Voilà le départ pour Yakoutsk, je prends le micro bus quotidien, et j'admire une dernière fois toute cette immensité blanche, et je pense à tous ces gens qui vivent dans des conditions extrêmes, le froid va être de plus en plus tenace, dépassant les moins 50 degrés rapidement, les enfants ne pourront pas aller en classe, je vais rentrer au chaud, en France, mais cette expérience m'aura permis de vivre cette dureté de vie avec eux, les accompagnant en m'intégrant presque complètement;
Le fait d être ici, m'aura permi de mieux comprendre leurs difficiles conditions de vie, et ainsi, d essayer de mener à bien les projets, les ayant étudiés sur place avec eux, et d aller les défendre auprès des donateurs publics ou privés.
La fête hier soir a confirmé que dans ces régions d'ex urss, une place importante était toujours donnée aux concours, olympiades, pour les élèves comme pour les professeurs, presque chaque mois, des enfants ou profs sont partis présenter un concours: danse, chants, français etc.. les diplômes sont donc fréquents et le fait que j 'en ai reçu tant au nom de l association, est habituel ici, je fus très touchée, il faut bien le
dire, mais je reste la tête sur les épaules, en ne quittant pas cette pensée que sans beaucoup d'entre vous, rien ne pourrait se faire, je suis votre intermédiaire pour transmettre les dons, les subventions, qui ont fait que notre association a pu participer à la construction de cette nouvelle école, qui est un projet des professeurs, des parents avant tout, ce sont eux qui ont commencé les travaux avec leurs bras et leur argent, ils sont les leaders de ce projet.
Je garderai toujours en moi, ce mois passé auprès des enfants yakoutes, avec la volonté de continuer à les aider, à essayer de trouver des fonds pour un mini studio d enregistrement demandé par les jeunes du village, sans travail et surtout sans avenir: les tentatives de suicides chez les adolescents sont fréquentes et l'alcoolisme est très présent.
Je souhaite qu il y ait toujours beaucoup d' enfants qui suiveront les cours à l'école sakha-française et que des francophones continueront à venir les aider pour que la bourse régionale soit attribuée, afin que l'apprentissage de la langue française perdure dans cette région, si éloignée de nous et que les échanges extra scolaires puissent continuer avec l'aide
d'institutrices dévouées telles que Geneviève et Noëlle de Morsang sur seine, et bientôt Sylvie à Saint Martin de Belleville, et par l' art plastique avec Sylvaine de constellation art.
L'histoire continue encore pour trois jours.