Février 2011


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Published: March 3rd 2011
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Ste-Lucie est une grande île qui se remet rapidement de la bien triste visite de Tomas en novembre dernier. Ce sont surtout les routes qui ont le plus souffert, et le Sud de l’île en particulier.
Dans Marigot Bay, rien ne transpire du passage de cet ouragan. Cette baie est une petite échancrure dans les falaises environnantes; à peine un huitième de mille de largeur, elle se faufile sur environ un demi mille entre deux murs couverts de palmiers et de verdure. Au deux tiers de sa longueur, une langue de plage sablonneuse et couverte de palmiers referme presque complètement la baie; par l’ouverture qui reste, on accède à l’équivalent d’un trou à ouragan (rempli de moorings) cerclé d’un côté par la mangrove et de l’autre, par un très chic complexe hôtelier attenant à une marina pouvant accueillir de très gros bateaux. Tout y est, et en neuf : les boutiques, l’épicerie, la banque, les douanes et l’immigration, etc. Et Internet est gratuit et super rapide…. Le bonheur.
Dans ce petit paradis, Absaroque est attaché à une boule dans la première partie de la baie; cela a deux avantages : le coût du mouillage est inférieur, 60EC/j (au lieu de 80
Marigot Bay, la langue de sable et ses palmiers        Marigot Bay, la langue de sable et ses palmiers        Marigot Bay, la langue de sable et ses palmiers

on dit que les Anglais avaient réussi à cacher ici une petite flotte, les bateaux auraient été « camouflés » en accrochant dans les mâts de larges feuilles de palmiers; vue de l’extérieur on ne pouvait distinguer les mâts de troncs des cocotiers…
à la marina) et l’eau, de meilleure qualité pour notre dessalinisateur (qui fonctionne maintenant à merveille). En marchandant un peu, nous avons obtenu 40EC/j pour plus de 5 jours. Évidemment, nous avons eu la visite d’un des employés de la marina qui voulait nous mettre en garde contre ces « moorings illégaux »! Il semble, et c’est écrit dans le guide Doyle, que les mouillages à l’extérieur ne soient pas la propriété de la marina mais ils sont proposés aux bateaux entrant dans la baie par des boatboys qui vous « accueillent » alors que vous êtes encore en mer. Évidemment, cela ne plait pas à la marina et c’est pourquoi ils qualifient ces mouillages de moorings illégaux. Ces « illégaux » occupent le côté sud de la baie jusqu’au chenal, au centre, alors que la partie au nord de celui-ci sert à l’ancrage mais sur un fond rocheux où on ne sait jamais si l’ancre est bien accrochée.
Nous avons pris trois jours pour aller rencontrer nos nièces qui étaient de passage à Ste-Lucie durant leur croisière dans les Antilles. Nous avons donc amené le bateau dans le fond de la baie de Castries. Impressionnant! C’est comme être ancré à côté du boulevard René-Lévesque (comparaison un peu exagérée…). Le bruit, la présence des monstrueux paquebots et la qualité de l’eau contrastent vraiment avec le petit paradis de Marigot Bay. Mais ça ne coûte rien!! Le 3 février, nous avons fait une excursion à Gros-Islet et l’Île Pigeon avec notre belle visite. Prendre l’autobus est si facile d’où nous étions. Le terminus est à deux coins de rues et vous pouvez vous rendre partout sur l’île pour pas cher.
De retour dans Marigot Bay, nous démontons l’éolienne qui menaçait de nous tomber sur la tête. En même temps, nous enlevons ce pauvre radar qui semble avoir donné tout ce qu’il pouvait. Il sera remplacé dans quelques jours par un tout nouveau modèle avec écran multifonctions. En effet, Ste-Lucie étant une île hors taxe, nous en profitons pour acheter aux USA et faire livrer ici. Et voilà donc que JP a un nouveau jouet tout neuf!!!
Tout en travaillant, nous gardons un œil sur la météo. Une fenêtre s’annonce pour la St-Valentin…
Nous déménageons donc nos pénates sur Rodney Bay, le point le plus nord de Ste-Lucie d’où tous les bateaux partent pour aller en Martinique.
Comme il y a un grand centre d’achat, et même un IGA, nous comptons nous ravitailler un peu. Nous espérons aussi trouver un réparateur pour notre génératrice Honda à la grosse marina. Pour la bouffe, pas de problème, mais pour la « Honda », nenni! Nous passons trois heures à nous balader d’un endroit à l’autre, embarque, désembarque la gen, c’est très dur pour le dos… Nous nous disons qu’au Marin, en Martinique, THE centre de la voile aux Antilles, nous pourrons trouver un réparateur.
Nous nous reposons un peu, en attendant le bon moment pour le départ. Presque somnolents, un après midi, nous sommes sortis de notre torpeur par un coup sur la coque. Nous avons été frappés par un petit catamaran de plaisance (10pi), conduit par un touriste d’un âge certain qui n’arrête pas de dire « Sxuse-me, sxuse-me!» Il a vraisemblablement perdu le contrôle dans une bourrasque. Son bateau glisse vers l’arrière d’Absaroque et son étai se prend dans le support de nos panneaux solaires, je cours le délivrer le pauvre, pas vite vite ce monsieur… Absaroque a une petite fissure au flanc bâbord.
Persephone et Impressionist quittent le mercredi, 16 février, nous estimons les vagues trop hautes pour notre confort. Finalement, les boyweathers nous annoncent des vents du 75 à 80 degré vrai, de 12 à 17 nœuds, avec des vagues de 7-11pi diminuant à 6-10pi aux 10 secondes. Nous partirons donc jeudi, le 17 février, avec Silverheels. Ce ne sont toujours pas des conditions superbes, mais ce sont les moins pires pour l’instant. Le départ est fixé pour 9h30. Le matin même à 8h00, car la veille les douanes fermaient à 15h45, JP saute dans l’annexe et court faire le « clear out ». Il revient tout penaud à 8h30, le bateau a ses papiers mais il doit retourner à 9h00 pour nos passeports…(coût de la sortie : 40EC)
Silverheels quitte à l’heure dite mais nous ne partirons que sur le coup de 10h00 (cohue à l’immigration).
La traversée se fait assez bien, un seul ris dans la GV et un demi genois. Nous avançons à 6 nœuds et les vagues viennent du trois quart avant, très supportable. Nous ne faisons pas d’eau parce que toute façon nous la perdrions. Nous mettons le dessal en marche une heure avant d’arriver seulement. L’entrée dans la baie du Marin se fait au moteur puisque nous avons le vent dans le nez. Nous
Lors de notre visite dans Castries, Lors de notre visite dans Castries, Lors de notre visite dans Castries,

