EN FRANCAIS PLUS BAS MORE PHOTOS HERE Summertime is over in Europe. Here in New Zealand, it hasn't started yet. Mita, my Indian CS host in Auckland, and Solange, an Argentinian CS who took me to dinner, were the only sunshine I saw my first two days in the country! As usual, I haven't planned anything before coming. But this is New Zealand, not Asia, and high season is just round the corner--I have to this time. I would love to go on a solo improvised road trip, but the cost is prohibitive, and though I have learned to enjoy solitude, four weeks of it feel like a little too much to spend with myself. So following other travelers' advice, I will whizz through the North Island, and enjoy more time in the South, and... I am booking everything for the following 22 days... The feeling is partly relaxing (I won't have to think of where to go tomorrow), partly making me nervous (I can't change it, what if I don't like it?)
On Thursday, I find myself aboard a medium sized, bright orange bus, driven by a wisecrack "Magpie" whose kiwi accent is so thick I first
understood his name was "make a pie"... The Stray Bus, as this highly popular way of traveling in NZ is called, will take us through the main attractive points of the North Island in just about 6 days. It's young, informal, reasonably festive (once a bunch of way-too-serious German girls stopped along the way), and the sheer beauty of the places Magpie takes us to more than makes up for the relative lack of freedom inherent to tours (it is at least a hop-on hop-off bus).
We arrive just on time for low tide at Hot Water Beach, near Coromandel. From the parking lot, we can see a crowd of colourful bikinis moving around through the smoke fuming out of the dark sand, further along on the beach. The guys grab the shovels, take their shirts off, and start digging a pool in style and rythm, while us girls observe and cheer on "oh yeah boys, give it to us, a-ha a-ha!! Keep digging!" Once each of us had burnt his or her (pick one) bum/feet/hands a few times with the unexpectedly scorching hot water, we moved on to HaHei Beach and some of us reached Cathedral Cove by
kayak. On the way, we met a number of eagle rays who were swimming just below the surface, and had the privilege to savour real capuccinos on a beach that concedes nothing to Caribbean paradises (except that it was way chillier!).
Before the delicious BBQ dinner, I manage to find a few moments of contemplative solitude at dusk on the empty beach, to fully assimilate this new world into my pores, absorb its vibes, smells, different shades of blue, everything feeling fresh and new. In the cities, it smells of freshly roasted coffee and baked bread; in the countryside it smells of freshly cut grass and wind. Fresh... that's definitely my word for NZ... Some days, I feel as if I'm newborn, looking at the world with eyes as fresh and new as a first day, discovering that the sky is blue (well, not always in NZ as it turns out), that the horizon is not horizontal, that blue is not a color but a very wide concept...
On Friday, we make it to Raglan, a world-famous surfing spot, perfect for beginners. But the weather is not very inviting (read: I'm not brave/crazy/dim-witted enough to willingly go spend
2 hours in freezing cold waters when it's rainy and chilly outside for a start), so I just go for a forest hike up the hill. I'll surf on my next world tour it seems.
On our way out the following morning we stop at the Waitomo Caves, a huge system of dozens or hundreds of caves scattered about a limestone area, that have the attractive particularity of hosting millions of "glow-worms." These worms hang from the ceiling of caves with underground rivers, and their bum emits a bright glow, aimed to lure small insect preys into strings of sticky mucus--a pretty elaborate and effortless hunting technique if you ask me! Once we turn off our headlights and our eyes get used to darkness, we have the feeling to be right in the middle of the milky way, surrounded by millions of tiny bright stars.
That night, we get treated to a very Maori evening in an almost traditional Marae (the Maori meetin/sleeping house), complete with dance and haka lesson, giving the boys a chance to take their shirts off once again and stick their tongue out! Off to a good night's sleep, as tomorrow is skydiving (or
dying) day...
Tout un programme à Kiwiland
En Europe, l'été est arrivé à sa fin. Ici, en Nouvelle Zélande, il n'a pas encore commencé. Mita, mon hôte CS à Auckland, et Solange, une CS argentine qui m'a emmenée dîner, ont été mes seuls rayons de soleil pour mes deux premiers jours dans le pays ! Comme d'habitude, je n'avais rien planifié avant d'arriver. Mais nous sommes en Nouvelle Zélande, la haute saison arrive, cette fois il va falloir s'y mettre. J'adorerais partir en solo pour une excursion improvisée, mais le coût en est prohibitif, et bien que j'aie appris à apprécier la solitude, la durée de quatre semaines me paraît un peu trop longue pour rester seule avec moi-même. Donc, pour suivre les conseils d'autres voyageurs, je vais passer rapidement dans l'île du Nord, et profiter plus longtemps de celle du Sud, et…me voilà organisant et réservant tout pour les 22 jours à venir… Ce qui me laisse avec des sentiments partagés, le côté relaxant : je n'aurai pas à penser où j'aurai à me poser demain ; l'aspect qui me met mal à l'aise : et si ça ne me plaît pas, je ne peux pas changer d'avis ?
