Philippines


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Asia » Philippines » Boracay
April 11th 2013
Published: May 4th 2013
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Carabao











A notre arrivée dans les Philippines, 7h du matin, dès la descente de l'avion, c'est le bordel (pardon, le capharnaüm): les règles de circulations sont complètementent inexistante (ou ignorées), c'est soit le bon sens, soit la loi du plus fort, ou plus gros, ou plus rapide. On a aterri dans la petite ville de Caticlan d'où de nombreux touristes partent pour l'île de Boracay, tout près et réputée pour une ambiance de folie et des fêtes toute la nuit. C'est là qu'on devait se rendre pour assister au mariage d'une amie de Corinne, mais on avait encore quelques jours et il n'était pas question qu'on les passe sur une île bondée de touristes! Sauf que pour les locaux, un blanc qui aterri à Manay mais ne va pas à Boracay, et surtout qui se déplace à pied plutôt qu'en moto ça n'a aucun sens... Du coup on s'est fait accoster des centaines de fois par ces tricycles motorisés, qui nous regardaient d'un œuil un peu bizarre quand on disait qu'on préférait marcher.





Après avoir un peu déambulé dans la ville, avec nos gros sacs à dos, on s'est posé sur un trottoir pour décider de la marche à suivre (puisqu'on n'avait aucun plan de prévu, aucun endroit où passer la nuit avant ce mariage). C'est là qu'un type (un blanc, c'est assez rare pour être mentionné) nous a proposé de nous amener sur une île juste à côté où il était propriétaire d'un hôtel en bord de mer. Comme on avait pas vraiment mieux à faire, on a accepté et on s'est retrouvé sur son Bangka (bateau à balancier philippin traditionnel) pour une traversée d'un bonne demi-heure qui a abouti sur une plage paradisiaque de l'île de Carabao, tout près de Boracay.





On est arrivés le matin vers 8h, ayant passé une nuit dans l'avion et épuisés, mais il y avait juste trop de chose à faire et d'endroit à découvrir pour faire une sieste! Dans ce petit village de Lanas, la plupart des adultes prennent le bateau tous les matins pour aller travailler à Boracay et rentrent le soir. Ils ont donc l'habitude de voir des touristes, mais le fait qu'on préfère leur petit village paumé aux boîtes de nuits de Boracay les surprenait quand même pas mal. Quand on se baladait dans les rues -pardon, la rue (et en terre)- du village tous les regards étaient rivés sur nous, et c'étaient surtout les enfants qui étaient impressionnés de nous voir et venaient nous dire bonjour, mais jamais de trop près car un peu timides...

On a un peu tapé la discute aux locaux, en mélangeant l'anglais, le langage des signes et un peu de Tagaloc, langue locale dont Corinne connait quelques mots puisqu'elle est mi-Philippine (et d'ailleurs, parce que les espagnols ont été présents pendant plus de 3 siècles, le Tagaloc comporte plein de mots espagnols: "mesa", "vaso", "guapa"...). Certains étaient sincèrement intéressés par nous, nous proposaient de les rejoindre le soir même dans le bar local ou juste prendre un verre avec eux; mais d'autres n'étaient intéressés que par notre porte-monnaie et nous laissaient tomber dès qu'on montrait qu'on ne comptait pas dépenser d'argent. C'est un peu le cas à l'hôtel de notre hôte, où on a planté la tente et utilisé douches et toilettes pour trois fois rien mais où nous n'avons rien acheté d'autre.

Le soir, on a rencontré des gamins qui nous ont proposé de pêcher (en masque et tuba) et manger des oursins avec eux. Corinne y est allé, et on a pu déguster des oursins crus ouvert au couteau... C'était pas trop mauvais, mais comme il n'y a pas trop à manger dans un oursin, il a quand même fallu qu'on se fasse un dîner à côté, et les enfants nous ont aidé à cueillir des plantes locales à mettre dans nos nouilles (pratiquement la seule vraie nourriture (pas les chips, pas les snacks) que l'on pouvait acheter dans le village, puisque pour nous pas question de manger au resto de l'hôtel).

Et après ça, on a décidé d'aller au bar local où les locaux nous avaient dit qu'il y avait une fête. Effectivement, quand on est arrivé, il y avait un groupe qui jouait de la musique, de la musique pop moderne et en anglais, devant un petit public qui se prenait une bière, rien de très extraordinaire. Mais Gordon, le propriétaire de notre hôtel leur a dit que je jouais de la guitare, et après qu'ils aient insisté je suis allé sur la scène et ai joué une chanson! Malheureusement pas de photos de comment j'ai enflammé la salle, mais les locaux se sont bien marrés de voir un petit blanc arriver dans leur bar et leur jouer "La Flaca"...

