La Vallée de la mort (namibienne)


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Africa » Namibia » Sossusvlei
August 20th 2018
Published: August 21st 2018
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C’est finalement lorsqu’on s’apprête à quitter Walvis Bay qu’il arrête de venter et que la température monte un peu. Après un déjeuner au bord du lagon, on reprend la route vers le désert du Namib. Alors qu’on pensait avoir les pires routes dernières nous, celle-ci est particulièrement atroce. JS est complètement brûlé et a le cou fini après 90 minutes de conduite et Richard doit prendre la relève (je suis exempté de la conduite parce que je n’ai pas de permis de conduire international…Et je dois naviguer …Et je dois documenter…Et je ne veux pas conduire à gauche). Au moins, les paysages sont spectaculaires avec des montagnes de plusieurs couleurs et un col dans le roc noir. C’est assurément la route la plus excitante du voyage.

Nous faisons un bref arrêt au très adéquatement nommé hameau « Solitaire », qui est guère plus qu’une station-service, un dépanneur et une boulangerie où l’on peut déguster leur très célèbre croustade aux pommes. C’est un attrape-touristes, mais le prix est quand même raisonnable (3.50 $ pour un morceau assez gros). JS et moi lui donnons 7/10. Pas de quoi faire un détour, mais ça bouche un creux alors qu’il n’y a rien à 200km à la ronde.

Puis vient l’un des moments marquants du voyage : la traversée du tropique du Capricorne! Le parallèle de 23° 26' 13,022"1 de latitude sud, la latitude la plus méridionale sur laquelle il est possible d'apercevoir le Soleil directement au zénith, lors du solstice de décembre (wikipédia). Tous les touristes qui passent par là s’arrêtent pour se faire poser devant la pancarte au beau milieu du désert. Malheureusement, contrairement à l’Équateur, il ne se passe rien de magique quand on se tient sur cette ligne. Pas grave, un grand moment quand même. Plus que les deux cercles polaires et le Tropique du Cancer pour compléter la série.

La route de gravier continue à se détériorer plus on s’approche de notre lodge. On ne sait pas de quoi à l’air le dessous de la corolla, mais avec les bruits qu’on entend, ça pourrait ressembler à une râpe à fromage. Détail intéressant : nous somme assurés pour les dommages à la carrosserie et au pare-brise, mais pas pour les dommages au dessous du véhicule. En espérant qu’ils ne regarderont pas.

On attenint finalement notre lodge vers 17h00. C’est sérieusement perdu au bout de nulle part et ça a un peu l’ambiance d’une colonie de vacances pour adultes allemands. Notre chambre est on ne plus spartiate. Ils ont quelques animaux sur les lieux (deux guépards, un léopard, des caracoles et un oryx), mais ils sont dans des enclos et c’est un peu déprimant de les voir faire des longueurs en suivant la clôture. L’oryx fait particulière pitié dans son petit enclos.

On reste à cet endroit parce qu’il y a très peu d’hébergement dans les environs de Sossusvlei et que tout est hors de prix. Notre lodge est relativement coûteux même s’il ne semble pas y avoir eu de rénovation depuis les années 1980, mais on est quand même à presque deux heures de l’entrée du parc national, et on a rien trouvé de plus proche.

On se lève donc très tôt dimanche pour se rendre à Sossusvlei. Il est possible que vous ayez déjà vu des photos de cet endroit, avec ses mythiques acacias morts devant d’immenses dunes de sable qui changent de couleurs selon la météo et la position du soleil. Ces photos sont prises à Dead Vlei, la « Vallée de la mort », notre première destination. Après qu’un jeep nous ait amenés à proximité, on marche environ deux kilomètres. Le premier point de vue est un peu décevant puisque le site semble étrangement petit. On ne bénéficie également pas de la lumière parfaite qu’on voit sur les photos. Par contre, plus on s’avance, plus on se rend compte de l’immensité des dunes et de la quantité d’acacias presque fossilisés debout. Un site très étrange, mais magnifique. Et en plus, comme d’habitude, on peut se débarrasser de la foule en marchant 10 minutes (le touriste est universellement paresseux).

