les instructions à suivre. Ici, le pont ouvre deux fois, à 9h00 pour les bateaux sortant du lagon et à 9h30 pour les entrants, comme nous sommes en avance, il faut d’abord laisser sortir les bateaux avant d’y entrer. Et nous voyons défiler plusieurs « mégayachts » qui font presque tout juste la largeur du pont… y en a des sous là!!!

Nous entrons enfin dans le lagon et avançons lentement dans le chenal, non sans mal, car la signalisation n’est pas évidente. On arrive au port donc on laisse les bouées rouges à tribord mais arrivés en territoire français, ça s’inverse car on va vers la sortie… De plus, un nouveau pont en construction traverse le lagon presque le long de la frontière et arrive au bout de la piste d’atterrissage de l’aéroport néerlandais; où traverser entre les piliers en place? Heureusement, un bon samaritain en annexe,
Rendus!!!Rendus!!!Rendus!!!

Merci à Coulicou pour la photo, nous sommes passés les voir à la marina Port la Royale, le sourire en dit long!!
voyant très bien notre hésitation, nous guide vers le passage officiel.

Finalement, nous allons nous ancrer dans le « quartier des québécois », à l’ouest de la colline Nettle; c’est en face de l’hôtel Mercure, dans 10pi d’eau claire. À terre, on découvre une pâtisserie à 300 de l’entrée de l’hôtel, pratique, car si l’endroit est super, il est loin de la ville et des commodités; il faut presque 15min de trajet en annexe pour se rendre à la marina Port la Royale et le centre ville de Marigot et une demi-heure de trajet pour les magasins spécialisés en marine du côté hollandais…

Nous rencontrons nos amis de Coulicou qui nous remettent les produits « dangereux » que nous avions achetés à Annapolis et leur avions confiés pour les apporter dans les Antilles (puisque nous ne pouvions pas les amener en avion). Les retrouvailles sont courtes cependant car nos amis rentrent au Québec trois jours plus tard pour Noël. Nous nous rattraperons à leur retour!

Pépères, bien installés dans le lagon, nous remettons de l’ordre et attendons impatiemment la première pluie pour dessaler le bateau. Nous passerons Noël ici et nous avons la confirmation que mon (Denise) frère André et sa femme Roseline viendront nous rendre visite du 2 au 9 janvier. Vive les vacances…

Nous en profitons pour souhaiter à tous ceux et celles qui nous lisent de très Joyeuses Fêtes et une année 2013 remplie de santé et de promesses d’avenir. À l’année prochaine!!


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8th January 2013

BONNE ANNEE
Je comprend mieux les "techniques" du bateau expliquées sur le blog... mais j'aurais assurément besoin d'un second cours intensif !!! J'aurais bien aimé croiser les dauphins au large du Cap Diamant. Faut les réserver ...pour une prochaine fois !!! Je vous embrasse tous...passagers compris !!!

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