Jeudi (30 octobre), je me trouve à bord d'un bus, de taille moyenne, orange vif, conduit par un rigolo "Magpie" dont l'accent kiwi est si marqué que j'ai d'abord compris son nom comme "make a pie"… Le Stray Bus donc, un populaire moyen de transport et visite pour les routards en NZ, nous emmènera aux endroits les plus attrayants de l'île du Nord en six jours environ. L'ambiance est jeune, informelle, festive juste ce qu'il faut (une fois un groupe d'allemandes qui se prenaient au sérieux sont descendues), et la beauté absolue des endroits où nous a menés Magpie compensait le relatif manque de liberté inhérent à tout voyage organisé (c'était au moins un bus on and off, d'où on peut descendre et que l'on peut reprendre où on veut).
Nous arrivons juste à temps pour la marée basse à Hot Water Beach, près de Coromandel. Du parking, nous pouvons voir une foule en bikinis colorés a travers la fumée qui s'échappe du sable noir, tout au long de la plage. Les garçons empoignent des pelles, enlèvent leurs t-shirts, et commencent à creuser une piscine, galamment et en rythme, pendant que nous les filles les observons et les encourageons "oh ! oui, les gars, continuez a creuser, vous etes beaux !" Une fois que chacun de nous s'est brûlé les fesses, ou les pieds, ou les mains, un certain nombre de fois dans l'eau plus ou moins bouillante, on est allé à HaHei Beach et certains d'entre nous sont allés jusqu'à Cathedral Cove en kayak. Depuis les kayaks, on a pu voir nombre de raies "aigles" qui nageaient juste sous la surface, et on a pu savourer de vrais capuccinos sur une plage qui n'a rien à envier au paradis caribéens (sauf qu'il y faisait plus froid !)
Avant le délicieux dîner barbecue, je me suis arrangée pour trouver quelques moments de solitude contemplative en fin de journée sur la plage vide, pour assimiler en son entier ce nouveau monde dans mes pores, absorber ses vibrations, ses différentes teintes de bleu, tout ce que je pouvais ressentir de frais et de nouveau. Dans les villes, ca sent le café fraîchement torréfié et le pain juste sorti du four ; à la campagne, c'est l'odeur de l'herbe coupée et du vent. Frais… c'est vraiment mon mot pour la Nouvelle Zélande… Il y a des jours où je me sens comme un nouveau-né, où je regarde le monde avec des yeux aussi neufs qu'au premier jour, où je découvre que le ciel est bleu (bon, pas toujours en Nouvelle Zélande, comme on l'a vu) que l'horizon n'est pas horizontal, que le bleu n'est pas une couleur mais un concept très vaste…
Vendredi, nous arrivons à Raglan, un endroit mondialement connu pour le surf, parfait pour les débutants. Mais le temps n'est pas très engageant (lire : je ne suis pas assez brave/folle/simple d'esprit pour aller passer deux heures dans une eau glaciale quand il pleut et qu'il fait frais dehors pour commencer) si bien que je vais juste faire une balade en forêt en montant sur la colline. Je ferai du surf lors de mon prochain tour du monde, il semblerait.
Le lendemain matin, nous nous arrêtons en cours de route aux Waitomo Caves, un immense ensemble de douzaines, voire centaines de grottes creusées dans le calcaire qui offrent l'attraction particulière d'abriter des millions de lucioles. Elles sont suspendues au plafond de ces caves qui cachent des rivières souterraines, et leur arrière-train émet une lueur brillante destinée à attirer leurs proies, de petits insectes, dans des filets de mucus collant - une technique de chasse assez élaborée et sans trop d'effort ! - Une fois que nous avons éteint nos lampes frontales et que nos yeux se sont habitués à l'obscurité, on a l'impression de se trouver en plein milieu de la voie lactée, entourés de millions de petites étoiles brillantes.
Ce soir-là, on nous a réservé une soirée très Maori dans une Marae (maison où vivent et dorment les Maoris) presque traditionnelle, avec leçon de danse et de haka, donnant encore fois l'occasion aux garçons d'enlever leurs chemises, et de tirer la langue ! Puis au lit pour un bon dodo, demain étant jour de skydive (ou chute mortelle…).