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Published: September 27th 2012South America » EcuadorSeptember 27th 2012
13h de vol, 4h d'escale Madrilène, 10000 kms à l ouest, nous arrivons à Quito, 2800 mètres d altitude, 7 h de décalage, ouf !!!
Nous sommes le Samedi 21 Juillet, il est 16h, nous ne sommes partis de Lyon que le même jour à 07h, heure locale, décalage horaire oblige.
L’Equateur nous tend les bras pour 3 semaines de découvertes entre cordillères des Andes, jungle primaire près de la Colombie, et port de pêche sur le Pacifique.
La Sierra Andine Retrouvailles et acclimatation à Quito (21-22 Juillet) Trop heureux de retrouver Oriana et son double Lee, que nous n’avons pas revus depuis un an, Noéline et moi sommes très émus de les revoir à l’aeropuerto internacional Mariscal Sucre de Quito. Tous deux sont très affutés, la taille mannequin, bronzés, souriants, très complices. Ces retrouvailles sont un grand moment.
Négociation (première d’une longue série) avec le chauffeur de taxi, musique sud américaine en sourdine, le ton est donné.
Premier hostal, El Centro del Mundo, à 5 euros la nuit dans le quartier bohême de la Mariscal, chambre commune, douche collective, convivialité de tous les instants en Anglais, Espagnol ou Français, un peu
maladroit avec notre sac à dos de 15kg, mais ça changera vite !
Lee et Oriana sont quasi bilingues, mes cours de Babbel m’aident à survivre, et Nono s ‘accroche !
Lee mélange les 3 langues, entonces, c’est cool.
Premier repas occidental avec entrecôte que nos voyageurs savourent, la première depuis des lustres. Anni de Nono, Nana commente que c’est le premier ensemble depuis des années, un grand jour. Au menu, desayuno continental pantagruélique, à la grande joie de nos bagpackers, puis nous adoptons le budget jour de 12 euros jour pour se mettre au diapason.
Cette première étape, permet une acclimatation à l’altitude, et la découverte du très pittoresque Quito : Basilica del Voto Nacional, place de l’indépendance de style colonial (1,4 millions de Quitenos vivent là affalés sur les bancs de la place, ou dans des quartiers d’affaires), marchés aux fruits et légumes ou nous dégustons de savoureuses ceviches, et autres fruits , exotiques, sans oublier le plat national incontournable Arroz et Pollo (poulet au riz), qui sera fatal aux intestins de Nono. La ville est paisible, coincée dans un couloir de 50 kms de long, et 5 de large entre deux Cordillères et
leurs volcans inactifs à plus de 5200mètres.
Nous ratons le musée d’Oswaldo Guayasamín, mais que la ténacité d’Ori nous contraindra à revoir au hasard de nos pérégrinations vers la fin de notre voyage. Plutôt une bonne idée !
Et puis nous grimpons en téléphérique recyclé de La grande Terche à 4200 mètres pour découvrir un point de vue de Quito à couper le souffle.
Petite mise en jambe de 300 mètres, premières difficultés respiratoires, avant d’attaquer l’allée des volcans, une double rangée de volcans qui s'étendent en enfilade sur près de 250 kilomètres. Ils sont une vingtaine au total, dont huit encore en activité et neuf qui dépassent 5 000 mètres d'altitude.
Boucle de Quilotoa (23-24 Juillet) Nous empruntons la PanAmericana, qui traverse tout le continent du Nord au Sud, pour 3 heures de trajet dans un bus grand luxe. En trois semaines nous totaliserons 40 heures de bus de qualité très, très variables, pour des trajets courts ou de plus de 10 heures.
Nous longeons Le Cotopaxi, volcan majestueux enneigé de 5800 mètres, le plus haut volcan en activité, mais trop touristique à notre goût.
Ville étape à Latacunga, et direction Quilotoa
en pays Quichuan, petit village encore peu fréquenté des touristes.
