Aurangabad and Ellora (Christmas and Caves)


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December 24th 2006
Published: January 12th 2013
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...Toujours à Aurangabad.



24 déc.

On prend notre déjeuner en relaxant sur la terrasse de notre hôtel. Devant nous, plusieurs cerfs-volants planent dans le ciel du centre-ville d’Aurangabad. Ce ne sont que des carrés de papier blanc qui flottent au-dessus de nos têtes. Quelques cordes s’enroulent parfois après les fils électriques. J’imagine alors les doigts grillés des enfants qui les tiennent. L’odeur serait sûrement celle du bacon bien cuit... mmm, du ‘’canadian bacon’’. Comme ça serait bon du ‘’canadian bacon’’ ... oups, je divague un peu là. Que voulez-vous, je suis un peu tanné de manger des œufs et du pain pas toasté pour déjeuner!



Pour nous mettre dans l’ambiance des fêtes, les indiens ont pensés à décorer un peu l’hôtel durant la nuit. Des guirlandes et des couronnes éclatantes sont accrochées ici et là sur la clôture. Un "Mer y Christma " en papier d’aluminium est suspendu au-dessus de la porte de la terrasse. Ouaip. Ce n’est évidemment pas la première année qu’ils utilisent ces décorations de Noël.

Dans un coin, un mini-sapin-à-boules s’oblique anormalement. Il ne manque que la neige, et on y croirait... presque.



On passe la journée entière à l’hôtel aujourd’hui. Notre paresse s’étire jusqu’au souper...



Il y a un feu sur la terrasse, question de mettre de l’atmosphère pour notre souper de veille de Noël à l’indienne. De la petite poubelle rouillée qui sert de foyer émane une odeur de kérosène. Un tuyau d’échappement d’auto-rickshaw aurait de toutes évidences créé la même magie.

Un indien nous sert un riz Biryani et de la bière ‘’Foster’s’’. Rôdant sur la terrasse, les serveurs portent tous des tuques de Noël en feutre enfoncées jusqu’aux oreilles. Bon, d’accord. Je leur donnerais peut-être des points pour l’effort... mais jamais ils n’auraient la note de passage!

Je suis dans une caricature d’une veillée de Noël... et j’attends toujours "Santa Cloche".





25 déc.

En matinée, on parcoure quelques kilomètres (29km au total) de taxi touristique pour se rendre à Ellora, village réputé pour son site archéologique protégé par l’UNESCO. On y visite l’impressionnant lieu où le Jaïnisme, l’Hindouisme et le Bouddhisme sont réuni en un chapelet de caves sacrées. C’est encore plus incroyable qu’à Ajanta.

Un incroyable temple s’y trouve: Kailasanatha (vieux de 1200 ans). J’en ai le souffle coupé, autant qu’au Taj Mahal (ce n’est pas peu dire)!

Vous savez, les temples et les palais sont habituellement construits pierre sur pierre, comme des legos. Mais pas celui-ci. Le Temple de Kailasanatha a été littéralement creusé dans le roc. Hallucinant! Je n’aurais jamais pu rêver d’un tel bijou d’architecture!

Pour les futurs voyageurs de l’Inde, notez: K-a-i-l-a-s-a-n-a-t-h-a, sur le site des caves d’Ellora.



Il y a une cave vraiment sombre à côté du temple de Kailasanatha. Je m’approche et j’y entre, lampe de poche à la main. Ça pue le guano. Des cris aigus percent l’humide noirceur. Oh chic! Mais c’est que l’endroit est bourré de chauves-souris bordel! Je prends quelques photos pour les réveiller avec mon flash. Ça fonctionne. J’ai un vague souvenir du film ‘’Ace Ventura’’ alors que les bêtes volantes tournoient autour de nous.

Je souhaite un joyeux noël aux vampires en colère avant de quitter rapidement la cave puante. Me voilà donc avec le visage fendu d’un sourire, comme si j’étais redevenu soudainement un gamin de 10 ans.



On visite un tombeau Musulman où plusieurs aveugles font le pied de grue en quêtant aux passants. Il y en a quatre qui nous demande des roupies les uns après les autres. On se retire en douce alors qu’on les entend toujours nous parler au large...



On visite aussi l’immense Fort Daulatabad, qui est fortement apprécié par les touristes indiens... surtout durant le "Christmas Holiday". Les autobus scolaires déversent leur flot d’enfants aux quatre minutes. Une vague de monde nous immerge alors que de jeunes cools moustachus de Calcutta nous photographient avec leur "mobile phone" à deux pouces de la face... sans notre consentement…

(...respire Etienne, respire....)

Agoraphobiques, abstenez-vous de venir en Inde.





De retour à l’hôtel, on reprend notre souffle avant de se replonger dans la foule d’Aurangabad, question de se trouver un bon resto chic pour Noël. Notre choix s’arrête sur un hôtel 5 étoiles qui servent de la bouffe occidentale.

Pasta and Gin Tonic.

Au diable la tourtière et les atocas!

La musique ambiante qui chantonne "Rudolph the red nose raindeer" est la seule preuve qu’on est bel et bien le 25 décembre.

J’ai un petit pincement au cœur. Ma famille et mes amis me manquent.

J’ai envie de déballer un cadeau.

Snif.

Je déballe mon paquet de clopes finalement.





26 déc.

Je crois qu’il a neigé cette nuit en Inde. Il y a de la mousse blanche sur les épines de notre mini-sapin-à-boules qui s’oblique toujours aussi anormalement sur la terrasse. Je m’en approche... mmm, Zut! Ce n’est que de la ouate.

Un petit bonhomme de huit ans vole les étoiles qui pendent au bout des branches du conifère nain de la terrasse. Il a les yeux brillants comme un enfant qui reçoit un nintendo360 à Noël au Canada.

"Prends les toutes les étoiles petit bonhomme, et sauve toi!" que je me dis en sirotant mon café instantané.



On se rend aux caves d’Aurangabad aujourd’hui. Il faut croire que les ancêtres des gens d’ici aimaient beaucoup creuser dans la pierre!

On se retrouve en haut de la montagne du site. Le paysage devant nous est une longue plaine rocailleuse recouverte d’herbes séchées. Vision de fond marin. Des petits cactus y poussent comme du corail. Quelques grands spécimens épineux couleur vert-de-gris surveillent le silence désertique. On dirait des pieuvres avec la tête dans le sable, les tentacules bien droites vers le ciel.

La muraille rocheuse est un récif où des perroquets émeraude remplacent les murènes dans les crevasses. Au loin, on voit le cœur d Aurangabad et son mini Taj Mahal (le Bibi Ka Maqbara), une pâle réplique du Grand Sanctuaire de quartz.





Alors qu’onqu’on retourne à l’hôtel, on croise un blanc avec les cheveux orange fluo.




"How do you like India?" que je lui demande.

L’étranger fronce soudainement les sourcils....

Oups, ce n’est pas un touriste… mais un indien albinos!





Demain, retour à Pune... tous les chemins y mènent faut croire!



Etienne X


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