les amis se désaltèrent d’eau de coco, sur place on vous ouvre la noix fraîche et buvez!
rejoignons Persephone dans la baie des Cyclones, un coin très tranquille, à l’abri des grands vents qui s’annoncent pour les prochains jours. Cependant, nous sommes en territoire français et l’internet wifi semble être une denrée très rare dans les baies.
Nous décidons de louer une voiture avec Impressionist; nous allons ainsi visiter la distillerie La Favorite, voir la réplique du Sacré-Cœur, luncher dans les montagnes et acheter le rhum pour le beau-frère, William, à la distillerie St-James. Nous ratons la visite du musée de la banane.
Le lendemain, nous allons magasiner dans le Carrefour du Marin, déception! Il y a grève des dockers à Fort-de-France… le ravitaillement commence à manquer. De grandes sections de tablettes sont vides! Et oui, c’est aussi ça les îles françaises...
Autre déception, le seul réparateur Honda de l’île a fermé ses portes lors de la grande grève du printemps 2009. Ouin!!!
Nous décidons de monter sur Fort-de-France, il y a là un immense Carrefour. Nous devrions y trouver ce que nous cherchons : du confit de canard en boîte et du vin en carton.
Nous attendons une journée pas trop venteuse : du vent de secteur NE entre 15 et 20 nœuds. La mer n’a pas vraiment d’importance puisque nous voyagerons à l’abri de l’île. Nous devions faire la route avec Persephone; mais, au moment où nos amis passent derrière le bateau en finissant de remonter leur ancre, celle-ci retombe d’un seul coup, la manille s’est rompue ou dévissée! Ils retournent s’ancrer sur une deuxième ancre. Comme ils ne sont pas très à l’aise avec le français, j’accompagne Dave au centre de plongée pour expliquer leur mésaventure. Il devra plonger seul car personne ne fait ce genre de recherche ici, le fond des baies est en glaise molle et on n’y voit rien. Deux heures plus tard, nous abandonnons donc nos amis ainsi, nous ne pouvons rien pour eux malheureusement.
Nous avons rendez-vous à Fort-de-France avec nos anciens amis de Journey, Ned et Cathy. Nous avions navigué ensemble pendant deux mois dans les Bahamas en attendant de descendre dans les Antilles. Ils avaient dû rebrousser chemin à cause de détails techniques. L’an dernier, nous devions nous retrouver à St-Martin, ils n’avaient pu être au rendez-vous, Ned ayant eu un empoisonnement du sang suite à une infection grave de sa vésicule biliaire. Cette fois, c’est vrai, ils sont là, ils sont arrivés à FdeF et nous
La pauvre éolienne démantibulée      La pauvre éolienne démantibulée      La pauvre éolienne démantibulée

