Chapitre 15 : Ballin' in Bali, la péninsule de Bukit


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October 20th 2015
Published: November 9th 2015
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Me voilà donc lancé à l'aventure à la découverte de l'Indonésie. Forte de ses 17000 îles, l'Indonésie est le plus grand archipel du monde. Ancienne colonie hollandaise, elle est le troisième pays le plus peuplé après la Chine et l'Inde, et le premier pays musulman au monde.
Malgré tout cela, j'ai choisi de ne découvrir qu'une partie finalement infime de cette grande culture insulaire: l'île de Bali, de Lombok et l'est de Java. Station touristique la plus prisée du pays, Bali, l'île des dieux a la particularité d'être à très forte majorité hindouiste, contrairement au reste du pays principalement musulman.

Me voilà arrivé, à 23h passées avec mon gros sac à l'aéroport de Denpasar. J'ai prévu de me rendre à mon auberge à pieds, ce qui se révèle finalement plus compliqué que prévu. Après avoir humé l'odeur de l'encens et du poulet grillé et repoussé les assauts de chiens agressifs et de vendeurs particulièrement pénibles, me voilà enfin à l'auberge.

Cette nuit à Kuta est le prétexte pour me balader dans les environs, avant de rejoindre Triana, mon hôtesse couchsurfing, qui a à peu près mon âge et vit aux alentours de Jimbaran dans la presqu'île du sud.

J'ai à peine rencontré cette dernière qu'elle me met immédiatement à l'aise: sa maison n'est vraiment pas très grande, et -en ce moment- il n'y a pas l'eau courante. Pour autant, elle fait tout pour me faire me sentir comme chez moi. Elle me donne sa chambre en refusant catégoriquement chacune de mes protestations, et me cuisine un repas de rois.
Elle vit avec une autre fille, mais elle a des amis qui vont et qui viennent comme chez eux, qu'elle me présente au fur et à mesure qu'ils arrivent.

Sa maison est une véritable communauté où chacun semble avoir son rôle et sa personnalité propre. Le rêveur, le musicien, le fêtard, la malicieuse, l'intello... Ce petit monde semble relié par la musique. Il n'y a pas l'eau courante, mais il y a deux guitares, un ukulele et un piano. L'un est fan des Beatles, l'autre de Bob Marley, le troisième de Debussy... C'est un mix très improbable mais hautement intéressant. Ce qui me fascine, c'est que tous semblent dotés d'un don, et font véritablement des merveilles avec la guitare qu'ils ont entre les mains. Les soirées se passent à jouer et à chanter jusque tard dans la nuit. Le répertoire incluant des chansons en anglais et en indonésien semble infini, et la voix de Triana semble monter jusqu'aux nuages que laisse apercevoir le toit entrouvert.

Les conditions sont précaires, mais le sourire de tous fait rapidement oublier les lacunes matérielles. Quand je demande s'il est possible de se laver au bout de deux jours, on acquiesce avec un sourire, et l'aventure commence. On fait dix minutes de scooter jusqu'à une demeure où l'on me mène triomphalement à "la douche" qui consiste en un énorme seau et un robinet. Soit. Cela va sembler encore cliché, mais la générosité de cette communauté de jeunes semble sans bornes, et j'ai retrouvé cette même générosité chez beaucoup d'autres indonésiens plus tard dans mon périple.

La maison est loin et éloignée de tout? Ce n'est pas grave, un des membres du groupe va me louer un scooter. Je n'ai jamais conduit de scooter? Qu'à cela ne tienne, un autre me donne un cours personnalisé et me voilà sur la route vingt minutes plus tard.
Je lance donc des expéditions quotidiennes en scooter depuis la maison de Triana, après avoir savouré tous les matins ses divins perkedels, beignets de poulet et de pomme de terre épicés qui régalent mon estomac et font pleurer chacun des pores de mon visage. Je profite du scooter pour aller visiter pas mal de plages du Sud de l'île, telles Balangan, Padang Padang, Jimbaran et Suluban. Et c'est à chaque fois un émerveillement total que de voir le soleil lentement descendre sur une plage idyllique, le ciel rosir, et les oiseaux faire place aux chauves souris.

Le retour chez Triana se fait à la nuit tombée pour un repas délicieux qui m'attend. Seul, je ressens une incroyable impression de liberté faisant rugir mon scooter sur les routes non éclairées, et siffler le vent dans mes oreilles. Dans l'obscurité, il n'y a plus que la route et moi dans un tête à tête avec mon phare qui fait défiler le bitume un instant éclairé par un lampadaire solitaire.

Les adieux à Triana et ses amis ne se font pas sans un pincement au cœur, mais me voilà déjà à reprendre la route vers Ubud, grand village du nord de l'île.



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