Derrière Dead Vlei se trouve la dune « Big Daddy ». L’autre jour, je disais que la « Dune 7 » était la plus haute de Namibie. Je me rétracte (il ne faut pas croire tout ce qu’il y a sur wikipedia). La Dune 7 est une « rond vert » alors que Big Daddy est une « double losange ». C’est de la dune. Pour s’éviter un peu de distance, on commence l’ascension au milieu, mais en montant directement de face dans la partie la plus apique (33 degrés). C’est très difficile et décourageant puisque chaque pas produit une petite avalanche de sable. Après une vingtaine de minutes, Richard décide de rebrousser chemin. Il n’a probablement pas pris son Marathon Sugar ce matin. JS et moi continuons l’ascension qui va prendre entre 45 minutes et une heure. Après quelques minutes de repos au sommet qui offre un beau panorama à 360 degrés sur la mer de sable, on descend la dune à la course. Un peu moins amusant quand on a une montée dans les jambes. À chaque 5-6 pas, on dirait que nos souliers doublent de poids avec le sable qui s’immisce.

On doit retraverser le pan de sel, qui semble soudainement beaucoup plus vaste, et quelques petites dunes pour retourner à la navette vers le stationnement. La journée de travail de Richard et JS s’arrête ici. Pour ma part, je tente de trouver le chemin vers « Hidden Vlei » qui est censé ressembler à Dead Vlei, avec moins de touristes. Il faut suivre de petits poteaux qui se fondent un peu dans le paysage et il y peu de traces dans le sable. Je finis finalement par trouver l’endroit et c’est un peu décevant donc je retourne rapidement vers la voiture. On fait un court arrêt à la dune 45, pas très haute (87 mètres), mais reconnue pour ses courbes sexys. J’en monte à peu près le deux tiers puis mets fin à ma journée de travail également. Ça va aller pour l’ascension de dunes pour le voyage. Je ne suis pas malheureux de quitter le désert et le sable. Il y a en partout dans mes souliers, mes poches, mon sac et mon portefeuille. Comme le disait sagement Anakin Skywalker : "I don't like sand. It's coarse and rough and irritating and it gets everywhere."/”Je n'aime pas le sable, il est grossier, agressif, irritant et s'insinue partout. » J’ai aussi « scrappé » légèrement deux écrans de caméra. Et j’ai perdu mon imitation de GoPro en quelque part. Heureusement, j’avais fais un back-up des vidéos la veille et elle allait probablement prendre sa retraite après ce voyage. En somme, une dure journée pour l’équipement.

On emprunte une troisième et dernière fois la route de la mort vers notre lodge où on nous sert ce soir du kudu, de la lasagne au bœuf, de la soupe aux épinards et au thon, du pudding aux malvas (?) et de la mousse aux sages (???).

Pour l’avant dernier jour du voyage, on a
Passage immortaliséePassage immortaliséePassage immortalisée

Le panneau était plein de grafitis. On a été victime d'une mauvaise influence collective.
une longue route jusqu’à Windhoek. La première heure est spectaculaire alors que le soleil se lève dans les montagnes, mais ça se transforme rapidement en route désertique flat et monotone jusqu’à environ une heure de Windhoek où les montagnes reprennent. On fait un arrêt au premier lave-auto qu’on voit où l’équipe fait un travail de maître pour effacer trois semaines de gravier, sable et poussière.

Puis, on se rend on centre-ville pour une visite éclaire des quelques attractions de la ville qui sont à peu près toutes concentrées autour d’un même coin de rue. On monte notamment au sommet du musée de la libération, où l’on a une jolie vue à 360 degrés de la ville (si on achète une consommation), et on passe rapidement à travers le musée où on a droit à d’immenses fresques représentant souffrance ou victoires dans un style très soviétique et/ou nord-koréen. On en apprend un peu sur Sam Nujoma, qui dont son nom à toutes les rues principales de toutes les villes du pays.

Pour notre souper d’adieux, on retourne au Joe’s Beer House, restaurant le plus populaire en ville. Tellement populaire que même si on se pointe à 16h45 et qu’il n’y a personne, on nous dit que toutes les tables sont réservées et qu’il faut s’assoir à la table de pic-nic commune. Finalement, Richard parvient à plaider pour qu’ils nous laissent nous assoir à une table normale étant donné qu’on est des « réguliers » (deuxième visite en trois semaines quand même). JS y va avec la brochette du braconnier qui offre une sélection de viande locale. J’y vais pour le premier burger du voyage.

