Martinique, les débuts (ou comment une location de voiture et d'appartement peuvent être pires, vraiment pires, que 5 heures d'avion avec 3 jeunes enfants)


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Published: July 28th 2018
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Et oui, c'est fait, nous avons eu notre baptême des vacances à 5 à la suite d'un séjour de 2 semaines en Martinique. Vacances, c'est relatif car ce n'était pas très (du tout) reposant.... Ça, on s'y attendait. Ce n'était pas un voyage non plus, car trop tranquille et, au final, on a vu peu de choses car nous avions certaines contraintes (3: une de 4 ans, une de 3 ans et la petite dernière, de 9 mois) qui nous exprimaient haut et fort leur mécontentement quand il s'agissait de marcher un peu trop longtemps à leur goût, de faire de la voiture en montagne (mal des transports) ou de faire des visites un peu plus «adultes», même en jouant aux devinettes et en chantant des chansons... Bref, nous en sommes revenus avec l'impression d'avoir expérimenté, deux semaines durant, la vie d'expatriés qui découvrent tranquillement leur nouvelle patrie tout en poursuivant le train-train quotidien des enfants. Des vacances différentes, mais somme toute agréables et dépaysantes!



Mais pourquoi avoir choisi cette destination? En fait, la Martinique est un territoire français d'outre-mer. Français comme on y parle le français (mais le créole aussi). Français, comme des services de santé, des normes d'hygiène et un code de sécurité routière aux standards de la France (gros gros vendeur quand on a des contrainteS comme les nôtres). Français, comme on y paie en euros, mais avec des prix majorés d'environ 30% sur la terre-patrie parce qu'ici, on est sur une île... Gloups.... Nous avons même un petit bout d'histoire en commun avec l'île aux fleurs, le petit surnom de la Martinique donné par les guides touristiques. En effet, jadis, lors des conflits entre la France et la Grande-Bretagne, la France a cédé le Québec aux anglais tandis que les anglais ont accepté de cesser les luttes pour faire main-basse sur la Martinique, le tout immortalisé dans le traité de Paris, en 1763...



Et c'est parti!



Jour 1:

Le réveil sonne à 3:30, il n'y en aura pas de facile. On termine de boucler les valises et de remplir l'auto puis on réveille les filles à 4 heures. L'excitation les gagne rapidement, elles savent très bien que nous partons en avion! Tout se déroule comme un charme, pas un chat sur les routes, on stationne la voiture, on prend la navette, on arrive à l'aéroport et on déjeune tranquillement, bien peinards, sans même une crisette, juste des petits cris d'excitation à chaque fois que Maé voit un avion ou un autobus (?!?!). Vient le moment tant redouté d'embarquer dans l'avion. Un gros 5 heures de vol direct, moi avec le bébé sur les genoux et Carl, en charge de Terreur #1 et Terreur #2. Nous sommes prêts et armés d'une tonne de collations et cadeaux-surprises pour les occuper, le téléphone avec de jolies applications pour enfants, on a mis le paquet. Et le vol se passe effectivement très très bien! C'est certain qu'on passe 5 heures en continu à jouer avec elles et les occuper calmement, mais on n'aurait pas pu demander mieux! L'avion compte à peine 40 passagers pour une capacité 4 à 5 fois supérieure. Il y a une tonne de rangées libres, on a plein d'espace, vraiment, rien à redire! On atterrit finalement et, avec seulement 40 passagers, on se retrouve rapidement devant les douanes... Danaé commence alors à se dandiner dangereusement, comme une petite fille qui va faire pipi bientôt bientôt... Ce n'est pas encore notre tour mais le douanier nous fait signe et me dit de passer la douane avec ma grande fille tandis que Carl-Philippe reste derrière pour faire étamper les passeports et compléter les contrôles d'usage... Bien bien relax comme entrée en matière! Sauf qu'aux toilettes, la file est beaucoup plus longue qu'aux douanes... Une doudou (mme) martiniquaise commence à me parler en créole, je n'y comprends nada. Elle se reprend en français et propose que Danaé fasse son pipi dans le lavabo?!?!... Faut croire que je ne comprends pas très vite, parce qu'elle prend Danaé, baisse son pantalon et l'installe au-dessus du lavabo, devant tout le monde... Ma grande fille s'exécute et je ne sais pas qui, de elle ou moi, a le plus rit de cette mésaventure!



Après, on ne rit plus par contre. Dans le hall d'arrivée, il n'y a personne pour nous accueillir alors que nous avons loué une voiture d'une petite société de location dont une représentante doit nous attendre sur place. On a un petit moment de panique, on fait plusieurs fois le tour des lieux, on approche les autres loueurs de voiture pour savoir où l'on peut trouver notre compagnie de location, on a chaud, un peu, beaucoup, alouette. Ce n'est qu'après quelques appels passés avec l'assistance du bureau d'information touristique qu'on finit par rejoindre notre loueur, qui vient d'arriver sur le parking de l'aéroport... ils ont une heure de retard, rien que ça... En prime, on nous apprend qu'ils n'ont pas eu le temps d'installer les sièges d'auto et qu'on devra faire un détour pour aller les chercher, le tout avec les 3 enfants installées comme on peut sur la banquette arrière... Bon.... au moins ils sont là et on a une voiture. Une fille de l'agence, Gladys, nous accompagnera même jusqu'à notre appartement et nous raccompagnera à l'aéroport, au retour, pour ne pas qu'on ait à sa casser la tête avec les (nombreux) bagages... On fait le détour et entre-temps, on téléphone à notre responsable d'appartement AirbnB, la bien nommée Nounoune (et c'est son authentique surnom, on a rien à voir là-dedans), pour l'aviser que nous serons bientôt là pour prendre possession des clefs. Pépin #2. Nounoune n'est pas du tout au courant de notre venue car la propriétaire de l'appartement ne l'a pas avisée... S'ensuit alors une montagne de quiproquos de la part de Nounoune: pas au courant de notre venue, ne peut pas nous remettre les clefs car elle est au travail, n'est finalement pas au travail mais en ville l'autre bout de l'île et ne pourra être là avant une heure, etc... C'est à n'y rien comprendre... Gladys, la fille de la location de voiture, était outrée de la situation et a pris le tout en charge pour nous: appels par dessus appels à Nounoune puis en France, à la propriétaire de l'appartement, pour l'informer du manque de sérieux de Nounoune la concierge, etc, etc, etc. Ça nous a donné le temps de faire quelques courses en vue du souper, mais les troupes, à l'arrière de la voiture, en ont plus qu'assez, on est au bord de l'hécatombe et du drame social, le bébé frise l'hystérie... On finit par trouver une solution: la mère de la proprio de l'appartement, qui réside à côté, vient nous porter un double des clefs. C'est alors qu'on se rend compte que Nounoune était déjà dans l'appartement en train de faire le ménage... Non mais, sérieusement!?!?!?!?



Toute la famille a besoin de se détendre après cet overload de stress et d'émotions, on part donc à la découverte de la piscine de la propriété, magnifique. Les filles y oublient vite les péripéties de la journée en voyant les cocotiers et les bananiers et elles s'extasient longuement devant les énormes escargots. L'appartement est très grand, lumineux, et on a une vue sublime sur la mer des caraïbes. On y a l'impression d'être entourés de jungle alors qu'on se trouve à seulement 10 minutes à pieds du village... Vraiment un bel endroit de séjour, si l'on fait abstraction des débuts chaotiques. On se prépare un simplissime souper de pâtes et sauce à la viande, mais il était hors de question qu'on reparte à l'aventure après une telle journée. Ouf! Enfin arrivés!


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