notez l’aile en plexiglass brisée, ça a frappé fort!
allons les y rejoindre.
Une belle navigation une fois les turbulences de la sortie du Marin passées. Nous avons enregistré jusqu’à 9 nœuds avec un ris dans la GV et un peu de genois. Pas de vagues… un vrai plaisir! Ce plaisir s’est évanoui lorsque nous avons tourné pour entrer dans la baie de FdeF; le vent de plus de 22 nœuds dans le nez nous oblige à rentrer le genois et mettre le moteur à 1400RPM. Le vent est toujours surprenant dans cette baie.
Nous sommes à l’ancre au pied du fort, face au nouveau parc du port, dans 10pi d’eau et l’ancre tient très bien. Nous pensions être protégés du vent au pied du fort; le vent souffle tellement fort sur les Antilles actuellement que nous enregistrons 30noeuds ici!!
Le vent et la mer devraient se calmer un peu au courant de la semaine prochaine avant de reprendre à nouveau leurs extravagances. L’hiver n’est pas encore fini et notre remontée sur St-Martin pour acheter un onduleur et une éolienne se fera encore attendre.
Les changements climatiques, pour ne pas dire les bouleversements climatiques, sont je crois une triste réalité.




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Le nouveau joujou du capitaine    Le nouveau joujou du capitaine
Le nouveau joujou du capitaine

le radar tout frais sorti de sa boîte
Et voilà!   Et voilà!
Et voilà!

Le nouveau radome est installé, et tout marche bien.
Savez-vous la différence entre un ketch et un yawl?     Savez-vous la différence entre un ketch et un yawl?
Savez-vous la différence entre un ketch et un yawl?

JP a gagné son pari avec Dave qui affirmait qu’Absaroque était un yawl. (un yawl a un mât d’artimon de la moitié de la hauteur du mât principal et il est situé derrière la mèche de safran) Retournez voir la photo d’Absaroque…
Rodney Bay, Rodney Bay,
Rodney Bay,

vue du petit restaurant où nous sommes allés manger avec les copains
L’eau est essentielle dans une distillerie      L’eau est essentielle dans une distillerie
L’eau est essentielle dans une distillerie

à la vue, on reconnaît que cet établissement a pris racine au milieu des années 1800.
Le chargement des cannes dans le broyeur  Le chargement des cannes dans le broyeur
Le chargement des cannes dans le broyeur

préalablement, elles ont été pesées afin de payer les fournisseurs et de connaître le rendement de la fabrication.
Cette maison est la seule à opérer avec une machine à vapeur originale (au centre)        Cette maison est la seule à opérer avec une machine à vapeur originale (au centre)
Cette maison est la seule à opérer avec une machine à vapeur originale (au centre)

on voit bien la roue d’aire et les roues d’engrenages qui passent dans une baignoire de grosse huile noire
Ici, on broie la canne trois fois (en bas à droite sur la photo précédente)    Ici, on broie la canne trois fois (en bas à droite sur la photo précédente)
Ici, on broie la canne trois fois (en bas à droite sur la photo précédente)

les déchets, appelés « bagasse » servent de carburant pour les générateurs de vapeur et ça chauffe même si leur valeur calorifique n’est que de 20% de celle du pétrole.


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