Un peu plus d’aventures au Maroc!


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February 6th 2013
Published: February 6th 2013
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Bonjour à vous chers lecteurs,



Aujourd’hui, c’est un blog un peu spécial que j’écris. Nous sommes présentement le 4 février au soir dans un autobus entre Merzouga, à la frontière Algérienne, et Fez, une ville du nord. Mais au moment où vous lirez ses lignes, il est fort probable que le 7 février soit passé et par le fait même, l’anniversaire de notre départ de Montréal. Je peux donc dire que ça fait un bon bout de temps que je n’ai vu personne que je connais à part ma tante Clarisse et ma cousine Sylvie, il y a près de 3 mois, et bien entendu Hélène qui commence à être un peu tannée de mes jokes pas toujours drôles. Bien que je ne sois pas encore prêt à mettre les pieds chez nous, je ressens quand même un peu d’excitation à l’idée de revoir les miens d’ici peu. L’excitation du retour n’est peut-être pas non plus étrangère au fait que la semaine dernière, je me suis procurer mon billet de retour. Le séjour à l’étranger de durée indéterminée à maintenant une échéance que je garderai secrète pour l’instant car je ne sais pas encore je dois en informer mes proches où leurs faire la surprise. À suivre….



Mais toujours est-il que le temps du bilan n’est pas encore arrivé et qui me reste des aventures à partager et encore du temps pour en vivres de nouvelles. Vous comprendrez bien assez tôt quand ce sera terminer et pour l’instant, je vais me concentrer sur le deuxième volet de ma visite au Maroc, celui-ci un peu plus aventurier.



C’est donc après avoir repris le contrôle de mon système digestif que nous sommes arrivés à Skoura, ce village au sud de la chaine de montagnes du Haut Atlas. Comme la plupart du territoire marocain, les environs de Skoura sont très arides et il n’y pousse pas grand-chose. Mais l’oasis de Skoura y fait exception et on retrouve énormément de palmiers et plantes tropicales. Aussi, pour une raison évidente, des gens s’y sont installés depuis très longtemps pour y vivre un peu plus facilement dans ce pays désertique en majeure partie.



Pour notre part, nous avons été attirés ici pour se promener dans l’oasis à vélo où nous avons même réussis à s’y perdre pendant un certain temps. Nous sommes aussi allés visiter une Kasbah, une de ces demeures traditionnelles Berbère construites de terre à la manière d’un château de sable grandeur nature que j’ai trouvée particulièrement intéressante.



Je dois aussi ajouter que pour notre séjour à Skoura, nous avions un hôte très accueillant mais limite envahissant. Ok, il n’était pas méchant, mais il était vraiment trop bavard pour moi. Puis en plus de ne pas arrêter de parler, il avait en réalité très peu de choses intéressantes et pertinentes à dire. Mais le plus fatiguant dans tout ça, c’est que ça lui prenais 4 minutes nous expliquer ce qui aurait pu être expliqué en une phrase…. Et il n’était même pas déficient!!! Comme quoi ce n’est pas toujours ceux qui en disent le plus qui ont vraiment quelque chose à dire…



Néanmoins, nous ne nous y sommes pas éterniser et trois jours après notre arrivée, nous étions de retour sur la route pour rejoindre Boumalne de Dades, une petite ville à l’embouchure de la vallée de Dadès. C’est dans cette ville que les Marocains ont, pour moi, atteint le statut de vrai de vrai fatiguant. Ça ne faisait même pas une demi-heure que nous étions arrivés que 8 personnes étaient déjà venues s’offrir comme guide, pendant que l’on mangeait. Évidemment, il n’y en a pas un qui a fait une cenne avec nous.



Ce qui nous attirait ici, était la vallée de Dadès et ses gorges escarpées. Ainsi, pour commencer sa découverte, nous nous sommes loués des vélos de montagnes, pris un autobus pour remonter la vallée longue de 30 km et profiter du reste de la journée pour la descendre paisiblement en s’arrêtant ici et là pour profiter d’un décor partagé entre la verdure de la vallée et l’aridité des collines environnantes. Mais un des points forts de la balade fût certainement une descente en lacet de 250m assez impressionnante. J’étais bien heureux de la descendre et non de la monter!!!



