Great Ocean Road et Grampians National Park : les trésors du Victoria


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May 21st 2011
Published: May 21st 2011EDIT THIS ENTRY

Pour découvrir les deux principaux « highlights » de l’Etat du Victoria, nous avons dû repartir sur l’asphalte par nos propres moyens. En effet, c’est au volant de son propre véhicule que ces deux endroits sauvages se visitent le mieux !
C’est alors avec une immense surprise que nous avons opté pour un contrat de 5 jours avec « Hertz ». Cette firme internationale a très bonne réputation mais comme souvent, il faut mettre le prix pour avoir de la qualité ! Donc généralement, on l’évite . Et bien cette fois pas vraiment . En effet, pour un aussi court trajet, Melbourne – Adelaide en 5 jours, avec une remise de la caisse à Adelaide, difficile de se tourner vers de petites agences de location, la plupart facturant d’office 250 $ AUD de « one way fees » (frais pour trajet unique dans un sens).
Par chance, nos amis d’Hertz avaient apparemment besoin d’une caisse de catégorie moyenne à Adelaide. Nous avons ainsi eu le droit à un modèle flambant neuf de chez Ford pour une somme très raisonnable et surtout sans frais pour trajet unique. De quoi se faire plaisir sur la route ! Mouaaaaahhh !

En parlant de route, parlons justement de notre première étape : la Great Ocean Road. La route la plus célèbre d’Australie se déroule sur presque 250 km. Elle offre une vue spectaculaire du littoral sauvage, des plages, des villes et villages balnéaires, le tout plaqué à la lisière d’une forêt humide, luxuriante et tempérée, principalement composée d’eucalyptus. La première partie fut construite par les soldats survivants de la 1ère Guerre mondiale en quête de travail et d’occupation pour ne pas sombrer dans la folie d’après-guerre…

Ok, c’est parti !
Nous sortons sans soucis de Melbourne avec déjà 28 km au compteur, tout en évitant soigneusement les « hook turn » (cf. poste précédent pour les explications clés ). La route est agréable et sans grand danger. Si si, rappelez-vous que lors de notre périple en van, nous avons rencontré kangourous, émeus, vaches, chevaux et « Road Train » sur la route

C’est donc rapidement que nous atteignons la côte sud de l’Australie, l’Océan Austral et la station balnéaire de Torquay, début de la Great Ocean Road. Pour beaucoup de surfeurs, c’est ici que vit l’âme de « Rip Curl » : fabriquant légendaire de matos de surf.
Le temps est plutôt mitigé, froid et venteux mais cela n’empêche pas de voir une bande d’agités dans l’eau sur leur planche. Après quelques clichés, nous reprenons le volant pour commencer ces 250 km de côtes.
Souvent, quand on se lance dans un trajet touristique très prisé comme celui-ci, on a tendance à ne pas forcément s’attendre à un truc trop bien (trop connu, trop vu, trop classique,…). Et bien là, je dois dire que nous avons été extrêmement bien surpris. La route est vraiment très belle, comme taillée dans la roche, laissant apparaître à presque chaque contour de superbes plages et côtes escarpées. On se sentirait presque en Nouvelle-Zélande .
De plus, ce temps mitigé nous apporte un lot de grosses vagues bien menaçantes, comme pour nous indiquer que l’Océan Austral est bel et bien le boss ici. On prend également conscience que les surfeurs qui s’attaquent aux breaks du coin ne sont pas des amateurs ! Au contraire, je dirais que ce sont soit des malades, soit des suicidaires !

Après 15 minutes de trace, nous arrivons à la légendaire « Bells Beach ».
Alors là, soyons clairs d’entrée, pour tous ceux qui ont vu (et revu) la fameuse production hollywoodienne « Point Break » et qui pensent, à tort naturellement, que Bodhi est mort, quittez cette page tout de suite !
Pour les autres, fidèles ou futurs (dès visionnage du film) disciples de Bodhi, c’est ici à « Bells Beach » qu’il y aurait les plus hautes vagues du monde chaque 50 ans. Certains y viendraient surfer tous les jours en attendant la très fameuse « Tempête des 50 ans » ! Après tout avec un temps comme celui du jour cela pourrait bien être aujourd’hui ?!!
Nous sortons totalement excités par le côté mythique des lieux pour observer les caïds du coin. Et il y en a des fous aujourd’hui ! C’est pas loin d’une vingtaine de pros qui affrontent les breaks lors de notre passage. Moment mémorable, surtout lorsque Bodhi lui-même, comme chaque jour, part affronter les vagues… Waouuuuuuuhh !

Après une petite heure à nous extasier à presque chaque virage, nous décidons de faire une petite pause à Kennett River où paraît-il, des koalas mâchouillent de l’eucalyptus dans les forêts avoisinantes.
À peine avons-nous posé la tire que nous apercevons déjà une petite boule de poils plaquée dans son arbre. C’est pas très distinct mais c’est déjà un bon début. Il faut dire que leur fourrure grise ne nous permet pas de les distinguer clairement dans les arbres. Ajouter à cela qu’ils ne bougent pas ou peu : pas simple de les voir ces marsupiaux ! Et pourtant, après 40 min de « chasse » nous avons pu en voir 4 ou 5.
Excellent, la journée se passe pour le moment à merveille !

Le dernier bout de route nous séparant du repos nocturne se passera également très bien, pour finir dans un très confortable backpacker à Apollo Bay.

Le lendemain, le temps n’a pas changé. Les nuages et le soleil continuent leur jeu de cache-cache.
Nous repartons sur l’asphalte pour la 2ème partie de cette Great Ocean Road. La route quitte rapidement la côte pour nous plonger au cœur des forêts d’eucalyptus. C’est donc tout doucement que nous roulons pour tenter de réapercevoir des koalas. Et ça n’a pas trainé ! C’est un festival de petites boules de poils émergeant d’un long sommeil qui s’offre à nous. L’un d’eux nous a même gratifiés de sa gymnastique matinale. On a bien ri .