Il fait très froid, et il y a beaucoup de vent. Le spectacle est saisissant de beauté.
4000 mètres est l’altitude de cet ancien volcan. Le cratère est rempli d’une lagune dont la profondeur serait inconnue. Nous décidons de passer la nuit dans un gite communautaire installé 400m plus bas, au bord de cette lagune.
Soirée mémorable :
Baignade ultra rapide à même pas 15 degrés C, les enfants de la famille nous préparent un feu de camp, puis, maman Quichuan arrive sur son âne, et nous prépare le repas national. Jeu de carte local où Bruno défend avec énergie nos couleurs.
Nuit difficile où le souffle me manque, ce qui me réveille en sursaut à intervalles rapprochés.
Réveil matinal, les globules rouges fonctionnent à plein régime, nous dévorons les 400 mètres de dénivelé, connaissons notre première arnaque au prix du thé, et partons via Latacunga, vers Banos, après 6 heures de bus, au pied du Volcan Tungurahua
Banos - Volcan Tungurahua - Cascades de Puyo (25-26 Juillet) Banos est une ville de thermes ,que nous apprécions énormément justement pour ses
eaux volcaniques à 45°C, la gentillesse de notre hôtesse de 2 soirées, l’ écrivain déjanté Américain qui tapait sur une vieille machine tôt le matin, enivré, et le volcan Tungurahua.
Oriana et Noéline, pendant que Lee et Bruno se dévouent pour déguster une bière locale en gardant les bags, dénichent un super hostal flambant neuf aux prestations idylliques et dont la propriétaire Pamela d’une gentillesse extrême, n’a de cesse de nous conseiller sur notre séjour.
Petite ville provinciale coquette, accessoirement interdite à la population lorsque le Tungurahua se réveille.
Nous y trouvons le magnifique Panama, fabriqué comme chacun sait à Montecristi , cadeau d’ anni , que je m’ évertuerai à ne pas perdre et à ne pas déformer pendant toute la durée du séjour.
Nous allons au refuge du Tungurahua, dans un sentier boueux, éprouvant, à 3800 m. Lee nous apprend , fort de son expérience Népalaise à économiser notre souffle. Au delà, accès interdit, le volcan venant de se réveiller.
La vue sur Banos est saisissante, les nuages nous foncent dessus, puis s’échappent, dévoilant un paysage merveilleux. La descente est paradisiaque, arboles de tomates, végétation luxuriante, indigènes très sympathiques.
Le genou de
Bruno cède, heureusement pas complètement, en deux jours tout est rétabli.
Passage aux Thermes où l’alternance de bains volcaniques à 45°c, et d’ eau à 20°c, revigore nos 4 backpackers, prêts pour une balade à vélo ponctuée de 12 cascades vertigineuses, dont celle de Pallon del Diablo, qui nous amène de Banos à Puyo, enfin presque.
Un violent orage, et une violente défaillance physique, de l’un d’entre nous, écourte le projet qui se termine avec la navette qui devait nous rejoindre 20kms plus loin. OUF.
L’Amazonie Tena, rafting, jungle secondaire (27-29 Juillet) Arrivée à la gare routière de Puyo, très couleur locale, pas d’horaire , plein de voyageurs potentiels, sera-t-on admis dans le bus pour Tena, à 2h au Nord?
Un vendeur à la sauvette nous propose de partager un pickup avec 8 autres personnes, papa à l ‘intérieur et tous les autres dans le fourgon, même pas bâché.
Gain de temps parce que départ immédiat et vitesse excessive. Un gendarme couché passé à vive allure manque de projeter les voyageurs hors du camion.
Nous arrivons à Tena vers 23h sans hôtel, que nous traversons à pied avec nos sacs à dos,
flegmatiquement.
3 hôtels visités, nous optons pour l’un deux recommandé par le Lonely Planet.
Nous avons finalement une nouvelle chambre qui remplace la première proposée, pas propre.