Pour notre deuxième et dernière journée dans le coin, nous sommes allés faire une petite randonnée dans une des gorges à proximité de la vallée où nous avons encore une fois eu droit à de nombreux magnifiques points de vues juste avant de descendre au fond et vivre l’étrange sensation de se retrouver entre deux parois de plus de 30m, mais espacées de seulement quelques mètres en général et de seulement quelques dizaines de centimètres par endroits. En certaines occasions, il fallait soit grimper ou se laisser glisser sur les rochers pour progresser car c’était plutôt accidenté. C’est dans une de ses descentes que ce fût à mon tour de rire de Hélène qui a réussis à fendre son pantalons de la fourche jusqu’en haut de la fesse, de toute beauté. C’est sans doute banal pour vous, mais avec toutes les fois où c’est elle qui s’est payée ma tête, j’ai bien profite de l’occasion pour rire et prendre quelques photos… qui ne seront pas publiées. Pour terminer la randonnée et revenir sur le chemin principal, nous avons dû traverser une petite rivière large de 5m et profonde de 30-40 cm. Rien de bien spécial à part que ça s’est fait nu pieds dans une eau à 7-8°C. J’ai trouvé ça plutôt… douloureux!



Chose certaine, la vallée de Dadès valait clairement le détour, le coup d’œil et quelques gouttes de sueur. Mais comme toute bonne chose à une fin, il était maintenant temps de plier bagage à nouveau et prendre l’autobus en direction de Merzouga, cette ville aux portes du désert du Sahara, près de la limite Algérienne à deux pas des dunes de sable à pertes de vues… ou presque.



Cette fois ci, pas besoin de beaucoup d’imagination de votre part pour comprendre ce que nous sommes venues voir ici : le désert et ses dunes que nous avons vus pour la première fois en se réveillant au petit matin car nous sommes arrivés en pleine nuit.



Comme première journée pas grand-chose de spécial. L’important pour nous était de s’organiser une randonnée de dromadaire de deux jours qui commencerait le lendemain. Chose faite, il nous restait l’après-midi pour monter la plus haute dune à proximité. Après une heure de marche nous étions à sa base et 25 minutes plus tard, au sommet. C’est drôle à dire, mais arriver en haut nous a offert un magnifique paysage… un peu décevant. En fait, c’était vraiment beau de voir autant de dunes de sable avec le soleil qui offre toute une gamme de contrastes, mais la déception vient surtout du fait que le ‘’petit’’ désert sablonneux de l’Erg Chebi (où nous nous trouvons), n’est pas infini et du haut de notre dune de 150m nous pouvons voir ses limites. Ce qui enlève un peu de magie à l’endroit…. Mais pas trop, heureusement.



Pour redescendre, nous avons emprunté une petite luge à notre auberge et je dois dire que glisser sur du sable est bien différent de glisser sur de la neige. Premièrement, l’accélération se fait beaucoup plus lentement et pour avoir du plaisir, la côte doit être assez escarpée. De ce côté-là, notre dune était parfaite. La seule partie désagréable de cette descente est plutôt survenue quand Hélène à un peu prit peur de la vitesse et à décider de nous ralentir avec ses pieds. Nous nous sommes donc retrouvé avec du sable dans les yeux, le nez, la bouche et les oreilles et nous avons été quitte pour un bon fou rire. … que de plaisir!



Comme prévu, le lendemain, nous sommes partis nous promener en dromadaire avec un guide pour deux jours. Même si nous savions maintenant que le ‘’carré de sable’’ était limité à 6km par 25km, il y avait amplement d’espace pour avoir plaisir. Nous avons donc dormis sous la tente deux soirs, célébrer l’anniversaire d’Hélène, observer le coucher de soleil sur les dunes et profiter de ce moment où le temps n’a pas vraiment d’importance pour apprécier la vie du désert. Ma seule déception, vient du fait qu’au deuxième matin, je me suis réveillé avec le cou ‘’barré’’ et que le moindre petit mouvement est assez douloureux. C’est dommage, mais ça devrait aller mieux d’ici quelques jours.



Le récit de nos aventures est terminé, je ressors de mes pensées et je suis de retour dans mon autobus. Plus que quelques heures à attendre et nous arriverons à Merzouga… au milieu de la nuit…. Maudit! J’aurai certainement de nouvelles histoires à vous raconter là-dessus dans mon prochain et dernier blog sur le Maroc.



À bientôt



Phil


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