Donc, pas mal de choses pour une première journée!





Le lendemain, on a continué à explorer le village, les plages, on a grimpé aux cocotiers pour tester la vraie noix de coco (mais pas facile de l'ouvrir!)... On a aussi essayé d'un peu plus parler aux locaux, pour essayer de s'intégrer un peu plus dans le village (même juste pour quelques jours), et on a fini par faire connaissance de Tita Bebe, la sage-femme du village, qui tient aussi un "sari-sari", une sorte d'épicerie dans la maison, avec juste une petite ouverture sur la rue par où passer l'argent et les achats. Elle et son neuveu nous ont invités à repasser le soir pour boire et manger avec la famille.

Et donc, le soir venu, on s'est retrouvés à table avec les hommes de la famille, à boire du Tanduay (le rhum Philippin) et se raconter nos vies et bien se marrer malgré la barrière de la langue (et peut-être un peu grâce au rhum...). Puis Tita Bebe nous a préparé à manger, du riz avec du poisson, très bon et surtout très typique, puisque c'est probablement le plus facile à trouver et à préparer.





Le lendemain on a pu tenter la conduite en moto aux Philippines, en allant à San José (capitale de l'île) avec la moto que le neuveu de Tita Bebe nous a gentiment prêté. Sur une toute petite route en bien mauvais état, c'est moi qui conduisait à l'allée, et à la première moto qu'on a croisé mes reflexes d'australiens sont revenus et j'ai serré à gauche! Le motard en face (et toute sa famille) n'ont pas dû comprendre, j'ai failli nous mettre dans le fossé, mais tout le monde a survécu.
Rien de spécial à dire sur San José, si ce n'est qu'on a pu tester un restaurant local, où pour pas cher (vraiment pas cher, genre à peine 2 euro) on a pu se remplir l'estomac à base de panzit et autres mets avec riz ou nouilles, et en général peu de légumes mais super bons.



Toujours sur cette île, après avoir aidé Gordon à mettre à jour sa page facebook, il nous a laissé faire un tour sur son voilier, un petit 4 20 avec lequel Corinne et moi avons navigué pendant une petite heure. C'était bien sympa, et on a même réussi à revenir sur la terre ferme (malgré le fait que j'étais capitaine...)

Gordon nous a aussi fait faire un tour sur son bateau à moteur, on a essayé la pêche sous-marine avec masque, tuba et fusil à harpon fait maison, mais on est revenus bredouilles (heureusement parce que les poissons étaient vraiment petits, ça aurait été un peu du gâchis).












Boracay







Après ces plusieurs jours à Carabo, on devait se rendre à Boracay pour le mariage de l'amie de Corinne. On est arrivés la veille du mariage au matin; notre plan initial était d'y aller plus tôt, Gordon nous avait proposé de nous y emmener en bateau, mais le rythme de l'île fait que ce genre de chose est pris avec beaucoup de calme, et Gordon a repoussé plusieurs fois la traversée (il faur dire que sur la fin de notre séjour, on sentait un peu que Gordon et ses employés n'étaient pas très content de voir qu'on ne dépensait pas d'argent: on mangeait pour pas cher ailleurs, on se faisait prêter la moto plutôt que de la louer à l'hôtel...).

Et après ce petit village de Lanas, où les gens vivent très simplement et nous abordaient avec un sourire sincère, l'arrivée à Boracay a un peu été un choc... Des plages surpeuplées, avec des vendeurs ambulants partout, on ne pouvait pas faire deux mètres sans se faire proposer un massage ou un chapeau ou un tour de l'île en bateau...





On a logé chez l'habitant les deux nuits qui nous y avons passées, mais on n'a pas pu voir nos hôtes tant que ça parce qu'ils travaillaient la journée. On a quand même un peu fait la fête, bu chez eux puis on est sortis en boîte après, comme ça on peut dire qu'on a fait partie de la vie nocturne de Boracay.





Le point le plus positif de Boracay a été la plongée, on a pu plonger deux fois pour vraiment pas cher! On voulait plonger dans une épave de bateau, mais c'était un peu profond (30m) et on avait pas plongé depuis longtemps, donc on en a fait une plus facile d'abord, où on est descendu progressivement à 25m en suivant des coraux. On a vu plein de poissons, des gros, des petits, des colorés, des bizarres; on a vu des raies, des concombres (de mer!). Puis c'est toujours cette sensation hallucinante de flotter, de "voler" dans l'eau et pouvoir se déplacer en trois dimensions, on a vraiment l'impression d'être sur une autre planète...

