SUKHOTHAI


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January 18th 2018
Published: January 18th 2018
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C’est reparti pour un quart de tour de planète, Thailande et Myanmaragain. Vol assuré par Jet Airways, compagnie indienne (Salut la compagnie !), je vais manger indien. A l’escale de Mumbai (Bombay), c’est le bordel à l’indienne, il est minuit et demi, il fait 29° dehors, ça doit ramollir le ciboulot des fonctionnaires chargés du transit et de la sécurité. Les britanniques ont imprimé la rigueur dans l’esprit des administratifs locaux. La rigueur, en Inde, est synonyme d’excès de zèle autoritaire.



Et cet excès de zèle, qu’ils mènent avec un sérieux interplanétaire, conduit inévitablement à l’allongement des files, à la bousculade des sacs, laptops, ceintures dénouées et autres objets qu’on demande aux voyageurs de bien vouloir déposer sur le tapis de l’IRM à bagages. Les français du vol pour Bangkok angoissent un peu car le temps tourne. Pas de panique, le timing est encore bon, et au moins ça permettra de ne pas trop attendre en salle d’embarquement, les yeux hagards de fatigue, c’est qu’il y a un décalage horaire à cadrer tout de même.



Le trajet de 4 heures de Mumbai à BKK s’effectue en Boeing 737, l’écart entre les sièges est petit et mes jambes plutôt grandes. L’impression de passer quelques heures dans l’habitacle serré d’une Formule 1.



En transit à nouveau, j’ai quelques heures à l’aéroport Suvarnabumi pour faire mes petites affaires, récupérer mon sac, laver mes dents, libérer la petite taupe qui trépigne à la porte de derrière depuis un sacré moment (mais c’est pas facile quand même, faut de l’insistance pour qu’elle daigne prendre l’air cette petite taupe, pas si petite d’ailleurs !), prendre un iced coffee latte, acheter une carte sim pour le séjour (850 baths pour 30 jours), poursuivre mon Harlan Coben, etc.



Dans la salle d’embarquement, il y a 2 queues simultanées, une pour Sukhothai, la mienne, et une autre pour Kho Samui. 3 fois plus de monde pour Samui, mais surtout, pas la même clientèle. Routards en bermuda et sandales, fêtards et familles pour Samui, personnes plus âgées, chemisettes ou robes de mémères et bananes autour de la taille pour Sukhothai… Je caricature un peu évidemment, je n’ai pas de banane autour de la taille moi… Ça parle beaucoup français dans ma queue. Lorsqu’il s’agit de patrimoine, de culture et d’histoire, le français s’intéresse, c’est démontré scientifiquement !



Sukhothai est au nord, à mi-chemin entre BKK et Chiang Mai. 2 vols seulement par jour depuis BKK avec la compagnie Bangkok Airlines. Un ATR de 70 places rempli à moitié mène à destination en 1 heure et quart. L’hôtesse est rigolote, très joviale, le sourire à la thaïlandaise. L’aéroport de Sukhothai, à 30km de la ville, est bien croquignolet (c’est un défi, il fallait que je place ce mot dans mon blog), en pleine campagne, 3 zèbres s’ébattent de façon incongrue dans un enclos (véridique !) attendant peut-être un hypothétique vol vers l’Afrique, les bagages arrivent en 5 minutes chrono sur un tapis pas roulant et un service de minivan transporte les passagers jusqu’à la destination de chacun (300 baths). Efficace !



J’ai réservé au Vienh Tawan GH, promo sur Agoda, 25 €, belle chambre, piscine, accueil au top. C’est à 1 km du site, perdu dans la cambrousse au premier abord, mais tellement tranquille. Un petit plongeon décrasseur dans la swimming-pool et je pars à pieds pour le coucher de soleil dans la partie centrale des temples.



Sukhothai est une des premières capitales du Siam, vers le 12ème ou 13ème siècle après Jean-Christophe, à l’époque où les khmers étaient encore dominants sur le territoire. Les temples, rénovés ou tas de pierres, en portent la marque. Pas trop de monde, belle sérénité. Pad Thai et bière au retour, je ne vais pas faire de vieux os pour cette première soirée. Il fait presque frais, la clim sera inutile. Noi m’appelle, je la trouve très amaigrie (malade ?). Non, je ne pense pas que je retournerai à Chiang Mai cette fois-ci. Elle envisage de se marier avec un chilien, Pedro ou Paul, je ne sais plus, et qui, évidemment, a 25 ans de plus qu’elle.