Pour la dernière journée, on peut se lever un peu plus tard puisque notre vol part à 12h40. Alors que ça a pris 1h35 pour passer l’immigration à l’arrivée, ça ne prend que deux minutes cette fois-ci. Le terminal de départ de l’aéroport est plus petit qu’un gymnase d’école primaire. Étonnant pour une capitale, mais il n’y a que trois avions sur le tarmac, donc un petit coucou qui s’en va dans le nord du pays.

J’envoie ce dernier blog de 30 mille pieds d’altitude en utilisant les 30 minutes de wifi gratuites de Qatar Airways. Dix minutes après le départ, la fille d’en avant vient de baisser son siège au maximum, démolissant presque l’écran de mon laptop. À chaque maudite fois…Et ils n’ont pas updaté la sélection de films depuis la dernière fois L

Il nous reste encore une bonne vingtaine d’heure de voyagement, mais en somme ce fut un excellent voyage, sans imprévu ou mésaventure. Voici quelques commentaires pêlemêles pour conclure :

-Ça déborde de touristes allemands. Ce fut une ancienne colonie allemande pour quelques temps il y a un siècle, mais ils sont quand même surreprésentés. Sinon, il y a beaucoup d’Italiens, d’Espagnols et de Français. Bizarrement, très peu de touristes anglo-saxons.

-Ils ont une passion pour le « biltong », un genre de « beef jerky », mais qui peut être fait à partir de plusieurs animaux, donc certains exotiques. À l’épicerie, on retrouve même d’autres produits à saveur de biltong.

-Dans chaque ville, on retrouve les mêmes 2-3 restaurants (Steers, Hungry Lion, KFC) et 6-7 magasins (Spar, Shoprite, Pick’n Pay, Lewis, Ackerman), dont « Beaver Canoe », un détaillant de plein-air de Toronto, mais qu’on ne voit même pas chez nous.

-L’interrupteur de la lumière de la chambre de bain des chambres d’hôtel est souvent placé à un endroit qui ne fait aucun sens.

-La musique country est bizarrement populaire. La musique à la radio est également très hétéroclite. Ils peuvent faire jouer une pièce de musique classique suivie d’une chanson de Taylor Swift suivie d’un hit rétrogermanique.

-Les prix dans les supermarchés sont à peu près pareils que chez nous. Par contre, les salaires sont bien différents. On n’a pas vraiment vu d’autres marchés où les gens de la place s’approvisionneraient.

-Be Safe. Take your Marathon Sugar.

Pour finir, le top 5 du voyage :

Richard

1-Les chutes Victoria du côté du Zimbabwe

2-Le VTT dans les dunes à Walvis Bay

3-Le safari en bateau à Chobe

4-Les safaris à Etosha

5-Le site de la Réserve d’Erindi

JS

1-Les chutes Victoria du côté du Zimbabwe

2-Le VTT dans les dunes à Walvis Bay

3-Le safari en bateau à Chobe

4-Les safaris à Etosha

5-Le steak d’Oryx

Jonathan

1-Chutes Victoria (deux côtés)

2-VTT dans les dunes de Walvis Bay

3-Dead Vley

4-Point d’eau d’Erindi (animaux les plus actifs du voyage)

5-Safaris à Etosha

mention honorable : tropique du Capricorne


Additional photos below
Photos: 26, Displayed: 26


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3 degrés celsius3 degrés celsius
3 degrés celsius

En haut de 0 = On peut mettre nos shorts
Dead VleiDead Vlei
Dead Vlei

Pour la proportion, regardez les petits humains en haut de la dune
WindhoekWindhoek
Windhoek

Souvent surnommée la "Gatineau de l'Afrique Australe"
Sam NujomaSam Nujoma
Sam Nujoma

Le Fidel Castro/Che Guevara/Nelson Mandela de la Namibie
Toujours vers l'avantToujours vers l'avant
Toujours vers l'avant

Ils ont des petites influences nord-koréennes...
Musée de la libérationMusée de la libération
Musée de la libération

Encore le style nord-koréen
La brochette du braconier La brochette du braconier
La brochette du braconier

Oryx, Kudu, Zèbre...Poulet


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