Le lendemain est un jour off, nous sommes tous HS : préparation de la suite du voyage, flâneries dans Tena, repérage d’agences. Nous faisons la connaissance de Adam et Eve, jeune couple Helvète fort sympathique, alias Olivier et V Double, avec qui nous sympathisons et que nous retrouverons dès le lendemain pour une séquence rafting sur le rio grande, puis à la fin du voyage…
Estuardo et son épouse francaise, Emmanuelle ont créé 4 mois plus tôt l’ Adventure River Amazonas Agencia. Nous décidons à raison de suivre leurs conseils avisés.
Rafting sur le rio Jatun Yacu (rio Grande en espagnol), lui même affluent de la rivière Napo qui se jette dans l’Amazone. Jesus et Vladimir notre playboy Quichuan attendus à chaque pont par de nouvelles dulcinées, sont nos sympathiques guides.
Balade vers une cascade très rafraichissante, et …
…9 heures de bus de nuit en direction du parc national de Limoncocha pour de nouvelles découvertes
Lagune de Limoncocha - Jungle primaire (30 juillet-2 Août) Dans la province de Sucumbios, au Nord de l’Equateur tout près de la Colombie, nous sommes au bord d’une lagune sauvage, enchanteresse, dans la jungle primaire, accueillis par une famille d’indigènes qui vivent au rythme de la nature et par un Toucan apprivoisé et érudit qui volera un cahier de notes auquel Oriana tenait particulièrement, ainsi que la dernière page du roman que je lisais.
La végétation est luxuriante, arbres aux vertus médicinales, arbres mobiles aux multiples racines apparentes, arbre millénaire, plantes grasses, fleurs aux couleurs vives.
La lagune est le seul moyen de transport pour retrouver la civilisation.
Yvan, jeune Quichuan trentenaire, guide de son état nous accompagne dans la découverte avec professionnalisme, patience et passion.
Au programme, observation d’oiseaux, de caïmans dont nous ramènerons au campement un spécimen vivant lors d’une expédition nocturne, pêche aux piranhas où Noéline sera la seule à exceller.
Un matin, tôt, bien que la veille fut fort tard légèrement arrosée de bières, nous partons sur la lagune en pirogue à moteur. Spectacle féérique, le soleil derrière nous se lève, la lagune est rouge.
A l 'opposé le brouillard nocturne se dissipe à peine. Le contraste
est saisissant.
3 heures durant, nous flottons sur un nuage, conscients de vivre un moment exceptionnel.
Cette étape de notre séjour était paradisiaque, et nous nous en rendions compte à chaque instant.
Je ne peux bien sûr pas oublier cette après midi magique, où Nono avec sa dextérité (de la main gauche), a taillé les tiges de maniocs, dont Rana a épluché les racines tubercules avec un coupe coupe.
La femme du chef de village a fait bouillir la mixture, puis macérer, dans la cuisine hutte locale, à l’éternel feu de bois, ce qui génère après quelques semaines un alcool fort prisé - la chicha.
Alcool que nous dégustâmes le soir même, (d’une précédente cuvée), et dont nous affirmâmes au chef de village qu’il était excellent malgré son goût de vomi prononcé.
Retour à la civilisation par l’autobus traditionnel direction Quito, la nuit durant en escaladant par deux fois les cimes andines.
Quito-Otavalo (3-5 Août) Retour à Quito, au quartier Mariscal, ville qui nous plait de plus en plus, et nous abandonnons les autobus pour une location de voiture fort appréciée. Lee prend le volant et ne le lâche plus, 12 dollars
le plein, heureux pays producteur!
Visite du musée Guyasamin Oswaldo :
Toiles immenses inspirées du Cubisme, qui décrivent les souffrances humaines, l’esclavagisme, le racisme. On ne peut pas rester indifférents. Des idées de peinture pour Laure, la maman de Geneviève.