La route continue à grimper pour mieux redescendre vers la côte et nous laisser contempler ces beautés naturelles. C’est successivement les Gibson Steps, les Twelves Apostles, l’Arch, le London Bridge et la Bay of Islands qui se proposent à nous. Tant de noms qui définissent de spectaculaires rochers sculptés par les hordes de vagues incessantes. Le plus impressionnant à voir, ce n’est pas forcément les rochers eux-mêmes mais plutôt de rester 10 à 15 minutes à un endroit et visionner le fracas des vagues sur ces roches.
Il faut tout de même savoir que ces lieux restent également tristement célèbres pour plus d’un navire venu s’échouer sur ses amas de roches. En effet, nombre de naufrages ont eu lieu dans ces zones, on comprend facilement pourquoi en observant les alentours et la violence de la nature…
Quoiqu’il en soit, l’odeur, le bruit, l’écume,… fantastique spectacle naturel !

C’est ainsi que s’achève la première étape de notre périple dans cet état du sud.
La seconde partie se situera loin des côtes…

L’autre attraction de l’Etat, c’est le Grampians National Park. Il s’agit d’un site naturel regorgeant de formations rocheuses uniques, d’une faune et d’une flore particulières, de sentiers de randonnée, de sites d’escalade,… Bref de quoi nous occuper, sur le papier, 2 jours . Et bien, il n’aurait pas fallu plus que ça… Explications !

Le parc national a été en grande partie dévasté début janvier par des fortes pluies de plusieurs semaines. On parle ici d’une immense tempête qui a ravagé la région. Arbres arrachés, routes coupées, campings sous la boue, torrents débordant de toute part, zones inondées,… le chaos ! Mais ça, on ne le savait pas bien sûr !
Nous avions pourtant déjà eu un indice lors de notre trajet pour atteindre le parc. Notre itinéraire de base a dû être modifié car la route principale était fermée. Malgré tout, nous avons tout de même réussi à rejoindre notre backpacker à Halls Gap au cœur du parc.
Rapidement charmés par la faune locale (les kangourous sauvages DANS le village et les oiseaux aux majestueuses couleurs virevoltant partout), nous avons vite déchanté : le froid, le temps et l’état du parc.

Le froid d’abord. 12 au meilleur de la journée c’est pas top ! Non, en fait lors de notre promenade dans le parc, il faisait 6 degré, fine pluie et pas un seul signe d’Hélios ! Mouais…
Ensuite, notre hébergement, classé ECO, ne connaissait pas le chauffage ou très peu. Avec le chauffage à fond on arrivait à 16 dans la chambre. Pour les communs, juste une petite bûche lancée dans le feu par le proprio à la tombée de la nuit. Tout ça avec un large sourire naturellement . Merci ton label ECO…

Ensuite, le temps. Bien nuageux, ou nuageux et pluie, ou nuageux et vent. De quoi être motivés et ne pas voir la zone sous les meilleurs auspices.
La météo locale, quant à elle, affichait un très optimiste « mostly sunny » pour tous les jours. Ils sont marrants par ici !

Et pour finir l’état du parc. De justesse, à 2 semaines près, nous avons pu tout de même voir les principaux points touristiques du parc : les routes venaient de rouvrir. Mais bon, les stigmates de la canopée étaient encore bien trop présents pour nous dévoiler sa splendeur d’antan !
Rage et déception ont animé ces deux jours.

Notre dernier jour de location nous a permis d’atteindre Adelaide, en Australie du sud, après 1300 km de trace au total.
Au final, notre séjour en Victoria nous aura presque totalement comblés et nous sommes arrivés à la même constatation : Victoria est bel et bien « the place to be » !




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23rd May 2011

Everything move in circle...
Salut les Bodhistes ! C'est en short et tongs, bide à l'air, le teint rougeaud, le bâtonnet d'une glace "cow-boy" entre les dents, que je parcours vos lignes (mais non je ne vous nargue pas voyons :p)et qu'à nouveau, je me souviens de presque tout : Bodhi, les plages, la furia des éléments, les Koalas neurasthéniques, l'orage sur les Grampians,... Une fois de plus, votre objectif fait mouche et je me réjouis qu'on discute de vive voix de ces lieux mythiques. Vivement la suite... et bonne brick dans les vineyards de South Australia (ça vous fera oublier les labels ECO ^^) !
25th May 2011

La boucle est bouclée
Hello mâitre voyageur ! Nous suivons tes traces, c'est évident ! :) Pour tes remarques, tant qu'on a pas de photos on ne croit pas à tes histoires de bide à l'air et de Cowboy ! :D Effectivement, il faudra prévoir quelques bouteilles pour s'occuper les mains lors de notre retour, lorsque nous discuterons de tout ce voyage ! 7m ! A + :)
27th May 2011

C'est pas l'île de laquelle se suicidaient les hippies sous LSD?
Excellentes photos de ces paysages vertigineux de beauté! D'ailleurs pour les glaces je confirme, Frisco en a apporté pour la grillade et il m'en reste quelques unes...
30th May 2011

Réponse au vil inconnu...
Salut Inconnu mais vu d'ici, sûrement Knüpfi ! :) Merci de passer nous faire un petit salut ! Bonne question pour les hippies.... mais euh.... qui est réellement sous LSD ?? :D Les cowboys, ah...... profitez bien des terrasses pour nous, vous avez une année exceptionnelle visiblement ! Dommage pour la pétanque ! :) A +, salutations à ton entourage, inconnu K

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