Chine : 12 jours à Pékin, Part II


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Asia » China » Beijing » Great Wall of China
June 27th 2009
Published: July 7th 2009
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Virus !

Alors que le monde semble sur le point de basculer dans la psychose de la fièvre porcine, j'ai pour ma part fait l'expérience d'un virus autrement plus virulent et répandu, surtout en Asie, semble-t-il. Je pense que ce petit malin s'est invité à la fête alors que je me trouvais en Mongolie. Il a donc passé aisément la frontière, en dépit des contrôles sanitaires stricts mis en place. Une chance que les cartes mémoires de mes appareils photos n'ont donc pas été passées au crible! Ce sale petit trojan, surnommé "NewFolder.exe", se fait un malin plaisir de cacher les fichiers images et de les remplacer par des .exe inutiles. Heureusement qu'il ne les efface pas. J'ai donc passé pas mal de temps dans un des rares cybercafés pékinois pour diagnostiquer le mal et tenter de l'éradiquer. Si je n'en suis pas venu à bout, j'ai pu aboutir à une solution satisfaisante en faisant réapparaître mes précieuses images.

De Jinshanling à Simatai : 10 km sur la Grande Muraille de Chine

C'est en compagnie de Seho et de Mr. Qiu, deux coréens rencontrés à l'hôtel, que je me suis embarqué pour une journée exceptionnelle sur la Grande Muraille. Après une bonne heure de bus depuis le centre de Pékin, nous négocions avec un chauffeur de taxi, tout ce qu'il ya de plus inofficiel, pour nous mener sur un point de la muraille et venir nous rechercher sur un autre spot. Le gars est visiblement habitué à offrir ce genre de service aux touristes débarquant du bus. Grâce à Seho, qui se débrouille en chinois, nous nous en tirons plutôt bien, je crois. Moins de 20 balles chacun pour 150 km aller-retour, plus l'attente de plusieurs heures pendant que nous grimpons la muraille, ça paraît pas cher payé, même en Chine.

A 11h00, nous arrivons donc à Jinshanling, point de départ de notre petite expédition. Nous attendent 10 km de trek sur les chemins de ronde de la Grande Muraille, sous le cagnard. Nous devrions être capables de boucler le parcours en 4 heures, ça semble jouable. Après nous être acquittés du droit d'entrée et avoir décliné l'offre de rejoindre le pied de la Muraille en télésiège, nous progressons quelques minutes sur un chemin qui grimpe vers les collines, escortés par trois vendeuses itinérantes bien décidées à nous suivre sur les premiers kilomètres. Une fois le sommet atteint, une volée de marches nous mène sur la Muraille. Premières foulées sur ce monument incontournable et premiers regards au loin. Sur les crêtes des collines boisées, la Muraille serpente à perte de vue des deux côtés. On prend alors vraiment la mesure de la tâche titanesque abattue au fil des ans. Même si l'on sait que l'ouvrage n'a jamais pu empêcher les envahisseurs de déferler sur l'Empire du Milieu et même si le mythe de sa visibilité depuis l'espace a vécu, la Grande Muraille de Chine demeure une merveille qu'on ne se lasse pas d'admirer. Ébahis par le panorama sans cesse plus grandiose qui se découvre au fil de nos pas, nous progressons le long des remparts sous un soleil de plomb (on aurait dépassé les 40° C dans la région ce jour-là), profitant de l'ombre bienfaitrice des tours de guet pour souffler et négocier le prix des bouteilles d'eau avec les quelques marchands itinérants qui attendent les touristes.

Finalement, mes compagnons et moi arrivons à Simatai dans les temps, aussi heureux qu'éreintés. Dans la voiture qui file à toute allure vers Pékin, je me repasse le film de cette journée mémorable et formule en silence le vœux de revenir un jour sur la Muraille, en automne cette fois, lorsque les forêts alentours se parent de teintes mordorées et lorsque le soleil se fait plus clément.

Du Temple du Ciel à la Place Tian'anmen

Je passe le jour suivant en compagnie de Seho et de deux de ses amies arrivées la veille depuis Hong-Kong pour une visite de quelques jours dans la capitale. En matinée, nous visitons le Temple du Ciel, lieu sacré où l'Empereur avait coutume de présider à des rites pour que les récoltes de l'année à venir soient bonnes. Situé dans un vaste parc, non loin du centre ville, ce temple aux formes arrondies et toits bleus sombres est l'un des symboles de Pékin. Son architecture, fondée sur des valeurs astronomiques, reflète pureté et perfection. Il trône sur trois terrasses de marbres blancs ou dragons et phénix sculptés se côtoient.

L'après-midi, nous nous offrons une ballade sur la Place Tian'anmen, du mausolée de Mao (fermé) jusqu'à la Porte de la Paix Céleste, où le portrait du Grand Timonier est toujours visible. Cœur symbolique de la ville, cet immense espace pavé rectangulaire, flanqué de bâtiments publics ou administratifs tristounets, distille une atmosphère plutôt austère, toute communiste. Les militaires en faction occupent stratégiquement les zones d'ombre pour se protéger du soleil implacable qui brille sur Pékin depuis plusieurs jours et les groupes de touristes étrangers et chinois défilent pour prendre la pose devant le monument des héros ou le portrait de Mao.

Passant sous la Porte de la Paix Céleste, nous entrons dans les remparts protégeant la Cité Interdite. Il est cependant trop tard pour entreprendre une visite de cet immense dédale d'édifices. J'emmène alors mes amis coréens au Parc Jingshan, au sommet duquel la vue sur les toits de la Cité Interdite est imprenable. Nous profitons de ce spectacle une bonne heure, avant de replonger dans les hutongs pour un repas de roi en guise d'adieux.

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