Nous retrouvons à Otavalo, à 2h au Nord de Quito, mon ami de Schlumberger, Denis Broyer. Lui a fait toute sa carrière dans le pétrole, et bien que nous ne nous soyons retrouvés que depuis peu, après 35 ans, nous nous sentons très proches. Il a épousé Dina, une séduisante Equatorienne très cultivée et très sympathique, qui pilote les filles dans le choix de produits artisanaux non fabriqués en Chine : aide précieuse.
Auparavant, foire aux bestiaux, lamas, poulets, moutons, cochons.
Visite d’un dispensaire pour oiseaux en souffrance, condors, aigles.
Le soir, nous dénichons une pizzeria avec chanteurs sud américains. Chaude ambiance.
Retour sur Quito, en passant par Mita del Mundo, la ligne de l’équateur.
Un bus de nuit nous transporte 9 heures durant jusqu’à Puerto Lopez, sur la côte Pacifique. Notre dernier long trajet.
Côte Pacifique Puerto Lopez et Montanita (7-10 Août) Le lodge hostal Sol Inn est
l’un des plus typiques, billard, bibliothèque, architecture originale. Nous resterons 4 jours pleins, à Puerto Lopez haut lieu de la pêche en Equateur, qui exporte sa récolte en Amérique du Sud, et à Auchan Limonest.
Nous sommes séduits par l’atmosphère de ce village de pécheurs typiques, et contents de nous poser.
Le grand moment de découverte est la rencontre avec 5 baleines qui nous font la fête, et passent sous notre bateau à fond heureusement plat. Magique et rare !
Des fous, oiseaux pécheurs à pattes bleues, des frégates, des pélicans nous accompagnent dans la découverte de l’ Ile de la Plata - ile d’argent, réserve naturelle..
Eve et Olivier nous retrouvent, et partagent avec nous ma soirée d’anniversaire. La fin de la soirée sur la plage est à la hauteur de l’événement, avec le cocktail commandé par Olivier que je dus boire enflammé.
Le lendemain, gueules de bois au rendez-vous, nous decidons quand meme de louer des vélos pous rous rendre a Playa de Los Frailes. La crevaison de mon vélo, heureusement réparé par Olivier, ne nous empêche pas d’atteindre une très belle crique, digne des plus belles plages Australiennes.
Une raie me
balance une décharge électrique violente, et je finis au centre de secours local, où le médecin local m’ administre gratuitement (pays socialiste oblige), una injeccion (piqûre) qui fait tout rentrer dans l’ ordre.
Le soir, Lee, Oriana et Nono me convient à un somptueux repas d’anniversaire, à base de langouste géante, et autres crustacés.
Le lendemain, au petit déjeuner, avec Olivier et Eve, nous commandons au pécheur trois thons que nous passons à la plancha avec de l’ ajilla (ail) en un allez retour chronométré.
Un délice dont nous exporterons la recette à Saint Didier.
Nous quittons à regret Puerto Lopez, transitons par le Benidorm Equatorien, Montanita, où le retour à une civilisation plus classique de loisirs avec des hordes de touristes nous laisse quelque peu désorientés.
Oriana et Noéline se lâchent sur le shopping de fringues, et nous quittons la côte pacifique pour retour à Guayaquil, et la France le 11 Août.
Nous quittons le cœur serré Lee et Ori, mais que nous reverrons très bientôt.
CONCLUSION Voyage passionnant et extrêmement dépaysantqui nous a donné un avant goût de l’Amérique du Sud, condensé en 3 semaines dans un pays petit mais
qui offre toutes les variétés de paysages et activités
Déroutant au début pour moi, entre auberges de jeunesse, sacs à dos, bus interminables, je me suis rapidement adapté à un style qui permet le contact très facile avec les autres backpackers, suisses, francais, américains, belges,.. mais pas équatoriens .
Et quel moment privilégié de passer ces trois semaines avec Nono, Lee et Ori !
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