Et le lendemain on est retournés plonger, dans l'épave cette fois, et ça c'était vraiment génial! C'était encore plus plein de vie, et on est rentrés à l'intérieur du bateau, visité la salle des machines... C'était vraiment marrant d'explorer la structure comme ça, de pouvoir remonter le long des flancs du bateau, de survoler les moteurs, d'aller chercher les poissons bizarres dans tous les recoins du bateau (mais pas de photos car trop profond pour la caméra). Puis on est remontés à la surface, avec tout juste 40min pour se préparer pour le mariage.





Et le mariage a été sympa, même si je ne connaissais absolument personne, et il était clair qu'on n'appartenait pas au même monde que la plupart des invités (la tête de ma voisine quand je lui ai expliqué qu'avant le mariage on s'était douchés au seau et à l'eau froide!). On a quand même bien mangé, puis c'était un mariage sur une plage, où on était pieds nus, plutôt relax...





Et le lendemain on a quitté Boracay direction Carles, où on allait se faire héberger par une famille locale (on avait contacté leur fille qui était à Manille (la capitale) via internet, mais elle n'a pas pu venir...). On est partis tôt le matin, on a pris un ferry depuis Boracay puis des bus ensuite, mais c'était bien compliqué... A part un bus avec air conditionné, écrans télé et même internet, le reste a été des vans conduits par des locaux où tout le monde s'entasse (bien évidemment pas de ceinture de sécurité ou quoi que ce soit) et on fait passer l'argent jusqu'au chauffeur, qui doit se souvenir de qui a payé, combien de monnaie il doit à chacun de ses clients... On a mis deux jours pour atteindre notre destination, et à notre arrivée la mère (professeur d'anglais à la retraite) nous attendait avec d'autres locaux pour nous amener jusqu'à chez elle en moto.










Carles







Encore plus que lors de notre séjour à Lanas, les habitants de Carles n'étaient pas habitués du tout à voir des blancs (ailleurs qu'à la télé). Apparemment, dans la culture philippine, l'image et le statut social sont très importants. Par exemple, il est mal vu d'être bronzé, car seul les pauvres qui ont besoin de travailler dehors prennent le soleil, et du coup on croise souvent des gens qui portent un parapluie, ou qui sont entièrement couverts (avec cagoule et tout!) malgré la chaleur. Et donc probablement pour se pavaner un peu, la mère de notre famille d'accueil nous a fait faire plusieurs fois le tour du village, en nous montrant bien à tout le monde, en expliquant à tous ses amis qu'on était des copains de sa fille, car avoir des copains blancs (on se faisait d'ailleurs appeler "cano" pour "americano") ça impressionne!

Et donc plus encore qu'à Lanas les enfants étaient tout excités quand ils nous voyaient, nous suivaient et venaient nager avec nous, et souvent les locaux nous regardaient avec une intensité qui des fois mettait mal à l'aise...





Chez nos hôtes, nous logions dans une petite "nipa hut", une hutte faite en bambou avec un toit de feuilles de bananier (mais leur maison était une vraie maison en briques). Encore une fois, ils vivaient très simplement, il fallait aller chercher l'eau au puits pour se doucher ou récolter les fruits pour aller les vendre au marché. Je me suis d'ailleurs essayé à la cueillette de mangues, j'ai voulu aider le type qui était déjà monté à l'arbre, sauf que lui il avait une tige pour récupérer les fruits et du poison pour tuer les fourmis rouges, et pas moi! J'ai dû en cueillir une dizaine, puis redescendre parce que les fourmis étaient litéralement en train de me dévorer!



Pendant les jours qu'on a passé à Carles, on s'est pas mal baignés, on a bien visité le village, on a essayé le karaoké avec la famille (les philippins sont fan de karaoké)... J'ai aussi un tout petit peu joué au basket, c'est probablement le sport national là-bas, il y a des paniers un peu partout, vrais ou fabriqués avec les moyens de bord. Et comme je suis grand et que les philippins sont petits, j'ai pu me faire plaisir et les impressioner un peu...



Puis après trois nuits à Carles, on a dû rejoindre la ville de Ilo-ilo (encore un trajet en bus, vans et Jeepneys) d'où on prenait l'avion pour rentrer en Australie (moi à Perth et Corinne en Tasmanie). Ça nous a permis d'essayer de nouveaux plats (le siopao, le balut...), c'était intéressant, puis ça changeait du poisson frit-riz matin, midi et soir qu'on mangeait à Carles, mais le balut, œuf de cane incubé avec le fœtus déjà développé, c'était quand même quelque chose...


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Tita Bebe et sa familleTita Bebe et sa famille
Tita Bebe et sa famille

après la soirée rhum
Encore un coucher de soleilEncore un coucher de soleil
Encore un coucher de soleil

pour sceux qui n'en ont pas marre


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