Lever dès potron-minet (défi là encore). Superbe petit déjeuner et je vais visiter le site en vélo, tous les hôtels en louent (50 baths la journée). Comme souvent en Asie, les vélos ne sont pas adaptés aux grandes tailles, ça tire sur les mollets, ça fatigue et ça fait mal au c… Mais bon, c’est tout plat et c’est incontournable pour la visite des différentes zones éloignées les unes des autres. Je démarre par la zone ouest qui est à l’opposé pour moi, ça fait une trotte de plusieurs kilomètres quand même et c’est une chouette balade, le site est pour moi tout seul, ou quasiment. La température du matin est excellente, je prends mon temps, pas trop d’efforts inutiles. Très agréable.



Je coupe au pif (mais d’instinct, voire à l’odeur) pour me retrouver dans la partie nord et le Wat Si Chum où un Boudha debout, entouré de ses murailles, est la coqueluche des photographes, image représentative de Sukhothai. Peu de monde là encore, trop de la chance. J’entends un gros essaim d’abeilles qui semble me poursuivre, plus j’avance, plus le bourdonnement se précise. Angoisse. Si je lève les yeux, le soleil m’aveugle. Si je courre, c’est le risque qu’il me rattrape et que je me couvre de ridicule. Faire comme si de rien n’était donc ? Penser au rapatriement… j’ai l’habitude… Et je vois passer un drone, ça fait un sacré boucan un drone, mais ça amuse tellement ceux qui le téléguident. C’était juste une attaque de drone.



J’ai un coup de barre à l’heure de la sieste, ça tombe bien, c’est l’heure de la sieste. Je pars comater à l’hôtel, plonger dans la piscine aux heures chaudes, et je retourne au site pour la fin de l’après-midi. C’est festival aujourd’hui, énorme procession façon ouverture des JO, chaque délégation est précédée d’une jeune fille (pas la plus moche !) portant le nom de son village ? association ? plat favori ? Ils adorent qu’on les prenne en photo, les sourires sont très sincères et joyeux. Je fonds… Moi ça m’agacerait profondément qu’on me prenne en photo, et d’ailleurs la question ne se poserait pas puisque je refuserais de processionner.



J’ai le fondement bien douloureux, la faute au bicloune…



Le lendemain main, je file à New Sukhothai (tuk-tuk 200 baths), grande ville sans intérêt touristique particulier, à 8 kms de Old Sukhothai, mais qui a l’avantage de détenir la gare des bus. Vaste chambre dans un bungalow, pour 800 baths, à la 4T Guesthouse. Ma destination du jour est Si Satchanalai, site khmère-Sukhothai à 50 kms au nord. Le taxi ou le tuk-tuk sont chers (plus de 1.000 baths), le bus n’est pas si pratique, alors j’opte pour la location de scooter pour 250 THB. Grande route tout du long, un peu monotone mais bonne sensation de liberté, à peu près 1h30 de trajet.



Le site est moins étendu que Sukhothai, mais le vélo s’impose quand même (30 THB), moins fréquenté car l’accès est moins simple, et pourtant je tombe en amour (il fallait la caser aussi celle-là !) par ce site tout en verdure et remarquablement entretenu, forêts d’arbres majestueux, quelques hauts banyans enchevêtrant leurs racines dans les pierres, cette pierre des monuments (latérite ?) qui a perdu son ciment, est noire carbonisée par le soleil, plus qu’à Sukhothai. Bouquiner entre ces vestiges est un régal, aller manger un fried rice au bout de ce qui semble être le monde est un privilège.



Des hérons, ou échassiers de la même trempe, en colonies fort nombreuses, piaillent de joie (saison des amours ?) en haut des grands arbres. Bon moi j’aimerais bien piailler, mais de là à grimper dans la canopée…



Retour sans encombre à la ville, plongeon dans la petite piscine à l’eau un peu trouble. Pas grand-chose à faire, je pars demain à Mae Sot.

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18th January 2018

Et c'est reparti Mon Youki
On te suit ....

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